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Politique

Oui clair aux soins infirmiers et à la loi Covid le 28 novembre

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Pour 90% des sondés, l'initiative pour les soins infirmiers doit permettre d'améliorer les conditions de travail pour éviter que les soignants ne quittent la profession (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Près de quatre Suisses sur cinq sont favorables à l'initiative sur les soins infirmiers soumise au vote le 28 novembre, selon le premier sondage de la SSR. Ils disent aussi un oui clair à la loi Covid (61%), mais ils sont très divisés sur l'initiative sur la justice.

Si l'initiative "pour des soins infirmiers forts" avait été mise au vote dès le 9 octobre, elle aurait été acceptée par 78% des votants, indique le sondage gfs.bern réalisé pour la SSR et publié vendredi. Seuls 15% s'y seraient opposés, 7% étant encore indécis.

Les sondés ne peuvent toutefois expliquer leur intention de vote par des arguments que "de manière restreinte". La campagne pourrait donc influencer certains indécis ou certaines personnes ayant une opinion moins affermie, précise gfs.bern. Le potentiel de changement d'opinion est malgré tout limité, car 48% des électeurs se disent déjà prêts à voter pour l'initiative.

Soutien de tous les partis

Actuellement, le texte est soutenu par trois quarts des électeurs dans les trois régions linguistiques. Il bénéficie aussi du soutien de tous les partis. La part du "oui" va de 92% chez les Verts à 68% chez les sympathisants de l'UDC et 58% chez ceux du PLR - deux partis pourtant opposés à l'initiative. Les hommes sont un peu plus enclins à rejeter le texte que les femmes (19% contre 13%).

Parmi les arguments évoqués pour soutenir le texte, 90% des sondés souhaitent améliorer les conditions de travail pour éviter que les soignants ne quittent la profession. Ils sont 89% à penser que la crise des soins infirmiers est déjà une réalité et 84% que la pandémie de coronavirus a mis à mal le personnel soignant.

Polarisation autour de la loi Covid

La modification de la loi Covid (certificat, cas de rigueur, assurance chômage, accueil extra-familial pour enfants, acteurs culturels, manifestations) bénéficie, elle, d'une avance de 25 points. Elle obtient 61% des intentions de vote, contre 36% pour le "non" et 3% d'indécis.

Le sondage montre une forte polarisation en fonction des partis politiques. De la gauche au PLR, les électeurs fermement décidés à voter "oui" sont déjà plus de 50%. Les indépendants soutiennent aussi le texte. A l'inverse, c'est non chez les sympathisants UDC (59%), ainsi que chez les personnes non vaccinées et celles ne faisant pas confiance au Conseil fédéral.

Le sondage relève aussi des différences entre les âges et les couches sociales. Le "oui" est plus réservé chez les moins de 40 ans (57%) que chez les actifs plus âgés (60%) et plus de 65 ans (66%). Il augmente avec le niveau d'éducation et le revenu du foyer. L'approbation couvre l'ensemble du territoire, même si elle est moins marquée dans les régions rurales.

Si l'on regarde les arguments, près des deux tiers des électeurs considèrent le certificat covid comme la bonne voie pour revenir progressivement à la normalité. Et 63% craignent un dommage grave si les aides directes aux entreprises, aux travailleurs indépendants et aux salariés étaient rejetées.

Une majorité rejette les arguments du camp du "non" selon lesquels l'obligation du certificat va conduire à une société à deux vitesses et conduirait à une surveillance massive.

Juges fédéraux: incertitude

Troisième objet au menu des votations du 28 novembre, l'initiative populaire "Désignation des juges fédéraux par tirage au sort (initiative sur la justice)" divise: actuellement, 43% voteraient en faveur et 42% contre. La part des indécis (15%) est élevée.

Le texte ne trouve de majorité claire qu'au PLR (non à 55%), chez les Verts (oui à 55%) et chez les personnes aux revenus les plus bas (oui à 53%). Dans les autres partis, des majorités relatives se dessinent: en faveur de l'initiative au PS, contre à l'UDC et au Centre. Chez les Vert'libéraux, c'est l'égalité parfaite (44%).

La proportion de "oui" diminue également à raison qu'augmente le revenu et le niveau d'éducation.

