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Coupe du Monde: les "Rouges" de Vladimir Petković face à l'Italie

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Le tirage au sort du tour préliminaire de la Coupe du Monde au Qatar a modérément souri à l'Equipe de Suisse (©KEYSTONE/EPA/foto-net/Kurt Schorrer).

L'Equipe de Suisse affrontera l'Italie (tête de série), l'Irlande du Nord, la Bulgarie et la Lituanie dans le cadre du tour préliminaire de la Coupe du monde au Qatar.

Les Helvètes appréhendaient de savoir de quelle sélection du premier chapeau elle hériterait. Reléguée au-delà des dix meilleures nations européennes, elle n'était pas tête de série. Elle était donc quasi assurée de tomber sur un adversaire relevé: ce sera l'Italie. Cette "nazionale azzura" est à prendre au sérieux, elle qui a remporté son groupe de Ligue des nations et participera au Final Four en octobre.

Trois fois face à l'Italie !

Car la sélection dirigée par Roberto Mancini connaît un renouveau certain, après la désillusion d'une qualification ratée pour la dernière Coupe du monde. Petit avantage pour l'Equipe de Suisse toutefois: elle affrontera trois fois l'Italie durant l'an prochain, puisque les deux nations figurent dans le même groupe à l'Euro en juin. Le calendrier détaillé des qualifications n'est cependant pas encore connu. Les fenêtres internationales sont en revanche fixées, avec des matchs en mars, septembre, octobre et novembre prochains.

Reste que pour obtenir son ticket pour le Qatar à l'automne'22, il faudra faire le plein, ou presque. En effet, seul le premier du groupe sera directement qualifié pour cette phase finale. Le deuxième sera lui devra passer deux séries de matches de barrage, avec un parcours parsemé d'embûches et d'inconnues.

Pour les Helvètes, la deuxième place est évidemment beaucoup plus abordable que la première. L'Irlande du Nord, la Bulgarie et la Lituanie traversent, en effet, une période compliquée. Les Irlandais du Nord par exemple, que l'Equipe de Suisse avait éliminée (1-0, 0-0)  il y a trois ans dans le cadre des barrages pour la Coupe du monde en Russie, ont terminé derniers de leur poule de Ligue B de Ligue des nations cet automne, derrière l'Autriche, la Norvège et la Roumanie.

La Bulgarie a connu un sort identique, dans une poule qui comportait le Pays de Galles, la Finlande et l'Irlande. La Lituanie, elle, figurait dans la Ligue C, où elle s'est maintenue.

 

Après avoir affronté deux fois l'Espagne, les Helvètes affronteront trois fois l'Italie (© Keystone/Alexandra Wey/archives).

 

Tour Préliminaire de la Coupe du monde au Qatar: tirage au sort des groupes. Zone Europe. (récapitulation)

Groupe A: Portugal, Serbie, Irlande, Luxembourg, Azerbaïdjan.

Groupe B: Espagne, Suède, Grèce, Géorgie, Kosovo.

Groupe C: Italie, SUISSE, Irlande du Nord, Bulgarie, Lituanie.

Groupe D: France, Ukraine, Finlande, Bosnie-Herzégovine, Kazakhstan.

Groupe E: Belgique, Pays de Galles, République Tchèque, Bélarus, Estonie.

Groupe F: Danemark, Autriche, Ecosse, Israël, Iles Féroé, Moldavie.

Groupe G: Pays-Bas, Turquie, Norvège, Monténégro, Lettonie, Gibraltar.

Groupe H: Croatie, Slovaquie, Russie, Slovénie, Chypre, Malte.

Groupe I: Angleterre, Pologne, Hongrie, Albanie, Andorre, Saint-Marin.

Groupe J: Allemagne, Roumanie, Islande, Macédoine du Nord, Arménie, Liechtenstein.

