Rejoignez-nous

Sport

Desplanches a les yeux déjà rivés sur Paris 2024

Publié

,

le

Jérémy Desplanches a déjà entamé sa saison olympique (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

Jérémy Desplanches sort d'une semaine éprouvante, après avoir disputé 14 courses en six jours lors des championnats de France à Rennes.

"Cela fait un moment que je n'avais pas pris autant de plaisir à nager autant de courses", lâche le Genevois, qui visera une finale sur 200 m 4 nages aux Mondiaux de Fukuoka fin juillet.

"Le plaisir est relatif, car je n'ai pas obtenu de résultats mirobolants en ayant pourtant nagé à fond le matin (en séries) comme l'après-midi (lors des finales). Mais c'est plaisant de ne pas avoir été ridicule alors que je n'étais ni rasé, ni reposé, ni affûté, et qu'en face c'était des avions de chasse", glisse-t-il.

Les Français jouaient en effet leur qualification pour les Mondiaux, prévus du 23 au 30 juillet, alors que Jérémy Desplanches était là pour se tester. "Les championnats de France servent toujours à pointer du doigt mes défauts. Et c'est ce qui s'est passé", souligne le médaillé de bronze des JO de Tokyo 2021, qui s'est confié à Keystone-ATS lundi au téléphone.

Ces défauts, ce sont le virage et la coulée. "Les nageurs ont beaucoup évolué ces dernières années dans ces domaines. J'avais déjà beaucoup de retard, et maintenant j'en ai encore plus car je suis parti de très, très, très loin. C'est à moi de mettre les bouchées doubles", explique le champion d'Europe 2018 du 200 m 4 nages.

"Mais je ne veux pas mettre les bouchées doubles sur quelque chose qui ne fonctionne pas. Je veux trouver ce qui marche pour moi, et l'entraîner à fond. J'ai regardé pas mal de vidéos sous l'eau pour trouver ce qui me correspond. Je ne gagnerai jamais grâce à mes coulées, mais je veux éviter de perdre là-dessus", poursuit-il.

Des secondes de perdues

Jérémy Desplanches n'a pu que constater les dégâts à l'heure d'analyser ses courses disputées lors des championnats de France. "Les virages, ça va encore. Mais je perds des secondes dans la poussée au mur, la coulée et la reprise de nage. Et je dis bien des secondes", se désole le protégé du légendaire coach Philippe Lucas.

"Sur 200 m 4 nages, je rate deux reprises de nage sur trois. Ca fait beaucoup", souligne le vice-champion du monde 2019, qui a terminé 5e de la finale du 200 m 4 nages mercredi dernier à Rennes en 2'00''73. Soit à plus de quatre secondes du vainqueur, le prodige Léon Marchand (1'56''25), champion du monde 2022 de la discipline.

Jérémy Desplanches - dont le meilleur chrono, établi en finale des JO 2021, est de 1'56''17 - s'était même montré plus rapide lors des séries matinales (2'00''26). "J'avais dû m'employer en séries, car seul un nageur étranger peut disputer la finale A aux championnats de France. J'étais déjà cramé avant la finale", précise-t-il.

"J'avais déjà disputé neuf courses (réd: dont quatre la veille). C'est un peu frustrant, mais la satisfaction est tout de même de mise. Je sais désormais dans quels secteurs je dois travailler jusqu'aux Mondiaux", qui ne sont qu'une étape sur la route des JO de Paris 2024. Mais qu'il n'abordera pas sans ambition.

Une étape

"C'est pour remonter en finale mondiale que je m'entraîne ces temps", rappelle Jérémy Desplanches, qui avait échoué en demi-finales des Mondiaux de Budapest au cours d'une difficile saison 2022 marquée aussi par sa 4e place aux Européens de Rome. "Et je pense que c'est possible d'atteindre la finale", assure-t-il.

"Mon état de forme n'est pas si mal, même si je manque de fraîcheur. Aux championnats de Suisse (réd: fin mars à Genève), j'ai obtenu des résultats honorables (notamment 1'58''70 sur 200 m 4 nages, son meilleur temps de l'année) en étant un peu reposé mais sans être au mieux sur le plan mental", explique-t-il.

"Donc, avec ma tête de retour dans le +game+ et mon corps au rendez-vous, je vais très vite retrouver mes marques", se réjouit un Jérémy Desplanches pour qui la mauvaise passe du début d'année est de l'histoire ancienne. "Je ne nage plus juste pour nager. J'ai retrouvé la niaque, j'ai retrouvé un but", lâche-t-il.

Ce but, c'est bien sûr les JO de Paris 2024, dans lesquels le Genevois rêve de frapper un dernier grand coup l'année de son 30e anniversaire. "Je suis parti pour un cycle d'une année et demie. Pour moi, cette fin de saison n'en est pas une, c'est un début de saison olympique", précise-t-il.

