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Pétrole saoudien: Washington prêt à riposter

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La frappe a provoqué une réduction brutale de production de 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6% de l'approvisionnement mondial. (©KEYSTONE/AP/AMR NABIL)

Les Etats-Unis se sont déclarés dimanche "prêts à riposter" aux attaques de drones la veille contre des installations pétrolières en Arabie saoudite. Celles-ci ont entraîné une réduction de moitié de sa production et provoqué une forte hausse des cours de l'or noir.

"L'approvisionnement en pétrole de l'Arabie saoudite a été attaqué. Il y a des raisons de croire que nous connaissons le coupable, sommes prêts à riposter en fonction des vérifications, mais nous attendons que le Royaume (saoudien) nous dise qui il estime être le coupable de cette attaque, et sous quelle forme nous devrons agir!", a tweeté Donald Trump, qui faisait ainsi pour la première fois allusion à une éventuelle réponse militaire.

Dans un tweet précédent, le président américain avait "autorisé l'utilisation du pétrole de la Strategic Petroleum Reserve, si besoin, pour une quantité qui reste à définir".

Dans les premières cotations lundi matin, les prix du pétrole étaient en forte hausse et gagnaient plus de 10%: le baril américain de WTI augmentait de 10,68% à 60,71 dollars et le baril de Brent de la mer du Nord montait de 11,77% à 67,31 dollars.

Revendication des Houthis

Les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l'Iran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par Ryad, ont revendiqué ces attaques contre les installations du géant public Aramco.

Il n'y a aucune preuve que cette "attaque sans précédent contre l'approvisionnement énergétique mondial" soit venue du Yémen, avait commenté samedi le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, accusant l'Iran d'être à l'origine de l'attaque et assurant que les Etats-Unis allaient oeuvrer pour assurer l'approvisionnement des marchés.

Téhéran a jugé ces accusations "insensées" et "incompréhensibles", par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, qui a laissé entendre qu'elles avaient pour but de justifier "des actions futures" contre l'Iran.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dont le pays est le grand rival régional de l'Iran, a assuré que Ryad était "disposé et capable" de réagir à cette "agression terroriste". Mais James Dorsey, expert du Moyen-Orient à la S. Rajaratnam School of International Studies à Singapour, a estimé des représailles directes peu probables.

Pas de victimes

Les explosions de samedi ont déclenché des incendies dans l'usine d'Abqaiq, la plus grande pour le traitement de pétrole au monde, et sur le champ pétrolier de Khurais. Selon le ministère saoudien de l'Intérieur, les attaques n'ont fait aucune victime.

La frappe a provoqué une réduction brutale de production de 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6% de l'approvisionnement mondial.

Le prince Abdel Aziz ben Salmane, récemment nommé ministre de l'Energie, a assuré qu'une partie de la baisse de production serait compensée par les stocks. Un retour à la normal complet de la production pourrait toutefois prendre des semaines, selon Bloomberg News citant des sources anonymes.

Ryad, premier exportateur mondial de pétrole brut, dispose de cinq gigantesques installations de stockage souterrain qui peuvent contenir des dizaines de millions de barils.

Condamnations mondiales

Lors d'un entretien téléphonique entre Donald Trump et le prince héritier, la Maison Blanche a condamné les attaques contre des "infrastructures vitales pour l'économie mondiale". Mais elle a fait savoir que le président américain n'excluait toujours pas l'hypothèse d'une rencontre avec son homologue iranien Hassan Rohani malgré les accusations portées contre Téhéran.

L'envoyé de l'ONU au Yémen, Martin Griffiths, s'est déclaré "extrêmement préoccupé" par les attaques, également condamnées par des voisins de Ryad (les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït). Paris a exprimé sa "solidarité" avec Ryad.

Des ministres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), réunis à Jeddah, ont aussi condamné l'attaque. Il n'était pas clair si l'Iran était présent à cette réunion.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a condamné les attaques et appelé toutes les parties à "la retenue pour prévenir toute escalade", selon son porte-parole. "Toute turbulence de ce genre ne contribue pas à la stabilisation du marché des hydrocarbures", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov au quotidien économique Vedomosti.

Source : ATS /

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Elections au CF: "D'abord le frisson, puis le sentiment de devoir y aller" pour Pascal Couchepin

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Pascal Couchepin

Alors que nous connaîtrons ce mercredi 7 décembre les deux nouveaux Conseillers Fédéraux, l'ancien Conseiller Fédéral Pascal Couchepin se confie sur les coulisses d'une telle élection. 

Il a connu une élection en 1998, a été par deux fois  Président de la Confédération en 2003 et 2008, Pascal Couchepin connaît les coulisses et les protocoles qui incombent aux candidats aux élections fédérales.