 

Formule:

Les dix vainqueurs de groupe se qualifient directement pour la Coupe du monde au Qatar. Les dix équipes classées au deuxième rang, ainsi que deux équipes issues de la Ligue des nations participeront aux matches barrages (douze équipes au total) pour décrocher l'une des trois places qualificatives restantes.

 

Dates des matches pour les dix groupes:

1ère journée: 24–25.03.21
2e journée: 27–28.03.21
3e journée: 30–31.03.21
4e journée: 1–2.09.21
5e journée: 4–5.09.21
6e journée: 7–8.09.21
7e journée: 8–9.10.21
8e journée: 11–12.10.21
9e journée: 11–13.11.21
10e journée: 14–16.11.21

 

Dates pour les matches de barrages:

24-25, puis 28-29.03.22

 

Dates de la phase finale au Qatar:

21.11-18.12.22

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Euro 22: pas de miracle pour les Suissesses

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La joueuse de milieu de terrain néerlandaises Jackie Groenen, en blanc, a fini par prendre le dessus face à Sandy Maendly et aux Suissesses. La n° 8 genevoise a joué son ultime rencontre dimanche en Angleterre (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Le miracle n'a pas eu lieu pour l'Equipe de Suisse à Sheffield. Battues par les Pays-Bas (1-4), finalistes de la dernière Coupe du Monde, les Suissesses ne disputeront pas les quarts de finale de l'Euro 22.

Cette issue malheureuse répond à une implacable logique. Devancée au final par la Suède, médaillée d'argent des derniers Jeux de Tokyo, et par les Pays-Bas, la sélection helvétique abordait cette phase de poules dans la peau de l'outsider. Avec également une confiance en berne après les corrections subies lors des matches amicaux contre l'Allemagne (0-7) et l'Angleterre (0-4). On rappellera, par ailleurs, qu'elle est toujours à la recherche d'une victoire en 2022.

Comme mercredi dernier lors de la défaite face à la Suède 1-2), les Suissesses ont livré une performance de choix contre les tenantes du titre néerlandaises. Après avoir répondu à la 53e minute par Géraldine Reuteler à l'ouverture du score provoquée par un autogoal d'Ana-Maria Crnogorcevic quatre minutes plus tôt, la formation de Nils Nielsen a bénéficié d'une chance en or de prendre l'avantage. A la 56e, Coumba Sow trouvait, en effet, le poteau lors du temps fort de son équipe.

Parfois diabolique, Ramona Bachmann a connu un instant de grâce qui devait entretenir les rêves les plus fous. A l'origine de l'égalisation, la joueuse du PSG n'a cessé pendant un quart d'heure de semer la panique dans la défense néerlandaise. Mais les Suissesses n'ont pas été accompagnées par la réussite nécessaire. Elles devaient perdre leurs illusions à la 84e minute. Gaëlle Thalmann commettait sa seule erreur du match sur un centre qu'elle jugeait mal pour permettre à Romee Leuchter de signer le 2-1. La messe était dite, d'autant que les Neerlandaises allaient encore deux buts dans les ultimes minutes de la rencontre.

Comme en 2017 aux Pays-Bas, l'Equipe de Suisse n'est pas allée au-delà de la phase de poules de l'Euro. Il lui reste à digérer très vite cette déception pour se projeter vers les qualifications pour la Coupe du monde 2023 en Australie et en Nouvelle-Zélande. A moins d'une improbable contre-performance de l'Italie en septembre prochain, elle passera par des barrages qui s'annoncent très compliqués.

 

texte: ats

mis en forme: bb

 

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Euro'22 : un immense défi pour les Suissesses

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Epilogue de la déconvenue helvétique 0-7 en RFA: Alexandra Popp - en blanc - lève les bras en signe d'allégresse, après la réussite de Sydney Lohmann - absente de l'image - la septième de l'équipe allemande; les Suissesses Gaëlle Thalmann, à terre, Viola Calligaris, n°18, et Noëlle Maritz sont d'espérées (©KEYSTONE/DPA/Hendrik Schmidt).