Le sondage a été réalisé entre le 4 et le 18 octobre auprès de 14’568 électeurs, dont 10'594 en Suisse alémanique, 3507 en Suisse romande et 467 du Tessin. La marge d'erreur est de 2,8 points.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Pétition pour l'interdiction des élevages de poulets cruels

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En raison de leur muscle pectoral volumineux, les poulets d'engraissement à croissance rapide peuvent à peine supporter leur propre poids. Et de nombreux oiseaux souffrent de lésions aux pattes, écrit "Tier im Fokus" (TIF). D'autres souffrent de défaillance cardio-vasculaire. (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Les élevages de poulets d'engraissement cruels doivent être interdits en Suisse, demande l'organisation alémanique "Tier im Fokus" dans une pétition. Près de 4600 personnes ont signé le texte, qui a été déposé vendredi à la Chancellerie fédérale à Berne.

En raison de leur muscle pectoral volumineux, les poulets d'engraissement à croissance rapide peuvent à peine supporter leur propre poids. Et de nombreux oiseaux souffrent de lésions aux pattes, écrit "Tier im Fokus" (TIF). D'autres souffrent de défaillance cardio-vasculaire, car leur c½ur ne peut pas alimenter suffisamment en sang leur corps surdimensionné.

"Les poules suisses ont une vie courte et douloureuse", constate Tobias Sennhauser, président de TIF, cité dans le communiqué. Le Conseil national devrait traiter lors de la prochaine session d'hiver une motion du groupe des Verts demandant l'interdiction de ces sortes d'élevages, précise TIF.

Le Conseil fédéral rejette cette motion. Son argument: une interdiction des volailles d'engraissement à croissance rapide en Suisse entraînerait un renchérissement de la viande de poulet. Et de la viande plus chère provenant de races à croissance lente est déjà proposée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

Les milieux économiques prônent une cure de revitalisation

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Le président de l'usam Fabio Regazzi a souligné l'importance de l'accès au marché intérieur européen pour l'économie (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La Suisse a besoin d'une cure de revitalisation, estiment l'Union patronale suisse, l'Union suisse des arts et métiers (usam) et economiesuisse. Les trois faîtières de l'économie suisse ont adopté un agenda de politique économique commun, visant l'après-Covid.

La reprise actuelle ne doit pas faire oublier que le cadre de la politique économique en place n'est pas à la hauteur pour affronter la période post-Covid, ont relevé vendredi les trois organisations devant les médias à Berne. Elles estiment que la capacité d'adaptation de l'économie suisse est compromise.

Il s'agit maintenant de s'atteler au travail dans de nombreux domaines politiques, afin d’éviter d'être distancé dans un monde en évolution rapide, soulignent les trois faîtières. Dans leur agenda, elles fixent leurs priorités et orientations pour les prochaines années, en lançant un appel aux milieux politiques pour qu'ils unissent leurs forces afin de surmonter le blocage des réformes.

Retard dans la prévoyance vieillesse

Pour l'Union patronale suisse, le principal retard concerne la prévoyance vieillesse. Les efforts doivent se concentrer sur les deux grands chantiers que sont l'AVS et la LPP. "Au-delà de l'assainissement des premier et deuxième piliers, il n'y a pas de place pour un nouveau développement de l'Etat social", a souligné le président de l'association Valentin Vogt.

L'organisation plaide par ailleurs pour une extension de la liberté du travail. Les conditions de travail - d'un commun accord entre employeurs et employés - doivent être mieux adaptées aux besoins du futur. L'Union patronale suisse rappelle par ailleurs l'importance du système dual de formation.

De nombreux chantiers

Economiesuisse considère la durabilité comme un indicateur important. Mais celle-ci doit être comprise de manière globale. Selon le président Christoph Mäder, la politique ne doit pas se focaliser uniquement sur la durabilité environnementale, mais aussi tenir compte des conséquences économiques et sociales.

Malgré la mise en oeuvre du projet de réforme de l’imposition des entreprises (RFFA), de nouveaux défis attendent la Suisse en matière de fiscalité, que ce soit au niveau international ou intérieur, a noté M. Mäder. Selon lui, une réforme de l'impôt anticipé et l'abolition progressive du droit de timbre permettraient d'améliorer la fiscalité helvétique indépendamment des exigences internationales.

La Suisse doit continuer à prendre soin d'une politique budgétaire durable, qui représente un avantage compétitif pour le pays, estiment les trois faîtières de l'économie. Celles-ci s'engageront par ailleurs pour garantir des conditions cadres favorables à l'innovation et à la recherche.

Contre l'excès de réglementation

L'usam s'attaque pour sa part à l'excès de réglementation. "La réduction des coûts inutiles induits par la réglementation est au coeur des activités de l'usam et représente une préoccupation pour l'économie dans son ensemble", a souligné son président et conseiller national du Centre Fabio Regazzi.

