Coupe du monde : l'importance capitale des pelouses
À l'approche de la Coupe du monde, la qualité des pelouses devient un paramètre crucial pour les joueurs. Ces surfaces de jeu, aux caractéristiques techniques très variées, influencent directement le déroulement des matchs.
Coupe du monde : l'importance capitale des pelouses
À l'approche de la Coupe du monde, la qualité des pelouses devient un paramètre crucial pour les joueurs. Ces surfaces de jeu, aux caractéristiques techniques très variées, influencent directement le déroulement des matchs.
À l'approche de la Coupe du monde, les pelouses sont au centre de toutes les attentions. Lors de cette émission sur Radio Lac, Pierre-Yves Bovigny souligne que les terrains ne sont pas tous identiques et que leur composition joue un rôle crucial. Il explique notamment que les stades alternent entre graminées anglaises et tropicales, avec des caractéristiques techniques bien distinctes. Le choix du gazon, l'entretien et la capacité d'absorption des chocs influencent directement le jeu, les risques de blessures et la stratégie des équipes. Les jardiniers travaillent ainsi à niveler ces différences afin d'offrir les meilleures conditions de jeu possibles. C'est un paramètre essentiel, souvent méconnu du grand public, que les joueurs doivent apprivoiser rapidement.
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
Lire la transcription complète
On parle de pelouse avec Pierre-Yves Bovigny, maître d'enseignement à l'EPIA. On parle de pelouse parce que la Coupe du monde l'oblige. Et on va voir ces pelouses. On va voir des rectangles verts, bien verts, magnifiques, parce que, de ce point de vue-là, les Américains sont extrêmement forts sur le gazon. Ce qu'on verra un peu moins, c'est le picobelo bien aligné, c'est très très américain. La délégation américaine, alors c'est vrai que c'est du suisse.
Ce qu'on va peut-être moins distinguer, mais qui aura une importance essentielle, c'est le type de gazon. On l'a dit avant en préambule, il y a que deux stades sur 16 qui ont des gazons dits européens. Alors, on parle de Ray-grass anglais et de pâturin des prés. Les 14 autres stades ont des graminées tropicales, des graminées asiatiques tropicales. Quand on parle, on parle de Bermuda grass, de Bermudes. On parle de Kikuyu, le Pennisetum clandestinum, une sorte de bambou, et puis on parle de Paspalum.
Alors, toutes ces pelouses, avec ces graminées tropicales, ont des comportements très différents. Il faut savoir que, alors on va pas rentrer dans le détail, mais elles sont soit beaucoup plus épaisses comme structure, un peu matelassées. Ça veut dire qu'elles vont absorber beaucoup plus l'énergie, les joueurs vont se fatiguer beaucoup plus. D'autres ont des réseaux de stolons, c'est-à-dire des tiges aériennes, qui vont provoquer des risques de blessures parce que ça accroche beaucoup plus le pied. Donc, on a des tableaux pour chaque pelouse avec les risques de fatigue musculaire. Est-ce que la pelouse est adaptée à un jeu de possession de balle ? Est-ce qu'il va y avoir le confort articulaire, quelles vont être les possibilités d'accélération ?
Mais il faut que le confort soit total pour les joueurs. Bien sûr, mais l'idée c'est surtout c'est que les pelouses aient les mêmes caractéristiques, pour qu'une équipe passe d'une pelouse à l'autre, ils risquent de se blesser, ils risquent de se fatiguer beaucoup plus. Bon, s'ils passent d'état en état, ça peut être le Mexique par exemple, il y aura justement cette différence de température. Donc, déjà ça ça crée un souci sur le corps. Oui, les green keepers jouent là-dessus en diminuant les hauteurs de tonte, en augmentant l'humidité, en augmentant la compaction du sable sous la pelouse pour niveler ces différences. Parce qu'il y a des différences très importantes entre ces différents types de gazon.
Par exemple, la Suisse va jouer à Los Angeles, San Francisco, Vancouver. Et bien, trois pelouses totalement différentes. La seule pelouse naturelle, enfin qui existait déjà, c'est celle de San Francisco. Los Angeles et puis Vancouver, ce sont des pelouses hybrides. Il y a encore une particularité, toutes les pelouses sont des pelouses hybrides. Ça veut dire des pelouses où on a mis des fibres synthétiques dans le sol pour renforcer la cohésion du sable, pour armer la pelouse. Voilà. Donc tout ça pour dire qu'on pourrait aller encore très très loin dans le détail, mais que quand vous regarderez tous ces matchs, dites-vous bien que le spectacle est aussi sous la pelouse avec des comportements différents, avec des caractéristiques auxquelles les joueurs doivent s'adapter. On encourage notre équipe tout de même. Mais surtout, bien entendu, et le plus longtemps possible. Merci beaucoup, Pierre-Yves. On se retrouve dans 15 jours. Bonne journée.
-
Il y a 55 minutes
Informations, 12.06.2026 17:00
-
Il y a 1 heure
Cellulite : pourquoi le sport ne suffit pas à l’éliminer
-
Il y a 1 heure
Cellulite : pourquoi le sport ne suffit pas à l’éliminer
-
Il y a 2 heures
Informations, 12.06.2026 16:01
-
Il y a 5 heures
Le rôle clé des fibres alimentaires dans la perte de poids
-
Il y a 5 heures
Tout savoir sur les amidons résistants pour votre santé
-
Il y a 6 heures
Informations, 12.06.2026 12:00
-
Il y a 7 heures
Vivre avec ses émotions : les conseils de Christiane Dubois
