Bains des Pâquis: le choc thermique qui change un homme
Notre chroniqueur a testé le sauna des Bains des Pâquis pour la première fois. Il raconte avec humour son expérience de la nudité collective et le choc thermique revitalisant du plongeon dans le lac.
Bains des Pâquis: le choc thermique qui change un homme
Notre chroniqueur a testé le sauna des Bains des Pâquis pour la première fois. Il raconte avec humour son expérience de la nudité collective et le choc thermique revitalisant du plongeon dans le lac.
Pour la première fois, notre chroniqueur De Lux a testé les joies du sauna des Bains des Pâquis, une véritable institution genevoise. D'abord méfiant face au jargon sociologique décrivant le lieu, il raconte avec humour son expérience de la nudité collective, se sentant comme un "sboub en course d'école". Il décrit ensuite le choc thermique du plongeon dans le lac comme une sensation incroyablement revitalisante, transformant sa perception de lui-même et des autres. Selon lui, les personnes nues jugent beaucoup moins que les personnes habillées. Une aventure libératrice qui l'a presque changé en un "homme nouveau".
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
Lire la transcription complète
**Sophie Gaillard:** Bonsoir monsieur De Lux.
**De Lux:** Bonsoir Sophie. Je suis un homme nouveau.
**Sophie Gaillard:** Pourquoi? Vous avez voté à gauche?
**De Lux:** J'ai dit que j'étais un homme nouveau, pas un décérébré. Non, j'ai découvert pour la première fois les joies du sauna des Bains des Pâquis, cette grande institution genevoise. Ils existent depuis 1872 et ce sont véritablement les bains des Genevois. J'avais donc envie de parler de cette vie locale.
**Sophie Gaillard:** Alors, en quoi vous êtes un homme nouveau?
**De Lux:** Déjà, j'ai fréquenté un espace qualifié d'«ethno-territoire», comme témoignage de la relation entre l'individu et son environnement urbain. À la base, me parler d'ethno-territoire, c'est comme me parler du salon international de la coiffure. Et la relation entre l'individu et son environnement urbain me donne plutôt envie d'appeler le Ministère public pour dénoncer une relation contre-nature. Vous savez, c'est ce genre d'endroit qui renomme une salade mêlée en «rencontre de verdures intersectionnelles». Avant, on mangeait des crudités; maintenant, on analyse leur ressenti.
**Sophie Gaillard:** Et donc vous avez fait un sauna, alors?
**De Lux:** Incroyable. J'en ai fait deux! Vêtu d'une simple serviette, j’étais le sboub en course d'école. Mais je n'étais pas le seul, j'étais un sboub parmi les sboubs. Les sboubs en colonie: heureux, libres et insouciants. Et après le sauna, le plongeon dans le lac, avec cette pensée dévorante: «Allez De Lux, tu vas devenir quelqu'un de meilleur, un être nouveau». Bon, spoiler: j'ai quand même souhaité la mort de deux ou trois personnes pendant le choc thermique.
**Sophie Gaillard:** Et alors?
**De Lux:** Une incroyable sensation, revitalisante. Mon corps me remerciait proportionnellement à la réduction de la taille de mon appendice humain à cause du froid. J'étais jovial et invisible, car s'il est une chose que l'on peut dire, c'est que les tout-nus jugent et matent beaucoup moins que les tout-habillés.
**Sophie Gaillard:** Mais vous n’étiez pas gêné?
**De Lux:** J'y suis allé à reculons. Après, je me suis dit qu'aller à reculons dans un endroit où les tout-nus se côtoient, sans connaître forcément tous leurs codes, c'était risqué. Et alors que je suis pourtant assez pudique, ça a été. Personne ne vous juge en fait. C'est lorsque tu es habillé que tu deviens suspect. Enfin, personne ne vous juge, sauf les canards. J'ai senti leur regard pesant sur moi et ma silhouette de quinqua oisif entre deux nettoyages de plumes. Mais ce ne sont pas eux les plus grands mateurs.
**Sophie Gaillard:** Oui, c'est quand même à la vue de tout le monde cet endroit!
**De Lux:** Et j'ai trouvé que le plus marrant, c'est de voir une mouette partir des Bains des Pâquis en direction des Eaux-Vives et d'observer les passagers du bateau, plein à craquer, tous regarder des gens nus au point de faire pencher l'embarcation.
**Sophie Gaillard:** Discrets, non?
**De Lux:** Même pas, ils n'ont pas décroché le regard. Il n'y a pas à dire: vous avez beau être entouré du jet d'eau, de monuments, de la cathédrale, des vieux bateaux, tout cela dans une capitale internationale, c'est quand même un bout de fesse qui met tout le monde d'accord.
**Sophie Gaillard:** Vous êtes donc un homme nouveau, prêt à voir le monde différemment finalement, c'est ça?
**De Lux:** À la base, oui. Puis j'ai regardé le Léman Bleu et je suis tombé sur un reportage du défilé du 1er mai. Et là, je suis tombé sur Rémy Pagani. Et là, c'est le vrai choc thermique pour moi. Je ne peux pas, Sophie. L'ombre d'un instant, j'ai imaginé côtoyer Rémy Pagani en liberté aux Bains des Pâquis.
**Sophie Gaillard:** Et ça, c'est impossible pour vous?
**De Lux:** Ben oui! Imaginez que je le trouve sympathique. Et que, tout nus que nous soyons, nous arrivions même à rigoler ensemble et à sortir de nos certitudes.
**Sophie Gaillard:** Mais c'est super, non?
**De Lux:** Je sais. Mais moi, je dois rester dans mon rôle. C'est rassurant les rôles, ça évite de penser. Au fond, on participe tous du même cirque, non? Allez, restez bons de cœur, mais libres d'esprit.
-
Il y a 4 heures
Genève: Le futur et les miroirs dans l'objectif de Keystone-ATS
-
Il y a 4 heures
Horoscope, 08.05.2026 10:20
-
Il y a 5 heures
Informations, 08.05.2026 09:01
-
Il y a 5 heures
Radio Lac: Anniversaire, billets VIP et "L'oiseau et l'enfant"
-
Il y a 5 heures
Marathon de Genève: conseils et surprises pour la 20e édition
-
Il y a 6 heures
Marathon de Genève: une édition record s'annonce
-
Il y a 6 heures
Radio Lac a 40 ans: pourquoi ce n'est pas du tout vieux
-
Il y a 6 heures
Jeu Qui Chante Ça: Willy gagne et offre des entrées 40 ans Radio Lac
