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Genève

Une astronome genevoise récompensée pour les galaxies petits pois

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L'astronome Anne Verhamme est la lauréate du Prix Marie Heim-Vögtlin 2019. (©FNS/Cornelia Vinzens)

Les galaxies primordiales sont vraisemblablement à l’origine de l’événement appelé « réionisation cosmique ». C’est ce qu’a montré l’astronome genevoise Anne Verhamme en étudiant les galaxies dites « petits pois ». Elle recevra le Prix Marie Heim-Vögtlin le 16 septembre.

Après le Big Bang qui a eu lieu il y a 14 milliards d’années, l’univers s’est lentement refroidi, ce qui a permis aux électrons et aux protons de se combiner pour former des atomes d’hydrogène. L’univers entre alors dans l’ère de l’âge sombre, jusqu’à ce que les premières générations d’étoiles s’allument.

Ces étoiles primordiales ont dû émettre beaucoup de rayons ultraviolets capables d’ioniser les atomes d’hydrogène, car un milliard d’années après le Big Bang, les astronomes observent que les électrons et les protons se séparent à nouveau. C’est la réionisation cosmique.

Nouvelle méthode de mesure

Pendant longtemps, l’astronomie ne pouvait pas expliquer d’où provenait le fort rayonnement ultraviolet nécessaire à cette réionisation. La grande majorité des galaxies observées n’émettent pas de photons ionisants, et les quelques exceptions connues n’en émettent pas suffisamment pour maintenir l’univers ionisé, a indiqué mercredi le Fonds national suisse (FNS) dans un communiqué.

Professeure d’astronomie à l’Université de Genève, Anne Verhamme a prédit qu’une classe de petites galaxies découvertes il y a dix ans, les galaxies petits pois, devait émettre beaucoup de photons ionisants – à cause des propriétés très particulières d’une raie d’émission de l’atome d’hydrogène dans ces galaxies, la raie Lyman-alpha.

Les astronomes pensent que ces galaxies petits pois ressemblent aux galaxies primordiales, car elles sont extrêmement compactes, en train de former leurs premières générations d’étoiles, et encore très riches en gaz.

Grâce aux données collectées par le télescope spatial Hubble, Anne Verhamme et une équipe internationale ont pu démontrer dans la revue Astronomy & Astrophysics que les galaxies petits pois émettent effectivement d’énormes quantités de photons ionisants. Il est donc très probable que les galaxies soient à l’origine de la réionisation de l’univers il y a plus de 13 milliards d’années.

Concilier carrière et famille

Mère de trois enfants, Anne Verhamme a mené ces travaux grâce à un subside Marie Heim-Vögtlin du FNS, destiné à permettre de concilier carrière scientifique et obligations familiales. En 2018, elle a décroché un poste de professeure grâce aux subsides Professeurs boursiers FNS et un subside du Conseil européen de la recherche, un ERC Starting Grant.

Doté de 25’000 francs, le Prix Marie Heim-Vögtlin lui sera décerné le 16 septembre à Genève lors de la séance d’accueil des nouveaux étudiants de la Faculté des Sciences.

Le FNS a attribué pendant 25 ans des bourses Marie Heim-Vögtlin à des chercheuses hautement qualifiées. Le prix distingue chaque année le travail de l’une des boursières. Depuis l’automne 2017, ces subsides ont été remplacés par le nouvel instrument d’encouragement PRIMA.

Marie Heim-Vögtlin est la première Suissesse à avoir été admise comme étudiante en faculté de médecine à l’Université de Zurich en 1868. Elle fait figure de pionnière de la lutte pour l’accès des femmes aux études supérieures.

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Deux genevois créent un supermarché avec zéro déchet plastique

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À Genève, Clarisse Pitton et Christophe Rolland lancent Organy, un supermarché sans déchet plastique, 100% bio et local au maximum. L’objectif: faire ses courses de la manière la plus écologique possible. La plateforme de course réutilise les bocaux ou bouteilles usagés et possède sa propre marque.

