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Coupe du Monde: l'Afrique du Sud et la Jamaïque en 8es de finale!

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L'attaquante italienne Valentina Giacinti, en bleu, ne passe pas: l'arrière centrale Bambanani Mbane, en jaune et vert, et la gardienne sud-africaines Kaylin Swart, en rose, font bonne garde (© KEYSTONE/AP Photo/Alessandra Tarantino).

La Coupe du Monde féminine en Australie et en Nouvelle-Zélande est celle des surprises et des rebondissements. L'élimination de l'Italie, battue (2-3) par l'Afrique du Sud, et du Brésil, tenu en échec par la Jamaïque (0-0) en sont les deux exemples les plus flagrants.

Jouée aux antipodes à des heures qui ne conviennent guère aux audiences, la Coupe du Monde féminine nous réserve néanmoins son lot de surprises et d'émotions. Dernier exploit en date, la victoire des représentantes de la République Sud-Africaine (RSA) sur l'Italie (3-2) malgré deux buts d'Arianna Caruso. Mais un invraisemblable autogoal de Bendetta Orsi qui n'est pas sans rappeler celui de Severin contre GC il y a une année (les Servettiens l'ont cependant emporté 3-1) et une réussite sud-africaine de Thembi Kgatlana durant les arrêts de jeu a lourdement handicapé les Transalpines. Déjà corrigée par la Suède (0-5), la Squadra Azzurra de Milena Bertolini (qui arrive en fin de contrat) n'a pas réussi à inverser la tendance mercredi. C'est déjà le deuxième échec mortifiant après l'élimination au premier tour de l'Euro. L'équipe italienne est certes jeune, mais les joueuses d'expérience ne manque pas et l'objectif minimal n'a pas été atteint.

 

Désespérée, Valentina Giacinti, au premier plan, gît au sol. L'attaquante italienne n'est pas parvenue à trouver le chemin des filets et à qualifier son équipe pour la phase à élimination directe (© KEYSTONE/AP Photo/Alessandra Tarantino).

 

La Jamaïque barre la route au Brésil

Les Reggae Girlz ont également preuve de leur solidité, défensive avant tout. Après avoir tenu en échec la France d'Hervé et Wendy Renard (0-0), elles ont répété l'exploit sur ce même score vierge (0-0) mercredi face aux Brésiliennes qui sortent de la compétition la tête basse. Après les quatre buts inscrits face au Panama, dont trois d'Ary Borges, elles n'ont plus eu la même réussite. Avec la présence de l'inamovible Marta (37 ans), elles visaient très haut dans cette compétition, mais elles n'ont pas trouvé le chemin des filets. L'absence de l'attaquante d'Atletico Madrid, Ludmila Da Silva (deux buts et deux assists en Ligue des Champions lors de le victoire 4-2 à la Praille face à Servette Chênois il y a bientôt deux ans), n'y est sans doute pas étrangère. Le grand quotidien brésilien "a Folha de São Paulo" (la feuille de São Paulo) parle de "desolação" (traduction inutile) après cette élimination des joueuses "auriverdes" au premier tour, la première depuis 1995.

C'est la première fois de son histoire que la Jamaïque atteint la phase à élimination directe. Les "Reggae Girlz", entraînées par Lorne Donaldson, disputeront leur huitième de finale mardi prochain contre un adversaire qu'elles connaîtront jeudi. En tête de son groupe après avoir battu l'Allemagne (2-1) grâce notamment à un superbe de la toute jeune Linda Caicedo (18 ans) , la Colombie est la mieux placée pour les affronter.

 

La gardienne remplaçante jamaïquaine Liya Brooks - en rouge - et la toute jeune Solai Washington, pas encore 18 ans, en jaune et vert, fêtent leur qualification après avoir tenu en échec les favorites brésiliennes 0-0 (© KEYSTONE/AP Photo/Hamish Blair)

 

8es de finale: choc Suède - USA

La Suède a battu l'Argentine 2-0 à Hamilton et finit ainsi en tête du groupe G du Mondial dames. Elle affrontera les Etats-Unis en 8es de finale dans un choc très prometteur. Les Scandinaves étaient déjà qualifiées pour la phase à élimination directe après avoir déjà gagné leurs deux premières rencontres. Rebecka Blomqvist (66e) et Elin Rubensson (90e/penalty) ont marqué les deux buts d'un match âpre, que les Argentines n'ont pas réussi à emballer, malgré la perspective d'une éventuelle qualification en cas de succès. Jusqu'ici, seules le Japon et l'Angleterre avaient fait un carton plein dans la phase de groupes. Le deuxième billet est revenu à l'Afrique du Sud, victorieuse face à l'Italie 3-2 dans le temps additionnel, à Wellington. Il s'agit de la première qualification pour les "Banyana Banyana", en deux participations. Elles rencontreront les Pays-Bas en 8es de finale.

