Rejoignez-nous

Actualité

Revue de presse du dimanche 16 décembre 2018

Publié

,

le

RUAG aurait surfacturé les frais d'entretien des avions de combat de l'armée; sur la photo, des F/A-18 dans un hangar de l'entreprise d'armement (archives). (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Une initiative pour interdire l’expérimentation animale, une autre voulant prohiber la discrimination liée à l’âge ou encore des surfacturations chez RUAG font les titres de la presse dominicale:

Le Matin Dimanche: Les Suisses devraient trancher sur l’expérimentation animale, relate Le Matin Dimanche, qui annonce que l’initiative populaire visant à bannir la vivisection a abouti. « Le compte y est », confirme dans le journal Renato Werndli, coprésident du comité d’initiative, précisant que plus de 111’000 signatures ont déjà été certifiées par les communes. Cent mille paraphes sont nécessaires. « Par sécurité, la récolte (de signatures, ndlr) se poursuivra jusqu’au délai fixé au 4 avril ». Lancé en 2017 par des citoyens saint-gallois, le texte réclame que l’expérimentation animale soit considérée comme un mauvais traitement envers les animaux et puisse constituer un crime. Les citoyens se sont déjà prononcés plusieurs fois sur le sujet, mais ils ont à chaque rejeté le texte. La dernière votation remonte à 1993. Selon l’Office vétérinaire fédéral, le nombre d’expérimentations animales baisse régulièrement en Suisse. Elles s’élevaient encore à deux millions en 1983, mais plus qu’à 615’000 l’an dernier.

NZZ am Sonntag: Une initiative populaire, permettant aux travailleurs de plus de 50 ans d’intenter des poursuites judiciaires pour une discrimination fondée sur l’âge, va être lancée prochainement, rapporte la NZZ am Sonntag. Selon Heidi Joos, la directrice générale d’Avenir 50 plus, une des organisations à la base du projet, cette disposition constitutionnelle envisagée doit permettre aux salariés de poursuivre une entreprise s’ils estiment avoir été licenciés pour des raisons liées à l’âge ou si leur candidature à un emploi n’a pas été prise en compte pour les mêmes motifs. Les employés de plus de 50 ans sont considérés comme étant plus cher sur le marché du travail, notamment en raison de charges sociales plus élevées. Des sociétés commerciales font des offres d’emploi avec des restrictions d’âge ou trient les candidatures en ligne avec un filtre d’âge. « La discrimination fondée sur l’âge ne doit plus pouvoir être appliquée pour changer l’état d’esprit des entreprises », explique dans le journal Mme Joos. Les syndicats soutiennent l’idée d’une initiative.

RUAG aurait surfacturé ses prestations à la Confédération

Ostschweiz am Sonntag/Zentralschweiz am Sonntag: L’entreprise d’armement de la Confédération RUAG aurait facturé des dizaines de millions de francs en trop pendant des années au Département fédéral de la défense pour l’entretien de la flotte d’avions de combat de l’armée suisse, écrivent Ostschweiz am Sonntag et Zentralschweiz am Sonntag. D’après une enquête du ministère public de la Confédération (MPC), RUAG utilisait l’argent surfacturé pour subventionner d’autres secteurs d’activités, principalement celui, non rentable, des avions civils. Le surcoût pour l’entretien des avions et des hélicoptères militaires atteindrait entre 30 et 35%, beaucoup plus que la marge bénéficiaire tolérée de 8 à 10%. Une marge de 30 à 35% signifie que RUAG encaissait indûment environ 40 millions de francs par an. Selon une source interne, la pratique dure depuis dix ans au moins, ce qui représente une surfacturation de 400 millions de francs. Ce montant est plus de deux fois supérieur à la subvention perçue illégalement par CarPostal. L’entreprise d’armement réfute les accusations. Son directeur général expliquait récemment dans une interview avoir la conscience tranquille.

SonntagsZeitung: Les médecins homéopathes coûtent plus cher que les médecins traditionnels, révèle la SonntagsZeitung se fondant sur une comparaison menée entre 2007 et 2016 par l’organisation des assureurs maladie, santésuisse. Durant cette période, les différences de coûts de traitement dans l’assurance maladie de base seraient de 22% au moins. « Le principe souvent entendu affirmant que, ce qui est complémentaire est égal à bon marché est clairement réfuté par l’analyse statistique », explique le document non encore publié. Des positions tarifaires de médecine complémentaire sont facturées par les médecins « en plus de tous les actes médicaux de la médecine officielle et font grimper les coûts ». L’assurance maladie de base couvre depuis 2012 en Suisse les coûts de l’homéopathie, de la médecine anthroposophique, de la médecine traditionnelle chinoise et de phytothérapie.

