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La fouille corporelle n'était pas justifiée

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Photo prétexte (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)
Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours d'un homme soumis à une fouille corporelle par la police genevoise. Cette mesure n'était pas proportionnée à la situation: le recourant venait d'être arrêté après un vol dans un magasin et il se montrait coopérant.

En mai 2020, l'homme avait été surpris par un vigile alors qu'il n'avait pas scanné à la caisse automatique de la viande et du poisson pour une valeur de plus de 170 francs. L'examen des images de vidéosurveillance avait révélé qu'il avait dérobé 14 bouteilles de vin valant plus de 1700 francs au cours des semaines précédentes.

Appelés sur place, les policiers avaient procédé à une fouille par palpation sur place et à une fouille complète au poste. Ils avaient aussi menotté l'intéressé durant le trajet. Devant la justice genevoise, ce dernier s'est plaint d'avoir été soumis à un traitement dégradant et de l'imprudence des policiers qui n'auraient pas respecté les précautions d'usage contre le Covid. Il a réclamé une indemnité de 10'000 francs pour tort moral ainsi que près de 3000 francs pour ses frais d'avocat.

Règles sanitaires respectées

Débouté par la Cour de justice, il a recouru devant le Tribunal fédéral. Dans un arrêt publié jeudi, ce dernier a écarté les griefs relatifs au Covid et aux menottes: selon la vidéosurveillance, l'homme ne portait pas de masque et ne se désinfectait pas systématiquement les mains alors que les policiers avaient respecté les règles alors en usage. L'usage des menottes a été aussi jugé approprié dans la mesure où les agents ne savaient pas comment le contrevenant allait se comporter.

La fouille corporelle complète au poste a été jugée inappropriée, en revanche. Même si elle ne s'est pas déroulée en présence d'une femme policière comme le prétendait le recourant, les agents avaient déjà pu se faire une idée de son état d'esprit et constater qu'il ne portait pas d'objet dangereux sur lui. Eu égard à ces circonstances, la fouille n'était pas proportionnée.

Le recourant obtient partiellement gain de cause et obtient 2000 francs pour ses dépens.

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Les larmes d'Eliot Berthon

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Eliot Berthon a contribué au premier titre de champion d'Europe du GSHC (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Après la remise de la Coupe de champion d'Europe, les joueurs sont restés sur la glace pour communier avec le public et partager leur bonheur en famille. Et Eliot Berthon était très heureux.

On a souvent évoqué Valtteri Filppula, Sami Vatanen, Teemu Hartikainen, Daniel Winnik et les autres grands noms de cette équipe de Genève. Mais il y a aussi les guerriers de l'ombre, ceux qui jouent sur la quatrième ligne comme Eliot Berthon.

Le Français à licence suisse a ouvert le score et a participé au titre européen de Genève-Servette. Sur la glace, le petit numéro 92 a enlacé sa femme enceinte avant de serrer fort son père dans ses bras avec des larmes plein les yeux.

A voir ces larmes, est-ce que le sentiment est descriptible? "Je vois mon père, donc forcément, il y a tout qui lâche, répond-il. C'est lui qui m'a toujours supporté. Je pense bien à ma mère aussi, mon frère, ma soeur et mes grands-parents. Ce sont de beaux moments et puis on ne vit ça qu'une fois dans une carrière en général, donc... bein les larmes quoi Parce que c'est beaucoup de travail. Je suis passé par des moments vraiment durs, mais d'être là, avec ma famille, ma femme, c'est indescriptible."

Blessé lors du titre de champion

Si le Tricolore savoure ce titre, c'est parce qu'il n'avait pas franchement pu profiter de celui de champion au printemps dernier. Prêté à La Chaux-de-Fonds puis blessé, il n'avait pas pu amener sa pierre à l'édifice grenat. "J'étais là, j'étais en tenue, avec l'équipe, mais je n'ai pas vécu ça de la même manière parce que je n'ai pas joué. Le titre de champion m'appartient, mais ce soir, c'est différent. J'ai essayé de contribuer à ma manière et voilà, je suis juste content. Je n'imaginais pas vraiment ce scénario en ouvrant le score. Je voulais juste travailler fort et amener de l 'énergie. Et c 'est vrai, je pense que ça a donné une bonne impulsion et je suis fier."