L'Equipe de Suisse féminine affrontera le Portugal samedi (18h) avant de défier la Suède et les Pays-Bas. Les joueuses de Nils Nielsen devront réaliser des exploits pour espérer accéder à la phase à élimination directe.

Pays du ballon rond, l’Angleterre offre une belle vitrine aux footballeuses du Vieux-Continent. L’Euro'22 a débuté mercredi soir avec le match d’ouverture entre la nation organisatrice et l’Autriche. Les Anglaises se sont imposées par la marge la plus étroite (1-0) non sans avoir souffert pour préserver leur mince avance. La prestation de l'équipe visiteuse a beaucoup plu à l'arrière servettienne Thaïs Hurni :

Thaïs HurniArrière centrale de l'Equipe de Suisse

 

Pour sa deuxième participation à une Coupe d'Europe des Nations, l’Equipe de Suisse fera son entrée en lice samedi (18h) face au Portugal. Une rencontre qui s'annonce plutôt équilibrée selon Thaïs Hurni avec la présence d'Inês Pereira qui - en championnat - garde la cage servettienne. Inutile de préciser que la Nord-Vaudoise connaît particulièrement bien la gardienne lusitanienne et elle n'est pas la seule dans la sélection helvétique!

Thaïs HurniArrière centrale de l'Equipe de Suisse

 

Voilà cinq ans aux Pays-Bas, la sélection helvétique qui était encore coachée par Martina Voss-Tecklenburg a failli créer une énorme face à la France (1-1) avant d'échouer au poteau et de connaître l'élimination à la fin du premier tour. Cette année, les joueuses de Nils Nielsen tenteront de s’extraire de la phase de groupe dans laquelle elles seront aussi opposées aux tenantes du titre néerlandaises et à la Suède. Le Jurassien Michel Kohler est en charge de la préparation physique des Suissesses depuis bientôt six ans. Il évoque son atmosphère de travail. Notre consœur de Radio Fréquence Jura Emilie Muhmenthaler est allée à sa rencontre.

Michel KohlerPréparateur physique de l'Equipe de Suisse féminine

 

Lara Marti - au centre - et les Suissesses font preuve d'état d'esprit irréprochable à l'entraînement selon Michel Kohler (© KEYSTONE/Alexandra Wey).

 

Plus globalement, les chances de qualification des Suissesses face aux Lusitaniennes, aux "Oranges" qui ont également été finalistes de la Coupe en France voilà trois ans et à la Suède ne semblent pas plus élevées que lors de l'édition précédente. Vivant la compétition de l'intérieur, Michel Kohler se réjouit de l’état d’esprit de ses joueuses, malgré une préparation qui s’est soldée par deux cuisantes déconvenues en Allemagne (0-7) et le 30 juin à Zurich face à l’Angleterre (0-4).

Michel KohlerPréparateur physique de l'Equipe de Suisse féminine

 

 

Détentrices du trophée et finalistes de la dernière Coupe du Monde, les *Oranges" font partie des grandes favorites de la compétition (© AP Photo/David Vincent/archives).

 

Après la première rencontre face aux Portugaises, les Suissesses défieront les Suédoises mercredi 13 juillet (18h). Une équipe peu connue du grand public, mais redoutable.

Thaïs HurniArrière centrale de l'Equipe de Suisse

 

Les Suissesses Rahel Kiwic - n°14 - et Eseosa Aigbogun, à droite, ont déjà croisé la route de Lieke Martens - élue meilleure joueuse de l'Euro'17 - et des Néerlandaises lors des rencontres de barrage qualificatives (0-3, 1-1) en vue de la Coupe du Monde en France (© KEYSTONE/Walter Bieri/archives).

 

Enfin, dimanche 17 juillet (18h), les joueuses helvétiques ont le redoutable honneur de se frotter aux Pays-Bas qui font partie du quintet des grandes favorites de cet euro...