"Le jour d'une élection, il y a bien sûr une grande joie, de l'émotion et des frissons, confie le Martignérain. Mais très vite, on se dit que l'on est au pied du mur et que l'on doit très vite délivrer, du terme anglais to deliver."

 

Pour les conseillers sortants, au contraire, "pas de vide, mais de nombreuses lettres à rédiger, des gens à remercier... et des cafés à prendre !" s'amuse Pascal Couchepin. "La veille de mon dernier jour, j'ai dormi sur un matelas dans mon appartement de Berne, qui était vide, et le lendemain, Hans-Rudolf Merz (ndlr : ancien Conseiller Fédéral) m'a dit : tu sors à midi ? Passe prendre le café ! Quel que soit notre horizon politique, il y a toujours une grande courtoisie entre Conseillers."

A l'image du "Salut !" jovial et plein d'entrain, lancé à une personne que M. Couchepin croise, en fin d'interview.

 

Pascal Couchepin

Alt-Bundesrat Pascal Couchepin, fotografiert waehrend der Europatagung der Europaeischen Bewegung Schweiz, am Samstag, 27. November 2021, in Bern. (KEYSTONE/Anthony Anex)

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Expositions et spectacles

On a testé des visites olfactives pour découvrir Genève... avec le nez !

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Comment sentait l'odeur de lessive du Moyen-Âge, à quoi ressemblait celle du vin rouge de l'époque de Calvin, de la sorcière Michée Chaudron ? Réponse avec la Genevoise Eileen Hofer, réalisatrice, autrice et désormais guide certifiée de la Ville de Genève, qui a créé des visites tout à fait originales de Genève... avec son nez. Balade en Vieille-Ville avec une conteuse d'histoires hors pair.

Découvrir les histoires de Genève - les petites comme la Grande - par le biais de son odorat, voilà l'idée originale d'Eileen Hofer, guide genevoise certifiée, également auteure, réalisatrice et journaliste, qui vient de créer les premières visites olfactives de la Ville. Bords du lac, Arve, Vieille-Ville, plusieurs parcours sont proposés, composés chacun de sept à huit étapes, selon la forme du jour de ses visiteurs. A chaque étape, c'est par une odeur que le visiteur curieux entrera dans l'histoire, racontée ensuite de main de maître par la Genevoise, par ailleurs narratrice hors pair.

 

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Dès le premier arrêt, Eileen Hofer sort une petite fiole de sa poche et asperge son contenu sur de petites tiges en papier, comme dans une parfumerie. On sent, on respire, on tousse ou on se pâme, tout dépend du moment, de la balade et des odeurs, créées en partenariat avec Firmenich.

C'est ainsi que notre guide-parfumeuse a recréé une vingtaine d'odeurs, celle de la lessive du Moyen-Âge, du vin rouge de Jean Calvin, du chocolat... mais aussi celle de l'urine (puisque les rues de l'époque sentaient ainsi!), ou encore celle du corps de la créature de Frankenstein, écrit par Mary Shelley sur les bords du Léman !

Ses visites olfactives couvrent toutes les époques, depuis la venue de Jules César en terres genevoises à aujourd'hui en passant par l'Escalade. Même les plus connaisseurs apprendront de délicieux détails croustillants de sermons de Calvin ou de l'Escalade, le tout dans une bonne humeur et un partage convivial de la part la part de notre guide-nez.

Pour vous faire vivre ces facettes tout à fait originales de Genève, Benjamin Smadja et Elsa Duperray ont opté pour la visite en Vieille Ville.

 

 

Les Visites olfactives d'Eileen Hoferwww.visitesolfactives.ch

 

 

 

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Roshdy Zem : "Soyons délicats avec les nôtres"

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Les Miens

Le comédien et réalisateur français présente Les Miens, son dernier et sixième film, en salles le 23 novembre. L'histoire vraie d'une fratrie - la sienne - dont les relations se trouvent changées après le traumatisme crânien du frère aîné. Interview croisée pour La Journée Finit Bien.

Les Miens, ce sont les siens, les nôtres. L'histoire a été réellement vécue, elle suit Moussa (sublime Sami Bouajila), frère aîné attentif, doux, voire effacé. A la suite d'un traumatisme crânien que personne n'arrive à expliquer, son attitude et sa personnalité changent. Moussa n'a plus de filtre, dit haut ce que tout le monde pense bas et fait ressortir toutes les vérités et les non-dits d'une famille a priori normale et soudée.

