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Equipe de Suisse

Sommer: "L'une des plus grandes rencontres de nos carrières"

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Sommer, Xhaka et Shaqiri ont répondu à la presse sans esquiver aucun sujet (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le gardien Yann Sommer, le capitaine Granit Xhaka et la "star" Xherdan Shaqiri ont joué collectif devant la presse samedi, avant de défier la France en huitièmes de finale de l'Euro.

Les trois Bâlois n'ont esquivé aucun sujet. La déroute de Rome face à l'Italie et les polémiques suscitées par les bolides, le coiffeur et les tatouages ont bien sûr été évoquées. Mais Yann Sommer, Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri, deux cents cinquante-cinq sélections à eux trois, ont surtout tenu à rappeler leur profond attachement à l'équipe de Suisse.

La Suisse nourrit le rêve depuis 1954 de rejouer un quart de finale dans un grand tournoi. Et ce lundi, elle affronte la France, Championne du monde en titre, l'équipe de tous les superlatifs... "C'est pourquoi je brûle de disputer cette rencontre. Il s'agira de l'une des plus grandes de nos carrières", lâche Yann Sommer.

Mais le grandissime favori de ce huitième de finale ne demeure-t-il pas la France ?

Shaqiri: "La vérité qui figure sur le papier n'est pas toujours celle du terrain. Dans une rencontre à élimination directe, tout est vraiment possible. Pour la gagner, nous devrons être dans un grand jour et les Français dans un mauvais. Il convient aussi d'avoir de la chance. Je me dis aussi que le Portugal est devenu Champion d'Europe il y a cinq ans après avoir dû se contenter de la troisième place de son groupe."

Xhaka: "Il faut admettre que le favori de ce huitième de finale est bien la France. Elle est Championne du monde, non ? Mais ce n'est pas une raison pour nous rabaisser. Comme je suis d'une nature optimiste, je dirai 55-45 pour la France."

A vos yeux, la France est-elle toujours, après le premier tour, l'équipe à battre dans cet Euro ?

Sommer: "Il y a plusieurs équipes qui sont très intéressantes et qui ne figurent pas parmi les grands favoris du tournoi. Je pense en premier lieu aux Pays-Bas. A nous aussi. Des équipes que l'on n'attendait peut-être pas vont brouiller les cartes de cet Euro."

Granit Xhaka, les observateurs affirment que la France n'a pas encore pleinement convaincu à l'exception de Paul Pogba et de Ngolo Kanté qui seront vos adversaires directs lundi...

Xhaka: "Pogba est un joueur qui peut décider de l'issue d'un match à tout moment. Quant à Kanté, on dirait qu'il a huit poumons. C'est fou le nombre de ballons qu'il peut récupérer. Les deux sont des rouages essentiels de l'équipe. Mais nous ne devons pas nous cacher devant les Français."

Ne pas se cacher d'accord, mais s'adapter peut-être à l'adversaire. L'Equipe de Suisse doit-elle changer sa manière de jouer pour exister vraiment dans ce huitième de finale ?

Sommer: "Changer complètement notre style de jeu serait une erreur. Mais nous devrons veiller à réagir comme il le faut face à leurs individualités. Les Français peuvent aller très vite devant. Ils sont très forts dans le jeu de rupture. La clé pour nous sera de garder une concentration extrême lors de nos phases de possession. Il ne faudra pas perdre bêtement le ballon et leur laisser des espaces."

Xhaka: "Les grandes équipes n'aiment pas courir après le ballon. Je pense que la Suisse est une équipe aujourd'hui à l'aise dans la possession. La Suisse n'est pas une équipe qui ne fait que défendre et balancer de longs ballons vers l'avant. Ce n'est pas notre style. Il ne faut surtout pas le renier lundi."

Vice-Champion du monde en 2006 avec la France, Willy Sagnol prétend que la Suisse est une équipe de seconde zone. Que cela vous inspire-t-il ?

Shaqiri: "C'est son opinion. Mais la France a peiné contre la Hongrie. Et avec des avis aussi tranchés, on peut croire que les Français se voient déjà en quart de finale. Cela peut être une chance pour nous..."