 

L'Argentine d'Aldana Cometti en bleu ciel et blanc, n'a pas faire face à la Suède de Johanna Kaneryd, en jaune et bleu marine; une fois de plus, les Albicélestes rentrent à la maison après le 1er tour (© KEYSTONE/AP Photo/Andrew Cornaga).

Un éventuel Allemagne - France

Dans le même temps, à Sydney, les Panaméennes n'ont pas accompli de miracle puisqu'elles ont perdu 6-3 contre une France un peu remaniée. Kadiaditou Diani s'est notamment illustrée en marquant trois fois. Cette première place donne confiance, mais elle peut réserver un tirage difficile. Avant la dernière journée, la Colombie est en bonne position pour terminer première du groupe H devant la puissante Allemagne, qui hériterait donc des Bleues dans ce cas de figure. Une perspective peu réjouissante pour les joueuses d'Hervé Renard, qui n'ont jamais battu les Allemandes en grande compétition.

Mentionner la présence des championnes du Monde en titre dans la phase à élimination directe paraît aller de soi. Pourtant, il n'en est rien. Les Américaines sont passées tout près de l'élimination face au Portugal (0-0) qui a fait beaucoup mieux de se défendre. Les coéquipières de la gardienne servettienne Inês Pereira ont eu leurs meilleures occasions au cours de cette partie. La plus énorme: au cours des arrêts de jeu, l'envoi d'Ana Capeta a heurté la base du poteau. Une réussite à ce moment-là de la partie auraient pu offrir une incroyable qualification aux joueuses de Francisco Neto qui ont prouvé qu'elles pouvaient rivaliser avec n'importe qui ou presque.

La talentueuse Jessica Silva - en rouge et vert - victime d'une faute de Naomi Girma, en blanc et bleu foncé: le Portugal est passé tout près d'un exploit retentissant (© KEYSTONE/AP Photo/Abbie Parr).

 

 

Texte: ATS/Keystone & rédaction, complété après le match Jamaïque - Brésil.

Photos: Keystone.

 

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Euro 2024

La Suisse (virtuellement) qualifiée pour les 8e de l’Euro

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Kwadwo Duah, Ruben Vargas et Granit Xhaka après un but durant le match Hongrie-Suisse, le 15 juin 2024 durant l'Euro 2024 (AP Photo/Darko Vojinovic)

Grâce au génie de Xherdan Shaqiri, la Suisse a virtuellement assuré son billet pour les 8es de finale de l’Euro 2024. A Cologne, elle a cueilli face à l’Ecosse le point qui devrait lui suffire dans un match que Radio Lac vous a fait vivre en direct.

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Servette en déplacement à Lucerne pour l'ouverture du championnat

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Le Servette FC et le FC Lucerne vont en découdre pour la première journée de la saison 2024/25 de Super League (KEYSTONE/Martial Trezzini)
Le calendrier de la saison 2024/25 de Super League a été révélé mardi par la SFL.

Pour débuter la saison, un match des extrêmes entre le champion de Suisse, Young Boys, qui sera opposé au promu, le FC Sion, le dimanche 21 juillet à 14h15 à Berne. C'est le "remake" du quart de finale de la dernière Coupe de Suisse, remporté par les Sédunois (2-1).

La veille, les débats seront lancés par les duels entre Lugano et Grasshopper, Yverdon face à Zurich et Winterthour contre St-Gall.

Le Servette FC, lui, débutera sa saison sur le terrain de Lucerne, dimanche à 16h30, tandis que Lausanne accueillera Bâle.

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Euro 2024

Les Helvètes ont répondu présents en battant la Hongrie 3-1

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Fabian Schaer, en rouge et grenat, ont remporté 3 points precieux face à la Hongrie de Dominik Szoboszlai, en blanc (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT).

L'Equipe de Suisse a battu la Hongrie (3-1) samedi après-midi lors de son entrée en lice. Les joueurs de Murat Yakin se sont imposés grâce à des buts de Duah et Aebischer en première mi-temps. Embolo a inscrit le but de la sécurité en toute fin de match.

