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Santé

La grippe aviaire menace la Suisse, les autorités rassurent.

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Image d'archive. La rade de Genève lundi 27 fevrier 2006. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

En pleine crise du Coronavirus, un autre virus est suivi attentivement par la Confédération. Le risque que la grippe aviaire atteigne la Suisse est important. L'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) recommande de prendre des mesures pour protéger les cheptels. A ce stade, aucun canton suisse n'est directement menacé. Les produits importés en provenance d'Europe centrale et d'Europe de l'Est sont étudiés.

Des cas de grippes aviaires H5N8 ont été confirmés dès fin 2019 en Pologne, indique jeudi l'OSAV. Actuellement, une petite vingtaine d'exploitations amatrices ou commerciales de dindes, poules, canards, oies et pintades sont touchées. Elles se situent dans l'est, le centre et l'ouest du pays.

Plusieurs cas ont également été annoncés en Hongrie, Slovaquie, Roumanie, République tchèque, Ukraine dans des élevages commerciaux ou amateurs, ainsi que dans un zoo. Chez les oiseaux sauvages, un faucon polonais et une mouette allemande ont été signalés.

Le virus actuel H5N8 est un virus réassorti. Il provient d'Afrique et plusieurs souches étaient présentes ces dernières années chez des oiseaux sauvages en Russie.

La météo trop douce responsable

La propagation de l'épizootie à la Suisse dépendra du comportement des oiseaux sauvages, précise l'OSAV, qui souligne que le risque est accru. En raison d'une météorologie clémente en novembre et décembre 2019, certaines espèces n'ont pas migré vers le sud.

Si le temps devait rester ainsi, les oiseaux migrateurs pourraient se rediriger vers le nord-est, réduisant ainsi les risques. A l'inverse, si une vague de froid devait survenir, les espèces pourraient arriver jusqu'aux lacs suisses.

L'épizootie pourrait également se propager à travers les échanges commerciaux intensifs entre les pays. Mais l'OSAV informe que les Etats concernés ont pris les mesures nécessaires, dont l'arrêt des ventes issues des régions touchées.

Détection précoce importante

Afin de protéger les populations de volailles de rente, l’OSAV recommande aux aviculteurs de vérifier les mesures d’hygiène et de biosécurité dans leurs exploitations et de les améliorer si nécessaire.

En cas de suspicions, des examens d'exclusion doivent être réalisés. Il faut notamment être vigilant en cas de symptômes respiratoires, baisse des performances de ponte, mortalité élevée ou encore diminution de la consommation d'aliments et d'eau.

La détection précoce des cas est centrale, souligne l'OSAV. Il prie par ailleurs la population d'être vigilante et d'annoncer les oiseaux sauvages trouvés morts ou malades.

Depuis la mi-décembre 2019, des examens ont été réalisés sur six oiseaux d'eau, principalement des cygnes tuberculés, découverts morts sur les rives des lacs Léman, de Bienne et Wohlen. Tous les résultats étaient négatifs.

Dernier cas en décembre 2017

Lors du dernier épisode de grippe aviaire, la Confédération avait mis en place des mesures de prévention de novembre 2016 à mars 2017. Au total, 121 cas avaient été confirmés. Mais aucun n'avait concerné la volaille domestique.

Le dernier cas de grippe aviaire a été découvert fin décembre 2017 sur les rives du lac de Bienne. Il s'agissait d'un cygne.

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Santé

Un premier cas de variole du singe confirmé dans le canton de Genève

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(© KEYSTONE/AP)

La personne concernée se trouve en isolement. Son état général est bon et ne nécessite pas d'hospitalisation actuellement.

Le département genevois de la santé précise qu'elle a été contaminée lors d'un voyage à l'Espagne. Une enquête épidémiologique est en cours pour avertir les personnes qui pourraient être exposées. Du coté des autorités, la logistique est déjà en place. 