Sommer: "De tels propos ne nous dérangent pas. Nous savons quelles sont nos forces. Il sera crucial de jouer lundi avec les mêmes valeurs qui étaient les nôtres contre la Turquie. Des valeurs que nous avions oubliées contre l'Italie: la solidarité et le courage. Il faudra aussi savoir bien communiquer entre nous et posséder le bon "body language". Il faudra croire en nous, croire que nous sommes capables de rester dans le tournoi après ce huitième de finale."

Vous avez retrouvé vos valeurs pour le match contre la Turquie. Avant cela, vous vous étiez un peu égarés en chemin. Les différentes polémiques, les bolides, le coiffeur et le tatouage, ont-elles pesé sur la vie du groupe ?

Shaqiri: "On a voulu faire croire que nous faisons une sorte de show ! On écrit sur nos voitures depuis des années. Mais cette thématique est si futile. Elle nous laisse de marbre. Seulement, il est clair que cela peut revenir sur la table après une contre-performance."

Xhaka: "Je suis devenu, il y a peu, père pour la deuxième fois. J'ai voulu faire un tatouage juste avant le tournoi pour célébrer cette naissance. Avec le recul, je reconnais avoir commis une erreur. Mais j'ai observé toutes les règles sanitaires lors de ce rendez-vous avec le tatoueur. Encore une fois, cette +affaire+ n'a eu aucune influence sur mes performances."

Trouvez-vous toutes ces critiques injustes ?

Xhaka: "On a le sentiment que des gens prennent un malin plaisir à déstabiliser l'équipe. Nous voulons seulement être jugés sur nos performances sur le terrain."

Sommer: "Il y a eu bien des discussions autour de l'équipe ces dernières années. Cette fois, nous avons eu ce match contre l'Italie qui fut vraiment médiocre. Alors tout est revenu sur la table de manière exagérée. Dans de tels moments, on mélange vraiment tout. Mais nous y sommes habitués. Cela fait partie du business. Et comme Shaq l'a dit, ces polémiques n'ont eu aucune influence sur la vie du groupe. Il n'y a pas un joueur qui va dire à un autre que sa voiture coûte très cher ou qu'il n'aurait pas dû aller chez le tatoueur. Chacun mène sa vie comme il l'entend."

Etes-vous surpris d'être à nouveau confrontés à la problématique de l'identification ?

Sommer: "On oublie un peu vite que Granit compte nonante-sept sélections et Shaq nonante-quatre. Ils ne sont plus très loin du record de 118 sélections de Heinz Hermann..."

Shaqiri: "A nous trois, nous devons compter largement plus de deux-cent sélections. On ne doit plus perdre son temps avec ce problème de l'identification. Il faut juste se pencher sur les statistiques. Pour comprendre très vite que nous avons toujours tout donné pour cette équipe et pour la Suisse."

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Les "Rouges" iront défier l'Angleterre le 26 mars

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La Suisse de Murat Yakin ira se frotter à l'Angleterre le 26 mars (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'équipe de Suisse disputera son premier match de l'année à Wembley.

La sélection de Murat Yakin se frottera à l'Angleterre le 26 mars dans le mythique stade londonien, avec un coup d'envoi à 18h30 heure suisse. Elle accueillera trois jours plus tard le Kosovo au Letzigrund, à un horaire qui reste déterminer.

Les Helvètes prépareront leurs deux premiers matches de l'année à l'occasion d'un camp dans le Sud de l'Espagne, à Marbella plus précisément, pour autant que la situation sanitaire le permette. Elle connaîtra ses adversaires du Mondial au Qatar dans la foulée de ce rassemblement, le tirage des groupes étant prévu le 1er avril.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Equipe de Suisse

Les Helvètes joueront la Coupe du Monde!

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La Suisse fête sa qualification pour la Coupe du Monde (© KEYSTONE/URS FLUEELER).

Très nets vainqueurs de la Bulgarie (4-0), les "Rouges" de Murat Yakin terminent premiers du groupe C devant l'Italie tenue en échec (0-0) par l'Irlande du Nord mardi soir à Belfast et accèdent directement à la phase finale de la Coupe du Monde au Qatar l'automne prochain.

L'Equipe de Suisse jouera une cinquième phase finale consécutive en Coupe du monde. A Lucerne, elle a battu 4-0 la Bulgarie pour arracher à l'Italie, tenue en échec par l'Irlande du Nord à Belfast (0-0), la première place du groupe C. La malédiction s'est donc poursuivie pour les Transalpins qui n'ont encore jamais gagné en Ulster.