Cologne n'est plus une terre maudite pour l'équipe de Suisse ! Victorieuse 3-1 de la Hongrie pour son entame de l'Euro 2024, elle a exorcisé les fantômes du passé.

Cette victoire qui ouvre en grand les portes des huitièmes de finale gomme le souvenir de la mortifiante élimination face à l'Ukraine lors de la Coupe du monde 2006 (0-0 après prolongation, 0-3 aux penalties) sur cette même pelouse du Müngersdorfer Stadion.

Ce succès, les Helvètes le doivent au flair de Murat Yakin. Buteurs aux 12e et 45e minutes, Kwadwo Duah et Michel Aebischer faisaient figure, en effet, d'invités-surprises du onze de départ... Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, le "revenant" Breel Embolo devait sceller le score à la 93e.

Le génie de Murat Yakin

Murat Yakin, génie absolu ou flambeur invétéré ? Au coup d'envoi, la question s'est posée avec les titularisations inattendues d'Aebischer et de Duah qui entraînaient le positionnement sur la droite de l'attaque de Dan Ndoye alors qu'il avait évolué comme piston gauche lors des quatre matches amicaux disputés en 2024...

A la pause, la réponse donnée à cette interrogation était limpide. Le drôle de coup de poker tenté par Murat Yakin a réussi au-delà de toutes espérances. Il faut bien sûr louer l'efficacité des deux buteurs lors de cette première mi-temps de tous les bonheurs.

Mais il convient aussi de saluer les performances de Fabian Schär, de Manuel Akanji, de Ricardo Rodriguez et de Granit Xhaka. Les cadres de l'équipe ont répondu présent le jour où il le fallait. Leur maîtrise technique et tactique a fait merveille face à des Hongrois qui n'ont pas porté une seule fois le danger devant la cage de Yann Sommer lors des 45 premières minutes.

Une fin de match crispante

A la reprise, l'introduction du désormais ex-Servettien Bendegúz Bolla a permis à la sélection hongroise de réagir. Mais jusqu'à l'heure de jeu, la maîtrise des Suisses demeurait pleine et entière. La Hongrie donnait enfin un signe de vie avec une tête de Barnabás Varga à la 63e. Trois minutes plus tard, ce même Varga a surgi dans le dos d'Aebischer pour battre Sommer...

Même si elle ne devait concéder aucune autre occasion, la formation rouge à croix blanche a vécu une fin de match bien crispante jusqu'au but libérateur d'Embolo. Longtemps blessé ce printemps, l'attaquant de l'AS Monaco était entré en jeu peu auparavant à l'instar de Leonidas Stergiou, Zeki Amdouni, Vincent Sierro et Fabian Rieder. Pendant que Xherdan Shaqiri est resté nonante minutes sur le banc. Quoi qu'il en soit, le onze helvétique a fait preuve d'une combativité remarquable face à la Hongrie qui est passée à côté de son match.

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Euro 2024

Euro 24: l'Allemagne n'a laissé aucune chance à l'Ecosse

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Ryan Porteous, en bleu marine, tacle vigoureusement Ilkay Gündogan, en blanc; le défenseur écossais sera expulsé pour cette faute dangereuse sur le capitaine allemand (KEYSTONE/DPA/Sven Hoppe)

L'Allemagne est bien partie dans l'Euro 24 avec une nette victoire sur l'Ecosse (5-1). Les buts allemands ont été inscrits par Wirtz (10e), Musiala (19e), Havertz (45e/pen), Füllkrug (68e) et Can (93e).

Les Allemands, très dynamiques et nettement meilleurs techniquement, n'ont même pas eu besoin de sortir le tout grand jeu pour l'emporter, tant l'opposition a été d'un niveau presque consternant. Les Ecossais, malgré un dispositif très défensif, ont vite craqué et concédé deux buts en début de rencontre.

Le premier est venu d'une transversale de Kroos pour Kimmich, lequel servait Wirtz pour l'ouverture du score. Sur le deuxième, Gündogan était à l'origine avec une percée dans l'axe suivi d'un décalage pour Havertz, qui donnait ensuite en retrait pour Musiala. Les deux jeunes joyaux de Julian Nagelsmann ont ainsi idéalement lancé leur tournoi.