"J'ai déjà les yeux rivés sur Paris, j'ai une planification de 16 mois en tête. Les Mondiaux sont très importants et j'y vise une finale. Mais n'est qu'une étape", pour laquelle il se préparera néanmoins avec le plus grand soin. "Le plaisir est là à chaque entraînement. J'y retourne à nouveau avec hargne et envie."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Basketball

Un nouveau miracle pour Nyon

Publié

le

Laure Margot, en blanc, a inscrit le lancer-franc qui a envoyé Nyon en prolongation.(© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI).

Rien n'est encore fait dans la finale des play-off. Contre toute attente, Nyon a obtenu le droit de disputer un cinquième match décisif ce dimanche à Fribourg face au grandissime favori Elfic.

Après leur victoire au buzzer dimanche, les Vaudoises ont égalisé dans la série à la faveur d'un succès 66-63 arraché en prolongation. Cette nouvelle victoire face à une équipe que l'on croyait tout simplement invincible tient encore du miracle.

Les Fribourgeoises ont, en effet, mené de 12 points (53-41) alors qu’il ne restait plus que 4’36’’ à jouer dans le temps réglementaire. Emmenées par la remarquable Ana Carolina Costa Rodriguez qui a inscrit 31 points, les Nyonnaises devaient signer un partiel de 12-0 pour entretenir ce rêve fou de remporter le championnat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Sport

Le dernier acte d'une saison magnifique pour le NUC

Publié

le

Une saison 2023/2024 exceptionnelle pour le NUC. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Un titre de plus pour le NUC ! Victorieuse 3-1 de Guin lors de l’Acte III de la finale des play-off, les Neuchâteloises remportent pour la cinquième année de suite le Championnat de Suisse.

Malgré la perte du premier set, le NUC a transformé sa première balle de match pour s’imposer sur le score de 22-25 25-17 25-11 25-22 et couronner une saison magnifique. On rappellera que le NUC a disputé la finale de la CEV Cup. La formation dirigée par Lauren Bertolacci a exercé une domination presque écrasante sur le plan national.

La coach australienne ne va toutefois pas savourer très longtemps ce nouveau sacre dans la mesure où le prochain départ de ses étrangères vers d’autres cieux plus lucratifs l’oblige à reconstruire une équipe. Les Américaines Tessa Grubbs, Maddie Haynes et Jasmine Gross ne seront plus là la saison prochaine. Au même titre d'ailleurs que Chiara Petitat, Sarah Trösch et Tabea Dalliard.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Sport

Le coup double de Dorian Godon

Publié

le

Dorian Godon (à gauche), célèbre sa victoire à Fribourg, son coéquipier Andrea Vendrame également. l (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Coup double pour Dorian Godon à Fribourg ! Le Français de l’équipe Decathlon a remporté la 1ère étape du Tour de Romandie qui était partie de Château d’Oex pour endosser le maillot jaune de leader.

Sur la ligne, Dorian Godon a devancé son coéquipier, l’Italien Andrea Vendrame. Sur le boulevard de Perolles, la formation Decathlon a réussi le sprint parfait pour offrir à Dorian Godon l’une des plus belles victoires de sa carrière. Le coureur de Vitry -sur-Seine, âgé de 27 ans, avait enlevé l’an dernier la Flèche brabançonne.

Malgré son final accidenté, cette étape a donc souri aux sprinters. Avec une longue échappée de six coureurs – aucun Suisse n’y figurait -, une attaque de Jan Christen dans la Lorette et une longue accélération de Julian Alaphilippe, elle aurait peut-être pu proposer un autre scénario. Le vainqueur du prologue et porteur du maillot jaune Maikel Zijlaard a été la grande victime de la journée. Le Néerlandais de l’équipe Tudor a été parmi les premiers lâchés.

Jeudi, l’étape qui conduira le peloton sur les hauteurs des Marécottes offrira aux favoris un terrain propice pour prendre toutes leurs responsabilités.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Sport

Adam Yates: "Nous avons plusieurs cartes à jouer"

Publié

le

Adam Yates pour un doublé au Tour de Romandie. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Adam Yates ne débarque pas sur les routes romandes dans les meilleures conditions. Mais le dernier vainqueur peut compter sur une solide équipe UAE avec notamment Jan Christen.

"L'année passée, ça s'est super bien passée, c'était génial de réussir à gagner la course. Cette fois, c'est un peu différent", confie Adam Yates lors d'une conférence de presse organisée dans un hôtel de Saint-Légier, où résidera son équipe tout au long de la semaine. Le grimpeur de 31 ans a en effet été pris dans une mauvaise chute au Tour des Emirats en février qui l'a tenu éloigné de son vélo durant près d'un mois.

De retour sur les routes lors du Tour des Abruzzes il y a deux semaines, où il a terminé au pied du podium juste devant le Jurassien Yannis Voisard (Tudor), le Britannique veut profiter de ce Tour de Romandie pour se jauger en vue de la suite de la saison. "Les deux contre-la-montre nous permettront de bien nous tester, cela devrait être une bonne semaine", lâche-t-il.

