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Suisse

Le PLR vaudois veut renforcer la loi cantonale sur la mendicité

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Le PLR veut durcir le projet de loi sur la mendicité du Conseil d'Etat vaudois (photo d'illustration). (© KEYSTONE/DOMINIC FAVRE)

La loi sur la mendicité élaborée par le Conseil d'Etat vaudois ne va pas assez loin. C'est l'avis du PLR, qui propose de durcir le projet du gouvernement pour endiguer un phénomène jugé "en recrudescence".

La mendicité a été bannie dès 2018 dans le canton de Vaud, mais cette interdiction est devenue ensuite inapplicable à la suite d'un arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme en 2021. Le Conseil d'Etat a ainsi dû s'adapter et proposer, en juillet dernier, un nouveau projet de loi.

Le Grand Conseil doit désormais se prononcer avec, pour commencer, un passage en commission le 2 octobre. Ce sera l'occasion pour le PLR d'apporter plusieurs amendements. "Le projet du Conseil d'Etat n'est pas abouti. Il est minimaliste et ne tient pas compte de la réalité du terrain", a relevé Florence Bettschart-Narbel, présidente du PLR Vaud, lundi devant la presse à Lausanne.

La députée regrette notamment que le projet de loi ne mentionne aucune distance. Or il faudrait, selon le PLR, que la mendicité ne soit pas autorisée à moins de cinq mètres des habitations, magasins, arrêts de bus, restaurants, banques, etc.

La liste des lieux où la mendicité serait interdite est aussi "trop floue". Florence Bettschart-Narbel a cité l'exemple des marchés: le projet de loi l'interdit dans les files d'attente des stands, mais pas à l'ensemble du marché.

Ras-le-bol

"Nous ne voulons pas devenir la capitale de la mendicité, faute d'une loi suffisante", a affirmé Mathilde Maillard, conseillère communale et présidente du PLR Lausanne. Elle a fait état d'une situation qui "empirait chaque mois" à Lausanne où, selon les témoignages de la population, la mendicité était à la fois "plus présente", "plus intrusive" et "plus agressive".

Il en va aussi, selon elle, de "la dignité des personnes précarisées". Le filet social doit permettre à ces personnes de ne pas avoir besoin de mendier pour vivre, a-t-elle affirmé.

"Entre la scène ouverte de la drogue et la mendicité, cela ne donne pas très envie de se balader à Lausanne. Nous entendons le ras-le-bol de la population. Il faut dire stop à ces comportements", a poursuivi Florence Bettschart-Narbel.

Regrettant "la lenteur" du Conseil d'Etat sur ce dossier, elle a ajouté que Vaud devrait s'inspirer d'autres cantons. Et notamment de Bâle-Ville, qui a resserré la vis face à l'afflux de mendiants, avec succès selon les autorités rhénanes.

Organisations criminelles

Egalement présent lundi devant les médias, le conseiller national et député Alexandre Berthoud a indiqué qu'il s'agissait aussi de "lutter contre les réseaux internationaux" exploitant les mendiants. "Ce n'est humainement plus acceptable. Nous devons combattre ces organisations criminelles", a-t-il dit.

Alexandre Berthoud a expliqué avoir déposé au Parlement fédéral une motion pour garantir que les personnes pratiquant la mendicité puissent être interdites de séjour en Suisse et, si nécessaire, faire l'objet d'un renvoi.

Si le Conseil fédéral propose de rejeter sa motion, il a toutefois répondu qu'il existait "déjà suffisamment de bases légales permettant d'ordonner des mesures d'éloignement à l'encontre des étrangers qui se livrent à la mendicité."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Les cloches sonnent pour la paix dans tout le canton de Nidwald

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L'église catholique de Stansstad est située non loin du lieu de la conférence du Bürgenstock (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

En signe de paix, les cloches des églises ont sonné dimanche dans tout le canton de Nidwald. Les Eglises catholique et réformée ont ainsi voulu exprimer leur inquiétude face à la guerre en Ukraine et appeler à une cohabitation pacifique.

Les cloches ont commencé à sonner à 11h00 et ce pendant huit minutes. Ce moment a été choisi, car à cette heure-là, la conférence du Bürgenstock, dans le canton de Nidwald, était encore en cours.

Le Conseil d'Etat de Nidwald a soutenu l'action des Eglises. Il a souligné qu'il était important que le canton où se déroule la conférence sur la paix en Ukraine puisse envoyer son propre signal.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

A Morges, les petits ont rendez-vous au Diabolo Festival

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Les enfants auront de quoi s'amuser le week-end prochain au festival Diabolo à Morges (photo d'illustration). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA)

Le Diabolo Festival animera le week-end prochain le théâtre et l'esplanade de Beausobre, à Morges (VD). Le rendez-vous culturel des enfants de 2 à 10 ans a concocté un menu foisonnant, avec 14 spectacles et 28 ateliers créatifs ou sportifs. Le chanteur Gaëtan y présentera un projet spécial avec l'Orchestre de chambre de Genève.

Cette douzième édition accueillera les familles sur un espace de près de 30'000 m2, comprenant onze scènes et deux petits chapiteaux. Plusieurs spectacles et animations affichent d'ores et déjà complet.

