Bourg-de-Four: les secrets de la rue Étienne-Dumont
La rue Étienne-Dumont, autrefois appelée rue des Belles-Filles, menait au quartier du lupanar. Elle était aussi empruntée par les condamnés conduits vers Champel.
Bourg-de-Four: les secrets de la rue Étienne-Dumont
La rue Étienne-Dumont, autrefois appelée rue des Belles-Filles, menait au quartier du lupanar. Elle était aussi empruntée par les condamnés conduits vers Champel.
Au Bourg-de-Four, la rue Étienne-Dumont révèle un passé bien plus sulfureux qu’il n’y paraît. Autrefois appelée rue des Belles-Filles, elle menait au quartier du lupanar et figurait aussi parmi les chemins empruntés par les condamnés vers Champel. Les rues Chausses-Coq et du Cul-du-Vieux-Bordel en gardent la mémoire. À proximité, la place Liszt rappelle le séjour du compositeur à Genève, entre 1835 et 1836, avec Marie d’Agoult. Otto Kolly évoque aussi la rue Tabazan, nommée d’après François Tabazan, bourreau de la République et des Savoyards lors de l’Escalade.
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
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Otto Kolly rejoint Sophie Gaillard chaque lundi sur Radio Lac pour Genève Story. Le mois prochain, l’historien Jean-Dominique Lormand prendra le relais. Tous deux accompagneront les auditeurs tout au long de la saison.
Toujours au Bourg-de-Four, Sophie Gaillard observe, sur la droite, une rue semblable à une allée de drapeaux. Il s’agit de la rue de l’Hôtel-de-Ville. Au-delà du bâtiment de l’Hôtel de Ville, situé au bout de la rue, c’est là que furent érigées les premières grandes demeures urbaines de Genève par les grands marchands de soie italiens: les Balbani, Micheli et Turrettini. Ce sujet sera développé dans un prochain épisode.
La promenade se poursuit dans la rue Étienne-Dumont, autrefois appelée rue des Belles-Filles, autrement dit le quartier du lupanar. Cette rue comptait aussi parmi les chemins empruntés par les condamnés qui se rendaient à Champel pour y être exécutés. Deux rues latérales rappellent également ce passé lié à la prostitution.
La rue Chausses-Coq renvoie aux jeunes libertins, les «coqs», qui passaient chez le cordonnier avant de se rendre au lupanar. L’ancienne rue du Cul-du-Vieux-Bordel, aujourd’hui la rue Maurice, complète cette évocation d’un Genève qui savait aussi s’amuser.
En sortant au sud de la rue Étienne-Dumont, on arrive sur la place Liszt. Franz Liszt a vécu à Genève entre 1835 et 1836 avec sa maîtresse, Marie d’Agoult, tout en enseignant au premier conservatoire de Genève, alors appelé le Casino de la Cour Saint-Pierre.
Le pianiste et compositeur aurait également caché une autre maîtresse dans une minuscule maison du Pont de Cierne: une sorte de maison de poupée, avec trois étages, une pièce par étage et des décors insolites.
La rue Tabazan doit quant à elle son nom à François Tabazan, bourreau de la République jusqu’en 1609. Il fut aussi bourreau des Savoyards lors de l’Escalade. À cette époque, cette fonction se transmettait de père en fils. François Tabazan habitait dans cette rue, mais pas à l’adresse où se trouve aujourd’hui l’enseigne.
Dans le prochain épisode, Genève Story partira à l’ouest de la ville, à la découverte de grandes demeures d’inspiration française, dans une partie plus discrète et guindée de Genève.
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