Laurent PaolielloDépartement genevois de la sécurité, de la population et de la santé

 

Il s'agit du deuxième cas confirmé en Suisse, le premier remonte au 21 mai dernier dans le canton de Berne, il s'agissait d'une personne qui avait également été exposée au virus à l'étranger.

Depuis le début du mois de mai 2022, plusieurs dizaines de cas de variole du singe ont été signalés dans plusieurs pays européens, en Amérique et en Australie. Pour autant, on ne s'inquiète pas plus que nécessaire au sein des autorités

Laurent PaolielloDépartement genevois de la sécurité, de la population et de la santé

 

Risque modéré

La variole du singe est une maladie infectieuse causée par virus qui se transmet de l'animal à l'humain, mais qui peut aussi se transmettre d'humain à humain. Ces derniers jours, la présence de ce virus rare, endémique dans certaines régions d'Afrique, a été rapportée dans plusieurs pays européens, dont la Grande-Bretagne, la France, la Suisse ou l'Espagne, ainsi qu'aux Etats-Unis.

Des autorités médicales, dont l'Organisation mondiale de la santé (OMS), estiment que le risque de voir cette maladie se propager largement est réduit. Le taux de létalité de la maladie varie de 1 à 10% selon le variant (il en existe deux), des taux observés en zone endémique, dans des pays au système de santé défaillant.

Mais une prise en charge médicale adéquate réduit considérablement les risques et la plupart des personnes guérissent spontanément. Dans les pays où la maladie a été repérée récemment, les cas observés sont pour la plupart bénins et il n'y a pas de décès recensés.

Avec ATS Keystone

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Santé

Geneva Health Forum sur l'urgence environnementale et sanitaire

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Photo illustration (KEYSTONE/Martial Trezzini)

La 9e édition du Geneva Health Forum (GHF) explore de mardi à jeudi les enjeux de santé publique touchant l’ensemble de la planète, pandémies et destruction des écosystèmes notamment. Plus de 400 intervenants et 2000 participants de 80 pays sont attendus.

Une vingtaine de sessions sont au programme ainsi que des ateliers et débats. Toutes les plénières sont proposées en format hybride (présentiel et en ligne), a indiqué mardi l'Université de Genève (UNIGE).

Tirer les enseignements de la crise du Covid 19 et mieux comprendre l’impact de la dégradation de l’environnement sur notre santé sont les axes principaux de cette 9e édition, intitulée "Pandémie de Covid-19 et urgence environnementale: réinventer la santé globale à l’heure des changements mondiaux". Un événement qui met notamment en avant l'échange entre disciplines. Le professeur Antoine Flahault, co-président du Geneva Health Forum et directeur de l’Institut de santé globale de la Faculté de médecine de l’UNIGE.

Pr. Antoine FlahaultCo-président du Geneva Health Forum et directeur de l’Institut de santé globale de la Faculté de médecine de l’UNIGE

Le forum, véritable laboratoire d'idée,  fait également la part belle à l'innovation comme l'explique le professeur Antoine Geissbuhler (Gueisse bulere), co-président du Geneva Health Forum, médecin-chef du service de cybersanté et télémédecine et responsable du centre de l’innovation des HUG, vice-recteur de l’UNIGE.

Pr. Antoine GeissbuhlerCo-président du Geneva Health Forum, médecin-chef du service de cybersanté et télémédecine et responsable du centre de l’innovation des HUG, vice-recteur de l’UNIGE

Recherches de solutions

Organisé par l’UNIGE et les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), l’événement réunit de nombreux experts autour de la recherche de solutions concrètes selon les principes "One Health" ou "Planetary Health", qui s’appuient sur une approche systémique et intégrée de la santé publique, animale et environnementale. Le professeur Antoine Flahault.

Pr. Antoine FlahaultCo-président du Geneva Health Forum et directeur de l’Institut de santé globale de la Faculté de médecine de l’UNIGE

Les contraintes sur le monde animal et végétal – comme la baisse de la biodiversité, la raréfaction des terres agricoles, l’industrialisation de l’agriculture et de l’élevage – sont en effet de plus en plus souvent à l’origine de pandémies.

