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Semaine de l’entrepreneuriat – Comment entreprendre à Genève?

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La semaine prochaine, du 16 au 21 novembre se tiendra la semaine de l’entrepreneuriat à Genève, un événement organisé en partenariat avec la CCIG et l’Université de Genève. A l’occasion de cet événement qui prendra une forme inédite, nous avons rencontré les organisateurs ainsi que plusieurs jeunes entrepreneurs genevois qui nous ont présenté leur projet.

Au programme, Constanze Moeller, coordinatrice de la Semaine de l’Entrepreneuriat et chargée de projets à la communication d’UNIGE et Laurent Miéville, initiateur de l’édition genevoise et directeur du bureau transfert technologie UNIGE – HUG – HES-SO Genève nous présenteront l’édition 2020 de cette semaine dédiée à l’entrepreneuriat. Nous recevrons ensuite Maël Azokly, président de l’association Azuni et co-président de l’initiative E-Space, un projet qui propose des masterclass pendant la manifestation ainsi que Ary Jmor, entrepreneur et fondateur de Siropbot puis Ezgi Gozlugol et Ezia Oppliger, étudiantes en bachelor sciences bio médicales et co-initiatrices du projet « Ose ».

 

Semaine de l’entrepreneuriat: un projet pour encourager les genevois à entreprendre.

Entreprendre peut paraît un bien grand mot quand on ne sait pas par où commencer. L’objectif de la semaine de l’entrepreneuriat est de donner les clés à toutes les personnes qui souhaitent entreprendre, qui ont une idée ou un projet pour qu’elles osent se lancer. Nos invités, Constanze Moeller, coordinatrice de la Semaine de l’Entrepreneuriat et Laurent Miéville, initiateur de l’édition genevoise de cet événement nous explique que leur but est de généraliser la culture de l’entrepreneuriat et de développer des réseaux d’entrepreneurs. En effet, Genève propose un terreau fertile pour les start-up avec un grand réseau de coachs, de structures d’accompagnement, d’incubateurs… La ville est propice au développement des projets et le rôle de la semaine de l’entrepreneuriat est de permettre aux entrepreneurs d’entrer en contact avec ce réseau et de pouvoir développer leurs projets.

Au cours de la semaine, de nombreux thèmes liés à l’entrepreneuriat seront abordés sous forme de conférence virtuelle. Le contenu sera varié avec des sessions plus générales comme « Comment créé une entreprise à Genève » ainsi que des conférences qui rentreront plus en détails dans des sujets précis comme le financement, le crowdfunding…

Pour s’adapter à la situation sanitaire, l’événement a du faire preuve d’agilité et revêtir un nouveau visage digitalisé afin de proposer le contenu au plus grand nombre. De cette nécessité de s’adapter est née la plateforme liberezvosidees.ch où prendra vie l’événement.

 

Les étudiants au coeur de la semaine de l’entrepreneuriat.

L’une des vocations de la Semaine de l’Entrepreneuriat est de faire le lien entre université et vie professionnel à travers l’entrepreneuriat car entreprendre c’est avant tout travailler. A ce titre, l’événement soutient les initiatives des étudiants de l’Université de Genève.

Nous avons reçu Maël Azokly qui préside l’association Azuni, une association estudiantine qui prépare les étudiants à entreprendre dans le monde actuel et leur donne envie de se lancer. Pour lui, le secret de l’entrepreneuriat est de dépasser ses peurs, d’être curieux et de faire sans avoir peur de se lancer.

Dans le cadre de la Semaine de l’Entrepreneuriat, une initiative étudiante baptisée E-Space prendra vie. Il s’agit d’un événement hybride au sein de la manifestation qui se tiendra du 17 au 19 novembre et qui aura pour vocation de proposer des masterclass sur l’entrepreneuriat. Parmi les sujets abordés dans ces masterclass, un focus sera fait sur « comment s’adapter à une société disruptive? » ainsi que sur la question du futur du monde du travail. Deux problématiques très actuelles pour les jeunes qui arrivent sur le marché du travail.

Parlons Economie Mael Azokly, co-président de l'initiative E-Space

 

Deux initiatives genevoises qui ont le vent en poupe.

Qui parle mieux d’entrepreneuriat que les entrepreneurs eux-même ? Nous avons reçu Ary Jmor, fondateur de Siropbot ainsi que Ezgi Gozlugol et Ezia Oppliger, co-initiatrices du projet « Ose » pour nous parler de leurs projets et de leurs parcours.