Générer zéro déchet plastique. C’est le concept du supermarché écologique Organy qui est 100% bio et maximum local. Crée par deux genevois, Clarisse Pitton et Christophe Rollandcette structure cherche une nouvelle façon de consommer bio, local et responsable. Leur concept se veut différent du vrac. Les consommateurs n’ont pas à se déplacer avec leur contenant puisque tout est emballé mais uniquement avec du biodégradable. Le supermarché dispose de toute une gamme de produits des denrées alimentaires aux produits cosmétiques en passant par les articles d’entretien. Pour l’instant les commandes se font uniquement en ligne et sont livrables en une heure en Ville de Genève. Le but: faire ses courses de la manière la plus écologique possible comme l’explique Clarisse Pitton, cofondatrice d’Organy.

Clarisse Pitton Cofondatrice d'Organy

Chez Organy, l’une des spécificité est de réutiliser les bocaux ou les bouteilles usagées. Pour ce faire les deux genevois se sont inspirés du système des consignes. Ecoutez Clarisse Pitton.

Clarisse Pitton Cofondatrice d'Organy

 

Une seule marque

L’une des concepts de ce supermarché d’un nouveau type est qu’il n’existera qu’une seule sorte de chaque produit d’alimentation, d’entretien ou de cosmétique. L’objectif est de gagner de la place et du temps. Les détails avec Clarisse Pitton.

Clarisse Pitton Cofondatrice d'Organy

Organy ne se voit pas comme une épicerie fine et veut proposer des prix abordables. Leur objectif est d’être un supermarché de tous les jours comme l’explique Clarisse Pitton.

Clarisse Pitton Cofondatrice d'Organy

 

Crowfunding

Pour lancer leur entreprise, la jeune femme et son associé Christophe Rolland ont lancé un financement participatif le 26 octobre dernier au travers de la plateforme SIG impact pour récolter 20’000 francs. La campagne s’est achevée il y a deux jours et ils ont récolté 30’000 francs grâce à 280 contributeurs. Grâce à ce ce soutien ils pourront notamment concrétiser leur boutique qui devrait voir le jour dans le quartier de Rive et développer leur application.

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La situation sanitaire continue de s’améliorer à Genève

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KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

La situation sanitaire à Genève continue de s’améliorer. Le nombre de nouveaux cas Covid est en décrue et le reflux s’observe également sur le plan des hospitalisations. Les autorités cantonales vont devoir maintenant gérer une première phase de déconfinement, avec la réouverture, samedi, de tous les commerces du canton.

« Nous enregistrons 200 à 300 nouveaux cas chaque jour », a précisé la médecin cantonale Aglaé Tardin lors d’un point de presse. Par rapport à la période où le canton comptait quotidiennement environ 1100 infections, l’amélioration est bien entendu de taille, mais ces chiffres restent élevés, a-t-elle averti.

L’objectif est d’arriver le plus vite possible à une centaine de cas par jour. Selon les dernières données fournies par le service du médecin cantonal, 355 malades du Covid-19 sont actuellement hospitalisés dans le canton, dont 24 sont pris en charge aux soins intensifs des HUG et 29 se trouvent aux soins intermédiaires.

Phase délicate

Pour garder la main sur la situation sanitaire, la bonne gestion de la prochaine étape du déconfinement, avec la réouverture des commerces samedi, va se révéler essentielle comme l’explique Adrien Bron, directeur général de la santé.

Adrien Bron Directeur général de la santé

L’ouverture des magasins dès demain fera l’objet d’une attention particulière des autorités. Plusieurs mesures ont été mises en place. Les explications d’Adrien Bron,

Adrien Bron Directeur général de la santé

Mme Tardin a par ailleurs constaté une diminution du nombre de tests au Covid-19 ces derniers jours parmi la population genevoise. M.Bron a insisté, de son côté, sur la nécessité d’aller se faire contrôler dès le moindre symptôme. Le dispositif de tests rapides est déployé et il ne devrait plus y avoir d’attente ces prochaines semaines.

