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Un niveau plus élevé malgré l’absence des grandes stars

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Médaillée de bronze aux championnats d'Europe à Glasgow, Maria Ugolkova a remporté le titre de championne de Suisse du relais 4 x 100 m avec ses coéquipières d'Uster le 26.03.17 aux Vernets. Elle est l'une des têtes d'affiche du 53e Challenge International de Genève (© Keystone/Patrick B. Kraemer/archives).

Malgré l’absence des grandes stars des bassins, le Challenge International de Genève promet d’être très relevé: l’accession à la finale sera plus difficile que par le passé. 

Moins de stars, mais un niveau plus élevé au Challenge International de Genève dès demain à la Piscine des Vernets, tel le pari des organisateurs du cinquante-troisième Challenge International de Genève qui se déroule de vendredi à dimanche à la Piscine des Vernets. Quatre cents vingt nageurs en provenance de quinze pays – européens pour la plupart – y participent : Suisse, France et Italie principalement. S’y ajoutent les Britanniques et les Espagnols et même des représentants israéliens.

Jeremy Desplanches absent

Jeremy Desplanches, ici en pleine action lors des olympiades estivales à Rio le 10.08.16, entend se concentrer pleinement sur les prochains Jeux de Tokyo (© Keystone/EPA/BERND THISSEN/archives).

Vice-champion du Monde sur 200 m quatre nages l’an dernier, Jeremy Desplanches sera absent cette fois-ci tout comme les grandes vedettes des bassins en général. Peu après la mi-décembre, le Genevois a déclaré vouloir se focaliser entièrement sur les Jeux de Tokyo en limitant sa participation aux meetings.
Une politique voulue et assumée par les organisateurs qui préfèrent miser sur un niveau de compétition élevé plutôt que sur une forte exposition médiatique.

Nicolas Tcheng Membre du Comité de Genève Natation

 

Cette nouvelle édition du Challenge International de Genève débute vendredi pour se terminer dimanche. Les séries éliminatoires se dérouleront le matin (9h-12h)  ; les finales sont agendés en fin d’après-midi (17h-19h) vendredi et samedi, puis à partir de 16h dimanche.

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Desplanches: « Comme un enfant devant un aquarium »

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Jérémy Desplanches a enfin pu reprendre l'entraînement en piscine (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L’attente fut longue. Privé de piscine depuis la mi-mars, Jérémy Desplanches a enfin retrouvé son élément le mercredi 20 mai.

A l’heure d’apercevoir à nouveau le bassin de l’Olympic Nice Natation, « j’étais comme un enfant devant un aquarium », lâche-t-il. « Je suis simplement resté le visage et les mains collés à la baie vitrée » située entre les vestiaires et le bassin de 50 mètres de la piscine Camille Muffat.

« Je regardais la piscine en me disant que c’était trop beau. J’avais tellement envie d’y plonger », détaille le vice-champion du monde du 200 m 4 nages. « Cela m’avait manqué. L’odeur de chlore, l’ambiance, le moment où l’on met son maillot, quand on ouvre le bassin, quand on prépare sa ligne d’eau et son filet. J’adore tout cela », glisse le Genevois de 25 ans, qui doit évidemment respecter des règles d’hygiène encore plus strictes que d’ordinaire.

Un nageur par ligne d’eau

« Il y a un seul nageur par ligne. Comme on est neuf, on occupe tout le bassin », alors que le coach Fabrice Pellerin a pour habitude de regrouper ses protégés sur une moitié de bassin. « Il y a du désinfectant partout, et la piscine est désinfectée chaque soir », explique Jérémy Desplanches, joint au téléphone par Keystone-ATS.

« C’est tout à fait normal de prendre de telles précautions. Mais ça fait bizarre, car normalement on se parle beaucoup dans l’eau, on s’amuse », souligne le champion d’Europe 2018, pour qui la décision de fermer les piscines était tout à fait légitime: « Il y avait vraiment bien plus important que la natation », rappelle-t-il.