Ary Jmor, 28 ans a commencé par lancer Siropbot comme un projet personnel. Il s’agissait alors d’un bot (comprendre robot conversationnel) pour trouver des restaurants. Puis petit à petit, avec le feedback de ses proches, il a amélioré son application et l’a développer jusqu’au jour où des entreprises externes se sont intéressées à son projet.

Il nous explique:

Parlons Economie Ary Jmor, fondateur de Siropbot

Ezgi Gozlugol et Ezi Oppliger sont quand à elles étudiantes en sciences bio-médicales et c’est en recoupant deux de leurs cours qu’elles ont eu l’idée de développer « Ose », un préservatif en cellulose bactérienne. Cette matière issue de la fermentation acétiques des cellules peut être utilisée comme bio-polymère. Dans le projet des deux étudiantes genevoises, elles l’utilisent pour remplacer le latex. Ce nouveau préservatif présente l’avantage  d’être fait dans une matière biocompatible et donc ne provoque pas d’allergie contrairement au latex.

Elles nous ont détaillé leurs travaux:

Parlons Economie

La semaine de l’entrepreneuriat se tiendra du 16 au 21 novembre 2020 en direct sur la plateforme www.liberezvosidees.ch. Vous retrouvez tous les programmes des conférence dès aujourd’hui sur le site et dès lundi vous pourrez suivre toutes les sessions en direct sur le site. L’événement est ouvert à tous sans inscription.

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Le commerce de détail et le tourisme: deux secteurs face à la crise sanitaire à Genève.

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Nouvel épisode de Parlons Economie aujourd’hui. Au programme, nous parlerons sécurité sur le cyberespace à l’occasion du premier anniversaire du CyberPeace Institut avec son CEO, Stéphane Duguin et sa finance and fundraising manager, Jeannie Cointre. Nous poursuivons avec Céline Eigenmann, propriétaire de la boutique de vêtement Wunderchic à Genève. Au lendemain de l’annonce de la réouverture prochaine de son commerce, elle nous explique sa situation et ce qu’elle attend à présent du canton. Pour renforcer son témoignage, Philippe Rubod, fondateur et CEO de Swiss Hospitality Global nous fait part de ses idées pour relancer l’économie à Genève. Il sera aussi au coeur de notre focus car son secteur, l’hôtellerie et le tourisme, est fortement impacté lui-aussi et peine à redemarrer dans le canton.

Genève innove: Comment sécuriser le cyberespace ?

La question de la sécurité est omniprésente dans les débats concernant le cyber espace et c’est pour répondre à ces problématiques que le CyberPeace Institut a vu le jour il y a un an à Genève.

Nous célèbrons cet anniversaire dans Parlons Economie en compagnie de son CEO, Stéphane Duguin et Jeannie Cointre, Finance et Fundraising Manager. Ils nous rappelent le rôle de l’institut: oeuvrer pour la paix dans le cyberespace.

Pour Stéphane Duguin, CEO du CyberPeace Institut, Genève était naturellement indiquée pour accueillir la structure en raison de son ecosystème international connu pour rassembler les nations et fournir des plateformes neutres pour traiter des problématiques de grande ampleur. De plus, la Genève internationale offre un écosystème dynamique tout indiqué. D’ailleurs, Genève accueille plus de 50% des activités mondiales liées à la gouvernance d’internet nous précise Stéphane Duguin.

Mais alors comment s’y prend-t-on pour faire règner la paix sur le cyberespace?

Avec le développement des promesses d’internet, les risques se multiplient aussi et il faut développer l’importance des outils de défense, que cela soit d’un point de vue technique (antivirus, sécurisation des données…) ou d’un point de vue éducation (identifier les fake news…). L’enjeu pour le CyberPeace Institut est d’intégrer le droit « humain » au sein du cyberespace et ainsi d’enquêter sur les cyber-attaques et de rechercher les responsabilités  afin d’avoir une vision globale des menaces existantes pour mieux les prévenir.