Devancée par la "Nazionale Rossocrociata", la "Squadra Azzurra" devra, une nouvelle fois, passer par les matches des barrages pour rejoindre la Suisse l'an prochain. Elle devra gagner deux rencontres pour ne pas vivre le même traumatisme qu'en 2017 lorsque la Suède lui avait barré la route de la Russie.

L'infernal stress des matches de barrage

Murat Yakin et ses joueurs seront, en mars prochain, bien loin de vivre l'infernal stress des barrages. Ils pourront préparer tranquillement cette Coupe du monde au Qatar avec le secret espoir de faire aussi bien qu'à l'Euro l'été dernier.

A Lucerne, les joueurs du nouveau coach national ont parfaitement livré la marchandise. Même s'ils ont pris leur temps après une première période sans grande réussite, ils ont su élever leur niveau pour forcer la décision presque aisément que prévu.

Okafor: le facteur X

Emmenée par un grand Xherdan Shaqiri, la Suisse a su faire face à l'absence de sept titulaires grâce à un réservoir dont on était loin de soupçonner la richesse. Noah Okafor et Ruben Vargas ont ainsi su saisir leur chance au point de placer Murat Yakin devant des choix difficiles pour l'avenir. Les deux nouveaux venus ne vont-ils pas pousser un Haris Seferovic sur la touche ?

Appelé à la dernière minute pour pallier le forfait de Breel Embolo, Okafor est peut-être le grand attaquant que l'on attend depuis des lustres. A 21 ans, le joueur de Salzbourg conjugue à la fois puissance et finesse. Il a vraiment métamorphosé l'attaque de l'équipe de Suisse tant à Rome vendredi qu'à Lucerne.

 

Noah Okafor, au centre en rouge, s'élève plus haut que la défense bulgare et ouvre le scores pour l'Equipe de Suisse, libérant par la même occasion ses coéquipiers, trop crispés en en première mi-temps (© KEYSTONE/EPA/URS FLUEELER).

 

11 corners en 25 minutes

Onze corners bottés entre la 21e et la 45e, un poteau de Noah Okafor (45e) et une frappe trop centrée pour Mario Gavranovic (24e): tel fut le bilan de la Suisse dans une première période à sens unique. Face à une Bulgarie qui n'aura entretenu l'illusion que lors des cinq premières minutes avec un pressing très haut sur le terrain comme pour rappeler la magnifique équipe qu'elle fut il y a plus d'un quart de siècle, il y avait largement la place pour marquer des buts avant le repos.

L'inspiration de Xherdan Shaqiri et la puissance de Noah Okafor, qui a très vite basculé sur le flanc gauche après avoir entamé les débats à droite, ont insufflé l'élan attendu. Seulement, la Suisse a souffert de quelques défaillances individuelles, celles de Remo Freuler et de Kevin Mbabu pour ne pas les nommer. A la pause, la seule bonne nouvelle est venue de Belfast avec l'impuissance des Italiens devant le verrou nord-irlandais.

Un immense Shaqiri

Tous les doutes furent toutefois levés à la reprise. Les Suisses ont réalisé un véritable festival offensif face, il est vrai, à un adversaire d'une insigne faiblesse. Noah Okafor (48e), Ruben Vargas (57e), Cédric Itten (72e) et Remo Freuler dans le temps additionnel ont inscrit les quatre buts qui envoient les Suisses au Qatar.

Une fois de plus, le coaching de Murat Yakin fut gagnant. Les introductions d'Itten et de Renato Steffen à la 68e minute furent déterminantes. Les deux jokers ont "inventé" le troisième but, "le" but en or dans la course à la qualification directe, avec la complicité de Xherdan Shaqiri.

Pour sa 100e sélection, le Bâlois a sorti le grand jeu. Passeur sur le 1-0 et sur le 4-0, il a livré le performance XXL que l'on espérait. Déjà brillant trois jours plus tôt à Rome, il a su imposer sa griffe sur pratiquement chaque attaque. On espère qu'il trouvera très vite à Lyon un rôle à sa mesure. Le brider comme il l'est depuis le début de saison en Ligue 1 est un non-sens.