La pollution, elle, est directement responsable d’un nombre de plus en plus important de pathologies et de décès. Quant au changement climatique, il engendre des contextes humanitaires toujours plus difficiles et stimule les migrations en pesant sur l’agriculture et les ressources en eau.

Prix et documentaire

Le prix "Grand Jet d’Or de Genève", doté de 50'000 francs, récompensera une équipe de recherche sur un projet innovant dans le domaine de la santé globale. Enfin, un documentaire très attendu est à l’affiche: "La fabrique des pandémies" de la réalisatrice Marie Monique Robin avec la collaboration de Juliette Binoche.

Présenté en avant-première au GHF, il met en scène la rencontre de l’actrice française avec vingt scientifiques, qui détaillent leur vision de l’action à mettre en place au niveau local, national et international pour lutter contre les zoonoses, ces maladies transmises à l’homme par les animaux.

Avec Keystone-ATS

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Genève

La rétine pas épargnée par le SARS-CoV-2

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Illustration (© KEYSTONE/DPA/KAY NIETFELD)

La liste des atteintes causées par une infection au SARS-CoV-2 s’allonge et inclut désormais la rétine. Selon une étude genevoise, 11% des personnes hospitalisées pour une détresse respiratoire due au Covid-19 présentent des atteintes rétiniennes transitoires.

Une équipe de recherche des Hôpitaux universitaires et de l'Université de Genève (HUG/UNIGE), ainsi que du Centre de recherche clinique en ophtalmologie du Mémorial Adolphe de Rothschild, a réalisé des examens de fond de l'œil chez 172 patients hospitalisés aux HUG et placés sous oxygénothérapie.

"Une photographie du fond de l'œil donne accès au système vasculaire de la rétine, une aubaine pour étudier l'affection des vaisseaux par le Covid-19 de façon aisée", indique Eleonora Riotto, alors étudiante à la Faculté de médecine de l'UNIGE, et première auteure de l'étude, citée mardi dans un communiqué des HUG.

Les examens ont révélé des taches blanches sur les rétines dans 11% des cas. Ces taches sont connues sous le nom d'exsudats cotonneux. Ce sont des signes de souffrance rétinienne secondaires à une occlusion des petites artères.

Altération corrélée avec le Covid-19

Ces données ont ensuite été croisées avec l'état de santé des personnes et leurs symptômes. Des antécédents de diabète et de surpoids, notamment, ont été plus fréquemment observés chez les patients et patientes présentant des exsudats cotonneux.

Toutefois, bien qu'une corrélation existe avec le diabète, l'étude montre que près de 64% des participants présentant une anomalie de la rétine ne souffraient pas de diabète auparavant. Même constat pour l'hypertension artérielle, puisque près de 90% des patients ayant une lésion rétinienne n'avaient pas d'antécédents d'hypertension.

"Nos résultats plaident donc pour une altération rétinienne principalement due à l'infection virale", souligne Christophe Marti, médecin adjoint au Service de médecine interne générale des HUG et co-auteur de l'étude.

Exsudats réversibles

L'équipe de recherche a ensuite revu chaque patient, trois mois après son hospitalisation. Elle a constaté que tous les exsudats avaient disparu et que personne ne souffrait de troubles de la vue.

"Les personnes participant à l'étude seront suivies pour confirmer ces constatations rassurantes", précise Gordana Sunaric Mégevand, directrice médicale du Centre de recherche clinique en ophtalmologie du Mémorial Adolphe de Rothschild et dernière auteure de l'étude.

L'étude n'investigue pas les causes de ces lésions transitoires de la rétine. Néanmoins, les auteurs pensent que trois mécanismes différents pourraient les expliquer. Premièrement, une lésion directe des tissus par l'infiltration du virus dans les cellules endothéliales des vaisseaux pourrait provoquer une inflammation et une obstruction.