Depuis les tribunes, le sentiment qui prédominait c'était que l'expérience du titre de Genève il y a dix mois allait servir dans un match comme celui-ci. "Je pense qu'on a géré le match, explique Eliot Berthon. Mais vers la fin c'était dur. Seulement défensivement, on a été solides. On a laissé quelques chances, mais ce n 'était pas des grosses chances. Et notre gardien a fait des gros arrêts à des moments-clés. Je pense que pour gérer dans ces instants où il y a beaucoup de pression et de stress, c'est sûr que ça nous a aidés."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève-Servette sur le toit de l'Europe

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Genève est allé chercher le titre en Champions League (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Genève-Servette a remporté la finale de la Champions League aux Vernets. Les Genevois ont dominé Skelleftea 3-2 et imité les Zurich Lions en 2009.

Il aura donc fallu attendre 2024 pour voir la Suisse prendre le dessus sur la Suède dans un match important. Genève a prouvé qu'il était possible qu'une équipe suisse prenne le dessus. Mais, on l'imaginait bien, cela ne fut pas de tout repos. Dans une formule revisitée avec 24 clubs européens, dont trois suisses, le GSHC avait fait de cette compétition européenne l'un de ses objectifs et il est allé au bout.

Les Genevois ont attaqué la partie de la meilleure des façons. Ils ont été les premiers à ouvrir les hostilités à la 6e grâce à Eliot Berthon. Sur une belle passe de Jacquemet, le Français à licence suisse a parfaitement su déjouer le portier suédois. L'égalisation de Skelleftea est tombée à la 12e sur un tir extrêmement précis et soudain de Dzierkals.

Après ce but, les Aigles ont dû faire le dos rond avant de récupérer le momentum à la suite d'un power-play. Les Finlandais du GSHC ont alors pris les choses en mains. Filppula a trouvé Hartikainen, qui a ensuite servi Manninen pour le 2-1 à la 18e. Et 59 secondes après, une habile déviation de Winnik a donné deux longueurs d'avance aux Genevois. La joie communicative du Canadien rappelle qu'après sa blessure subie à la fin de l'année passée, il avait tout fait pour être de retour et jouer cette finale.

Un box-play exemplaire

Dans un tel match, pas étonnant donc de voir les têtes de pont expérimentées de Jan Cadieux se montrer sous leur meilleur jour. Mais dans le tiers médian, il a fallu affronter le power-play de Skelleftea qui est le plus efficace des grands championnats actuellement avec plus de 35% de réussite. Mais là encore, les Servettiens ont tenu le choc sans offrir de grandes opportunités aux Suédois.

Il y avait du sérieux dans cette équipe grenat lors de cette finale. Et après le 6-1 encaissé vendredi dernier sur cette même glace face à Davos, il était permis d'en douter. Mais le titre de champion acquis au 7e match contre Bienne au printemps dernier fait de ce GSHC une machine bien préparée pour une échéance comme celle-là.

Les Grenat ont eu des sueurs froides lorsque Filppula a dû rejoindre le banc des pénalités alors qu'il restait un peu plus de trois minutes à jouer et avec cette règle spéciale qui fait que le joueur puni purge l'intégralité de sa punition de deux minutes. Mais Olkinuora et la défense des Aigles a tenu bon pour aller chercher ce nouveau titre et cette coupe à ajouter à l'armoire des trophées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La nouvelle route des Nations sera mise en service d'ici à un mois

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Le percement du tunnel de la route des Nations a nécessité plus de 3 ans de travaux. La route est conçue pour pouvoir accueillir 20'000 véhicules par jour (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, la nouvelle route des Nations sera mise en service d'ici à un mois, après plus de 6 ans de travaux. L'ouvrage est essentiellement souterrain. L'inauguration de ce nouvel axe, le 22 mars, se fera en présence du conseiller fédéral Albert Rösti.

La route des Nations a une longueur de 1,2 kilomètre. Elle relie l'autoroute au quartier des organisations internationales. Elle est étroitement liée à la jonction autoroutière du Grand-Saconnex, qui a été réalisée par la Confédération, précise mardi dans un communiqué le département genevois de la santé et des mobilités (DSM).

L'infrastructure va notamment permettre de réduire le trafic de transit sur les communes du Grand-Saconnex et de Pregny-Chambésy. Le chantier aura duré 76 mois. Les travaux de creuse de la calotte et notamment le percement du tube de près d'un demi-kilomètre entre 7 et 19 mètres de profondeur auront pris plus de 3 ans.

Le DSM rappelle que les premières études pour trouver des solutions afin d'éviter le transit du trafic individuel motorisé à travers le Grand-Saconnex ont été lancées en 1985. L'investissement du canton dans le projet s'est monté à 320 millions de francs, dont 171 millions uniquement pour la route des Nations.