ATS avec MH

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La Ville de Genève plante 500 arbres afin de répondre à l’urgence climatique

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KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

La nouvelle politique de gestion des arbres de la Ville de Genève se concrétise avec la période de plantation 2020-2021. 500 arbres supplémentaires viendront enrichir les parcs, les rues et les cimetières genevois, soit le triple des années précédentes. Le but est de répondre à l’urgence climatique.

Plus d’arbres pour lutter contre le réchauffement climatique. Ce matin la campagne de plantation d’arbres 2020-2021 de la Ville de Genève a été présentée à la presse. 500 arbres supplémentaires, soit le triple des années précédentes, viendront s’ajouter aux 40’000 déjà existant pour enrichir les parcs, les rues et les cimetières genevois. Le but est d’offrir plus d’espaces ombragés et de réduire les îlots de chaleur. Cette augmentation fait suite à la décision prise en juin dernier, par Alfonso Gomez, conseiller administratif en charge de l’environnement. Elle prévoit que chaque arbre abattu par le Service des espaces verts (SEVE) sera désormais remplacé par trois arbres plantés. Une stratégie de plantation difficile à planifier car Genève présente plusieurs difficultés comme l’explique Alfonso Gomez, conseiller administratif en charge de l’environnement.

Alfonso Gomez Conseiller administratif en charge de l'environnement

Pour le SEVE, la saison de plantation a commencé le 2 novembre et s’étendra jusqu’à début avril 2021. Des équipes supplémentaires sont actuellement mobilisées pour en planter trois fois plus. L’une des difficultés est de prendre en compte les différents types de plantations qui existent suivant les sites. Ecoutez Alfonso Gomez.

Alfonso Gomez Conseiller administratif en charge de l'environnement

 

Diversité des arbres

Dans un souci de diversifications des arbres plantés, près de 100 espèces différentes ont été choisies pour cette saison. La diversité se retrouve également au niveau des formes des arbres et de leur âge. En ce sens, des fruitiers et arbres exotiques feront leur apparition en Ville. Alfonso Gomez, explique ce choix.

Alfonso Gomez Conseiller administratif en charge de l'environnement

 

Des plantations sur les deux rives

Sur les 500 nouveaux arbres, 200 seront plantés sur le rive gauche et 300 sur la rive droite. Certains parcs sont particulièrement favorisés cette année comme le parc Hentsch (60 spécimens) et le parc Geisendorf (45 spécimens) sur la rive droite. Tout comme les abords de la pataugeoire et de l’aire de jeu au parc Bertrand (50 spécimens) sur la rive gauche. Une étude est en cours pour la replantation dès cet hiver dans les parcs touchés par la tempête du 13 août 2020 (Parc La Grange et Parc Mon-Repos).

Les efforts engagés vont se poursuivre et un groupe de travail inter-services a été initié cet automne pour inventorier tous les potentiels d’arborisation afin d’atteindre l’objectif de 30% de canopée en 2030. Il est par exemple envisagé de renforcer les lisières de parcs par l’installation de « franges arborées », dont le bénéfice servirait à la fois aux parcs et aux rues avoisinantes. La question du remplacement de places stationnements par des espaces arborés est également à l’étude.

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Genève veut mieux informer ceux qui souffrent de la crise

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KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Le canton de Genève a annoncé l’ouverture ce jeudi d’un bureau d’information sociale. Il doit permettre à des personnes frappées par la crise sanitaire d’obtenir des renseignements sur le dispositif social à Genève, et de savoir si elles ont droit à une aide. Situé au Bouchet, ce bureau est ouvert à tous les habitants du canton.