Nos invités nous détaillent ce fonctionnement:

Genève innove Jeannie Cointre, Finance and Fundraising Manager et Stéphane Duguin, CEO du CyberPeace Institut

 

3 minutes pour comprendre la réouverture des commerces non essentiels dès samedi 28 novembre

Au lendemain des annonces du Conseil d’Etat confirmant une réouverture des commerces dits « non-essentiels », nous recevons Céline Eigenmann, propriétaire de la boutique de vêtements Wunderchic qui nous confirme acueillir la nouvelle comme un soulagement.

Pour la plupart des commerçants, la sentence de l’année 2020 tombera au moment du bilan de fin d’année. C’est à ce moment là que certains n’auront d’autre choix que de fermer boutique en conséquence de la perte d’activité liée à la crise sanitaire.

Céline Eigenmann témoigne que le manque de liquidités est une grande source d’inquiétude et que la gestion de sstocks a été très compliquée sur 2020 en particulier dans son secteur, la mode. En effet, les deux périodes de fermeture sont survenues en tout début de saison soit juste après un investissement important pour entrer de nouvelles collections dans sa boutique. La fermeture du mois de novembre est particulièrement rude car il s’agit généralement du meilleur mois de l’année. Il va maintenant être compliqué, nous explique la propriétaire de Wunderchic, de rentabiliser les investissements du stock de début novembre qui risque d’être soldé ou bradé pour pouvoir être écoulé. De plus, réinvestir dans de nouveaux produits et de nouvelles collections demande des liquidités qui se font plus rares.

En revanche, la commerçante salue la décision de permettre l’ouverture des commerces jusqu’à 20h le samedi. Une disposition qui selon elle permet de mieux s’adapter à la demande de la clientèle et de récupérer un peu de chiffre d’affaire avant les fêtes.

3 minutes pour comprendre Céline Eigenmann, boutique Wunderchic, rue des Eaux-Vives à Genève

Notre invité Philippe Rubod, fondateur et CEO de Swiss Hospitality dont le secteur d’activité est également fortement impacté, avance une proposition pour soutenir les acteurs de l’économie impactés par les décisions sanitaires: si les 40’000 fonctionnaires du canton de Genève n’ont pas accepté une réduction de 1% de leur salaire, peut-être pourraient-ils consentir à consacrer ce 1% pour co-financer le redémarrage de l’économie. Pour lui, les personnes ayant été moins impactées par la crise peuvent participer à un effort de solidarité pour aider ceux qui en ont beaucoup souffert.

 

Le Focus: Quel avenir pour l’hôtellerie et le tourisme à Genève ?

Si le secteur du commerce peut souffler après les annonces, un autre secteur reste en sursis dans cette crise: le tourisme. Partout dans le monde, ce secteur a été fortement impacté par les événements sanitaires de 2020 mais à Genève en particulier, il peine à redémarrer.

Nous abordons ce sujet avec notre invité, Philippe Rubod, fondateur et CEO de Swiss Hospitality Global. Il analyse la situation genevoise et la difficulté du tourisme à voir la clientèle genevoise comme étant le résultat d’une politique touristique principalement orientée vers le domaine professionnel et les voyages d’affaire.

Pour notre invité, il est temps d’identifier les erreurs commises dans la politique touristique du canton et de faire un diagnostic pour apporter des réponses et relancer le secteur. La mission de la gouvernance public est dans ce cadre de créer des conditions favorables pour ceux qui veulent créer et entreprendre à Genève et ainsi voir naître des projets attractifs.

Le Focus Philippe Rubod, fondateur et CEO de Swiss Hospitality Global

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Comprendre comme garantir l’intégrité numérique, aider les commerçants à faire face à la crise et focus sur l’initiative sur le matériel de guerre.

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Aujourd’hui dans Parlons Economie, nous plongeons au coeur des enjeux d’aujourd’hui avec nos invités. Pour commencer, nous chercherons à comprendre l’importance de la garantie de l’intégrité numérique dans un monde en digitalisation constante. Nous sommes avec Bertrand Reich, président du PLR Genève qui souhaite inscrire la sauvegarde de l’intérgité numérique dans la Constitution cantonale et Maxime Provini, cofondateur de OCAVE SA qui nous explique quelles données possèdent son entreprise et comment elle les utilise. Nous poursuivons avec la situation des commerçant en pleine deuxième vague de Covid-19. Pierre Brunchwig, associé-gérant de Bon Génie Grieder Brunschwig Group nous dresse le tableau d’un secteur en grande difficulté et avec peu de visibilité pour la suite.