SonntagsBlick: Le vaccin contre la grippe saisonnière est déjà épuisé, indique le SonntagsBlick. Les fabricants de vaccins antigrippaux ont informé la Confédération qu’il n’y a plus de stock, déclare dans le journal Daniel Koch directeur de la division des maladies transmissibles à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). La production d’un vaccin prenant jusqu’à six mois, l’approvisionnement est interrompu. Selon l’OFSP, 1,2 million de doses de vaccin contre la grippe saisonnière ont été livrées en Suisse. Ce dernier est produit d’après les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), car les virus de la grippe changent légèrement chaque année. Selon l’organisation faîtière des pharmaciens pharmaSuisse, un nombre supérieur à la moyenne de personnes ont pris part à la journée nationale de vaccination contre la grippe du 9 novembre. L’OFSP avait fait campagne pour attirer l’attention sur les avantages de la vaccination.

Tourisme hivernal menacé

Le Matin Dimanche: M. Prix est prêt à intervenir au moindre abus de position dominante de Swisscom, avertit-il dans Le Matin Dimanche. « Si une loi sur les télécommunications efficace fait défaut, la Commission de la concurrence et le surveillant des prix sont tenus d’assurer une concurrence réelle des tarifs raisonnables », explique Stefan Meierhans. « En cas de prix monopolistiques, la loi sur la surveillance des prix donne justement les moyens d’intervenir », ajoute-t-il. Le Conseil national, en septembre, et le Conseil des Etats, en novembre, ont préféré limiter pour l’instant la concurrence dans la révision de la loi sur les télécommunications, épargnant l’opérateur historique en télécommunications.

SonntagsBlick: Le tourisme hivernal pourrait disparaître en quelques années seulement en Suisse et les régions de montagne pourraient être en partie désertées, affirme le SonntagsBlick, citant une analyse d’Avenir Suisse pour le compte de Suisse Tourisme. Les raisons invoquées pour ce sombre scénario sont le changement climatique, la numérisation et le vieillissement de la population. Une autre conclusion de l’étude indique que le tourisme hivernal pourrait renaître dans les 20 ou 30 prochaines années. Mais la piste privilégiée par les experts du tourisme est un effondrement de la demande et l’érosion de l’infrastructure touristique dans les montagnes. « Les facteurs négatifs l’emportent nettement », explique dans le journal Jürg Stettler, directeur de l’institut d’économie du tourisme de la Haute école spécialisée de Lucerne. Il s’attend à une spirale négative aboutissant à la disparition du ski comme sport populaire. L’expert préconise de développer le tourisme de montagne en été.

Source ATS

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Actualité

Intempéries : Une femme est morte au large de Vésenaz

Publié

le

La tempête qui a secoué la Suisse romande samedi en fin d’après-midi a coûté la vie à une femme. Le drame s’est déroulé au large du Port de la Belotte à Vesenaz samedi en fin d’après-midi. 

Un homme et une femme étaient sur un bateau au large du Port de la Belotte quand la tempête s’est abattue sur eux. Leur navire a coulé et si l’homme a réussi à s’en extirper, ça n’a pas été le cas de la malheureuse. L’information a été confirmée par Joanna Matta, la porte-parole de la police. Le corps de la femme à été repêché par les plongeurs de la police et conduit à l’hôpital par la REGA. Écoutez le récit des faits par la porte-parole de la police. Joanna Matta:

Joanna Matta Porte-parole de la Police genevoise.

Il s’agit pour l’instant de la seule victime des intempéries dans le canton de Genève.

 

Continuer la lecture

Actualité

Orage de Genève : un phénomène rare » selon MétéoSuisse

Publié

le

Un pompier du SIS (Service d'Incendie et de Secours) de Genève s'affaire sur un arbre qui a subi le très violent orage qui a touché le canton samedi. (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Un orage d’une très grande intensité a traversé le canton de Genève, samedi en fin d’après-midi. La pluie, mêlée à des grêlons, est tombée en grande quantité. Elle était accompagnée de violentes bourrasques de vent.

Le Service incendie et secours (SIS) s’avouait débordé, en fin de journée. Les pompiers ont notamment été appelés pour des arbres tombés sur des voitures, des inondations, des incendies et des sauvetages sur le lac. « Notre centrale d’urgence a été sollicitée pour des inondations et des chutes d’arbres », a fait savoir, de son côté, la porte-parole de la police genevoise Joanna Matta.

Suisse romande arrosée

Le front orageux a traversé ensuite l’arc lémanique, les cantons de Fribourg, de Neuchâtel et de Berne. La ligne de grain a donné sa pleine mesure, avec des précipitations soutenues et des rafales tempétueuses. Celles-ci ont localement dépassé les 110 km/h, selon MétéoSuisse.

Pour la pluie, c’est la station de Cossonay (VD) qui remporte la palme, avec 23 mm en dix minutes à 17h50. C’est loin du record de Suisse de Lausanne en juin 2018 (44 mm), mais toute de même remarquable, note MétéoSuisse. Les cumuls totaux sont importants, avec autour du bassin lémanique des valeurs de 30 à 50 mm en quelques heures.

La grêle a également été au rendez-vous. Les grêlons ont dans l’ensemble été de taille petite à moyenne, avec des diamètres estimés de 2 à 5 cm.