Une seconde explication provient de la potentielle occlusion des artérioles rétiniennes causée par un état d'hypercoagulabilité. La dernière hypothèse suggère que les exsudats se manifestent à la suite de la sous-oxygénation liée à la détresse respiratoire aiguë des sujets de l'étude ou à l'élévation de la pression artérielle typiquement observée dans la phase précoce de la maladie Covid-19. Ces travaux sont publiés dans le Journal of Clinical Medicine.

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Genève

Les HUG inaugurent un centre de l'obésité

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(image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'obésité touche de plus en plus de personnes en Suisse. Pour faire face à ce problème et mieux l'appréhender, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) inaugurent jeudi prochain leur centre de l'obésité et de la chirurgie bariatique (opérations en rapport avec l'obésité).

Ce centre permettra d'offrir aux patients de tout âge un parcours de soins coordonné. "Nous souhaitons développer une prise en charge individualisée de toute personne souffrant d'obésité", précise samedi, dans un communiqué des HUG, le professeur Zoltan Pataky, qui co-dirigera le centre.

La nouvelle structure s'occupera aussi de former des professionnels de santé et d'encourager à la formation continue dans la prise en charge de l'obésité. Enfin, le centre assurera la promotion de la recherche dans le domaine de la prévention et du traitement de l'obésité.

Un grand défi

L'obésité est devenue un défi majeur de santé publique dans le monde. En Suisse, entre 1992 et aujourd'hui, la proportion des personnes adultes souffrant d'obésité est passée de 5 à 11%. En y ajoutant les personnes en surpoids, 42% de la population adulte et 15% des enfants sont concernés par la thématique du poids corporel.

Le surpoids et l'obésité sont à l'origine de nombreuses maladies, notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et certains types de cancers. Les personnes en situation d'obésité peuvent souffrir de différentes pathologies et sont souvent suivies par plusieurs services.

Car l'obésité est une maladie chronique et complexe. De nombreux facteurs médicaux, génétiques, alimentaires, professionnels et psychologiques entrent en jeu. Le nouveau centre des HUG doit répondre à ce problème en proposant une prise en charge globale et multidisciplinaire, comprenant également la chirurgie viscérale.

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Genève

La protéine qui aiderait à la migration des cellules cancéreuses

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Archives (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Des chercheurs de l'Université de Genève (UNIGE), en collaboration avec des collègues de l'ETH de Zurich, ont mis en lumière le rôle potentiel d'une protéine dans la migration des cellules du cancer du sein. Cette découverte "pourrait favoriser le développement d'approches thérapeutiques pour supprimer les métastases", indique jeudi l'UNIGE dans un communiqué.

Dans le cadre de leurs travaux, les scientifiques se sont intéressés à la protéine ZEB1, "connue pour augmenter la plasticité des cellules". En d'autres termes, cette substance favorise la capacité des cellules à changer de fonction ou de forme. Les cellules tumorales peuvent ainsi devenir mobiles grâce à elle.

En faisant des expériences in vitro de migrations et d'invasions, les chercheurs ont constaté que les cellules cancéreuses qui expriment "ce facteur ZEB1" se déplacent vers les tissus osseux, contrairement aux cellules cancéreuses qui ne l'expriment pas, souligne l'UNIGE.

Ce constat a par la suite été confirmé sur des souris. "Si les cellules cancéreuses n'expriment pas ZEB1, les métastases se forment essentiellement au niveau des poumons". En revanche, en présence de la protéine, les métastases se développent également dans les os, comme c'est le cas chez certaines femmes atteintes du cancer du sein.

"On peut donc supposer que ce facteur s'exprime pendant la formation des tumeurs et qu'il dirige les cellules ayant acquis des caractéristiques métastatiques vers les os", explique, cité dans le communiqué, le professeur Didier Picard, qui travaille au sein du département de biologie moléculaire et cellulaire de l'UNIGE.

Cette étude, qui fait l'objet d'une publication dans la revue "Nature Communications", confirme "l'importance de la plasticité des cellules tumorales pendant le processus métastatique". Elle pourrait permettre, "à long terme", d'envisager de nouvelles approches thérapeutiques pour lutter contre l'apparition de métastases.

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