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Revivez la Fête de la Tomate avec Radio Lac !

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Le week-end du 6,7 et 8 juillet était marqué par la Fête De la Tomate à Carouge qui a fait carton plein ! Pour ne pas rater l’évènement, Radio Lac était en direct au coeur de la fête !

Pour revivre l’évènement en images rendez-vous sur notre album photo, sinon vous pouvez réécouter toutes les interviews donnée en direct le samedi 7 juillet avec Rémi notre journaliste sur place:

 

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René Schwok: “il y aura encore beaucoup d’autres sanctions de l’UE”

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Mardi, la Commission européenne a annoncé qu’elle n’accorderait pas l’équivalence boursière à la Suisse qui devait être renouvelée à fin juin. Une sanction face aux tergiversations de la Suisse à ratifier l’accord institutionnel avec l’Union européenne. Rarement relations Suisse-Europe ne furent aussi tendues.

“C’est en effet une très mauvaise période qui commence, constate René Schwok, directeur du Global Studies Institute de l’Université de Genève et spécialiste des relations Suisse-UE. Ce qui est bizarre c’est que personne ne veut prendre cela au sérieux alors qu’on va au devant de problèmes sans fin. On assiste aux premières sanctions. Il y en aura beaucoup d’autres. Je ne vois aucune solution avant pas mal de temps puisque les positions de la Suisse et de l’UE sont totalement différentes.”

René Schwok estime qu’il y a un problème de compréhension d’un processus en négociation depuis des années: “Le Ba ba de l’accord cadre, c’est la reprise dynamique par la Suisse de l’évolution du droit de l’Union européenne. Et là, on voit des acteurs qui récusent des principes auxquels ils étaient totalement favorables il y a quelques années. » Chacun veut des exceptions dans son domaine.

Le spécialiste peine à évaluer l’importance de la non attribution de l’équivalence boursière, les banquiers eux-mêmes estimant qu’il y aurait des moyens de composer sous ce nouveau régime. “Ce qui me tracasse beaucoup plus, ce sont les autres sanctions qui nous pendent au nez et qui ont été annoncées par l’UE comme la non participation de la Suisse aux programmes de recherche de l’UE et, plus grave encore, les obstacles techniques au commerce qui contraignent à vérifier à chaque échange la conformité d’un produit suisse à l’exportation dans l’UE.”

Il est vrai reconnaît René Schwok que l’état d’esprit en Suisse a changé face à l’UE: “la plupart des Suisses n’ont plus peur de l’UE. Ils sont sûrs d’eux-mêmes. Et je pense que c’est une totale erreur. Ils n’ont aucun sens des rapports de force. Ils font la même erreur que les Britanniques qui pensaient que les rapports de force leur étaient favorables. Et on voit aujourd’hui qu’ils ne savent plus comment s’en sortir.”

Interrogé sur les perspectives d’avenir, le professeur de l’Université de Genève reste prudent tout en affirmant être optimiste à long terme. Connaissant l’histoire de la Suisse, cette dernière s’est toujours rangée aux rapports de force. Au bout du compte, je pense que le pragmatisme suisse va prévaloir.”

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Protectionnisme en Suisse : Trump inspire le Parlement

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Le Conseil des Etats à Berne vient d’accepter une motion sur le contrôle des investissements étrangers en Suisse. C’est tout à fait dans l’air du temps.

Oui, la motion demande un renforcement des mesures permettant de s’opposer à certaines acquisitions en Suisse de la part d’investisseurs étrangers. Il s’agit nommément de protéger des infrastructures et des entreprises d’importance systémique. Alors oui, ça va dans le sens de la vague de protectionnisme polymorphe venue des Etats-Unis. Hier encore, le président Trump mettait l’Europe en garde contre la tentation de laisser l’euro s’affaiblir pour favoriser les exportations européennes par rapport aux exportations américaines.

Mieux contrôler les entreprises d’importance systémique, ça peut vouloir dire beaucoup de choses.

Oui, et qui ne sont guère précisées à ce stade. Mais on peut se référer à ce que l’Allemagne a décidé il y a six mois. Soumettre à autorisation les participations de plus de 10% dans des domaines comme la production d’électricité, le gaz, l’eau potable. Des infrastructures donc, mais au sens de plus en plus large : il y a aussi les télécoms, et l’on est en plein dedans avec les restrictions plus ou moins imposées au groupe chinois Huawei. Et même les médias. Sans parler de l’industrie de la défense bien entendu.

En fait, c’est la notion d’investissement stratégique qui s’étend.

Oui, dans le débat politique en tout cas. Et ça vise clairement les investissements chinois. Dans les discussions à Berne, il a été question des cas récents de Syngenta et de Gate Group. Deux multinationales suisses passées sous contrôle chinois. L’un dans l’agrobiochimie : est-ce stratégique et systémique ? On pourrait en discuter des heures. L’autre dans le catering du transport aérien. C’est à dire le service, gastronomique en particulier. Et là, c’est plus difficile de voir en quoi Gate Group a une importance stratégique ou systémique pour la Suisse.

Le dossier doit encore passer du Conseil des Etats au Conseil national.

Oui, et faire ensuite l’objet d’un vrai projet. C’est dire s’il n’y a pas d’urgence. Le gouvernement s’y oppose d’ailleurs. Il estime qu’il y a actuellement toutes les bases légales pour intervenir quand l’intérêt national est en cause. Et la motion du Conseil des Etats n’est passée qu’à deux voix d’écart. On est loin du consensus.