Au programme, des activités "incontournables plébiscitées par les festivaliers, comme le chantier, les jeux en bois ou la rencontre avec les trois ânes mascottes", note un communiqué. Mais le festival promet aussi des nouveautés, comme une ludothèque géante ou un manège qui fonctionne grâce aux parents qui pédalent sur un vélo.

Pierre et le loup

Gaëtan, tête d'affiche du festival, propose un projet inédit, qui se décline en deux parties. Il se muera en conteur pour raconter l'histoire de "Pierre et le loup" de Prokofiev accompagné par les 18 musiciens de l'Orchestre de chambre de Genève. Puis les familles pourront entonner les plus grands tubes de l'artiste dans des versions réorchestrées pour l'occasion.

Le festival annonce une ribambelle d'activités et de spectacles, comme du cirque, du théâtre de papier, de la magie, des marionnettes ou du théâtre d'objets. Un mur de grimpe et une slackline seront à disposition des plus sportifs. Il est recommandé de réserver ses places sur le site de la manifestation.

Billets offerts

Conscient que toutes les familles ne peuvent pas s'offrir des activités culturelles, le festival donne depuis plusieurs années des entrées gratuites aux services sociaux de la ville et à des foyers de la région. En 2024, près de 500 entrées ont ainsi été offertes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le code postal fête ses 60 ans en Suisse

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De 1000 Lausanne à 9658 Wildhaus: les numéros postaux d’acheminement de La Poste existent depuis 60 ans (photo d'illustation). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le 26 juin 1964, la Suisse a introduit les codes postaux. Elle est le troisième pays après l'Allemagne (1961) et les Etats-Unis (1963) à avoir décidé d'utiliser un numéro devant le nom de la localité. La réflexion a démarré pendant la Seconde Guerre mondiale.

En 1941, la Poste du Reich allemand a introduit un code à deux chiffres pour faire face au grand nombre de lettres traitées par la poste de campagne et au manque de connaissances géographiques du personnel, rappelle la Poste suisse à l'occasion de ce jubilé.

La véritable percée du numéro postal a lieu au début des années 1960 lorsque les machines de tri semi-automatiques adoptées par les services postaux s'imposent et augmentent les capacités de tri de 50%. Les premiers pays qui les adoptent sont l’Allemagne et les Etats-Unis et la Suisse en 1964. La plupart des pays ont ensuite suivi.

Chiffres pas hasardeux

Les quatre chiffres du numéro postal ont une signification bien précise. Le premier chiffre renvoie à la région et il est assigné d’ouest en est par la Poste. Lausanne a reçu le plus petit numéro postal d’acheminement, le 1000.

Le deuxième chiffre précise la localisation régionale. Par exemple, 90xx est affecté à la ville de Saint-Gall et à ses environs jusqu’Appenzell, 94xx comprend Rorschach, la vallée du Rhin et la Principauté de Liechtenstein, et la région de Wil porte le numéro 95xx.

Le troisième chiffre indique le trajet ferroviaire via lequel le courrier est transporté. Etant donné que le transport des lettres et des colis se fait désormais aussi par la route, ce chiffre n’a plus d’importance aujourd'hui.

Enfin, le quatrième chiffre indique la localité exacte. La valeur la plus élevée affectée à une localité se trouve dans le Toggenburg: 9658 Wildhaus.

Aussi pour les entreprises

Il y a en Suisse 4385 numéros postaux d’acheminement assignés à des lieux de domicile, des cases postales et des entreprises. La Poste a ainsi son propre numéro postal, le 3030 Berne.

L’enclave allemande de Büsingen dispose aussi de deux numéros postaux d’acheminement, un suisse et un allemand. En revanche, l'enclave italienne de Campione d’Italia a perdu son numéro postal suisse. Depuis janvier 2020, Campione fait partie du territoire douanier européen pour lequel seul le numéro postal italien est valable.

Des NPA temporaires

Il existe encore d'autres cas particuliers. Par exemple, la localité de "La Cibourg" possède trois NPA différents car elle s’étend sur trois communes et deux cantons. Il arrive aussi que des lieux très excentrés disposent d’un numéro postal: par exemple 3801 Jungfraujoch pour les trois ménages et 3823 Eigergletscher pour un ménage.

Certains numéros postaux peuvent aussi être attribués temporairement. Le camp fédéral du Mouvement Scout de Suisse en 2022 dans le Haut-Valais s'est ainsi vu attribuer le "3990 Ulrichen CaFé" pour les milliers de colis, de lettres et de cartes postales envoyés. Depuis, le numéro a été désactivé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Dix concerts au lever du jour sur les rives du Léman à Lausanne

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Durant dix semaines cet été, la Jetée de la Compagnie à Bellerive, Lausanne, accueille le festival "Musique à l'aube" et ses dix concerts matinaux (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

L'association Thelonica propose pour la 8e année consécutive des concerts matinaux au bord du lac à Lausanne. Avec le festival "Musique à l'aube", les lève-tôt amateurs de jazz, classique, pop et de musiques improvisées pourront écouter dix concerts à la Jetée de la Compagnie à Bellerive, tous les samedis à 06h00, du 22 juin au 24 août.