Thaïs HurniArrière centrale de l'Equipe de Suisse

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Les "Rouges" iront défier l'Angleterre le 26 mars

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La Suisse de Murat Yakin ira se frotter à l'Angleterre le 26 mars (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'équipe de Suisse disputera son premier match de l'année à Wembley.

La sélection de Murat Yakin se frottera à l'Angleterre le 26 mars dans le mythique stade londonien, avec un coup d'envoi à 18h30 heure suisse. Elle accueillera trois jours plus tard le Kosovo au Letzigrund, à un horaire qui reste déterminer.

Les Helvètes prépareront leurs deux premiers matches de l'année à l'occasion d'un camp dans le Sud de l'Espagne, à Marbella plus précisément, pour autant que la situation sanitaire le permette. Elle connaîtra ses adversaires du Mondial au Qatar dans la foulée de ce rassemblement, le tirage des groupes étant prévu le 1er avril.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les Helvètes joueront la Coupe du Monde!

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La Suisse fête sa qualification pour la Coupe du Monde (© KEYSTONE/URS FLUEELER).

Très nets vainqueurs de la Bulgarie (4-0), les "Rouges" de Murat Yakin terminent premiers du groupe C devant l'Italie tenue en échec (0-0) par l'Irlande du Nord mardi soir à Belfast et accèdent directement à la phase finale de la Coupe du Monde au Qatar l'automne prochain.

L'Equipe de Suisse jouera une cinquième phase finale consécutive en Coupe du monde. A Lucerne, elle a battu 4-0 la Bulgarie pour arracher à l'Italie, tenue en échec par l'Irlande du Nord à Belfast (0-0), la première place du groupe C. La malédiction s'est donc poursuivie pour les Transalpins qui n'ont encore jamais gagné en Ulster.

Devancée par la "Nazionale Rossocrociata", la "Squadra Azzurra" devra, une nouvelle fois, passer par les matches des barrages pour rejoindre la Suisse l'an prochain. Elle devra gagner deux rencontres pour ne pas vivre le même traumatisme qu'en 2017 lorsque la Suède lui avait barré la route de la Russie.

L'infernal stress des matches de barrage

Murat Yakin et ses joueurs seront, en mars prochain, bien loin de vivre l'infernal stress des barrages. Ils pourront préparer tranquillement cette Coupe du monde au Qatar avec le secret espoir de faire aussi bien qu'à l'Euro l'été dernier.

A Lucerne, les joueurs du nouveau coach national ont parfaitement livré la marchandise. Même s'ils ont pris leur temps après une première période sans grande réussite, ils ont su élever leur niveau pour forcer la décision presque aisément que prévu.

Okafor: le facteur X

Emmenée par un grand Xherdan Shaqiri, la Suisse a su faire face à l'absence de sept titulaires grâce à un réservoir dont on était loin de soupçonner la richesse. Noah Okafor et Ruben Vargas ont ainsi su saisir leur chance au point de placer Murat Yakin devant des choix difficiles pour l'avenir. Les deux nouveaux venus ne vont-ils pas pousser un Haris Seferovic sur la touche ?

Appelé à la dernière minute pour pallier le forfait de Breel Embolo, Okafor est peut-être le grand attaquant que l'on attend depuis des lustres. A 21 ans, le joueur de Salzbourg conjugue à la fois puissance et finesse. Il a vraiment métamorphosé l'attaque de l'équipe de Suisse tant à Rome vendredi qu'à Lucerne.

 

Noah Okafor, au centre en rouge, s'élève plus haut que la défense bulgare et ouvre le scores pour l'Equipe de Suisse, libérant par la même occasion ses coéquipiers, trop crispés en en première mi-temps (© KEYSTONE/EPA/URS FLUEELER).