Pour finir, nous revenons ensuite sur l’un des objets des votations du 29 novembre, l’initiative sur le matériel de guerre visant à interdire son financement. Nous faisons le point sur cette initiative avec Nathalie Hardyn, responsable politique de la CCIG et Philippe Cordonnier, repsonsable romand de Swissmem.

3 minutes pour comprendre: Faut-il garantir l’intégrité numérique ?

A l’ère du numérique, le PLR genevois souhaite inscrire la sauvegarde de l’intégrité numérique de chacun dans la Constitution cantonale. Pour notre invité, Bertrand Reich, président du PLR Genève, l’essor des technologies pose aujourd’hui de nouveaux défis et risques pour la vie privée des individus et le droit actuel est peu précis sur ce sujet. Il y a un manque de protection des individus et donc un besoin de règlementer l’utilisation des données privées.

L’enjeu est de plus en plus important en particulier avec l’arrivée de nouveaux services numériques comme les dossiers médicaux numériques ou la gestion digitale de certaines démarches administratives. C’est pour cette raison que le PLR genevois propose d’inscrire l’intégrité numérique dans la Constitution cantonale comme une première étape vers des mesures fédérales voir européennes.

3 minutes pour comprendre Faut-il garantir l'intégrité numérique ?

 

Genève innove : Comment le commerce de détail fait face à une crise qui dure ?

Nous l’évoquons régulièrement dans Parlons Economie, le commerce de détail traverse une période compliquée tant sur le plan économique qu’humain et cette seconde vague de Covid-19 ne vient pas améliorer les choses, bien au contraire…

Pierre Brunschwig, associé-gérant de Bon Génie Grieder Brunschwig Group, alerte sur une situation difficile et un manque de visibilité qui inquiète les commerçants. Il y a, aujourd’hui, un besoin que les politiques et l’exécutif réflechissent pour la suite car le semi-confinement tous les trois mois n’est pas une solution viable pour les commerçants. Notre invité demande un plan B pour faire face à d’éventuelles prochaines vagues.

Si la préoccupation sanitaire et en particulier celle de la place dans les hôpitaux a été l’unique préoccupation ces derniers mois, il est temps aujourd’hui de trouver un équilibre car la santé des populations passent aussi par leur bien-être et c’est un drame humain qui se joue chez les commerçants à ce jour.

Genève innove Comment le commerce de détail fait face à une crise qui dure ?

 

Le Focus : L’initiative sur le matériel de guerre

Le 29 novembre prochain, les citoyennes et citoyens suisses vont s’exprimer sur une initiative populaire « Pour une interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre ». Nous recevons Nathalie Hardyn, responsable politique à la CCIG et Philippe Cordonnier, responsable romand de Swissmem pour un focus sur cet objet.

Tout d’abord, quel est l’enjeu de cette proposition ? Il s’agit d’une initiative portée par le « groupe pour une Suisse sans armée » et qui prévoit d’interdire le financement de tout le matériel de guerre, sans distinction, c’est-à-dire d’interdire d’octroyer des crédits aux producteurs d’armes et également de détenir des actions liées aux entreprises produisant du matériel de guerre.

Nathalie Hardyn nous explique que la CCIG est contre cette initiative car il existe déjà une loi qui interdit la fabrication et le financement de certains types d’armes comme les armes nucléaires par exemple et qu’aller plus loin dans cette réglementation en interdisant toute entreprise à réaliser plus de 5% de son chiffre d’affaires annuel dans la production d’armes pourrait pénaliser les entreprises suisses.

Philippe Cordonnier, responsable romand de Swiss meme nous explique. Aujourd’hui en Suisse, de très nombreuses PME travaillent dans le domaine des machines et, bien que la plupart de leur production soit de l’ordre de l’équipement civile, elles contribuent aussi en petite partie à la production de matériel pouvant être considéré comme du matériel de guerre. La plupart du temps, l’industrie du matériel de guerre recquiert des technologies d epointes et cette activité permet donc aux entreprises d’innover, de se spécialiser puis d’adapter ces technologie au domaine civile. Le problème avec l’initiative est que les PME se verraient interdire cette production qui est pourtant essentielle à leur développement et à l’innovation en Suisse.