L'idée de ces concerts matinaux est née en 2017, avec deux prestations. Les "Musiques à l'aube" se sont ensuite déroulées tous les étés, avec cinq concerts. Depuis 2021, le format est passé à dix rendez-vous et s'est élargi à de nouveaux styles musicaux, comme le classique ou la musique contemporaine, rappelle Thelonica. En cas de pluie, le concert est reporté au lendemain matin. Le prix est libre.

Cette année, en ouverture du festival le 22 juin, le public pourra venir écouter les souffles méditerranéens du nord de l'Afrique de l'auteur-compositeur algérien Anouar Kaddour Chérif et sa mandole. A voir ensuite le quartet suisse de jazz KUMA (29 juin), le guitariste, claviériste et producteur barcelonais Raül Refree (6 juillet), la soprano britannique Juliet Fraser et son acolyte Newton Armstrong (13 juillet) et le R'n'B suisse de Lakna (20 juillet).

L'été musico-matinal se poursuivra ensuite avec le violoncelle de la Franco-américaine Sonia Wieder-Atherton (27 juillet), le concert multi-instrumentiste des Suisses Sara Oswald et Robin Girod (3 août), le jazz-rock et les sonorités du Far West de Roman Nowka quartet (10 août), les chansons accompagnées à l'accordéon du groupe helvétique OXEON (17 août) et, enfin, les trompette et contrebasse jazz du duo suisse Matthieu Michel et Patrice Moret (24 août).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mobilité

Les coûts de l'infrastructure ferroviaire sont couverts, dit l'OFT

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Le fonds d'infrastructure ferroviaire est financé très solidement, selon le directeur de l'Office fédéral des transports (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le directeur de l'Office fédéral des transports (OFT) rejette dimanche les critiques sur l'extension de l'infrastructure ferroviaire. "En 2040, les coûts d'exploitation et d'entretien, y compris les coûts dus aux investissements, seront couverts", assure-t-il.

Les coûts d'entretien concerneront les deux tiers des moyens du fonds d'infrastructure ferroviaire, précise Peter Füglistaler dans un entretien diffusé par la NZZ am Sonntag. Le reste sera à disposition pour l'aménagement, ajoute-t-il. "Personne ne veut réduire ces moyens. Le fonds est très solidement financé".

Des restrictions existent toutefois pour les nouveaux projets en dehors de l'extension adoptée par le Parlement dans le cadre du concept d'offre 2035, reconnaît M. Füglistaler. "D'autres souhaits concernant de nouveaux projets qui n'ont pas encore été adoptés ne sont pas réalisables jusqu'en 2033. Ce n'est qu'après cette date que des moyens financiers seront disponibles pour d'autres projets d'extension".

Manque de personnel qualifié

Ce n'est pas l'argent qui manque en premier lieu, mais le personnel qualifié, poursuit-il. "Le réseau ferroviaire ne peut en outre pas supporter davantage de chantiers, sinon la ponctualité en souffrira encore plus. En revanche, tous les projets d'extension déjà décidés au Parlement sont importants".

Le directeur de l'OFT ne pense pas qu'un moratoire sur les aménagements, demandé notamment par l'ancien chef des CFF Benedikt Weibel, soit nécessaire. "Si nous faisons cela, les transports publics prétéritent leur avenir. Aujourd'hui déjà, les trains sont pleins", remarque M. Füglistaler. L'extension permettra de disposer de 20% de places assises en plus et de densifier l'horaire, note-t-il.

Selon lui, le fait que les trajets soient parfois un peu plus lents n'est pas pertinent au vu des liaisons supplémentaires et des trains plus modernes. "Les transports publics ont augmenté leur part de marché à chaque fois que nous avons élargi l'offre".

L'augmentation d'un quart de la capacité ferroviaire proposée par le groupe d'experts de M. Weibel, sans aménagement, ignore le trafic de marchandises, relève M. Füglistaler. Cette capacité supplémentaire "résulte de la suppression du trafic de marchandises qui ne circule qu'en Suisse", ajoute-t-il.

Route trop bon marché

Pour parvenir à un transfert de la route vers le rail, il faut s'attaquer au rapport des prix, estime M. Füglistaler. "En matière de coûts, la route est très attractive. Si l'on n'aborde pas ce point, la part de marché des transports publics ne pourra croître que de manière limitée". Une solution pourrait être un système de tarification des embouteillages, qui n'a cependant aucune chance sur le plan politique, reconnaît-il.

Le responsable préconise par ailleurs une vente des billets de train "massivement" simplifiée. Il manque pour cela des offres plus flexibles et plus avantageuses pour ceux qui n'utilisent le train que sporadiquement, relève-t-il, car les billets individuels sont devenus "prohibitifs".

Il rejette toutefois la gratuité des transports publics: "La mobilité est aujourd'hui trop bon marché dans tous les modes de transport. Si nous voulons maîtriser la croissance du trafic tout en protégeant le climat, tous les modes de transport doivent devenir plus chers".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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