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« A la pause de midi, on pensait que la prison n’était pas loin »

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Hier, à Genève, une cinquantaine de personnes était réunie en soutien aux 7 de Briançon

Six mois de prison avec sursis. C’est ce qu’a requis le procureur de la République de Gap à l’encontre des deux Genevois, Bastien et Théo. Le réquisitoire est tombé vers 22h hier soir. Puis, la parole a été donnée à la défense. Ce procès fleuve s’est terminé à 1h30 du matin. Le jugement a été mis en délibéré au 13 décembre. Pour rappel, les deux Genevois et les cinq autres prévenus sont accusés d’avoir aidé des migrants à franchir la frontière franco-italienne. C’était le 22 avril, lors d’une marche en soutien aux migrants. Cette manifestation avait été organisée en réaction au blocage d’un col frontalier, la veille, par un groupuscule d’extrême-droite.

Théo était en direct dans notre journal de midi:

Théo L'un des Genevois jugé à Gap

Une interview signée Olivier Francey et Benjamin Smadja.

@marie_prieur

Les signatures Radio Lac

Le personnel des EMS est épuisé

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Vous aller nous parler d’un sondage qui fait état de la grande fatigue dont souffre le personnel des établissements médico-sociaux ?

C’est un mal sournois, connu de toutes les autorités en charge de la santé publique, mais personne n’en parle. Le personnel soignant, de manière générale, mais tout particulièrement employé dans les EMS, est épuisé. Le syndicat UNIA vient d’en apporter une preuve supplémentaire et chiffrée. Les résultats du sondage publié en fin de semaine dernière n’ont peut-être par la rigueur absolue d’une étude scientifique, mais ils démontrent l’ampleur du problème.

Les soignants souffrent d’une trop forte pression, mais ceux employés dans les EMS vivent une situation de surmenage.

Sur près de 3000 soignants sondés dans toute la Suisse, un bon tiers travaillent dans des EMS. 93% sont des femmes, en grande majorité aides-soignantes et assistantes en soins communautaires. Les trois-quarts des personnes sondées souffrent de problèmes physiques, et elles sont près de 86% à se plaindre d’une lourde fatigue, pour ne pas dire d’épuisement. Les médecins traitants n’auraient sans aucune peine à accréditer les chiffres, tant le problème est connu. Et on ne parle pas d’une sujet presque tabou : la proportion de personnes qui souffrent d’un « burnout », voire de dépression, dans le secteur de la santé est nettement plus élevée que dans d’autres domaines économiques.

Le climat n’a pourtant pas toujours été aussi tendu dans les établissements médico-sociaux ?

Bien-sûr que non. Il y a une trentaine d’années en arrière, plus de la moitié des résidents étaient partiellement ou presque totalement autonomes. Avec le développement des soins à domicile, une option qu’apprécient les personnes âgées et qui permet de réduire la facture à charge des pouvoirs publics, on entre aujourd’hui en EMS pour ses derniers mois de vie. Autrement dit, lorsqu’on est déjà gravement malade, pour ne pas dire grabataire. Ces aînés nécessitent des soins plus lourds, qui prennent plus de temps. Or à l’instar ce qui a été imposé aux médecins, la durée des prestations est limitée. Imaginez-vous faire la toilette d’une personne impotente en moins de trente minutes. J’ai parfois l’impression de les maltraiter, me confiait une soignante il y a peu.

Pourquoi alors ne pas engager plus de personnel ?

C’est clairement la principale revendication du personnel soignant des EMS, les conditions salariales venant après. Une assistante en soins gagne largement moins que 5000 francs par mois, avec à la clé des horaires irréguliers et des samedis en dimanches au travail. Le système de financement introduit en 2011 a placé les institutions sous pression. Alors que les sociétés occidentales doivent affronter le défi du vieillissement de la population, les institutions ne disposent pas de suffisamment de moyens. Pour créer des fonds propres nécessaires à un projet de construction, certaines fondations n’hésitent pas à économiser sur le dos du personnel.

Si le problème est connu, pourquoi les autorités ne réagissent-elles pas ?

