Gérer sa charge mentale: les astuces d’une chirurgienne
Comment une chirurgienne gère-t-elle sa charge mentale? Elle partage ses astuces pour trouver de la joie et du positif même dans les situations les plus stressantes.
Gérer sa charge mentale: les astuces d’une chirurgienne
Comment une chirurgienne gère-t-elle sa charge mentale? Elle partage ses astuces pour trouver de la joie et du positif même dans les situations les plus stressantes.
Invitée de Radio Lac, la professeure et chirurgienne Barbara Wildhaber partage ses stratégies pour gérer une charge mentale intense. Face à la pression de l'urgence médicale, de la responsabilité humaine et de la gestion d'équipe, elle explique qu'il n'y a pas de hiérarchie des tâches. Pour elle, la solution réside dans la capacité à trouver des "grains de joie" dans chaque aspect de son travail. Plutôt que de chercher à éliminer la charge, elle préconise de s'enrichir du plaisir et de la passion pour son métier. Se ressourcer par le sport, le partage, la solidarité et voir le verre à moitié plein sont des clés pour transformer les défis.
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
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François Michalon est avec nous pour parler de charge mentale et il n'est pas seul. Barbara Wildhaber, qui est professeure et chirurgienne, est avec nous durant encore quelques minutes.
Qu'est-ce qui pèse le plus? Est-ce que c'est l'urgence médicale, la responsabilité humaine ou la gestion de l'équipe, ou alors l'ensemble? Et puis surtout, quelles sont les solutions que Barbara a pour se délester de tout ça?
La réponse n'est pas simple, parce que je pense qu'il n'y a pas de priorisation. Il n'y en a juste et simplement pas, parce que tout est important. Bien sûr, après on peut dire que telle ou telle chose n’est pas prioritaire. Mais je pense que, à vouloir donner de l'espace à tout ça, c'est vrai que finalement la charge, elle monte. Mais à vrai dire, si on a beaucoup de charge mentale et beaucoup de différents domaines de charge mentale, il faut trouver le grain de joie dans ces charges. Et c'est ça, je pense, qui nous sauve: d'avoir du plaisir en faisant ce qu'on fait. Je l'ai déjà dit tout à l'heure, faire du bien, ça fait du bien. Et même dans une intervention avec les RH, où finalement mes pauvres collègues sont peut-être aussi épuisés, il faut trouver vraiment le positif là-dedans et s'enrichir du plaisir, de la passion et surtout du privilège de pouvoir faire ce travail. Donc je pense que ça, c'est un peu la recette pour le succès: la positivité.
Est-ce que ça veut dire que sauver des vies, c'est une joie? Parce que vous sauvez des vies quelque part. Je pense qu'on ne peut pas dire non, ça c'est clair. Parfois, le chemin pour ça est extrêmement difficile, extrêmement chargeant. Mais justement, donner du bien, que ce soit ici chez nous dans la médecine ou dans l'humanitaire où j'ai pu monter une ONG justement pour encore se donner plus de ces ondes positives, de ces grains, ces pépites, c'est absolument génial. Donc je pense que trouver ça, c'est ça l'essence de notre profession et de notre lutte contre la charge mentale.
Est-ce qu'elle a d'autres conseils éventuellement, Barbara? Parce que bon, ça c'est une chose, mais des choses comme marcher, aller à la montagne… Après une opération, comment ça se passe? Est-ce que vous vous sentez déjà vidée?
Je me sens complètement vide, mais après je me ressource, justement. Finalement, la chirurgie, c'est un petit peu comme l'horlogerie, c'est extrêmement minutieux, impossible de faire une erreur. Après, on se recharge, parce que ça fait du bien de faire du bien. Et après, on a fait quelque chose dont on voit concrètement tout de suite le résultat. Ça, c'est aussi avoir bien choisi mon métier. Et après, justement, se ressourcer: aller courir, parler aux gens, partager, s'offrir un peu de joie dans la vie et de voir le demi-verre plein. Je pense que ça, c'est aussi un grand conseil que je poursuis dans ma vie.
Et de se dire que chaque jour est une nouvelle vie et que tout est possible?
Complètement. C'est vrai, après parfois, là je suis un peu souriante aujourd'hui, mais parfois j'ai aussi des larmes qui coulent parce que ce n'est pas toujours simple. Mais si on peut pleurer ensemble… Justement, il y a quatre semaines, on a vécu un événement extrêmement triste. On a pleuré ensemble, et après ça allait mieux. Donc ça aussi, on peut avoir une charge mentale négative, mais après la tourner en solidarité, et c'est positif.
La solidarité, ça me fait penser à une chose, parce qu'on s'est rencontrés Barbara grâce à Pain de Sourire avec Laura Cotton. Et je pense que c'est bien également de les citer, parce qu'ils font de belles actions grâce à des partenariats dans les hôpitaux pour aider le personnel soignant et pour aider les malades et les familles des malades.
Et nous faire du bien. Bah voilà, je reviens avec ça.
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