Le protectionnisme n’est en tout cas pas l’image que la Suisse veut donner à l’étranger.

Non, surtout pas. Cette motion donne plutôt l’impression d’être destinée à rassurer à l’interne plutôt que de donner un signal extérieur. Parce que les entreprises suisses sont très investies dans le monde, y compris en Chine. Pour que les investissements des entreprises suisses y soient bien accueillis, il faut aussi se montrer accueillants pour les investissements étrangers en Suisse. Et puis est-ce bien nécessaire, dans le climat anti-chinois actuel, de s’aligner sur les Etats-Unis ? L’Allemagne, très exportatrice et très investie également dans le monde, a le même souci de régler le plus finement possible ses relations avec la Chine.

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Vanessa Horowitz: “on a monté une méga superstructure au coeur de la Fête de la musique”

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529 événements, 32 scènes. La Fête de la musique est le plus gros événement culturel organisé par la Ville de Genève. Vanessa Horowitz, programmatrice des groupes, explique comment elle et ses collègues ont mis en musique cette nouvelle édition de la Fête géante qui démarre ce vendredi pour un week-end endiablé. Elle décrit aussi la nouvelle méga-structure montée sur la Place Neuve qui servira de porte d’entrée et de point de ralliement de l’événement. Jazz, classique, rap, rock, électro, percussions, il y en aura pour tous les goûts avec un point commun: la quasi totalité des musiciens et performers sont genevois.

 

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Billetteries : toujours plus d’opérateurs

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Les premiers festivals d’été se rapprochent, et c’est l’occasion de constater que ça bouge beaucoup en Suisse romande du côté des billetteries.

Oui, ça bouge tout le temps depuis l’apparition de Ticketcorner il y a une bonne vingtaine d’années. D’autres opérateurs se sont développés. A l’échelle suisse, comme Starticket, qui commercialise actuellement la Fête des Vignerons. Ticketcorner est contrôlé par le groupe de presse Ringier, et Starticket par Tamedia. Plus récemment, deux groupes américains et un français ont aussi ouvert des filiales en Suisse. Sans parler de petzitickets.ch, la billetterie de la Fédération suisse des clubs et festivals de musique actuelle. Et certains grands organisateurs de divertissements ont leur propre billetterie.

Et il y a aussi des billetteries plus locales.

Oui, monbillet.ch par exemple, qui existe depuis sept ans. C’est un couple basé à la Vallée de Joux qui s’est mis en tête de développer une plateforme de location de spectacles. Un beau succès. Auprès des associations en premier lieu. Des orchestres et chœurs régionaux, dont on sait qu’ils sont nombreux et très actifs. Mais pas seulement.

On est d’accord que ça se passe essentiellement sur Internet.

Oui, essentiellement, mais là encore pas seulement. Monbillet.ch peut aussi dans certains cas prendre des réservations par téléphone. Et ça n’empêche pas les organisateurs de spectacles culturels ou sportifs de vendre les derniers billets sur place. Mais il est vrai que l’achat de spectacles sur le web a été l’un des premiers développements du e-commerce.

Et puis il y a toujours les points de vente.

D’où le nom Ticketcorner, qui n’avait au départ que de petits comptoirs de vente dans des grandes surfaces. C’était très innovant à l’époque. Le seul modèle était alors la réservation de billets par téléphone directement auprès des organisateurs de spectacle. Et puis la Fnac a un site, mais elle n’a pas abandonné ses espaces de réservation. Et il y a encore d’autres corners dans des centres commerciaux.

Quel est le modèle d’affaire de ces billetteries ?

Leurs clients sont les organisateurs de spectacle, qui paient un montant de base pour la programmation sur le site de billetterie. De l’ordre de 200 francs s’agissant de monbillet.ch (toutes les conditions figurent sur le site). C’est évidemment plus coûteux si vous confiez à une grande billetterie un concert de Beyoncé. Il y a ensuite une commission sur chaque billet vendu. De l’ordre de un franc. Là aussi, ça varie selon l’importance des événements sur le marché des loisirs.

Un marché dont on dit qu’il est un peu saturé ces temps en Suisse romande.

Oui, on en parle beaucoup à propos de la Fête des Vignerons, qui est tout de même une offre de 400 000 places au total. Des professionnels ont estimé récemment que l’offre globale en Suisse romande était de 1,3 million de places de spectacle. 1,3 million de billets à vendre d’ici la fin de l’été. C’est très généreux culturellement. Peut-être même un peu trop pour un bassin de population de 2 millions de personnes.

 

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Parlons formation continue avec « Virgile Formation »

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La formation continue est aujourd’hui incontournable pour rester compétitif sur le marché du travail.

–       Employabilité
–       Equilibre entre la formation et la vie privée
–       Spécialisation ou reconversion professionnelle
–       Subventionnements
–       Offres BtoB

Quels sont les nouveaux challenges pour conserver son employabilité ?
Comment rester compétitif sur le marché du travail ?
Pourquoi est-il nécessaire de se former pendant sa carrière professionnelle ?
Comment concilier formation et vie privée ?

La semaine prochaine, du 24 au 28 juin 2019, à 09h45, Monsieur Samir Chercher, directeur de Virgile Formation, répondra à toutes vos questions.

Vous pouvez dès maintenant poser vos questions au spécialiste via le formulaire ci-dessous :

Le spécialiste Radio Lac : Parlons formation continue

 

Le spécialiste à 12h45 sur Radio Lac avec Samir Chercher, directeur de Virgile Formation.

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