Tout simplement parce que la réalité des chiffres leur fait peur. La proportion des personnes âgées va doubler d’ici dix ans, notamment dans le canton de Vaud, qui bénéficie pourtant d’une dynamique démographique exceptionnelle, puisqu’il vient de passer les 800 000 habitants. Alors qu’il faut soutenir une partie toujours plus importante de la population active, qui n’arrive malgré tout pas à boucler ses fins de mois, il faut dans le même temps affronter la vague du vieillissement. Les ressources ne se trouvent plus chez le contribuable, qui est déjà pressé comme un citron, mais bien dans les priorités des tâches de l’Etat. Car une crise majeure s’annonce: 47% des soignants sondés en établissement médico-social songent à quitter ce domaine d’activité !

Isidore Raposo Le personnel des EMS est épuisé

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La Chronique éco

Le robot Pepper : ce que les Suisses en pensent

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Le Syndicat suisse des employés vient de célébrer ses cent ans. Il a admis à cette occasion un robot Pepper comme membre syndiqué. Un sondage sur l’acceptation des robots a aussi été réalisé sur l’ensemble de la Suisse.

Oui, c’est à la fois très symbolique et instructif. Le robot Pepper est inspiré du légendaire Sergent Poivre. Sergent Pepper pour les Beatles des années 1960. C’est un joli et sympathique robot japonais d’intendance, vendu aux entreprises pour 20 000 francs. Il vous assure l’accueil, accompagne les visiteurs, leur fait la conversation, fait du service et règle toutes sortes de petits problèmes.

Dit comme cela, on comprend bien que Pepper était voué à se syndiquer comme ses collègues humains.

Oui, Employés Suisse est un syndicat du tertiaire, comme il se définit lui-même. C’est cette catégorie socio-professionnelle qui se sent la plus menacée aujourd’hui par la robotique. Employés Suisse a voulu signifier que ses membres étaient prêts à voir aussi le bon côté des choses. La robotique est peut-être une bonne occasion de revaloriser certains métiers.

Est-ce que Pepper a payé sa cotisation ?

A vrai dire non, le syndicat lui a offert son affiliation. En fait, le geste est aussi destiné à démythifier la vague robotique qui va s’amplifier dans les services. Les robots que l’on attend ne sont de loin pas tous humanoïdes comme Pepper, avec une tête, des bras et des jambes. Ce sont en général des systèmes numériques invisibles. Et ils sont déjà bien là.

Les rames du métro de Lausanne sans conducteur sont en quelque sorte déjà pilotées par des robots. Les Lausannois ne s’en rendent même plus compte. Mais les Suisses sont moins d’un tiers à accepter que des bus pourraient un jour ne plus être conduits par un être humain.

Alors justement, que dit le grand sondage commandé par Employés Suisse ?

Les Suisses sont en fait loin d’être réfractaires aux robots. Y compris comme collègues ou aides de ménage. Ils sont d’accord d’être distraits par les algorithmes de la robotique, ok. Accompagnés pourquoi pas. Voire conseillés, mais il faudra encore du temps pour que la confiance s’installe.

En revanche, les Suisses ne veulent pas être commandés par des robots. C’est l’unanimité. 99 personnes interrogées sur 100 l’affirment. Certaines devront peut-être bientôt se raviser, parce que les machines apprenantes ne sont déjà plus seulement des aides à la décision. Il leur arrive de décider toutes seules.

Et travailler en équipe avec des robots ?

Ah non. A peine plus 15% des Suisses sont près à le faire. Alors que c’est déjà une réalité dans certains domaines. Là encore, on a l’impression que la forme humaine des robots représente un obstacle en soi. Or elle n’est que rarement nécessaire.

Près de 70% des moins de 35 ans pensent même que les robots doivent être programmés pour avoir des comportements moraux. On a de la peine à croire qu’ils seraient aussi rigoristes si les robots auxquels ils pensent n’étaient pas affublés d’une silhouette humaine. Pour amuser la galerie, en plus.

