Le Tour de France Femmes s’élance samedi de Lausanne, avec trois départs d’étape en Suisse pour commencer. Tour d’horizon du parcours exigeant de cette 5e édition.
2026 s’annonce comme une année record pour le Tour de France Femmes. Le tracé de l’épreuve en bat déjà: les coureuses parcourront le plus grand nombre de kilomètres (1175 au total) et grimperont le dénivelé positif le plus important (18’795 m) de l’histoire de la Grande Boucle féminine. Ceci sur neuf étapes: trois de plaine, trois accidentées, deux de montagne et un contre-la-montre individuel.
Les 147 coureuses au départ lanceront le plus grand rendez-vous de leur saison sur les bords du Léman, à Lausanne, le jour de la fête nationale suisse. En France, elles traverseront Jura, Bourgogne, Beaujolais et Vivarais pour mettre le cap au Sud. Direction le Mont Ventoux, véritable monument du cyclisme et toit de cette édition du haut de ses 1910 mètres d’altitude, qui n’avait encore jamais été emprunté par les dames.
Sprint et punch au menu helvétique
Mais avant cela, la Suisse aura l’honneur de servir d’écrin au lancement de la 5e édition du Tour féminin sous sa forme actuelle. Après une boucle de 137 km passant par le Lavaux et montant vers le lac de Neuchâtel, la première arrivée dans la Cité olympique devrait couronner la puncheuse-sprinteuse qui aura le mieux géré la dernière montée dans la côte de Saint-François (2,5 km à 4,6% avant 400 mètres de plat).
“Des coureuses comme la Néerlandaise Lorena Wiebes, qui est actuellement la meilleure sprinteuse du monde, passent très bien les courtes bosses. Je peux donc imaginer qu'elle sera encore présente au sprint à Lausanne”, prédit la Bernoise Marlen Reusser, qui s'est confiée aux médias à la mi-juillet.
La deuxième étape (149 km) sera encore plus clairement dévolue aux sprinteuses. Elle reliera Aigle, siège de l’Union cycliste internationale (UCI), et le quai du Mont-Blanc à Genève. La troisième étape verra la caravane du Tour quitter la Suisse après un départ depuis Plainpalais.
Un contre-la-montre "passionnant"
Les explications entre les favorites au général, dont fait partie Marlen Reusser, devraient commencer lors de la 4e étape, un contre-la-montre individuel de 21 km. Championne du monde de la discipline, la Bernoise de 34 ans pourrait y troquer son maillot arc-en-ciel pour du jaune.
“Je trouve le parcours vraiment passionnant”, se réjouit-elle. “La première partie, jusqu'à la côte de la montée centrale, est assez technique. Puis vient une véritable montée, assez difficile. Les coureuses qui sont à la fois très puissantes physiquement et excellentes en contre-la-montre pourront probablement y creuser des écarts importants. En revanche, les grimpeuses pures perdront probablement davantage de temps”, analyse Reusser.
Ces dernières trouveront toutefois de quoi rattraper leur potentiel retard lors des étapes suivantes, plus accidentées, et surtout sur les routes du juge de paix de cette édition: le Mont Ventoux. Avec 3565 de dénivelé positif, la 7e étape sera la plus exigeante.
Le Mont Ventoux "ne pardonne pas"
“Je pense que cette montée me convient plutôt bien”, confie une Marlen Reusser positive. “Mais il est évident que tout dépendra surtout de la façon dont se déroulera la semaine: comment on récupère, ce qu'il nous reste dans les jambes le jour J, et bien sûr de notre niveau de forme général. Cette ascension ne pardonne pas.”
Le 9 août, les coureuses franchiront quatre fois le col d’Eze sur les hauteurs de Nice, où elles passeront la ligne d’arrivée finale. L’an passé, la Française Pauline Ferrand-Prévot avait créé la surprise en remportant le général et les deux étapes de montagne. Débarrassée de ses blessures et en pleine confiance après sa victoire sur le Tour de Suisse, Marlen Reusser espère bien lui succéder et inscrire une nouvelle ligne à son palmarès.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats