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Hockey

René Fasel: "Trop tôt pour une annulation définitive"

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(© KEYSTONE/Walter Bieri)

L'étau se resserre pour les organisateurs des championnats du Monde à Zurich et à Lausanne, censés débuter le 8 mai. "Les signaux indiquant que le tournoi n'aura pas lieu s'intensifient. Mais il est encore trop tôt pour une annulation définitive", selon le président de la Ligue Internationale de Hockey sur Glace (IIHF), le Fribourgeois René Fasel.

-  René Fasel, comment allez-vous?

"Compte tenu des circonstances, je vais bien, merci. Nous vivons une période mouvementée, avec des développements difficilement prévisibles et des mauvaises nouvelles qui tombent quotidiennement. Nous avons déjà dû annuler six tournois prévus en avril. Au total, nous avons déjà dû en annuler 16 cette année. Ne restent plus que le championnat du monde A de Zurich et Lausanne ainsi que les tournois de Division 1 en Slovénie et en Pologne. Pour l'instant."

- La saison a été interrompue en Suisse et dans de nombreux autres pays européens. La NHL est à l'arrêt pour au moins deux semaines. Quand allez-vous décider d'annuler le Mondial en Suisse?

"La décision ne nous appartient pas. Elle est du ressort de la Confédération et des Cantons. De notre côté, nous continuons à travailler de telle sorte que le tournoi puisse commencer le 8 mai. L'espoir est le dernier à mourir. Nous sommes à l'écoute des experts, mais les opinions divergent. Certains prévoient le pic de la pandémie en Europe pour la fin avril, d'autres évoquent le mois de mai. J'ai même déjà entendu que le pire viendrait cet automne. En tant que dentiste et médecin, je juge peut-être la situation avec un peu plus de sensibilité. Mais même moi n'ai aucune réponse. Je suppose que nous en saurons plus concernant le Mondial dans deux semaines au plus tard."

- Mais il n'est déjà plus réaliste de maintenir ce championnat du monde. Il n'est par exemple pas concevable que l'Italie dispute ce tournoi...

"...vous avez raison. Les patinoires sont fermées en Italie, comme au Danemark et en Norvège. Le championnat a été stoppé en Allemagne, en Autriche et en Suisse. Dans ces circonstances, il sera très difficile pour les équipes nationales de se préparer. Je vais être clair: notre bateau vogue sur une mer tempétueuse. Il s'agit maintenant de rester calme et d'analyser la situation de manière réaliste. Nous devons penser à tout le monde: aux fans qui ont déjà acheté des billets et réservé des hôtels, aux joueurs, aux Fédérations, aux équipes. Les signaux indiquant que le tournoi n'aura pas lieu s'intensifient. Mais il est encore trop tôt pour une annulation définitive."

- Plus de 300'000 billets ont déjà été vendus. Les acheteurs seraient-ils remboursés en cas d'annulation?

"A 100%. Si le Mondial est annulé, notre priorité sera de limiter les dégâts à tous les niveaux. Notre objectif est de réduire les effets autant que possible que ce soit chez les fans, les sponsors ou les organisateurs locaux."

- Etes-vous assurés contre ce genre de dommage?

"Oui. Nous sommes assurés contre la guerre, le terrorisme et les catastrophes naturelles. Après avoir évalué les risques en 2012, nous avions conclu une assurance pour la période 2013 à 2022. La prime s'élève à 260'000 francs par an. En outre, nous avons pu établir des réserves d'environ 25 millions de francs au cours des dernières années. Ce qui représente à peu près l'équivalent des bénéfices d'un championnat du monde. Je peux donc dire que nous avons une certaine sécurité sur le plan économique."

- Mais le manque à gagner sera également grand pour Swiss Ice Hockey et les villes organisatrices...

"Malheureusement, c'est vrai. En général, l'organisateur local a un bénéfice garanti de 1,5 million de francs. Le secteur privé et l'industrie hôtelière seraient probablement encore plus touchés. Au total, la valeur ajoutée d'un tel tournoi est d'environ 100 millions de francs."

- A-t-on sous-estimé l'impact potentiel du coronavirus?

"Certainement pas à l'IIHF. Nous avons décidé d'annuler des tournois dès que nous avons découvert des cas positifs chez des joueurs en Asie et en Afrique du Sud. Nous avions d'ailleurs été critiqués pour cela au début. N'oublions pas que les organisateurs travaillent dur pendant très longtemps et que la déception est toujours énorme après une annulation. Mais avec le recul, on peut dire que nous avons fait tout juste. Notre commission médicale a évalué la situation de manière très précise et correcte, dès le début."

- Le championnat du monde 2021 pourrait-il avoir lieu en Suisse?

"Nous devrions en discuter le cas échéant. Mais les cinq éditions suivantes ont été attribuées: en 2021 à Minsk et Riga, en 2022 à Tampere et Helsinki, en 2023 à St-Pétersbourg, en 2024 à Prague et Ostrava, en 2025 à la Suède et au Danemark. Les intérêts commerciaux et stratégiques sont trop grands dans un championnat du monde du groupe A pour qu'un report soit simple à décider. Ce serait envisageable dans les divisions inférieures. En l'état, le Mondial 2021 aura lieu au Bélarus et en Lettonie."

- L'année 2020 s'annonçait grandiose sur le plan sportif, avec également un championnat d'Europe de football et des Jeux olympiques. Ces manifestations seront-elles annulées selon vous?

"J'ai constaté au cours des dernières semaines que la situation évoluait très rapidement. Cela n'a aucun sens de se projeter aussi loin. Nous devons réévaluer chaque jour la situation. Personne ne sait où nous en serons en juin. Personne ne connaît vraiment ce virus."

- Vous céderez votre poste de président en septembre. Mais vous ne pouvez pas vous en aller sur un Mondial annulé...

(rires) "Si, si. Mon successeur doit être désigné en septembre. Je suis fier de pouvoir lui transmettre les rênes d'une Fédération en bonne santé financière. Mais je ne partirai pas tant que la tempête ne sera pas passée. Un capitaine ne doit pas abandonner son navire dans cette situation."

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Hockey sur gazon

Servette HC: la fête, malgré la défaite

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Les Servettiens se sont inclinés pour leur entrée en lice lors de cet Eurohockey Trophy II (DR).

Le Servette HC s'est nettement incliné (2-5) vendredi en début d'après-midi face aux Gallois de Cardiff & Met dans le cadre de l'Eurohockey Trophy II. Mais ce tournoi est aussi l'occasion d'une fête pour le public et pour les joueurs de Mathieu Michaud, l'occasion d'acquérir de l'expérience.

Une défaite, c'est décevant pour les compétiteurs, mais en ce week-end de la Pentecôte, l'essentiel est ailleurs. C’est la fête du hockey sur gazon au Stade de Richemont. Plusieurs centaines de personnes sont attendues durant tout le week-end jusqu’à lundi. Comme il y a 4 ans, Genève accueille en effet la Coupe d’Europe Trophy II (deux), la 3e division continentale, autrement dit l’équivalent de la Conference League. Avec la participation de 6 équipes dont le Servette Hockey Club, qualifié grâce à son titre officieux de vice-champion de Suisse en titre.

L’enjeu de cette compétition interclubs, du troisième niveau continental, revêt une grande importance pour la nation représentée, davantage que pour le club. Pour les Servettiens, il s'agit surtout d'acquérir de l'expérience en vue de la phase décisive du championnat.

Mathieu MichaudEntraîneur du Servette HC

 

Pour les joueurs de Mathieu Michaud, ce tournoi continental est l'occasion d'emmagasiner de l'expérience (DR).

 

Pour les « grenats », la participation à ce tournoi est avant tout un aboutissement et un défi.

Benoît Wyss-ChodatVice-capitaine du Servette HC

 

Le SHC est donc entraîné depuis bientôt deux ans par le Belge Mathieu Michaud, un personnage charismatique qui est rapidement devenu la cheville ouvrière du club, puisqu'il en est également le directeur technique.