Conformément au principe de subsidiarité, l'Etat ne doit fixer des règles que dans les domaines qui nécessitent effectivement une coordination de l'ensemble de la société, estime l'organisation. Une politique de réduction de la densité réglementaire permettrait aux PME de croître par elles-mêmes.

Concernant les rapports avec l'Europe, Fabio Regazzi a souligné l'importance de l'accès au marché intérieur européen. La Suisse ne doit pour autant pas nécessairement conclure un nouvel accord, estime le Tessinois. Un accord existant peut être élargi pour inclure les points importants pour l'UE sans franchir de lignes rouges. Les relations économiques doivent aussi être développées hors de l'Europe.

La numérisation doit également être considérée comme une opportunité pour l'économie suisse, a relevé M. Regazzi. Elle est utile si elle est liée à des principes de liberté et si elle se base sur de bonnes infrastructures. Sur le plan de la mobilité, il s'agit de combiner les atouts de tous les modes de transport, en garantissant leur libre choix. L'agenda commun stipule que de nouvelles taxes ou redevances, comme des péages, doivent être rejetées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

L'alouette des champs élue oiseau de l'année 2022

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Les petits de l'alouette des champs ne font qu'un bref séjour au nid. (© SVS/Birdlife)

L'alouette des champs est l'oiseau de l'année 2022. Présente depuis des siècles dans les espaces cultivés, elle est décimée par l'industrialisation croissante de l'agriculture. Sa survie est compromise.

En tant que représentante des nombreuses espèces en déclin du milieu cultivé, elle montre l’urgence d’une réorientation de la politique agricole, souligne jeudi dans un communiqué Birdlife, qui a élu l'alaudidé oiseau de l'année. Bien que petite et discrète, l'alouette des champs est l'une des meilleures chanteuses de l'avifaune et l'une des plus persévérantes.

Au printemps, elle vole sans cesse au-dessus des champs et des prairies en chantant presque sans interruption. Grâce à ses talents de chanteur, le mâle espère séduire une femelle.

Bref séjour au nid

L'alouette des champs est une espèce qui niche au sol. En avril, la femelle pond quatre à cinq ½ufs. L'incubation dure en moyenne douze jours. Les jeunes quittent le nid au bout de sept à douze jours. C'est l'un des séjours au nid les plus courts des passereaux de nos contrées.

Mais même cette adaptation ne suffit aujourd’hui plus pour nicher avec succès. L’alouette des champs ne trouve plus chez nous ni site de nidification adapté, ni suffisamment d’insectes et d’araignées pour se nourrir. En cause: des prairies "trop fortement fertilisées" et fauchées jusqu’à sept fois par année. Peu de fleurs et d’insectes survivent à ce régime.

Ainsi, l’espèce a disparu de la plupart des prairies du Plateau et elle est aussi de plus en plus menacée dans les Alpes. Dans le canton de Zurich, par exemple, les effectifs ont diminué de 90%. La survie et le retour de l'oiseau passent par une agriculture durable, conclut Birdlife.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

Un millier de personnes manifestent contre la venue d'Eric Zemmour

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Eric Zemmour est arrivé à l'Hôtel Hilton du Grand-Saconnex (GE) mercredi pour y tenir une conférence. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A Genève, un millier de personnes ont manifesté mercredi soir, dans le calme, contre la venue d'Eric Zemmour. Le polémiste, candidat potentiel à la présidentielle française, était invité à une conférence-débat avec l'avocat genevois Marc Bonnant.

Cet événement payant, organisé par l'association Convergences, s'est tenu à l'hôtel Hilton du Grand-Saconnex, où Eric Zemmour est arrivé vers 20h00, a constaté un photographe de Keystone-ATS sur place. En fin d'après-midi, le groupe de déminage de la police genevoise a procédé à des vérifications dans l'hôtel suite à des alertes aux colis piégés, mais il n'a rien trouvé de suspect.

Au même moment, des centaines de personnes, surtout jeunes, se réunissaient au centre-ville, à proximité de la gare de Cornavin, à l'appel d'une soixantaine d'associations, de collectifs, de syndicats et de partis de gauche, réunis en assemblée de lutte antifasciste. Le cortège autorisé avait pour but de ne "pas laisser de place aux discours qui normalisent le fascisme et le racisme".

Dénoncer ses idées

"Genève reste antifasciste", pouvait-on lire sur la banderole de tête lorsque le défilé s'est mis en marche à 18h30. "Tout le monde déteste Eric Zemmour" ou encore "Genève est antifa" ont bruyamment scandé les manifestants en descendant en direction du pont du Mont-Blanc avant de tourner sur le quai et de passer devant les hôtels de luxe.