Cet article a été publié automatiquement/révisé par la rédaction. Source : ats/bb

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Equipe de Suisse

Le point de l'espoir pour les Helvètes qui n'ont rien volé!

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Jorginho rate la transformation d'un penalty à la dernière minute de jeu en tirant largement par dessus les buts défendus par Yann Sommer (© KEYSTONE/AP/GREGORIO BORGIA)

Après avoir tenu  l'Italie en échec (1-1) vendredi soir à Rome, les "Rouges" de Murat Yakin conserve l'espoir de terminer premiers du groupe C et de se qualifier directement pour la phase finale de la Coupe du Monde au Qatar.

Cette "finalissima" a épousé un scénario bien improbable en fin de rencontre. L'arbitre Anthony Taylor a, avec l'aide de la VAR, accordé un penalty à l'Italie pour une faute d'Ulisses Garcia sur Donenico Berardi. Mais comme en septembre dernier, Jorginho en a raté  la transformation. A Bâle, Yann Sommer avait deviné les intentions du joueur de Chelsea. A la dernière minute de ce match "retour", le malheureux Jorginho a tiré largement par dessus les buts d'Yann Sommer...

Akanji suspendu à Lucerne

Privée d'un sixième titulaire en puissance en raison de la suspension de Manuel Akanji, l'Equipe de Suisse doit remonter les deux buts de retard qu'elle accuse sur l'Italie lundi lors de la dernière journée. Lundi soir, elle reçoit la Bulgarie à Lucerne alors que la "Squadra Azzurra" se déplace en Irlande du Nord où l'on ne gagne que rarement très largement.

Gagner et marquer beaucoup de buts

En cas de victoire italienne à Belfast, la sélection helvétique devra se montrer percutante si elle entend se qualifier directement pour la phase finale de la Coupe du monde au Qatar dans un an. Il lui faudra faire mieux que l'Italie. A savoir gagner si les champions d'Europe font match nul à Belfast où ils n'ont pas encore gagné (il n'y a eu que trois matches) ou alors marquer deux buts de plus que ses adversaires de vendredi soir (par exemple, battre la Bulgarie 3-1 si les Italiens gagnent 1-0 en Irlande du Nord). On l'en croit capable à condition que Xherdan Shaqiri et Noah Okafor témoignent à Lucerne du même brio qu'à Rome. Les deux Bâlois furent les meilleurs atouts d'une équipe qui repart de Rome avec la fierté d'avoir pu regarder les yeux dans les yeux la meilleure équipe d'Europe.

Un but magnifique

Les "Rouges" de Murat Yakin ont démontré qu'ils étaient prêts à relever le défi. Dans un Stade Olympique incrédule, Xherdan Shaqiri et ses coéquipiers ont attaqué ce match comme des morts de faim pour ouvrir logiquement le score (11e) même si l'adversaire en face était bien le champion d'Europe en titre. Sur une longue ouverture de Shaqiri, Noah Okafor abusait Francesco Acerbi pour offrir un ballon en or à Silvan Widmer dont la frappe de mule ne laissait aucune chance à Gianluigi Donnarumma. Avec ce but, l'Argovien a rappelé à toute l'Italie qu'il fut un très bel acteur du Calcio sous les couleurs de l'Udinese.

 

Silvan Widmer - n°3 - ouvre le score après dix minutes de jeu malgré l'intervention d'Emerson Palmieri - en bleu - sous le regard de Renato Steffen - à droite - le gardien Gianluigi Donnarumma - en vert - est impuissant (© KEYSTONE/AP/EPA/ETTORE FERRARI).

 

Belle occasion pour Shaqiri

Les Helvètes devait encore se créer trois belles possibilités pour doubler la mise, dont la plus belle à la 18e minute fut pour Shaqiri sur un nouveau service d'Okafor. Seulement, le ballon est venu sur le pied droit du capitaine qui n'a pas été capable de cadrer. Complètement dépassée en ce début de rencontre, la "Squadra Azzurra" pouvait enfin relever la tête à la 22e minute avec une frappe presque à bout pourtant de Nikcolo Barella détournée par Yann Sommer.