Mathieu MichaudEntraîneur et directeur technique du Servette HC

 

Sur le rectangle vert. les Servettiens se sont donc inclinés (2-5) vendredi face aux Gallois de Cardiff and Met HC. Ils doivent rapidement se remobiliser pour défier les Tchèques de Slavia Prague samedi (15h15).

Quant à la formule, les six équipes sont repartis en deux groupes de trois, les matches de classement et la finale se jouent lundi.

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Hockey sur glace

Louis Matte quitte le Genève-Servette Hockey Club

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Louis Matte aura été assistant de 5 coachs différents durant ses 14 ans passés derrière la bande de la première équipe. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Un pan d’histoire se referme au GSHC: Louis Matte quitte Genève-Servette pour devenir le nouvel entraîneur principal du HC la Chaux-de-Fonds.

Dire que c’est un personnage marquant du Genève-Servette Hockey Club qui s’en va est presque un euphémisme. Arrivé au sein du mouvement junior du club en 1997, Louis Matte était un peu un fil rouge dans l’histoire récente du club.

Nommé coach assistant en 2008 après le départ de Hans Kossman, il sera durant de longues années la voix francophone du banc géré par Chris McSorley. Il connaîtra une saison compliquée avec Craig Woodcroft, vivra la gloire puis la morosité avec Pat Emond. Comme un signe de sa longévité, Louis Matte était l’entraîneur assistant de Jan Cadieux, joueur qu'il a entraîné durant 4 ans lors de sa dernière saison.

Toujours très discret vis-à-vis du grand public, Louis Matte essayait toujours de trouver les bonnes formules même lors de défaites embarrassantes. Sa bonne humeur et ses blagues résonnaient régulièrement après une victoire ou après les entraînements.

Louis Matte aura été 2 fois vice-champion suisse. 25 ans passé au club, ce départ est assurément plus qu’une page qui se tourne. Il aura passé 702 matchs derrière le banc du Genève-Servette.

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Genève

Retour d'Omark à Genève, qui garde en plus ses Finlandais

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Linus Omark avait laissé de délicieux souvenirs à Genève en 2020-21. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Genève-Servette se muscle pour la saison prochaine. Le club annonce le retour du prolifique attaquant suédois Linus Omark et les prolongations des contrats de Sami Vatanen et Valtteri Filppula.

Omark, 35 ans, avait marqué les esprits en 2020-21 à Genève, lors de son premier passage. Il avait affolé les compteurs (71 points en 59 matches, play-off compris), avant de retourner en Suède pour raisons personnelles. Son retour réjouit les Aigles, qui espèrent "franchir un cap la saison prochaine", indique un communiqué jeudi.

Le Genève-Servette avait accepté de décaler la dernière année de contrat du Suédois sur la saison 2022-2023. Et comme Omark et sa famille s’étaient beaucoup plu à Genève, le joueur a prolongé son bail d’une saison supplémentaire, jusqu’au terme de l’exercice 2023-2024.

Les champions olympiques finlandais Sami Vatanen (30 ans) et Valtteri Filppula (38 ans) ont pour leur part prolongé leur contrat de respectivement deux ans et un an. Avec 39 points en 38 matches, Vatanen a particulièrement brillé pour un défenseur la saison passée. Il formera avec Henrik Tömmernes un duo défensif redoutable. Filppula de son côté s'est révélé un leader dans les vestiaires et sur la glace (77 pts en 48 matches), relève le GSHC. Le club recherche encore un renfort étranger.

Arrivée de Keanu Derungs

GE-Servette annonce par ailleurs que trois joueurs issus de la formation genevoise intégreront le cadre élargi de la 1re équipe. Il s'agit de Thomas Moreno et des internationaux M18 Kelian Fiebiger et Antoine Guignard. L'équipe enregistre en plus l'arrivée de Keanu Derungs (20 ans). L’attaquant suisse débarque du Canada, où il a joué ses trois dernières saisons juniors avec les Victoria Royals (WHL). Il s’est fait l’auteur de 25 points en 33 matches la saison dernière. Il a signé pour deux ans.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

La National League sur Léman Bleu

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Léman Bleu et son patron Laurent Keller se réjouissent de pouvoir diffuser la National League dès la saison prochaine (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Léman Bleu sera le partenaire de MySports pour la Suisse romande dès la saison 2022/23 de National League.

