Compostelle et neuroarchitecture: les infos cachées
Le chemin de Compostelle séduit la Corée du Sud grâce aux livres et à la télé-réalité. La neuroarchitecture étudie aussi l'effet des bâtiments sur notre bien-être.
Compostelle et neuroarchitecture: les infos cachées
Le chemin de Compostelle séduit la Corée du Sud grâce aux livres et à la télé-réalité. La neuroarchitecture étudie aussi l'effet des bâtiments sur notre bien-être.
Dans La face cachée de l'info, Anne s'intéresse d'abord au succès grandissant du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle auprès des Sud-Coréens. Livres à succès et émissions de télé-réalité ont contribué à populariser ce pèlerinage, devenu une parenthèse face à une société très compétitive. Un chemin inspiré de Compostelle a même ouvert en Corée du Sud. La chronique se penche aussi sur la neuroarchitecture. Des chercheurs étudient la manière dont les bâtiments influencent le cerveau et le bien-être. Lumière, bois et formes arrondies pourraient notamment rendre les espaces plus agréables, contrairement à des structures aux angles très marqués.
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Dans La face cachée de l'info, Anne s'intéresse d'abord à Saint-Jacques-de-Compostelle, ce pèlerinage historique qui mène au tombeau de Saint-Jacques, en Espagne. Le journal Le Temps révèle que le chemin est devenu très populaire en Corée du Sud, notamment grâce à la télé-réalité.
En 2004, seuls 18 Coréens étaient recensés sur le chemin. En 2020, ils étaient plus de 8'000. Le phénomène a débuté avec un livre intitulé Le voyage d'une femme seule, dans lequel une femme raconte son expérience sur le chemin. L'ouvrage est devenu un best-seller.
Deux émissions de télé-réalité ont ensuite été diffusées, dont l'une liée à la K-pop. Leur succès a encore renforcé la popularité de Compostelle. Pour de nombreux Coréens, le pèlerinage est une manière de faire une pause dans une société très compétitive et centrée sur le travail. Un chemin inspiré de Compostelle a même ouvert en Corée du Sud, avec l'idée de permettre aux participants de se retrouver.
La chronique prend ensuite la direction de Bâle, avec les deux tours Roche conçues par Herzog et de Meuron. Les plus hautes tours de Suisse sont admirées par certains, mais d'autres estiment qu'elles contrastent trop avec le paysage bâlois et les bâtiments plus bas qui bordent le Rhin.
Le magazine britannique Monocle aborde ce sujet à travers la neuroarchitecture, une discipline qui cherche à comprendre comment les bâtiments influencent notre cerveau et notre bien-être, au-delà de leur simple esthétique. Des chercheurs du Max Planck Institute de Berlin étudient notamment les éléments qui rendent un bâtiment agréable.
La lumière, les matériaux naturels comme le bois et certaines formes peuvent jouer un rôle. Les formes arrondies semblent notamment mieux fonctionner que les bâtiments très rectilignes aux angles marqués, en donnant davantage envie d'entrer dans un lieu. L'objectif n'est pas d'imposer des règles aux architectes, mais de réfléchir à des espaces qui pourraient davantage contribuer à notre bien-être.
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