François Schaller Le robot Pepper : ce que les Suisses en pensent

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Le Club Sport

Basketball: les Lions de Genève visent une deuxième finale

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Vainqueurs de la SBL-Cup fin janvier à Montreux, Marko Mladjan et les Lions de Genève espèrent accéder à leur deuxième finale de la saison (© Jonathan Picard/SwissBasketball).

Vainqueur de la Coupe de la Ligue fin janvier à Montreux, les joueurs de Vedran Bosnic ambitionnent d’accéder à la finale de la Coupe de Suisse (rebaptisée Coupe Patrick Baumann). Mais Monthey-Chablais qui joue les trouble-fêtes en championnat risquent de leur mener la vie dure samedi devant son public…

Cette demi-finale s’annonce explosive samedi (17h30) à la Salle du Reposieux notamment grâce à des supporters bas-valaisans particulièrement fervents. Un public qui peut pousser ses favoris vers l’exploit, 1 public que Marko Mladjan, l’ailier fort tessinois des Lions, connaît particulièrement bien.

Marko Mladjan Ailier fort des Lions de Genève

 

 

Au-delà de l’ambiance, le match s’annonce serré aussi sur le plan sportif. Monthey-Chablais, c’est le nouveau nom des sangliers bas-valaisans, joue un rôle de trouble-fête en championnat. Actuellement cinquièmes de SBL, ils restent sur trois victoires lors des quatre matches. Ceux joués depuis le début de l’année. Et ils ont un entraîneur très expérimenté : Manu Schmitt (ex-Union Neuchâtel et Geneva Devils) et quelques individualités intéressantes, même si leur effectif n’a pas la profondeur de banc des basketteurs-Grand-Saconnex. De quoi les visiteurs devront se méfier le plus ?

Marko Mladjan Ailier fort des Lions de Genève

 

 

Les Lions ont donc beaucoup d’atouts dans le jeu avec des shooteurs qui ne manquent pas d’adresse avec notamment Marko Mladjan, qui à l’instar de Roberto Kovac est un joueur dont l’adresse est connue et reconnue. Reste à connaître son état de forme, car après sa blessure au dos de début décembre, il éprouve quelques difficultés pour retrouver la pleine possession de ses moyens…

Marko Mladjan Ailier fort des Lions de Genève

 

 

 

Photo: © Jonathan Picard/SwissBasketball (archives/DR).

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Jeux Vidéos

Les jeux vidéo, Robin Garcia

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Robin Garcia Chroniqueur Jeux Vidéo

 

Il était attendu comme pas possible depuis longtemps et voilà qu’il arrive sur PC, Ps4 et Xbox One, Jump Force!

L’histoire, la voilà: Une ville se fait attaquer par le terrible freezer, le méchant bien connu de dragon ball z… Il cause pleins de dégâts et vous, simple humain, manquez de peu de vous faire avoir par Freezer… Sauvé par Sangoku et Trunks, eux aussi des héros de dragon ball z, vous vous retrouvez rapidement en compagnie de ces derniers mais aussi de Naruto du manga du même nom et de Luffy de One piece… Vous formez alors la jump force, chargée de protéger le monde contre les ennemis de ces trois univers de manga!

 

Jump Force un jeu de combat donc, mais contient également quelques aspects de jeux de rôles…. Alors quoi dire de ce jeu?

Bon on va commencer par les bons points…

 

Le jeu est beau. Très beau même. Les effets des attaques sont vraiment bien travaillés.

Il y a énormément de personnages venant de pleins d’univers différents… Dragon Ball, Naruto, One Piece, Les chevaliers du zodiaque, Jojo’s Bizarre Adventures… Il y en a pour tous les fans!

Voilà ça c’était les bons points!

Je sais c’est un peu rude mais pour un titre qui se laissait désirer depuis longtemps, avoir une liste de défauts comme celle qui va suivre est tout simplement inadmissible.

 

Déjà, une première chose vous saute aux yeux dès le début, ce sont les temps de chargements…. Ils sont loooooooonnnnnnnnnngs! Je veux dire, on est en 2019, et en 2019 le problème des chargements qui durent 1000 ans ne devrait plus exister.