Plus de détails avec Nathalie Hardyn et Philippe Cordonnier:

Le Focus L'initiative sur le matériel de guerre

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Endiguer la fast-fashion, comprendre l’exportation en Suisse et le rôle des statistiques au menu dans Parlons économie

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Dans notre émission du jour, nous retrouvons Vincent Subilia, directeur général de la CCIG pour évoquer l’exportation en Suisse, son importance pour l’économie et l’impact de certains objets des dernières votations sur le sujet. Nous poursuivons avec une initiative pour lutter contre la fast-fashion et rendre notre consommation de la mode plus durable avec Nadia Khattab, co-fondatrice de La Garde-Robe à Genève, un service de location de vêtements entre particuliers. Enfin, focus sur les statistiques qui sont devenus essentielles à nos vies ces derniers mois mais qui sont parfois dures à comprendre. Décryptage donc avec Hervé Montfort, directeur de l’OCSTAT, Office Cantonale de la Statistique de Genève et Olivier Rigot, associé gérant chez EMC gestion de fortune.

3 minutes pour comprendre: Comment s’organisent les exportations en Suisse?

La Suisse a toujours été un pays dont l’économie se nourrit de son ouverture au monde. En effet, c’est un pays très exportateur à l’étranger, un franc sur deux provient de l’exportation, et en Europe notamment.

Dans cette logique d’exportation les Chambres de commerce jouent un rôle capital car elles sont les émettrices des documents nécessaires à l’export de marchandises. Nous recevons dans Parlons Economie, Vincent Subilia, directeur général de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève pour évoquer ce rôle crucial.

A Genève, l’export est vraiment clé pour l’économie du canton car celui-ci à une typographie particulière de par sa frontière avec son voisin français. La CCIG est donc sollicitée pour accompagner les entreprises exportatrices en délivrant des attestations qui garantissent la provenance des marchandises et leur conformité à l’export. Parmi ces attestations et certificats, on retrouve plusieurs typologies adaptées à diverses situations comme par exemple le carnet ATA pour une admission temporaire en franchise de douane, inventée par la CCIG ou encore le CITES, pour l’export de marchandises à base de produits animaux.

Peut-on parler exportation sans évoquer les résultats des votations de dimanche dernier dont plusieurs objets ont un impact direct sur cette dernière ? Si notre invité se réjouit du « non » largement majoritaire en ce qui concerne l’initiative de limitation, il émet des réserves quand à l’adoption de l’initiative « zéro perte » et celle du salaire minimum.

L’initiative populaire pour une immigration modérée proposée par l’UDC constituait en effet une menace pour l’exportation car elle mettait à mal les accords bilatéraux avec l’Union Européenne. Le « non » majoritaire face à cette initiative renforce donc l’importance du lien entre la Suisse et son partenaire européen nous confie Vincent Subilia.

En revanche, en ce qui concerne l’initiative « zéro perte », elle présente un risque selon notre invité car Genève est déjà un canton gourmand d’un point de vue fiscal et une augmentation des impôts est un mauvais signal pour les entrepreneurs du canton qui subissent déjà la crise de plein fouet. Il en est de même pour l’adoption d’un salaire minimum qui risque de mettre certaines entreprises de petite taille dans des situations délicates et de les obliger à réduire le temps de travail de leurs employés ou même de licencier.

3 minutes pour comprendre Comment s'organise les exportations suisses ?

 

Genève bouge pour la planète: La location de vêtement peut-elle endiguer la fast fashion ?

Parmi les industries dont la consommation et le bilan carbone sont les plus mauvais, on retrouve la mode et plus précisément la fast-fashion. Cependant, la mode éthique et durable est une tendance qui a le vent en poupe. De plus en plus de femmes mais aussi d’hommes cherchent à se tourner vers une mode plus éco-responsable. Ainsi, on voit en Suisse un fort attrait pour les produits de second-main, les vide-dressing se multiplient et de plus en plus de consommateurs disent préférer ce type d’achat à celui dans des enseignes de fast-fashion.

C’est aussi sur cette tendance que surfe notre invitée, Nadia Khattab, co-fondatrice de La Garde-Robe à Genève qui, quant à elle, propose un service de location de vêtements entre particuliers. Partie du constat qu’en Suisse, les femmes ne portaient en moyenne que 20% de leur dressing, Nadia Khattab a eu l’idée de permettre à chacune de pouvoir proposer à la location et/ou louer ses vêtements. Pour une grand occasion ou pour aller au bureau, pour une durée de quatre jours à deux semaines, la Garde-Robe propose des vêtements de créateurs pour pouvoir changer de style au gré de ses envies tout en gardant une démarche responsable et sans se ruiner !