 

11 corners en 25 minutes

Onze corners bottés entre la 21e et la 45e, un poteau de Noah Okafor (45e) et une frappe trop centrée pour Mario Gavranovic (24e): tel fut le bilan de la Suisse dans une première période à sens unique. Face à une Bulgarie qui n'aura entretenu l'illusion que lors des cinq premières minutes avec un pressing très haut sur le terrain comme pour rappeler la magnifique équipe qu'elle fut il y a plus d'un quart de siècle, il y avait largement la place pour marquer des buts avant le repos.

L'inspiration de Xherdan Shaqiri et la puissance de Noah Okafor, qui a très vite basculé sur le flanc gauche après avoir entamé les débats à droite, ont insufflé l'élan attendu. Seulement, la Suisse a souffert de quelques défaillances individuelles, celles de Remo Freuler et de Kevin Mbabu pour ne pas les nommer. A la pause, la seule bonne nouvelle est venue de Belfast avec l'impuissance des Italiens devant le verrou nord-irlandais.

Un immense Shaqiri

Tous les doutes furent toutefois levés à la reprise. Les Suisses ont réalisé un véritable festival offensif face, il est vrai, à un adversaire d'une insigne faiblesse. Noah Okafor (48e), Ruben Vargas (57e), Cédric Itten (72e) et Remo Freuler dans le temps additionnel ont inscrit les quatre buts qui envoient les Suisses au Qatar.

Une fois de plus, le coaching de Murat Yakin fut gagnant. Les introductions d'Itten et de Renato Steffen à la 68e minute furent déterminantes. Les deux jokers ont "inventé" le troisième but, "le" but en or dans la course à la qualification directe, avec la complicité de Xherdan Shaqiri.

Pour sa 100e sélection, le Bâlois a sorti le grand jeu. Passeur sur le 1-0 et sur le 4-0, il a livré le performance XXL que l'on espérait. Déjà brillant trois jours plus tôt à Rome, il a su imposer sa griffe sur pratiquement chaque attaque. On espère qu'il trouvera très vite à Lyon un rôle à sa mesure. Le brider comme il l'est depuis le début de saison en Ligue 1 est un non-sens.

Cet article a été publié automatiquement/révisé par la rédaction. Source : ats/bb

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Le point de l'espoir pour les Helvètes qui n'ont rien volé!

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Jorginho rate la transformation d'un penalty à la dernière minute de jeu en tirant largement par dessus les buts défendus par Yann Sommer (© KEYSTONE/AP/GREGORIO BORGIA)

Après avoir tenu  l'Italie en échec (1-1) vendredi soir à Rome, les "Rouges" de Murat Yakin conserve l'espoir de terminer premiers du groupe C et de se qualifier directement pour la phase finale de la Coupe du Monde au Qatar.

Cette "finalissima" a épousé un scénario bien improbable en fin de rencontre. L'arbitre Anthony Taylor a, avec l'aide de la VAR, accordé un penalty à l'Italie pour une faute d'Ulisses Garcia sur Donenico Berardi. Mais comme en septembre dernier, Jorginho en a raté  la transformation. A Bâle, Yann Sommer avait deviné les intentions du joueur de Chelsea. A la dernière minute de ce match "retour", le malheureux Jorginho a tiré largement par dessus les buts d'Yann Sommer...

Akanji suspendu à Lucerne

Privée d'un sixième titulaire en puissance en raison de la suspension de Manuel Akanji, l'Equipe de Suisse doit remonter les deux buts de retard qu'elle accuse sur l'Italie lundi lors de la dernière journée. Lundi soir, elle reçoit la Bulgarie à Lucerne alors que la "Squadra Azzurra" se déplace en Irlande du Nord où l'on ne gagne que rarement très largement.