La sortie ratée de Sommer

Auteur d'un arrête miraculeux sur cette action, le Bâlois était bien plus malheureux à la 36e minute. Il sortait à vide sur un centre de Lorenzo Insigne pour permettre à Giovanni Di Lorenzo d'égaliser. C'est Fabian Schär qui avait commis la faute qui a amené ce coup-franc fatal. Sans aucun temps de jeu à Newcastle depuis la fin août, le Saint-Gallois fut le maillon faible de cette équipe de Suisse emballante. Comme on pouvait le redouter, l'absence de Nico Elvedi était bien la pesante pour Murat Yakin.

Une solidarité sans faille

A la reprise, Roberto Mancini était le plus prompt à jouer la carte du coaching avec les introductions à la 58e minute de Sandro Tonalin et de Domenico Berardi. Murat Yakin, pour sa part, attendait la 69e pour lancer Ulisses Garcia à la place de Ricardo Rodriguez et... Kastriot Imeri pour Renato Steffen. La confiance accordée au Servettien renforce encore ce sentiment que Murat Yakin est un sélectionneur presque atypique et qui, surtout, n'a peur de rien. Comme lancer dans la grande bataille un néophyte dont le club reste sur une série noire de six défaites de rang...

Le rêve éveillé d'Imëri

Imëri est entré alors que le onze helvétique traversait son moment le plus délicat de la soirée. Elle ne parvenait plus vraiment à tenir le ballon. Elle payait aussi le tribut à des erreurs individuelles qui plombaient vraiment son jeu. Mais elle a toujours pu s'appuyer sur une solidarité sans faille pour tenir jusqu'au coup de sifflet final ce résultat nul qui l'aurait laissé en vie dans cette lutte pour la première place du groupe.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une victoire helvétique qui change la donne

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Mario Gavranovic (à droite) félicité après le 4-0. (© KEYSTONE/AP/Mindaugas Kulbis)

Les "Rouges" de Murat Yakin n'ont pas failli à Vilnius. Victorieuse face à la Lituanie (4-0), l'Equipe de Suisse se présentera le 12 novembre à Rome avec le même nombre de points l'Italie pour la "finalissima" du groupe C.

Ce succès a pris un tout autre relief avec le 4-0 inscrit dans le temps additionnel par Mario Gavranovic. La tête victorieuse du Tessinois change la donne pour le 12 novembre. Un nul à Rome ne serait pas une si mauvaise affaire pour l'équipe de Suisse qui aurait, trois jours plus tard, l'occasion d'effacer les deux buts de retard qu'elle accuse sur l'Italie lors de la venue de la Bulgarie à Lucerne. Le même soir, l'Italie se rendra à Belfast où il n'est jamais aisé de s'imposer largement.

Trois buts en moins d'un quart d'heure

Avec huit des onze titulaires de la victoire contre l'Irlande du Nord et dans un même dispositif en 4-2-3-1, la Suisse a su parfaitement déjouer le piège lituanien. Dans la nuit froide de Vilnius, elle a témoigné d'une efficacité clinique après la demi-heure avec le doublé de Breel Embolo (31e et 45e) le soir de sa 50e sélection sur deux corners bottés par Xherdan Shaqiri et avec le 2-0 de Renato Steffen (42e) pour son premier but en équipe nationale qui doit beaucoup à l'ouverture lumineuse de Fabian Schär. On ne sait pas si le Saint-Gallois fera partie du projet du nouveau Newcastle mais son brio dans le jeu long régale toujours autant les puristes.

A l'image d'un Nico Elvedi parfois hésitant - comme si la perspective d'écoper un carton jaune qui le priverait du rendez-vous de Rome l'a paralysé -, la Suisse a laissé des ouvertures en début de match. Heureusement pour elle, la Lituanie n'a pas su exploiter ces petites errances qui auraient pu singulièrement compliquer sa soirée. Comme à Genève trois jours plus tôt, ce sont le génie de Shaqiri et la puissance d'Embolo qui ont permis à la formation de Murat Yakin de forcer la décision. A la pause, il ne restait plus qu'une mission à remplir pour cette Suisse maitresse de son sujet: soigner sa différence de buts. Elle ne devait malheureusement pas la remplir.