Les Miens, Roshdy Zem

Grâce à une mise en scène réaliste et une direction d'acteurs très juste et très fine, Les Miens oscillent constamment entre fragilité et déchirure, simplicité et complexité, vérité et miroir. On trouve ici Ryad (Roshdy Zem), star de la télé à qui l'on passe tout, Samia (parfaite Meriem Serbah), la sœur qui remplace la mère ou encore Emma (Maïwenn) qui tente de recoller les morceaux mais qui n'y arrive pas.

On aime ici la crédibilité rare de chacun des personnages et des scènes de famille, à travers lesquelles le réalisateur parle bien plus en réalité de toutes nos familles que simplement de la sienne.

"Il faut savoir mettre des filtres avec ceux que l'on aime" confie Roshdy Zem, César en 2020 du meilleur acteur pour le film Roubaix, une lumière d'Arnaud Desplechin. On ne peut pas tout dire, et c'est bien normal. Il faut rester délicat."

Sortie en salles le 23 novembre 2022.

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la journée finit bien

Patrick Bruel : "Il faut savoir prendre le temps d'écouter"

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Patrick Bruel

La vie, tout simplement. Dans son nouvel et dixième album en studio Encore une fois, Patrick Bruel aborde des thèmes forts et universels, comme il l'explique à Benjamin Smadja et Elsa Duperray dans cette interview.

 

Ne pas toujours se fier ni aux apparences, ni aux premières secondes. Le dixième et nouvel album studio de Patrick Bruel , Encore une foiss'étoffe au fur et à mesure de l'écoute et des titres, dont chacun aborde un thème toujours fort, à la fois personnel et universel.

"On se rappelle majoritairement mes tubes radio qui parlent d'amour, confie le chanteur au micro de Benjamin Smadja et Elsa Duperray. Je parle pourtant souvent de chose plus large, de tout ce qui nous touche, tous, à un moment de notre vie, avec plus ou moins de force, comme la maladie, la drogue, et même la guerre. Le fil rouge de ce nouvel album, c'est la vie, tout simplement."

Patrick Bruel : « Encore une fois », nouvel album disponible

 

Egalement producteur de cet album, Patrick Bruel s'est entouré d'artistes, au gré de rencontres. Hoshi (J'avance), Mosimann (J'avance, Dernier verre premier café) ou encore Yuksek (Le Fil) signent ainsi parmi les meilleurs titres de Encore une fois. Mi-Stromae mi-Kool-Shen, Patrick Bruel prend des risques sur On en parle, mais le pari est gagné pour ce nouvel album qui vogue entre électro, disco et parfois chanson française.

Prendre le temps d'écouter, et réfléchir. Voilà ce que nous offre ce nouvel opus. Patrick Bruel était l'invité de Benjamin Smadja et Elsa Duperray sur Radio Lac.

 

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Clovis Cornillac : "J'assume mon film jusqu'au bout"

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INTERVIEW. Avec Les Couleurs de l'incendie, Clovis Cornillac signe une fresque humaine et historique teintée de sujets toujours d'actualité. La place des femmes, la corruption et l'avidité sont au cœur de ce film romanesque, porté par Léa Drucker et Benoit Poelvoorde.

clovis cornillac

Clovis Cornillac, Les Couleurs de l'Incendie.

Les amateurs de Au revoir là-haut seront ravis. Adapté du roman éponyme de Pierre Lemaître, Les Couleurs de l'incendie constitue la suite de ce premier volet, réalisé en 2017 par Albert Dupontel. Clovis Cornillac, qui réalise ici son 5ème film, en reprend quelques uns des codes et n'a en rien à rougir de sa mise en scène feutrée et engagée.

"C'est avant tout la trajectoire d'une femme qui va se révolter contre un paquet de salopards", confie Clovis Cornillac, au micro de Benjamin Smadja et Elsa Duperray dans une version longue de l'entretien à écouter.

 

Les Couleurs de l'incendie suit l'histoire de Madeleine (Léa Drucker), dont l'héritage de feu son père Marcel Péricourt attise les convoitises. Jalousie, cupidité, relégation de la place des femmes au fin fond du salon, Clovis Cornillac aborde des thèmes fondamentalement d'actualité.

Dans les habits d'un industriel avide et implacable, Benoît Poelvoorde offre un registre qui lui va bien, loin de l'autodérision et de la comédie qui ont un temps marqué son style. Pour lui faire face et tenir les cordons de la bourse familiale, Léa Drucker incarne très justement une femme fragile qui va puiser en elle la force de survivre et de préparer une vengeance que beaucoup dégusteront froide.

 

Les couleurs de l'incendie, de Clovis Cornillac, avec Léa Drucker, Benoît Poelvoorde, Olivier Gourmet, Fanny Ardant, Alice Isaaz, Clovis Cornillac. Durée : 135 mintes

Sortie sur les écrans le 9 novembre.

Regarder le trailer.

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