Elle nous en parle dans Parlons Economie.

Genève bouge pour la planète La location de vêtements peut-elle endiguer la fast fashion ?

 

Le Focus: Quels rôles jouent les statistiques ?

Ces derniers mois, nous avons été inondés de chiffres, de statistiques, de prévisions. Qu’elles soient économiques ou sanitaires, les statistiques font partie de notre quotidien mais quel est leur rôle ? Que nous révèlent-elles ?

Nos invités, Hervé Montfort, directeur de l’OCSTAT et Olivier Rigot, associé gérant chez EMC gestion de fortune, nous en parlent plus en détails. Avec eux, nous évoquons notamment les statistiques qui concernent le PIB qui a connu une baisse drastique cette année, en particulier à Genève où il recule de 9%. Hervé Montfort nous explique que ce recul, plus important que dans le reste du pays, est dû au fait que les secteurs habituellement rentables pour le canton font partie des plus impactés par la crise. On parle ici du tourisme d’affaires dont la valeur ajoutée est en très net recul ainsi que de l’hôtellerie-restauration ou encore le secteur horloger.

Les chiffres nous montrent aussi que face à cette crise, nous avons tous été impacté de la même façon, partout dans le monde. Ils nous permettent aussi de constater des changements dans les habitudes de consommation, de travail… qui risquent d’avoir des conséquences à long terme sur l’organisation des villes par exemple ou les modes de consommation.

Le Focus Quels rôles jouent les statistiques ?

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L’avenir des cafetiers-restaurateurs, le mariage de la tradition et du développement durable, un prix de l’économie à Genève et la responsabilité des entreprises face à la covid-19

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Cette semaine dans Parlons Economie, votre rendez-vous en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève, nous recevons le président de la société des cafetiers-restaurateurs, Laurent Terlinchamp, pour faire le point sur la situation de la profession et les perspectives actuelles. Nous abordons ensuite les engagements dans le développement durable d’un emblème du Swiss Made, Caran d’Ache, une entreprise qui depuis toujours a su allier tradition et développement durable. C’est son CEO, Jean-François de Saussure qui est notre invité pour en parler. Pour finir, notre focus s’arrêtera sur les lauréats du Grand Prix de l’Economie avec Alexandra Rys, directrice communication et événement de la CCIG puis nos trois invités débattrons de la responsabilité des entreprises face aux mesures anti-Covid.

3 minutes pour comprendre: Quel avenir pour les cafetiers-restaurateurs de Genève ?

Parmi les professions les plus touchées par la crise sanitaire, les cafetiers-restaurateurs et les commerçants en général ont subi une situation comme ils n’en avaient jamais connu auparavant. Notre invité, Laurent Terlinchamp, président de la société des cafetiers-restaurateurs nous explique que les fermetures pendant plusieurs semaines ont eu des conséquences catastrophiques pour les commerçants et que malheureusement, ce n’est pas terminé.

Malgré la reprise, les cafetiers-restaurateurs restent dans une situation préoccupante avec une impossibilité de se projeter, des mauvaises nouvelles qui arrivent chaque jour et donc un état de stress permanent. De plus, cette crise sans précédent est arrivée à un moment où le secteur était déjà dans un contexte difficile. A ce jour, de nombreux employés du secteur sont encore en RHT avec une perte de revenus quant aux chefs d’entreprise, la plupart n’ont plus de salaire depuis mars.

La situation a forcé les entreprises du secteur a se réinventer, s’adapter aux attentes du marché comme la livraison, la commande en ligne… L’adaptation a été accélérée par la crise.

3 minutes pour comprendre Quel avenir pour les cafetiers-restaurateurs ?

 

Genève bouge pour la planète: Peut-on allier tradition et durabilité ?

De tous les emblèmes de la Suisse et de Genève, il en est un qui, malgré plus de cent ans d’existence, continue d’être précurseur dans le domaine du développement durable. Il s’agit de Caran d’Ache. La marque, référence du Swiss Made, porte le développement durable dans ces valeurs depuis toujours.

Son CEO, Jean-François de Saussure, nous confie que dans les années 50 déjà, les propriétaires de l’entreprise avaient imaginé une machine permettant de récupérer la poussière de bois issue de la création des crayons et de la recycler en briquette pour chauffer la manufacture. Une technique encore utilisée aujourd’hui.