Parcours moins adapté

Il y a un an, Adam Yates avait assuré son succès en remportant l'étape-reine. "Le parcours me convenait davantage, avec ce contre-la-montre très difficile (réd: à Châtel-Saint-Denis). Celui de cette année n'est pas non plus tout simple, mais la bosse sera moins dure. La montée finale de samedi à Leysin est aussi plus longue et un peu moins pentue que celle de Thyon 2000 où j'avais gagné. Elle correspond moins à mon profil de grimpeur de 58 kg. Je préfère presque l'arrivée de la 2e étape", détaille-t-il.

Son expérience et son pedigree sur la course font de lui le leader naturel de cette formation UAE, certes privée de Tadej Pogacar mais malgré tout redoutable. "Nous avons plusieurs cartes à jouer avec notamment Pavel (Sivakov), Juan (Ayuso) et Jan (Christen) qui ont déjà gagné des courses cette année."

Difficile donc d'imaginer voir ses coéquipiers l'attendre en cas de défaillance. "Tant que tu as les jambes et une bonne condition, ton rang dans l'équipe importe peu. Si l'un d'entre nous a l'opportunité de gagner, toute l'équipe se mettra à son service", affirme Yates.

Même si les meilleures jambes sont celles d'un coureur de 19 ans comme Jan Christen ?"Je me vois plutôt dans le rôle d'équipier", répond le jeune Argovien. "Je vais essayer d'aider l'équipe cette semaine et j'espère que l'un d'entre nous sera sur la plus haute marche du podium."

"Je le laisserai partir"

Vainqueur de sa première course chez les professionnels lors de ce même Tour des Abruzzes, Jan Christen a montré qu'il pouvait être redoutable sur des profils accidentés. "Il court à un niveau très élevé. La façon dont il a remporté cette étape, ce n'est vraiment pas facile à réaliser", relève Adam Yates.

Jan Christen aura sans doute à coeur de faire bonne impression à domicile. "J'ai une étape en tête, mais cela dépendra de l'équipe et du déroulement de la course", glisse-t-il. "Il lui suffit de demander poliment", rigole son coéquipier britannique. "J'aurai besoin de son aide mais s'il veut y aller, je le laisserai partir."

C'est d'ailleurs ce qui s'est passé en Italie, où Christen s'est envolé vers la victoire. "Adam m'a dit que je pouvais gagner. Cela signifie beaucoup de choses que quelqu'un comme lui me dise cela et reconnaisse mes capacités", conclut fièrement l'espoir helvétique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Hockey

Connor Hughes grandit en même temps que Lausanne

Publié

le

Connor Hughes a fait un bon match et il a été aidé par Andrea Glauser (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Pour égaliser à 2-2 en finale de National League, le LHC a dû réaliser un grand match. Andrea Glauser et Connor Hughes ont été déterminants.

Pour battre Zurich 5-2, il n'y a pas de miracle, il faut sortir un match quasi parfait. Et c'est ce que le LHC a réussi mardi soir devant son public. Un public bruyant qui a porté ses Lions tout au long de la partie. Et surtout lors de ce 3 contre 5 à la fin de la période médiane. En avance de deux buts (3-1), les Vaudois sont parvenus à préserver ce score au moment de la deuxième pause.

"C'était incroyable durant cette phase, je dois à Glauser un six-pack de bières", glisse Connor Hughes avec le sourire. Le portier lausannois fait référence à l'arrêt de la 39e lorsque la cage est vide et que le Fribourgeois bloque l'envoi zurichois qui aurait permis au "Z" de revenir à 3-2. C'est un peu comme la canne de Rudolfs Balcers lors de l'acte III à Zurich, lorsque Fabian Heldner a une chance d'égaliser à 3-3 à la 51e.

"J'ai vraiment senti le public derrière nous lors de ces minutes-là, se remémore Hughes. On aurait dit un quatrième joueur sur la glace pour nous aider. Honnêtement, il ne me semble pas qu'on leur a trop donné durant cette double infériorité numérique, on les a bien laissés sur l'extérieur. Je ne sais même pas combien de tirs ils ont mis sur notre but, mais je dirais qu'il n'y en a pas eu tant que ça. On a vraiment bien tenu notre système."

Meilleur que Hrubec sur ce match

Alors que l'on imaginait Simon Hrubec prendre le dessus sur l'inexpérimenté Hughes à ce stade de la compétition, le Canado-Suisse a remporté son duel à distance sur cet acte IV. "J'essaie de jouer mon jeu, note le portier lausannois. Je sais bien que je n'ai pas tellement d'expérience, mais j'essaie de tourner cela à mon avantage. Je ne sais pas si je suis relax ou si c'est plutôt l'adrénaline qui traverse mon corps. Le fait est que ça fonctionne plutôt bien pour l'instant."

Très humble, Hughes évite bien entendu de tirer la couverture à lui et salue le travail de ses coéquipiers avec sincérité: "Je trouve qu'au fil de cette finale, nous sommes meilleurs en tant qu'équipe sur le plan défensif. Je n'ai pas aimé mes deux premiers matches d'un point de vue personnel, c'est mieux allé par la suite, mais je suis sûr que je peux augmenter le niveau."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture