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Santé

Une application des HUG primée

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Le prix Pfizer 2020 de la recherche est attribué à une application pour la réanimation cardio-pulmonaire des enfants développée par les HUG est primée. Ses concepteurs ont reçu le prix Pfizer de la recherche 2020 pour les perspectives cliniques qu’elle ouvre.

L’application réduit significativement le nombre d’erreurs de dosage. Elle accélère la préparation des médicaments de réanimation cardio-pulmonaire en pédiatrie grâce au calcul automatique des doses en fonction du poids de l’enfant, ont expliqué les HUG dans un communiqué.

Traditionnellement, les soignants devant préparer des médicaments en perfusion continue s’aident de méthodes de calcul de doses compliquées telles que les tableaux de conversion, nécessitant des calculs fastidieux et complexes à la main. Ceci est source de délais et d’erreurs, particulièrement en situation de stress en réanimation.

L’application PedAMINES© leur offre une vision claire et synthétique des médicaments à administrer. Elle les guide également étape par étape dans la préparation des perfusions à injecter en perfusion continue ou en bolus intraveineux direct.

Augmentation du taux de survie

Une étude contrôlée incluant 128 infirmiers en situation de simulation de réanimations cardio-pulmonaires pédiatriques a montré que l’application permettait de réduire de 68% les erreurs de dosage. Mais aussi de raccourcir de 40% le temps nécessaire pour la préparation des médicaments jusqu’à leur injection: 4,2 minutes en moyenne avec l’application, 7,02 minutes avec la méthode conventionnelle.

Sachant que chaque minute de réanimation supplémentaire réduit les chances de survie, ce gain de temps pourrait théoriquement augmenter de 6% le taux de survie. L’étude a fait l’objet d’une publication le 21 février 2019 dans The Lancet – Child and adolescent health.

L’application a été développée par des collaborateurs du Service d’accueil et d’urgences pédiatriques et du Service des sciences de l’information médicale des HUG, sous la conduite du Dr Johan Siebert et de Frederic Ehrler. Elle a déjà été primée à la Journée de l’Innovation 2015 des HUG.

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Ne pas prendre l’EMS de Vessy pour une lanterne

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Une cinquantaine de collaborateurs de la Maison de Vessy s’est réunie ce mardi matin afin d’obtenir des conditions de travail et de salaire conformes aux règles en vigueur dans le canton. Au menu des revendications, la prime gériatrie, des effectifs suffisants et le temps d’habillage comptabilisé dans le temps de travail.

Le rassemblement était de courte durée, la faute à un vent glacial sur le plateau de Vessy mais aussi et surtout au fait que les collaborateurs mécontents ont pris sur leur pause matinale pour rouspéter et faire valoir trois revendications. D’abord, la prime pour inconvénient de service dite « prime gériatrie » qui n’est pas perçue par les collaborateurs de la Maison de Vessy contrairement à d’autres établissements du canton. Autre sujet de préoccupation du personnel : les effectifs, très réduits. Trop réduits. Pourtant en 2007, 60% des Genevois votaient l’initiative 125 soit la création de 600 postes afin de mieux couvrir le besoin en personnel dans les EMS du canton. Enfin, le temps d’habillage des collaborateurs qui n’est pas pris en compte dans le temps de travail. Les explications avec Sabine Furrer, Secrétaire syndicale SSP Genève :

Sabine Furrer
Secrétaire Syndicale au SSP Genève
Sabine FurrerSecrétaire Syndicale au SSP Genève

 

Retraite anticipée

En mars dernier, le SSP a dénoncé cette violation et a porté plainte auprès de l’Office Cantonal de l’inspection du Travail afin que le temps d’habillage soit pris en compte dans le temps de travail. Si ce point n’est toujours pas mis en application, deux autres volets occupent les esprits. A savoir, l’application de l’initiative 125 relative à la création de 600 postes dans les EMS du canton, ainsi qu’une égalité de traitement face à la prime gériatrie. Certains collaborateurs sont à bout et envisagent de partir en retraite anticipée. C’est le cas de Nathalie qui travaille depuis 30 ans dans cet Etablissement Médicaux Social:

Nathalie
Aide-soignante à la Maison de Vessy
NathalieAide-soignante à la Maison de Vessy

 

Espérance de vie plus faible

Certains chiffres parlent d’eux même. L’espérance de vie d’un personnel soignant est de sept ans inferieur à celui d’une femme. En Suisse, les femmes vivant en moyenne jusqu’à 85 ans, une infirmière ou un aide soignant auraient une espérance de vie d’environ 78 ans, à cause notamment de la pénibilité de son travail. Mais pour Thierry Daviaud, Infirmier et membre du Conseil d’administration de l’EMS de Vessy, la pénibilité du travail n’est pas reconnue, loin de là :

Thierry Daviaud
Infirmier et membre du Conseil d’administration de l’EMS de Vessy
Thierry DaviaudInfirmier et membre du Conseil d’administration de l’EMS de Vessy

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La centrale du Bugey électrise toujours Genève

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Photo AP Photo/Laurent Cipriani

 Genève poursuit son combat pour fermer la centrale du Bugey

Le canton et la Ville de Genève continuent leur lutte pour mettre à l'arrêt la centrale nucléaire du Bugey (F). Ils contestent une décision de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française qui permettrait à certains réacteurs de fonctionner au-delà de 40 ans.

Le canton et la Ville de Genève ont annoncé mardi avoir déposé un recours contre une décision de l'ASN, qui a été prise le 23 février dernier, et qui fixe les règles de sécurité pour les réacteurs de plusieurs centrales nucléaires françaises, dont celle du Bugey, une installation située à 60 kilomètres de la Suisse à vol d'oiseau.

Ces règles de sécurité pourraient être réévaluées lors d'examens programmés jusqu'en 2031. Selon les autorités cantonales et municipales genevoises, "c'est la première fois que l'ASN se prononce sur la poursuite du fonctionnement de certains réacteurs nucléaires au-delà de 40 ans".

Le canton et la Ville de Genève déplorent également la procédure suivie dans ce dossier par l'ASN, qui a choisi la voie de la poursuite d'exploitation lui permettant ainsi de passer outre la réalisation d'une évaluation environnementale ou d'une étude d'impact transfrontalière.

La centrale nucléaire du Bugey est implantée sur la commune de Saint-Vulbas, dans le département de l'Ain. Elle est en activité depuis le début des années 70. Les autorités genevoises dénoncent depuis plusieurs années la vétusté de l'installation et les risques qu'elle représenterait pour les populations habitant à proximité.

Avec ATS Keystone

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La réalité virtuelle en test aux HUG pour apaiser la douleur des enfants

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Photo Stéphanie Mermet HUG

La réalité virtuelle peut avoir des vertus sanitaires insoupçonnées

Illustration aux HUG qui testent actuellement un programme pilote de réalité virtuelle pour aider les enfants à surmonter la douleur lors d’une intervention à l'hôpital.

Présentation du dispositif avec Benoît Rouchaleau.

 

Imaginez la scène: le jeune Tom 9 ans sur son lit à l’hôpital en pleine opération du poignet, à ses côtés les soignants qui l'entourent, lui parlent et s’affairent dans le calme, tandis que le jeune patient, casque vissé sur les yeux et joystick en main, est lui plongé dans une aventure en réalité virtuelle, mêlant relaxation et participation active pour détourner son esprit pendant le soin. Stéphanie Mermet, infirmière en soins d’urgence. 

Stéphanie Mermet
Infirmière Spécialisée en Soins d'Urgence
Stéphanie MermetInfirmière Spécialisée en Soins d'Urgence

Comme toute nouvelle technologie, il a d’abord fallu convaincre de son utilité mais déjà les 1ers retours sont jugés concluants. Stéphanie Mermet.

Stéphanie Mermet
Infirmière Spécialisée en Soins d'Urgence
Stéphanie MermetInfirmière Spécialisée en Soins d'Urgence

Sauf que plus de technologie, signifie aussi moins d’humain. Le Docteur Cyril Sahyoun, médecin adjoint du service des urgences pédiatriques, qui co-pilote le programme, s’en défend.

Docteur Cyril Sahyoun
Médecin adjoint du service des urgences pédiatriques
Docteur Cyril SahyounMédecin adjoint du service des urgences pédiatriques

Aujourd’hui, le recours à la réalité virtuelle ne reste toutefois qu’une des options possibles pour aider à surmonter la douleur et l’anxiété mais l’ambition est de développer le dispositif plus largement. Le Docteur Cyril Sahyoun.

Docteur Cyril Sahyoun
Médecin adjoint du service des urgences pédiatriques
Docteur Cyril SahyounMédecin adjoint du service des urgences pédiatriques

Pour l’heure, le programme nommé “VR-Relief” est en test depuis juin 2020 aux HUG et une étude est en cours pour en mesurer les effets concrets sur les 6-12 ans.

Le programme a aussi été développé avec le chercheur Yvain Tisserand de l’UNIGE. En lien également avec la fondation privée des HUG et le Campus Biotech, dont les professeurs David Rudrauf et Corrado Corradi Dell’Acqua. Le projet a notamment remporté le prix « Coup de Cœur » lors du HUG Hackathon de 2019.

 

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VIDEO – Les autotests anti-Covid, comment ça marche ?

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Test rapide
Depuis le 7 avril, des autotests sont disponibles en pharmacie, avec une limite de 5 par personne. Malgré des problèmes d'approvisionnement, les Suisses sans symptômes sont incités à les utiliser afin de dissiper tout doute alors que la demande d'un retour à une forme de normalité se fait de plus en plus entendre.

Mais sont-ils simples à utiliser et quel bilan après le résultat? Benjamin Smadja et Laurie Selli ont testé les tests!

Les autotests ne doivent être utilisés que quand l'accès à un test antigénique n'est pas possible. Il n'est pas nécessaire de fournir plus de cinq autotests par mois, a indiqué Patrick Mathys, responsable de la section Gestion de crise et collaboration internationale à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Les tests antigéniques rapides sont plus fiables que les autotests à faire chez soi. Et une personne qui obtient un résultat positif avec un autotest doit le faire confirmer par un test PCR, a précisé M. Mathys. Un autotest dont le résultat est négatif n’est pas une carte blanche pour ne plus respecter les gestes barrières.

Confirmation par test PCR nécessaire

Pour le président de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé, Lukas Engelberger, ces autotests ont le potentiel de changer fondamentalement la situation. Si tout le monde peut régulièrement effectuer un autotest dans sa salle de bain le matin, la charge sur les pharmacies et les centres de tests s'en verrait allégée, a-t-il indiqué à la Sonntagszeitung.

Depuis la mi-mars, la Confédération prend en charge les coûts de tous les tests, même s'il n'y a pas de symptômes présents. Son but est que 40% de la population soit testée chaque semaine.

Grosses arrivées mercredi et jeudi

Après des demandes répétées au groupe bâlois, Roche lui a indiqué qu'une grande quantité devrait arriver mercredi et jeudi, selon Mme Ruggli. "Après, ça devrait aller mieux", a-t-elle ajouté.

Selon Pharmasuisse, les pharmacies ont reçu huit millions de tests. Roche écrit pour sa part en avoir fourni neuf millions à des grossistes et des pharmacies. Vendredi, plus d'un demi-million ont été distribués aux clients en Suisse. La demande a donc été "en grande partie" satisfaite, selon l'entreprise.

Benjamin Smadja avec ATS

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La vaccination à domicile débute ce lundi à Genève

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Photo illustration (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Nouvelle étape de vaccination au Covid-19 à Genève

En attendant l’ouverture du centre de Palexpo le 19 avril, un nouveau dispositif débute ce lundi sur le canton: la vaccination à domicile. C’est l’IMAD, l’Institution genevoise de maintien à domicile, qui a été mandatée par la Direction générale de la santé. Mais les critères pour en bénéficier sont très stricts. 

Christine Renais
Directrice du service des pratiques professionnelles à l’IMAD
Christine RenaisDirectrice du service des pratiques professionnelles à l’IMAD

Ce sont 2 infirmiers formés spécifiquement qui se déplaceront. Ils pourront ainsi administrer 6 à 12 doses quotidiennes, du lundi au vendredi. 

Christine Renais
Directrice du service des pratiques professionnelles à l’IMAD
Christine RenaisDirectrice du service des pratiques professionnelles à l’IMAD

Et le protocole sanitaire à respecter est lui aussi très spécifique.

Christine Renais
Directrice du service des pratiques professionnelles à l’IMAD
Christine RenaisDirectrice du service des pratiques professionnelles à l’IMAD

 

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