L'inauguration de la nouvelle infrastructure se fera en présence du conseiller fédéral Albert Rösti, responsable du Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). Des visites guidées de l'ouvrage seront proposées au public entre 10h00 et 17h00, le samedi 23 et le dimanche 24 mars.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève-Servette face aux Suédois de Skelleftea

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Le capitaine de Genève-Servette Noah Rod, qui ne peut pas jouer et l'entraîneur Jan Cadieux devant le trophée tant convoité. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Genève-Servette a l'occasion d'imiter Zurich mardi soir (19h30) à l'occasion de la finale de la Champions League aux Vernets. Mais pour cela, les Aigles doivent dominer les Suédois de Skelleftea.

Comme le disait le capitaine Noah Rod après la victoire en demi-finales face à Lukko Rauma, avoir la possibilité de remporter un titre en février n'est pas courant. Depuis, le numéro 96 des Grenat s'est sérieusement blessé à une épaule et sa saison est malheureusement terminée. Pour soulever le trophée et donc faire comme les Zurich Lions en 2009, les Genevois doivent donc prendre le meilleur sur Skelleftea, actuellement 4e de SHL.

L'inconnue Tanner Richard

Contrairement au championnat de National League qui n'autorise que six étrangers sur la glace, la Champions League affiche une plus grande souplesse. Cela signifie que Jan Cadieux aura l'opportunité d'aligner ses sept joueurs importés s'ils sont disponibles. Le coach pourra en théorie placer Jussi Olkinuora dans les cages, jouer avec ses défenseurs Theodor Lennström et Sami Vatanen, et finalement aligner Valtteri Filppula, Teemu Hartikainen, Sakari Manninen et Daniel Winnik en attaque.

La grande inconnue dans les rangs servettiens, c'est la présence ou non de Tanner Richard. Auteur de 14 points en 31 parties cette saison, le centre international a signé 12 points (2 buts) en 12 matches de CHL. S'il s'est entraîné lundi, l'ancien junior de Rapperswil est annoncé "au jour le jour" par son club.

Un PP suédois très performant

Dans le camp suédois, le défenseur Jonathan Pudas est une valeur ultra sûre. Il a été élu meilleur défenseur du championnat les deux dernières saisons. Et comme à Genève, ce sont d'autres joueurs qui se révèlent sur la scène européenne comme Linus Lindström et ses 11 points (6 buts) en 12 parties.

Une statistique que les Grenat se doivent de prendre au sérieux, c'est le taux de réussite actuel en power-play dans les rangs suédois. La SHL a publié que Skelleftea tourne actuellement à 35,6% en avantage numérique, soit la meilleure marque au monde parmi les plus importantes ligues de hockey. Par chance, le GSHC affiche un taux de réussite en box-play de 91,89%, ce qui est excellentissime. Il s'agira donc pour les Aigles d'éviter le banc des pénalités.

Genève aura bien entendu l'immense avantage de disputer ce match couperet à domicile dans des Vernets remplis. Mais Skelleftea s'est montré très efficace hors de sa glace en remportant cinq de ses six matches européens jusqu'à présent.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Super League: Servette dans la tourmente administrative

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René Weiler privé de trois renforts pour raison administrative (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Servette a commis un oubli administratif qui peut lui coûter cher. Le club genevois n'a plus le droit d'aligner trois de ses quatre recrues du mercato hivernal, a indiqué la Tribune de Genève lundi.

L'administration du club a omis d'envoyer un mail capital dans les délais à la Swiss Football League, soit jusqu'au 15 février à 23h59. Il s'agissait d'une liste de joueurs actualisée avec les éléments sur le départ et les nouveaux venus. Sur cette liste peuvent figurer au maximum 17 joueurs non formés en Suisse.

Concrètement, Takuma Nishimura, Omar Rekik et Bassirou Ndiaye n'ont pas la permission de jouer. Dylan Bronn, quatrième recrue hivernale, peut lui fouler les pelouses grâce au prêt de Hussayn Touati à Wil.

Des joueurs partis toujours sur la liste du contingent

Les joueurs qui sont partis lors du mercato (Chris Bédia et Boubacar Fofana) et ceux qui ne s'entraînent plus avec le club (Ronny Rodelin notamment) figurent toujours sur la liste du contingent grenat. Ils auraient dû être biffés pour laisser la place aux arrivants.

Le club grenat a dit à la TdG essayer "de régler cette question administrative", mais n'a pas voulu réagir. La Swiss Football League a indiqué dans le journal genevois que Servette devait faire une demande à la commission des transferts. Cette commission indépendante peut examiner les arguments du club et statuer sur ce cas qui serait le premier de l'histoire de la SFL.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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