La chaîne lémanique pourra diffuser en direct le nouveau "match de la semaine", prévu le dimanche dès 19h30 pendant la saison régulière, ainsi que l'intégralité de la finale des play-off.

L'accord porte sur les cinq prochaines saisons, soulignent Léman Bleu et Sunrise UPC (MySports) dans des communiqués distincts diffusés mercredi matin. TV24 et Teleticino ont quant à eux été choisis comme diffuseurs gratuits pour la Suisse alémanique et le Tessin. SRG SSR se retrouve donc sur la touche.

Outre la finale des play-off, les téléspectateurs des trois nouveaux partenaires auront par ailleurs droit à une dizaine d'autres matches en direct durant les pré play-off et les play-off. Les temps forts des rencontres seront par ailleurs proposés en deuxième partie de soirée lors de chaque journée de championnat, précise Léman Bleu.

"Pour les fans de hockey en Suisse romande et au Tessin, ce partenariat annonce un plus grand nombre de matches de hockey sur glace disponibles gratuitement, ainsi que davantage de temps forts, d'actualités et d'informations", explique dans le communiqué de Sunrise UPC Matthias Krieb, directeur de MySports.

Vaucher "très impressionné"

MySports avait déjà annoncé des partenariats avec CH Media (Suisse alémanique) et Blick Gruppe (Suisse alémanique et Suisse romande). Partenaire de streaming, Blick Gruppe diffusera ainsi chaque mardi un match en direct. Tous les buts et les "highlights" seront également disponibles sur Blick.ch.

"Nous sommes très impressionnés par le modèle innovant de MySports et impatients d'entrer dans une nouvelle ère de la National League en septembre prochain avec un puissant réseau de partenaires de distribution passionnés de hockey ainsi que de nouveaux formats et canaux de diffusion", explique pour sa part Denis Vaucher, CEO de la National League, cité dans le communiqué de Sunrise UPC.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Dean Kukan et Janis Moser rejoignent l'équipe de Suisse

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Janis Moser rejoint l'équipe de Suisse (© KEYSTONE/AP/ROSS D. FRANKLIN)

Patrick Fischer a effectué une première mise à jour de sa formation en vue du Championnat du monde. Pour les Beijer Games en Finlande et Suède, le sélectionneur a convoqué Dean Kukan et Janis Moser.

Absents des play-off de NHL avec leurs équipes respectives, Columbus pour Kukan et Arizona pour Moser, les deux défenseurs prennent la place de Noah Delémont et, plus surprenant, de Santeri Alatalo. Patrick Fischer a également renvoyé à la maison l'attaquant lausannois Ken Jäger et le gardien bernois Philip Wüthrich.

Pas trace donc de Timo Meier, Nico Hischier ni de Jonas Siegenthaler qui ont pourtant annoncé partir au Championnat du monde. Dans le cas de Hischier, ce sont même les New Jersey Devils qui ont mentionné sur Twitter qu'il arriverait en Suède.

Il est à noter que le communiqué de la Fédération précise à la fin que les prochaines nominations seront annoncées en temps voulu.

La sélection pour les Beijer Games (5-8 mai):

Gardiens (2): Sandro Aeschlimann (Davos), Reto Berra (Fribourg-Gottéron)

Défenseurs (8): Dominik Egli (Davos), Michael Fora (Ambrì-Piotta), Lukas Frick (Lausanne), Andrea Glauser (Lausanne), Dean Kukan (Columbus Blue Jackets), Janis Moser (Arizona Coyotes), Simon Le Coultre (Genève-Servette), Romain Loeffel (Lugano).

Attaquants (12): Andres Ambühl (Davos), Christoph Bertschy (Lausanne), Enzo Corvi (Davos), Nando Eggenberger (Rapperswil), André Heim (Ambrì-Piotta), Mike Künzle (Bienne), Marco Miranda (Genève-Servette), Killian Mottet (Fribourg-Gottéron), Damien Riat (Lausanne), Noah Rod (Genève-Servette), Tristan Scherwey (Berne), Calvin Thürkauf (Lugano)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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