Au micro, une jeune femme a dénoncé les idées nationalistes, extrémistes et haineuses défendues par Eric Zemmour. "Les auteurs d'actes racistes se sentent soutenus", a-t-elle critiqué. Dans la foule, des pancartes affichaient "Moins de Zemmour, plus d'amour", "Patriarches, machos, nous voilà!" ou "Zemmour casse-toi!".

La manifestation a ensuite traversé le quartier populaire des Pâquis, avant de rejoindre la place des Grottes, derrière la gare. Après avoir appelé une nouvelle fois à s'opposer aux idées du Français, une jeune femme a dissous la manifestation à 20h30. Sur un mur, une banderole enjoignait à se rendre à l'hôtel Hilton.

Politiciens genevois

Une heure plus tard, une septantaine de personnes était encore sur la place des Grottes, a indiqué Silvain Guillaume-Gentil, porte-parole de la police genevoise. Selon lui, la manifestation, qui a réuni 700 personnes, a eu lieu sans incident, hormis quelques graffitis.

Sur son fil Twitter, Eric Zemmour a posté des photos de sa rencontre de mercredi avec les politiciens genevois UDC Yves Nydegger, conseiller national, et Eric Bertinat, conseiller municipal de la Ville de Genève, ainsi qu'avec le député PLR Jean Romain. Le rédacteur en chef de la Weltwoche et conseiller national Roger Köppel (UDC/ZH) était aussi de la partie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

L'UDC fait du dossier énergie une "priorité absolue"

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Une "politique du réchaud de secours": c'est ainsi que le président de l'UDC Marco Chiesa qualifie la politique énergétique de la ministre de l'énergie Simonetta Sommaruga. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

L'UDC fait de la sécurité de l'approvisionnement énergétique une "priorité absolue". Si la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga ne prend pas d'engagement pour l'assurer, le dossier devrait lui être retiré, menace le parti.

L'UDC demande à la cheffe du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) de reconnaître l'échec de la stratégie énergétique 2050 et de garantir l'approvisionnement en énergie. "Si Mme Sommaruga refuse de concrétiser cet engagement, le dossier doit lui être retiré", a déclaré le président du parti lors de la présentation lundi à Berne de sa prise de position.

Une "politique du réchaud de secours": c'est ainsi que Marco Chiesa qualifie la politique énergétique de la ministre de l'énergie. Fustigeant de "dangereuses expériences idéologiques" de la gauche et des Verts, le papier de position de l'UDC "Pour un approvisionnement énergétique sûr, respectueux de l'environnement et abordable" revendique un changement de cap.

Le nucléaire, "pilier fiable"

Face au risque de pénuries d'électricité imminentes, l'UDC veut miser sur les énergies hydroélectrique et nucléaire comme "piliers fiables" de l'approvisionnement de la Suisse. "La durée de vie des centrales nucléaires existantes, respectueuses du climat, doit être prolongée. En outre, de nouvelles centrales nucléaires de dernière génération doivent être construites", demande le parti.

Quant aux projets de construction et de concession dans le domaine des énergies renouvelables (énergie éolienne, installations de biogaz, énergie hydraulique), l'UDC dénonce leur torpillage. Il exige pour l'éviter d'adapter les bases légales.

La Suisse ne peut plus compter sur les importations d'énergie des pays voisins ni de l'Union européenne, insiste l'UDC. Et les initiatives sur les glaciers, sur la biodiversité ou pour le paysage menacent encore davantage la sécurité d'approvisionnement, ont affirmé les représentants du parti.

En hiver surtout, les sources fluctuantes que sont l'éolien et le solaire ne servent que peu. Pour le conseiller national Christian Imark (SO) on ne pourra pas éviter les centrales à gaz. Mais "c'est difficile à concilier avec la politique climatique", a-t-il fait remarquer.

Pas de nouvelles taxes

Enfin, pas question d'introduire de nouvelles redevances ou taxes qui vont renchérir le coût de la production d'électricité. "Car ce sont les contribuables, notamment les PME, qui paient la facture", a rappelé l'UDC.

Le Conseil fédéral entend augmenter la production d'électricité à partir d'énergies renouvelables en révisant la loi sur l'énergie et la loi sur l'approvisionnement en électricité. Il a transmis son message au Parlement cet été. Il y est également question d'améliorer l'approvisionnement en électricité en hiver.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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