 

Source : ATS

Continuer la lecture

Actualité

Orage à Genève : dégâts dans les parkings genevois

Publié

le

Après l’orage de grêle d’une rare violence survenu à Genève ce samedi vers 17h30, l’eau s’est engouffrée en grande quantité dans le parking de Plainpalais.

L’eau a atteint par endroit 30 cm au niveau -3 du parking avec des dégâts potentiels sur certains véhicules mais aucune personne n’a été blessée.
Le niveau inférieur du parking de Genève Plage et le parking de Cornavin sont également touchés par l’orage. La grêle a par ailleurs endommagé quelques ascenseurs et des vitres selon Damien Zuber, directeur d’exploitation à la fondations des parkings.
Damien Zuber Directeur d'exploitation - Fondations des Parkings

Les canalisations de la ville ont été mise à rude épreuve suite au déluge qui s’est déversé pendant 40 minutes. Des débordements ponctuels sont constatés par les auditeurs de Radio Lac, témoins des intempéries.
Vers 19h30, MeteoSwiss a levé toutes les alertes météo pour la soirée. Le degré 4 avait été déclenché au plus fort des intempéries.

Parking de Plainpalais, entrée piéton – côté avenue du Mail

 

Continuer la lecture

Le Club Sport

Natation: une traversée de 75 km pour entrer dans l’Histoire

Publié

le

Flavie Capozzi (au centre) veut aussi nager pour la bonne cause en soutenant deux associations (DR).

Flavie Capozzi veut être la première femme à traverser le Lac Léman dans le sens de la longueur.

Le 23 août, Flavie Capozzi (21 ans) tentera de devenir la première nageuse à parcourir les 75 km séparant Le Bouveret de Genève à la nage. Deux nageurs ont réussi cette traversée dans le sens longueur : le Nyonnais Alain Charmey – c’était il y a 33 ans – et un Espagnol Jaime Caballero, mais jusqu’ici aucune nageuse. Professeur de natation, ancienne triathlète aussi, la jeune Glandoise nagera aussi pour la bonne cause en soutenant deux associations: Handi-Capable (aide aux enfants handicapés) et ARFEC (aide aux enfants atteints d’un cancer).

Flavie Capozzi Nageuse

 

Continuer la lecture

Actualité

Les grévistes sur le pont pour dénoncer les inégalités hommes – femmes

Publié

le

Partout en Suisse, la grève des femmes a commencé. Comme le 14 juin 1991, le but de ce mouvement c’est de dénoncer les inégalités entre hommes et femmes. Et de montrer comme le dit le slogan que si “Les femmes sont bras croisés, le pays perd pied”. Les actions ont débuté dans la nuit.

A Lausanne, la cathédrale a flambé en violet. C’est la couleur de ralliement de cette journée d’action. Puis, les femmes se sont réunies autour d’un feu place de la Riponne. Elles ont jeté dans les flammes des soutiens-gorge ou encore des gants de ménage. Symbolisant notamment l’inégalité dans les tâches domestiques, encore majoritairement confiées aux femmes.

A Yverdon, le collectif local de la grève des femmes a renommé les rues du centre-ville pour leur donner des noms féminins.

A Sion, une centaine de manifestantes étaient devant le Grand Conseil, elles ont accueilli ce matin les parlementaires à grands coups de slogans féministes. Demandant une plus grande représentation des femmes en politique. Mais aussi des rentes équilibrées.

A Berne, le Conseil national a symboliquement interrompu ses débats de 11 h à 11 h 15. La présidente socialiste a justifié cette pause en affirmant que “la parité nous concerne tous et que sa réalisation sera bénéfique pour l’ensemble de la société.”

A Genève, ça a commencé à minuit, à deux pas du Petit Palace. Là où, en août 2018, un groupe de femmes avait été agressé. Une façon de dénoncer le fléau des violences faites aux femmes. A noter, la police a confisqué les casseroles de manifestantes pour éviter qu’elle ne fassent trop de bruit. A la gare Cornavin avait lieu une distribution de tracts. Là, c’est la police des transports qui leur a demandé de quitter l’intérieur de la gare. Elles ont poursuivi leur action à l’extérieur.

Dans les quartiers et les communes genevoises, depuis ce matin, les femmes se rassemblent. Elles finissent les dernières pancartes, se parent de violet. Et à midi, plusieurs lieux proposent de manger ou de pique-niquer ensemble.

Le point d’orgue ce sera 15h24. C’est le moment où les femmes en grève doivent quitter leurs lieux de travail pour rejoindre la plaine de Plainpalais. L’heure a été choisie au niveau national parce qu’elle symbolise le moment où les femmes ne sont plus payés vu l’écart de salaire moyen de 20% entre les hommes et les femmes.

Puis, c’est à 17h que le cortège partira de la plaine pour un parcours de 2 heures. Selon MétéoSuisse, le temps s’annonce sec.
A 19h, la manifestation rejoindra le parc des Bastions pour un festival intitulé “Bastions de l’égalité”.

@marie_prieur

Continuer la lecture