Gagner et marquer beaucoup de buts

En cas de victoire italienne à Belfast, la sélection helvétique devra se montrer percutante si elle entend se qualifier directement pour la phase finale de la Coupe du monde au Qatar dans un an. Il lui faudra faire mieux que l'Italie. A savoir gagner si les champions d'Europe font match nul à Belfast où ils n'ont pas encore gagné (il n'y a eu que trois matches) ou alors marquer deux buts de plus que ses adversaires de vendredi soir (par exemple, battre la Bulgarie 3-1 si les Italiens gagnent 1-0 en Irlande du Nord). On l'en croit capable à condition que Xherdan Shaqiri et Noah Okafor témoignent à Lucerne du même brio qu'à Rome. Les deux Bâlois furent les meilleurs atouts d'une équipe qui repart de Rome avec la fierté d'avoir pu regarder les yeux dans les yeux la meilleure équipe d'Europe.

Un but magnifique

Les "Rouges" de Murat Yakin ont démontré qu'ils étaient prêts à relever le défi. Dans un Stade Olympique incrédule, Xherdan Shaqiri et ses coéquipiers ont attaqué ce match comme des morts de faim pour ouvrir logiquement le score (11e) même si l'adversaire en face était bien le champion d'Europe en titre. Sur une longue ouverture de Shaqiri, Noah Okafor abusait Francesco Acerbi pour offrir un ballon en or à Silvan Widmer dont la frappe de mule ne laissait aucune chance à Gianluigi Donnarumma. Avec ce but, l'Argovien a rappelé à toute l'Italie qu'il fut un très bel acteur du Calcio sous les couleurs de l'Udinese.

 

Silvan Widmer - n°3 - ouvre le score après dix minutes de jeu malgré l'intervention d'Emerson Palmieri - en bleu - sous le regard de Renato Steffen - à droite - le gardien Gianluigi Donnarumma - en vert - est impuissant (© KEYSTONE/AP/EPA/ETTORE FERRARI).

 

Belle occasion pour Shaqiri

Les Helvètes devait encore se créer trois belles possibilités pour doubler la mise, dont la plus belle à la 18e minute fut pour Shaqiri sur un nouveau service d'Okafor. Seulement, le ballon est venu sur le pied droit du capitaine qui n'a pas été capable de cadrer. Complètement dépassée en ce début de rencontre, la "Squadra Azzurra" pouvait enfin relever la tête à la 22e minute avec une frappe presque à bout pourtant de Nikcolo Barella détournée par Yann Sommer.

La sortie ratée de Sommer

Auteur d'un arrête miraculeux sur cette action, le Bâlois était bien plus malheureux à la 36e minute. Il sortait à vide sur un centre de Lorenzo Insigne pour permettre à Giovanni Di Lorenzo d'égaliser. C'est Fabian Schär qui avait commis la faute qui a amené ce coup-franc fatal. Sans aucun temps de jeu à Newcastle depuis la fin août, le Saint-Gallois fut le maillon faible de cette équipe de Suisse emballante. Comme on pouvait le redouter, l'absence de Nico Elvedi était bien la pesante pour Murat Yakin.

Une solidarité sans faille

A la reprise, Roberto Mancini était le plus prompt à jouer la carte du coaching avec les introductions à la 58e minute de Sandro Tonalin et de Domenico Berardi. Murat Yakin, pour sa part, attendait la 69e pour lancer Ulisses Garcia à la place de Ricardo Rodriguez et... Kastriot Imeri pour Renato Steffen. La confiance accordée au Servettien renforce encore ce sentiment que Murat Yakin est un sélectionneur presque atypique et qui, surtout, n'a peur de rien. Comme lancer dans la grande bataille un néophyte dont le club reste sur une série noire de six défaites de rang...

Le rêve éveillé d'Imëri

Imëri est entré alors que le onze helvétique traversait son moment le plus délicat de la soirée. Elle ne parvenait plus vraiment à tenir le ballon. Elle payait aussi le tribut à des erreurs individuelles qui plombaient vraiment son jeu. Mais elle a toujours pu s'appuyer sur une solidarité sans faille pour tenir jusqu'au coup de sifflet final ce résultat nul qui l'aurait laissé en vie dans cette lutte pour la première place du groupe.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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