Porteous expulsé

L'Allemagne ajoutait le 3-0 juste avant la pause sur un penalty dicté après recours à la VAR et transformé par Havertz. En prime, Porteous, auteur d'un tacle très dangereux (deux pieds en avant avec les crampons sur la cheville) sur Gündogan, écopait d'un carton rouge.

En deuxième mi-temps, Füllkrug a salé l'addition (68e) peu après son entrée en jeu, sur un service de l'excellent Musiala. Julian Nagelsmann a pu se livrer à une revue d'effectif dans le secteur offensif très bien pourvu de sa sélection. Même le vétéran Thomas Müller (34 ans) a foulé la pelouse, prenant le relais de Musiala dont la sortie a été accompagnée par une longue ovation.

Constat limpide

Mission accomplie donc pour la nation organisatrice. Mais on attend quand même de la jauger face à un adversaire plus coriace. Car après ce match d'ouverture, le constat est limpide: comme attendu, l'Ecosse, friable derrière et inoffensive devant, est bel et bien l'équipe la plus faible de ce groupe A. Et le but de l'honneur, tombé à la 87e, résulte d'un autogoal de Rüdiger...

L'Equipe de Suisse se devra donc d'empocher les trois points contre les Bravehearts mercredi soir à Cologne. Comme l'a écrit avec humour un journaliste de BBC Scotland, son pays devrait plutôt se concentrer sur le curling...

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Euro 2024

L'ambiance monte avant le match d'ouverture Allemagne-Ecosse

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La fête s'annonce belle entre supporters écossais et allemands (© KEYSTONE/EPA/ANNA SZILAGYI)

La fièvre de l'Euro 2024 s'est emparée vendredi des rues de Munich à la mi-journée, remplies de nombreux supporters écossais, à quelques heures du match d'ouverture entre l'Allemagne et l'Ecosse.

Dans une ambiance très bon enfant et sous un ciel nuageux, l'imposante Tartan Army, surnom des supporters de l'Ecosse (entre 100 et 200'000 attendus en Allemagne pendant toute la compétition), a pris possession de la Marienplatz au centre de Munich, au pied de l'Hôtel de ville, avec kilts et cornemuses de sortie.

Moins d'une semaine après des élections européennes marquées par une poussée des partis populistes dans plusieurs pays, l'Euro 2024 doit rassembler les Européens autour du ballon rond, et ce au moment où la guerre fait toujours rage sur le continent. La sélection ukrainienne fait d'ailleurs partie des 24 qui rêvent de succéder à la Nazionale italienne, lauréate en 2021.

"Pour nos valeurs démocratiques et européennes, l'Euro 2024 peut être utilisé à tout moment", a estimé le directeur du tournoi Philipp Lahm, dans un entretien accordé à l'agence allemande SID, reconnaissant qu'une telle compétition est "toujours" une plate-forme pour des thèmes sociaux et politiques.

"L'Europe est un pays génial"

"L'Europe est un pays génial. Bienvenue pour l'Euro de foot", a lancé de son côté le quotidien populaire allemand Bild dans son édition de vendredi, avec 24 visages de supporters aux couleurs des pays qualifiés, sur une double page centrale dans son premier cahier.

"Plus ce sera coloré et mieux ce sera. Ça veut dire qu'à côté du noir-rouge-or (les couleurs allemandes), je me réjouirai aussi pour d'autres couleurs et drapeaux des équipes du tournoi", a glissé le chancelier allemand Olaf Scholz vendredi.

Au-delà de l'invasion russe de l'Ukraine, le contexte de la guerre à Gaza entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas suscite aussi un "risque élevé diffus", selon la ministre de l'Intérieur Nancy Faeser, même si aucune menace d'attentat n'a été clairement identifiée.

Une édition plus classique

Trois ans après un Championnat d'Europe décalé d'un an en raison de la pandémie de Covid-19, dans des stades à jauges réduites et éclaté dans 11 villes différentes du continent, allant de Séville à Bakou, l'édition 2024 revient à du plus classique, en Allemagne, forte de son expérience du Mondial 2006.

Privilège du pays-hôte, la Mannschaft de Julian Nagelsmann ouvre le bal devant 66'000 spectateurs à Munich, en espérant fédérer derrière elle tout un pays, sur le modèle du "conte de fées estival" ("Sommermärchen") de 2006, lorsque les Allemands avaient terminé troisièmes d'une Coupe du monde marquée par une incroyable ferveur.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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