Après ces temps de chargements, vous avez une cinématique qui commence.. On voit un héros connu, un méchant connu pas content et hop, de nouveau temps de chargement…. Vous attendez donc bien 5 minutes, puis une nouvelle cinématique apparaît… celle ci dure 2 minutes… et rebelote, temps de chargement, cinématique… Je vous promet, je n’en revenait pas, j’ai dû attendre facilement 20 minutes avant de pouvoir toucher la manette!  

Bon une fois l’introduction finie vous pouvez créer votre personnage.. Niveau création c’est correct hein, comme la plupart des jeux du moment mais lorsque il a commencé à bouger….

Mon Dieu l’animation! On aurait dit que le personnage avait un balai coincé là ou il ne fallait pas! Je vous jure même Dora l’exploratrice, qui est destiné au tout petits, est mieux animée que ce jeu!

Bon et puis la vous vous dites surement… oui mais Robin c’est pas très important pour un jeu de combat tout ça… Ce qui compte c’est la baston! C’est se défouler sur la manette!

Eh bien moi je vous répondrais que, déjà oui tout ça compte, mais que le pire dans ce jeu ce sont les combats justement!

J’ai vraiment cru rêver quand j’ai vu que le nombre de coups spéciaux… Ils s’élèvent, attention accrochez vous, au nombre de 4! C’est vide! Le jeu est vide. C’est simple après deux heures de jeu, dont la moitié de cinématiques et chargements, j’ai éteint ma console.

 

Certes j’y vais peut-être un peur fort mais vous savez, le jeu vidéo ce n’est pas juste un divertissement pour enfants et grands adultes… Le jeu vidéo c’est un moyen de vivre une aventure encore plus intensément que devant un film ou un livre… Ça permet de se détacher de notre monde quelques instants, vivre dans la peau d’un personnage avec ses émotions et partager tout ça avec d’autres personnes!

Alors nous annoncer quelques chose de superbe et finalement nous sortir un jeu dont le seul argument est : “Eh regardez dans ce jeu il y a Naruto qui fait une blague à Sangoku, et il y a tout les personnages que vous aimez dedans, vous êtes content hein??”

Eh bien non… Je suis désolé mais non…    Si vraiment vous êtes fan de manga et de tous les personnages cités, alors oui vous y trouverez peut être un peu de nostalgie, mais vous ne trouverez rien d’autre.  

 

Sortie PC, PS4, Xbox One : 15.02.2019

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Les signatures Radio Lac

Taxer les billets d’avion, l’idée qui décolle

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La mobilisation des jeunes pour le climat qui a pris place en Suisse en ce début d’année 2019 est à saluer. Dans ce monde de l’individualisme, de la concurrence du court terme, lorsque surgit quelque chose de collectif, quelque chose qui nous rappelle que nous pouvons agir ensemble, on ne peut que se réjouir. D’ailleurs, celles et ceux qui ont tenté, dans un premier temps, de poser un regard goguenard sur ces manifestations, ont vite remballé leur cynisme à deux sous. S’il était si facile de faire la grève – même pour des écoliers, des collégiens, des gymnasiens – il y aurait grève tout le temps ! Or, le dernier mouvement de cette ampleur date bien des protestations contre la guerre en Irak, en… 2003. On est assez loin d’un recours régulier et irréfléchi à cet instrument. Et puis ensuite, les manifestations du samedi, avec encore plus de monde, ont donné le dernier coup de marteau sur le cercueil de ce mépris ridicule.

Cependant, se pose maintenant la question de la transformation de cet élan. Et là, pour l’instant, on est un peu déçu : La mesure qui s’est imposée dans la discussion publique cette semaine est ainsi celle de taxer les billets d’avions. Je sais pas vous, mais moi, quand je lis qu’on doit changer de système, ce n’est pas forcément à ça que je pense en premier…

Taxer un peu les vols qui sont devenus si bon marché, c’est donc une mauvaise idée ?