« On peut toujours faire mieux », explique-t-il à propos des mesures prises par le gouvernement français. « Mais ça aurait pu être pire pour nous. Dans certains pays, les nageurs n’ont pas encore pu retrouver les bassins. Je peux donc m’estimer heureux de pouvoir reprendre mon sport, et ma vie du coup », souffle-t-il.

Le flou total

Une vie de sportif qui manquera néanmoins cruellement de piquant cette année. « On ne sait vraiment pas si on aura des compétitions », concède-t-il. « On ne sait pas si on aura une deuxième vague. C’est le flou total. En théorie, tout ce qu’on a de prévu pour l’instant, ce sont les championnats de France à la fin décembre. »

Jérémy Desplanches ne craint pas pour autant une saison sans véritable compétition. « J’ai plutôt peur de m’ennuyer, de tomber dans une certaine routine, de m’entraîner, m’entraîner, m’entraîner, mais sans avoir de pic de forme à viser. Il va falloir faire en sorte de trouver quelque chose qui nous fasse +kiffer+ à l’entraînement », explique-t-il.

Le grand (1m92) blond va pourtant devoir se faire à une certaine routine. Son prochain grand rendez-vous, ce sont bien les JO de Tokyo, reprogrammés du 23 juillet au 8 août 2021. Les championnats d’Europe, qui n’ont pas encore trouvé de dates pour 2021, ne seront certainement qu’un examen de passage.

De toute manière, il (re)part de loin. « On a tout mis en pause. Techniquement, j’essaie de reprendre les éléments que je travaillais avant », explique Jérémy Desplanches, qui va continuer à beaucoup oeuvrer hors de l’eau. « Pendant les deux prochains mois, on va avant tout travailler nos points faibles. Moi, je sais que je vais faire de la musculation pour gagner en puissance et en force. »

« Le chrono, on s’en fout »

Pas question donc de trainer en chemin. Même si « on a énormément de temps devant nous avant la prochaine vraie compétition, que ce soit les Jeux olympiques ou les Championnats d’Europe », rappelle-t-il. Pas question non plus de faire du chronomètre une valeur de référence absolue en l’absence de toute joute officielle. « Le chrono, on s’en fout », lance-t-il.

« Ca peut rassurer à l’entraînement, mais c’est accessoire », lâche le Genevois, qui avait réussi son record de Suisse du 200 m 4 nages (1’56 »56) en finale des Mondiaux de Gwangju l’été dernier. « A Tokyo, peu importe de battre mon record de trois secondes si je finis 8e. Le but, ce sera d’être à la bagarre pour le podium », conclut un Jérémy Desplanches toujours aussi lucide et motivé.

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Jeremy Desplanches en mode ermite avant les Jeux de Tokyo

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Jeremy Desplanches est devenu vice-champion du Monde sur 200 m quatre nages. un an après son titre de Champion d'Europe (EPA/PATRICK B. KRAEMER).

Jeremy Desplanches a été élu sportif genevois de l’année après sa médaille d’argent sur 200 m quatre nages aux championnats du Monde à Kwangju en Corée du Sud… Il est ambitieux plus ambitieux que jamais à l’approche des Jeux Olympiques d’été à Tokyo et veut mettre toutes les chances de son côté. 

Le monde du sport genevois a honoré ses champions mercredi soir au Palladium. Plus de 500 invités avaient pris place dans une salle comble. Le titre de sportif masculin de l’année est revenu au nageur Jeremy Desplanches, vice-champion sur 200 m 4 nages, à Kwan Gjou, l’été dernier en Corée du Sud… A entendre l’heureux lauréat, cette distinction a presque la saveur d’une médaille.

Jeremy Desplanches Sportif genevois de l'année

 

Côté féminin, c’est Elise Chabbey qui a été désigné sportive genevoise de l’année. Présente aux Jeux d’été de Londres en canoë kayak voilà sept ans, la cycliste ambitionne de prendre part aux Olympiades de Tokio dans sa nouvelle discipline. Chez les espoirs, Roman Mityukov et Eline Rol ont été désignés. La meilleure équipe genevoise est le duo de marins Lucien Cujean et Sébastien Schneiter.  Les basketteurs des Aigles de Meyrin hérite du prix handisport, alors qu’Alan Roura remporte le prix spécial du jury.

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