À Portland, le bitume laisse place aux jardins
À Portland, le mouvement DePave transforme le bitume en jardins. Ces aménagements réduisent la chaleur, favorisent la biodiversité et facilitent l’absorption des eaux de pluie.
À Portland, le bitume laisse place aux jardins
À Portland, le mouvement DePave transforme le bitume en jardins. Ces aménagements réduisent la chaleur, favorisent la biodiversité et facilitent l’absorption des eaux de pluie.
Né à Portland en 2008, le mouvement DePave remplace l’asphalte par des jardins et des espaces verts avec la participation des habitants. L’objectif est de lutter contre les îlots de chaleur, de favoriser la biodiversité et de mieux absorber les eaux de pluie. Depuis ses débuts, 80 sites ont été transformés dans la région de Portland, soit 3,4 hectares de bitume retirés. Ces aménagements peuvent faire baisser la température ressentie de 4,5 degrés et permettent à environ 93 millions de litres d’eau de retourner dans le sol chaque année. D’autres villes nord-américaines s’inspirent désormais de cette méthode.
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3,4, c’est le chiffre du jour. Je vous présente le contexte pour que vous compreniez bien mes propos. Vous habitez une ville où le bitume domine presque tout, quasiment tout. Le mouvement DePave s’attaque justement à cette situation.
Né à Portland en 2008, son objectif est simple: remplacer l’asphalte par des jardins et des espaces verts. Les habitants participent directement au projet. Cette initiative répond à des problèmes concrets: les îlots de chaleur, la perte de biodiversité et les eaux de pluie qui s’écoulent faute de sol pour les absorber.
Depuis ses débuts, le groupe a déjà transformé 80 sites dans la région de Portland. Cela représente environ 3,4 hectares de bitume en moins, remplacés par des plantes. En moyenne, chaque projet retire environ 335 m² d’asphalte pour créer des jardins ou des espaces partagés. Les quartiers respirent, au sens propre comme au figuré.
Les résultats sont parlants. Selon des analyses, la température ressentie peut baisser de 4,5 degrés grâce à ces aménagements. Chaque année, environ 93 millions de litres d’eau retournent dans le sol au lieu de finir dans les canalisations. Cela réduit le ruissellement, soulage les réseaux d’évacuation et aide les villes à mieux résister aux épisodes de chaleur extrême.
L’initiative ne s’arrête pas à Portland. D’autres villes d’Amérique du Nord adoptent la méthode DePave, qui repose sur la formation et la mobilisation des habitants. Les projets ciblent en priorité les quartiers les plus chauds, ceux qui subissent le plus les conséquences de l’évolution climatique.
C’est une démarche de bon sens, qui combine protection de l’environnement, adaptation au climat et amélioration du cadre de vie. C’est une action locale, certes, mais dont l’impact peut s’étendre bien au-delà. Et vous, qu’en pensez-vous?
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