Dans l’absolu, non, cela peut être une bonne mesure. Mais il faut peut-être s’en méfier à au moins deux titres… Voyons plutôt. Mardi, le Grand Conseil vaudois a validé le principe d’une telle taxe, que le Conseil d’Etat sera chargée de défendre à Berne. Et ce, alors que le Conseil national vient de l’enterrer, fin 2018, dans le cadre de l’examen de la loi sur le CO2. Le PLR et l’UDC étaient alors unis pour s’y opposer. Surprise, quelques mois plus tard, des représentants de ces deux partis se retrouvent dans la coalition hétéroclite qui fait adopter la même idée au Parlement à Lausanne. La mobilisation citoyenne a-t-elle pesé sur les partis bourgeois ? Ou s’agit-il simplement d’une concession qui ne coûte pas grand-chose à ce stade, et qui permet surtout de revenir à l’ordre du jour normal, en ayant fait son petit geste climatique ? Laissons la question en suspens pour éviter les procès d’intention. Mais comme première traduction politique d’un impressionnant mouvement de jeunes, la taxe sur les billets d’avion ne fait pas rêver : pour changer le système plutôt que le climat, il en faudra un peu plus… D’ailleurs, l’un des principaux arguments pour la défendre déploie un amusant effet boomerang : de nombreux pays européens l’ont déjà mise en place. Certes, cela assoit sans doute le réalisme de la proposition, mais cela démontre dans le même temps que l’effet réel d’une telle taxe demeure très limité – et qu’elle est fondamentalement compatible avec ce fameux « système ». Ce qui a d’ailleurs à voir avec le deuxième problème que pose une telle mesure.

Oui, vous évoquiez tout à l’heure deux raisons de se méfier. La deuxième, alors ?

Elle est plus fondamentale. Au fond, pourquoi taxer les billets d’avion ? Pour que leur prix augmente. Et pourquoi faire augmenter leur prix ? Eh bien, théoriquement, pour que l’utilisation diminue. Sauf que… Plusieurs études démontrent que l’élasticité-prix de la demande de transport aérien est faible, c’est-à-dire que les hausses de tarif n’ont qu’un effet modéré sur la demande. Et, plus grave, ces hausses de prix frappent en priorité les foyers de condition modeste. C’est injuste, et c’est inefficace : ce sont bien les personnes à hauts revenus qui sont à l’origine des plus grandes quantités d’émission. Thomas Piketty, devenu célèbre pour son livre sur les inégalités, a ainsi démontré qu’au niveau mondial une personne appartenant au 10% des plus hauts revenus émet en moyenne 17 fois plus de CO2 qu’un individu issu de la moitié la moins aisée de la population. On risque donc, avec une taxe sur les billets d’avion, de donner une bonne conscience à ceux qui peuvent la payer sans problème, et qui continueront à voler tout autant, tout en frappant durement ceux qui sont les moins responsables du problème… pas génial, tout de même. C’est le problème de toutes les mesures basées sur le principe des signaux prix : vous ne percevez pas le signal de la même manière selon vos revenus !

Bon, alors, il faut quand même la sauver, cette taxe ?

Oui, car il n’y a pas de raison d’estimer que le prix actuellement très bas des trajets en avion est juste. Mais l’essentiel est d’affecter le produit de cet impôt à des buts clairs et compréhensibles. C’était l’idée de ce bon vieux Jacques Chirac en 2003, lorsqu’il a introduit une telle taxe, reprise par une dizaine de pays dans le monde, destinée à financer des achats de médicaments pour les pays en voie de développement. Demain, le prélèvement suisse sur les billets d’avion pourrait financer un abaissement du prix de l’abonnement général, ou, qui sait, la réintroduction de trains de nuit même lorsqu’ils ne sont pas rentables… Laissons donc décoller la taxe sur les billets d’avion. Mais si notre destination finale doit être le changement, le vrai, il va falloir allumer quelques autres réacteurs et attacher sa ceinture – nous y reviendrons la semaine prochaine. Les manifestations format A380 méritent mieux qu’une politique climatique low cost !

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