Une bonne façon d’illustrer les engagements concrets de l’entreprise au fil des années. Ses propriétaires d’hier et d’aujourd’hui ont toujours été sensibles et ont toujours eu à coeur de protéger l’environnement mais aussi l’humain. Des valeurs d’autant plus importantes dans les périodes que nous traversons.

Au-delà des engagements de la marque, Caran d’Ache est aussi le symbole de l’anti-obsolescence programmée de par ses produits, crayons de papier et stylo, intemporels et qui stimule la créativité des consommateurs. Une belle respiration dans notre monde d’écrans.

Le point sur cette entreprise d’exception et son engagement écologique avec Jean-François de Saussure.

Genève bouge pour la planète Peut-on allier tradition et développement durable ?

 

Le Focus:

Le Grand Prix de l’Economie.

Tous les événements de 2020 prennent une dimension exceptionnelle, chacun à sa manière. Le Grand Prix de l’Economie, organisé par la CCIG, n’échappe pas à la règle.

Comme chaque année, cet événement a été l’occasion de remettre deux prix importants: le prix de l’économie genevoise et celui de l’innovation. Ce sont les lauréats qui ont été particulier cette année.

Notre invité, Alexandra Rys, directrice communication et événement de la CCIG nous les a présenté. Pour le prix de l’économie genevoise 2020, la CCIG a choisi de récompenser l’ensemble des entreprises genevoises. Un geste fort et symbolique pour saluer le courage des toutes les structures qui ont affronté la crise, chacune à leur façon et chacune du mieux qu’elles le pouvaient.

Le second prix, celui de l’innovation revient conjointement aux HUG et à Genève Cliniques. En effet, les deux entreprises ont montré comment, lorsqu’il y a un besoin et une volonté, les secteurs publiques et privés peuvent s’allier et travailler ensemble. Un exemple unique et qui a fait ces preuves face à l’épidémie de Covid-19.

Le Focus Remise du Grand Prix de l'Economie de la CCIG

 

Face aux mesures anti-covid, quelles responsabilités doivent assumer les entreprises ?

En conclusion de l’émission de cette semaine, nous sommes revenus avec nos trois invités sur la responsabilité des entreprises face aux mesures anti-covid. Une question que chacun d’entre nous se posent actuellement.

Nos invités étaient alignés sur le fait que les entreprises ont une double responsabilité. D’abord, celle de protéger leurs collaborateurs et leurs clients, notamment en mettant à disposition le matériel nécessaire. Puis ensuite, par une action de sensibilisation des collaborateurs sur les mesures à prendre et les gestes à appliquer afin de se protéger et de protéger les autres.

Un débat à réécouter ici:

Le Focus Face aux mesures anti-Covid, quelles responsabilités doivent assumer les entreprises ?

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Fiscalité des entreprises, place financière genevoise et génération EasyJet au menu de Parlons Economie.

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Cette semaine dans Parlons Economie, votre rendez-vous en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève, nous continuons à aborder les sujets des votations du 27 septembre prochain avec la question de l’imposition des entreprises et celle du minimum salariale. Ce sont respectivement Nathalie Hardyn, directrice du département politique de la CCIG et Stéphanie Ruegsegger, directrice politique générale de la FER Genève qui seront nos invitées pour en parler. Nous recevrons ensuite Edouard Cuendet, directeur de la Fondation Genève Place Financière pour parler de l’attractivité de Genève en tant que place financière et de sa place dans le contexte actuel sur le plan mondial. Nous finirons enfin par un focus sur EasyJet, la compagnie aérienne, fortement impactée par la crise du coronavirus et qui se relève en Suisse avec son directeur général pour la Suisse, Jean-Marc Thévenaz.

 

3 minutes pour comprendre.

La concurrence fiscale entre cantons doit-elle être régie par l’état?

A trois semaines des votations fédérales, la question de la concurrence fiscale entre les cantons est posée avec Nathalie Hardyn, directrice du département politique de la CCIG. Le 27 septembre, nous voterons sur l’augmentation des impôts à Genève, une initiative de la gauche dont le but est de rééquilibrer la concurrence fiscale entre les cantons.

Pour notre invitée, ce projet présente un risque car Genève possède déjà l’un des taux d’imposition pour les entreprises les plus élevés de Suisse et l’augmenter encore pousserait les contribuables les plus mobiles à partir. On peut donc craindre de voir des entreprises partir dans d’autres cantons et donc des emplois disparaître à Genève.

Nathalie Hardyn nous explique au micro de Benjamin Smadja.

3 minutes pour comprendre La concurrence fiscale entre cantons et le coût du travail

Quel est le coût du travail?

Seconde proposition qui sera soumise à votation le 27 septembre prochain, celle de l’instauration d’un salaire minimum de 23 francs dans tous les secteurs de l’économie. Séduisante sur le papier, cette mesure ne prend cependant pas en compte la réalité de certaines branches dans lesquelles les salaires sont plus faibles et qui disposent de peu de marge de manoeuvre pour une augmentation significative de ces derniers. C’est d’autant plus risqué que ces branches sont souvent  celles qui ont été le plus impactées par la crise du covid.

Notre invitée, Stéphanie Ruegsegger nous explique que pour les entreprises de ces domaines, des dispositions de salaire minimum existent déjà mais que celui-ci est fixé au sein de la branche et adapté à la réalité des entreprises. Un système qui, selon elle, est bien plus pertinent.

 

Genève innove: Genève est-elle toujours une ville de business?

Dans le contexte mondiale actuel, Genève est-elle toujours perçue comme une ville de business? Quelle est la crédibilité de sa place financière? L’étude « Clarity on Swiss Taxes, Securing Switzerland’s attractiveness as a business location » de KPMG nous fournit des indicateurs intéressants pour répondre à ces questions et comprendre les facteurs qui permettrait à Genève une sortie de crise moins douloureuse.

Nous décodons ces indicateurs avec notre invité du jour, Edouard Cuendet, directeur de la Fondation Genève Place Financière. Il nous explique que la fiscalité des entreprises est l’un des points les plus importants pour l’attractivité d’une ville aux yeux des entreprises. Sur ce point, Genève reste une place très attractive.

La place financière genevoise représente aujourd’hui plus de 35’000 emplois et 12% du PIB. On constate également que les clients ont une forte confiance y compris en cette période de crise sanitaire où ils ont continué à placer des liquidités à Genève.

La préoccupation actuelle n’est donc pas du côté de cette crise car la banque nationale Suisse est solide mais plus du côté de l’initiative de limitation de l’UDC, soumise au vote le 27 septembre prochain. En effet, la place financière de Genève échange beaucoup avec les autres places financières européennes et son lien avec l’Union Européenne est crucial pour son rayonnement international. L’adoption d’une telle initiative pourrait entacher cette relation avec l’UE et nuire à la place financière genevoise et à son accès au marché européen.

Genève innove Genève est-elle toujours une ville de business ?

 

Le Focus: Comment va la génération EasyJet ?

Figurant parmi les secteurs les plus touchés par la crise du coronavirus, le transport aérien se relève doucement mais surement. Nous évoquons le cas d’EasyJet, spécialiste des vols low-costs en Europe avec son directeur général pour la Suisse, Jean-Marc Thévenaz.

Présente en Suisse depuis 20 ans avec 1’000 employés, la marque orange a connu une crise dont l’arrivée a été rapide et sévère. Du jour au lendemain, sa flotte entière a été clouée au sol. Il a fallu réagir et pallier d’urgence à une perte trop importante de liquidités mais aussi gérer la maintenance des avions immobilisés, les mesures de RHT pour les employés, le service client… Pour la compagnie, il y avait plus de travail que jamais alors qu’aucun avion ne volait. Une situation inédite pour Jean-Marc Thévenaz.

Le Focus Comment va la génération EasyJet ?

Par la suite, il fallait regarder vers l’avenir et préparer la sortie autant d’un point de vue stratégique et tactique. La relation avec les clients est aussi un enjeu clé de la période et il y a la nécessité d’une prise de conscience du personnel et de la clientèle que la période est compliquée et que cela demande de se responsabiliser. L’harmonisation des mesures et des conditions d’entrée et de sortie pour les différents pays et la digitalisation du suivi des passagers sont pour Jean-Marc Thévenaz des pistes à explorer pour faciliter la reprise.

Malgré tout, la Suisse reste l’un des pays dans lequel la reprise a été la plus rapide, les passagers étaient en effet au rendez-vous cet été.

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