Gavranovic marque à nouveau

A la reprise, les Suisses ne parvenaient pas, en effet, à maintenir le formidable élan de la fin de la première mi-temps. Avec Ulisses Garcia introduit à la place de Ricardo Rodriguez, les Suisses livraient un premier quart d'heure bien trop "neutre" pour ne pas laisser Murat Yakin sans réaction. Le sélectionneur lançait ainsi à la 68e Ruben Vargas et Christian Fassnacht pour Steven Zuber et Steffen, puis Mario Gavranovic à la 75e pour un Shaqiri qui peine toujours autant à tenir la distance. C'est Ruben Vargas qui devait se montrer le plus en jambes en fin de match pour se procurer deux occasions en or à la 82e. Mais une fois de plus, Mario Gavranovic sortait de sa boîte pour surgir sur un centre de Cédric Itten et inscrire son 16e but en sélection. Cette réussite n'a sans doute pas le poids que son égalisation contre la France en huitième de finale de l'Euro, mais on a le sentiment qu'elle peut compter au soir du 15 novembre.

On peut, enfin, regretter la "disparition" d'Embolo dans ce final. Mais comme Shaqiri, le Bâlois avait trop payé de sa personne depuis samedi soir pour que l'on puisse lui adresser le moindre reproche. Comme le joueur de Lyon, il a un mois devant lui pour monter encore plus en puissance et offrir aux supporters de l'équipe de Suisse le 12 novembre une nuit romaine aussi magique que fut celle de Bucarest le 28 juin dernier.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les "Rouges" viennent à bout de l'Irlande du Nord

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Steven Zuber, en rouge, ouvre le score malgré le retour du défenseur nord-irlandais Jordan Thompson (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Contrat rempli pour l'Equipe de Suisse ! Victorieuse (2-0) face à l'Irlande du Nord samedi soir au Stade de la Praille, elle engrange les trois points qui lui permettent de rester au contact avec l'Italie dans le groupe C du tour préliminaire de la Coupe du monde.

Face à un adversaire très rarement dangereux, les "Rouges" de Murat Yakin ont forcé la décision dans le temps additionnel des deux mi-temps. Meilleur passeur de l'Euro, Steven Zuber a été à la conclusion d'une rupture initiée par le capitaine Xherdan Shaqiri et menée par Breel Embolo pour l'ouverture du score. Les deux Bâlois furent d'ailleurs les Helvètes les plus en vue de la soirée.

Dans un rôle plus axial qu'à Lyon, Shaqiri fut pratiquement dans tous les bons coups. Quant à Embolo, il est capable de faire des ravages par sa seule puissance athlétique qui fait oublier une maîtrise technique parfois déficiente et un manque de lucidité par moments criard. Malgré ses imperfections, il n'a cessé de remettre l'ouvrage, offrant encore la passe décisive pour le second but helvétique marqué par Christian Fassnacht lors des ultimes instants de la partie.

L'Irlande du Nord à 10 durant près d'une heure

Réduits à dix dès la 37e minute après un second carton jaune à l'adresse de Jamal Lewis pour avoir trop tardé à effectuer une remise en touche, les Irlandais ne pouvaient pas espérer grand-chose dans ce match qui était pourtant celui de leur dernière chance pour accrocher une place de barragiste.

Même si l'Equipe de Suisse n'a de loin pas été irrésistible, le déséquilibre des forces en présence était beaucoup trop marqué. L'Irlande du Nord n'a bénéficié que d'une seule réelle occasion: une frappe de Connor Washington détournée par Yann Sommer sur une action provoquée par une bourde de Manuel Akanji après quatre minutes de jeu.

Frustration pour Zakaria

Quelques secondes plus tôt, Denis Zakaria avait cru vivre l'un des plus grands moments de sa carrière. Dans "son" stade qui a su réserver un accueil formidable à l'équipe de Suisse, le demi genevois a trouvé le petit filet d'une reprise magnifique du droit à l'orée de la surface pour ne laisser aucune chance au gardien Bailey Peacock-Farrell. Malheureusement, la VAR, après une longue délibération, annulait cette réussite pour un hors-jeu de Kevin Mbabu de quelques centimètres.

A Vilnius pour gagner encore

Mardi, la Suisse peut revenir à la hauteur de l'Italie avant la "finalissima" du 12 novembre à Rome. Elle y parviendra si elle s'impose à Vilnius sur une pelouse artificielle face à la Lituanie, qui a battu la Bulgarie samedi (3-1). Si Xherdan Shaqiri et Breel Embolo évoluent dans le même registre qu'à Genève, la Suisse peut envisager ce déplacement avec sérénité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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