Au Kenya, la jacinthe d’eau devient bioplastique
Au Kenya, la jacinthe d’eau invasive est transformée en sacs de semis biodégradables. Une solution qui soutient la reforestation et offre un revenu aux pêcheurs.
Au Kenya, la jacinthe d’eau devient bioplastique
Au Kenya, la jacinthe d’eau invasive est transformée en sacs de semis biodégradables. Une solution qui soutient la reforestation et offre un revenu aux pêcheurs.
Au Kenya, un ingénieur transforme la jacinthe d’eau, une plante invasive qui menace les écosystèmes et complique le travail des pêcheurs, en bioplastique biodégradable. Créée en 2022, son entreprise HYAPAC Ecotech a déjà récolté plus de huit hectares de cette plante. La matière est utilisée pour fabriquer des sacs de semis destinés à des projets de reforestation. Une fois plantés, ils se dégradent en environ six mois, améliorent la rétention d’eau des sols jusqu’à 20% et favorisent la croissance des jeunes arbres. L’initiative apporte aussi un revenu complémentaire aux communautés locales.
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20, c’est le chiffre du jour. Pour cette bonne raison, on part au Kenya, où la jacinthe d’eau fait des siennes. Cette plante invasive envahit les plans d’eau, complique sérieusement la vie des pêcheurs et fragilise les écosystèmes locaux. Elle est présente dans plus de 70 pays et son expansion coûte très cher à l’échelle mondiale. Un ingénieur kényan a décidé de ne pas se contenter de la subir. En 2022, il a créé HYAPAC Ecotech, une entreprise qui récolte la jacinthe d’eau pour la transformer en bioplastique biodégradable. Plus de huit hectares de plantes ont déjà été ramassés pour fabriquer des sacs de semis utilisés dans des projets de reforestation. Une fois en terre, ces sacs se dégradent en environ six mois et améliorent la qualité du sol. Ils permettent d’augmenter sa capacité à retenir l’eau jusqu’à 20% et donnent un coup de pouce de 10% à la croissance des jeunes arbres. Autrement dit, un fléau écologique devient un outil de restauration forestière. L’initiative profite aussi aux communautés locales. Les pêcheurs peuvent notamment arrondir leurs fins de mois en récoltant cette plante envahissante. Le Programme des Nations unies pour l’environnement a d’ailleurs récompensé cet ingénieur kényan pour son travail. C’est une preuve qu’une économie circulaire bien pensée peut répondre à des défis environnementaux, climatiques et sociaux très concrets.
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