Les conséquences économiques et sociales de la deuxième vague épidémique de Covid-19 posent un défi majeur à une partie de la population, relèvent le département de la cohésion sociale et les Villes de Meyrin et Vernier dans un communiqué. La précarisation guette certains et d’autres voient leur situation difficile s’aggraver. Afin d’orienter et informer les personnes dans ce contexte de crise, le département de la cohésion sociale (DCS) ouvrira à partir de jeudi 26 novembre un Bureau d’information sociale à la paroisse Saint Pie X, au carrefour du Bouchet qui tiendra une permanence hebdomadaire jusqu’à fin décembre. Ce bureau aura un objectif bien précis comme l’explique Thierry Apothéloz, conseiller d’Etat en charge de la cohésion sociale.

Thierry Apothéloz Conseiller d'Etat en charge de la cohésion sociale

Les différents acteurs du domaine sociale constatent que la complexité du dispositif social à Genève et le manque de lisibilité des prestations engendrent un non recours à certaines aides. Ecoutez Thierry Apothéloz.

Thierry Apothéloz Conseiller d'Etat en charge de la cohésion sociale

Multiples partenaires

Des représentants de l’Hospice général, du Collectif d’associations pour l’action sociale, des Colis du Coeur, de l’ASLOCA Genève, de la Haute école de travail social, ainsi que l’Association genevoise des psychologues participent à l’opération. POur Thierry Apothéloz c’est l’une des grandes forces de ce projet.

Thierry Apothéloz Conseiller d'Etat en charge de la cohésion sociale

ATS avec MH

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La rénovation du Forum Meyrin entre les mains des Meyrinois

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KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Les Meyrinois se prononceront dans les urnes le 29 novembre sur la rénovation du Forum Meyrin. Au coeur des débats, l’octroi d’un crédit d’étude de plus de 3 millions de francs. Les autorités jugent le lieu inadapté aux besoins de la population et veulent le rénover. La droite estime de son côté que le coût est disproportionné au vu de la conjoncture économique.

Le Théâtre Forum Meyrin est au cœur d’une bataille politique. Les habitants de Meyrin doivent se prononcer le 29 novembre sur un crédit d’étude destiné à la rénovation du Forum Meyrin. Concrètement, il s’agit de rénover le bâtiment construit il y a 25 ans et de relocaliser les multiples activités qu’il abrite durant cinq ans, le temps que durera le chantier « Cœur de Cité » qui va encercler le Forum. Celui-ci vise principalement à construire une nouvelle mairie et à enterrer le grand parking du centre commercial jouxtant le Forum.

Ces travaux doivent démarrer le printemps prochain. Le bâtiment connaît notamment des problèmes d’isolation thermique et phonique, la taille limitée de la scène et la visibilité pour le public n’est pas toujours optimale, la simultanéité des utilisations est problématique et les locaux de stockage sont insuffisants. La gauche et la droite s’opposent sur ce projet. Pour les autorités les travaux autour du Forum sont une bonne occasion de le rénover comme l’explique Nathalie Leuenberger, Maire de Meyrin.

Nathalie Leuenberger Maire de Meyrin

Du côté de l’opposition on juge que ce projet n’est ni prioritaire ni nécessaire au vu du bon état du bâtiment. Les précisions de David Dournow, conseiller municipal UDC à Meyrin.

David Dournow Conseiller municipal UDC à Meyrin

Pour rappel, le crédit d’étude de 3,235 millions de francs a été accepté en février par une majorité du Conseil municipal (PS-Verts-PDC). Il a été remis en question par un référendum de l’UDC qui a abouti.

Désaccord sur l’état des finances

L’autre gros point de mésentente porte sur le coût des travaux. Les deux camps sont en désaccord sur l’état des finances meyrinoises. Du côté des autorités on assure que les finances sont saines comme l’explique Nathalie Leuenberger.

Nathalie Leuenberger Maire de Meyrin

Du côté de l’opposition on juge que la commune a d’autres priorités et ne peut pas se permettre une telle dépense surtout au vu de la conjoncture économique. Le détail avec David Dournow.

David Dournow Conseiller municipal UDC à Meyrin

Inauguré en 1995, le Forum est fréquenté chaque année par plus de 100’000 personnes et abrite notamment des salles de spectacle, un restaurant, une bibliothèque et des espaces pour les associations.

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