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Procès en appel dans l’affaire du bébé mort-né lors d’un renvoi

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La Syrienne qui a perdu son bébé accuse le garde-frontière d'avoir ignoré son état de santé. Le prévenu assure n'avoir d'abord rien remarqué. (©KEYSTONE/LINDA GRAEDEL/ENNIO LEANZA)

Le nouveau procès d’un garde-frontière condamné en première instance après la fausse couche d’une Syrienne lors d’un renvoi en 2014 s’est ouvert lundi devant le Tribunal militaire d’appel 2 à Zurich. La femme lui reproche d’avoir ignoré son état de santé.

N’importe qui aurait pu se rendre compte qu’elle n’allait pas bien, a déclaré lundi la mère du bébé décédé devant la cour. Des traces de sang étaient visibles sur ses pantalons blancs, selon elle. En outre, son mari et d’autres membres de la famille avaient plusieurs fois demandé de l’aide ainsi qu’une ambulance en raison de ses douleurs.

Le garde-frontière de 58 ans n’a rien remarqué de particulier chez la Syrienne lorsqu’il a pris la responsabilité du groupe, affirme-t-il pour sa part. Il n’a pas constaté d’agitation particulière, tout était calme, dit-il. Il a bien vu qu’une femme était étendue, mais ne s’est dans un premier temps pas rendu compte qu’elle était enceinte. Il n’a pas vu de sang non plus.

Collègues italiens informés

C’est lorsqu’il a fallu la porter dans le train à destination de l’Italie que le militaire a reconnu qu’elle allait moins bien que ce que lui et ses collègues pensaient, a-t-il ajouté. Il a alors informé les services italiens qu’une femme enceinte n’allant pas bien se trouvait dans le train.

Sur le moment, il considérait intuitivement que c’était la meilleure chose à faire. Aujourd’hui, il ne sait pas si faire appel à une ambulance, qui dans le trafic de fin de journée aurait pu mettre une demi-heure pour arriver de Viège (VS) jusqu’à Brigue (VS), aurait permis de gagner du temps.

Voyage interminable

La famille syrienne, dont la femme était enceinte de sept mois, avait été interceptée à la frontière franco-suisse début juillet 2014. Elle tentait de gagner la France depuis l’Italie en compagnie d’un groupe d’une trentaine de réfugiés.

Les réfugiés ont d’abord été transférés en bus de Vallorbe (VD) à Brigue. Une fois arrivé, le groupe a attendu deux heures et demie à la gare avant de prendre un train régional pour Domodossola (I). Durant ce transfert, la femme enceinte s’est plainte de douleurs et de saignements, problèmes qui se sont aggravés rapidement. Arrivés à Domodossola, la Syrienne accouche à l’hôpital d’un enfant mort-né.

Urgence non reconnue

Lors du procès en première instance au Tribunal militaire 4 de Berne en décembre dernier, la défense avait plaidé l’acquittement, estimant que le prévenu avait agi dès qu’il avait reconnu les problèmes de santé de la femme, lorsqu’elle a rejoint le train. Le procureur avait demandé jusqu’à 7 ans de prison selon la variante retenue.

L’accusé était soumis à une pression certaine pour procéder rapidement à l’expulsion du groupe de réfugiés, a reconnu la cour. Mais il aurait dû se rendre compte au plus tard à Brigue que les plaintes de la réfugiée méritaient un examen médical sur-le-champ.

Le sergent-major a été reconnu coupable de lésions corporelles par négligence, de tentative d’interruption de grossesse et de violations répétées des prescriptions de service. Il a écopé d’une peine privative de liberté de 7 mois et à une peine pécuniaire de 60 jours-amendes à 150 francs. Les deux sanctions sont assorties du sursis.

Aucune des parties ne s’est montrée satisfaite du jugement. La défense réclame toujours l’acquittement. L’accusation exige une peine « correcte ». Le verdict du procès en appel est attendu mardi.

Source ATS

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Le président du Brésil Jair Bolsonaro testé positif au Covid-19

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Il présentait des symptômes de la maladie. Le président brésilien Jair Bolsonaro annonce avoir attrapé le coronavirus. Le Covid-19 , dont il n’a cessé de minimiser la gravité depuis le début de la pandémie mais qui a déjà fait quelque 65’000 morts dans son pays.

« Le résultat positif (du test) vient d’arriver », a déclaré le chef de l’Etat, 65 ans, lors d’un entretien à plusieurs chaînes de télévision, après avoir eu de la température la veille.

« J’avais 38 degrés de fièvre, mais mes poumons étaient propres. Les médecins m’ont donné de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine (un antibiotique) et après je me suis senti mieux. Je vais parfaitement bien », a ajouté M. Bolsonaro. Il a précisé qu’il travaillerait désormais le plus possible « par visioconférence ».

Lundi soir, il avait annoncé avoir passé une radiographie des poumons à l’hôpital des forces armées.

Fin mars, Jair Bolsonaro avait fortement minimisé l’importance du virus lors d’une allocution télévisée.

« Vu mon passé de sportif, si j’étais contaminé par le virus, je n’aurais pas à m’inquiéter. Je ne sentirais rien. Au pire, ce serait comme une petite grippe, un petit rhume », avait-il affirmé.

Source : ATS

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Covid-19: La Suisse reste sous la barre des 100 nouveaux cas en 24H

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La Suisse a enregistré 54 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, a annoncé mardi l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

C’est le quatrième jour consécutif que le nombre de contaminations quotidiennes est sous la barre des 100.

L’OFSP a fait état de 47 nouveaux cas lundi, 70 dimanche et 97 samedi. La semaine dernière, on recensait 134 cas vendredi, 116 jeudi et 137 mercredi. Au total, la Suisse et la Principauté du Liechtenstein ont dénombré 32’369 cas confirmés depuis le début de la crise, dont 694 ces sept derniers jours. Aucun nouveau décès n’a été annoncé mardi, le total étant maintenu à 1686.

Il y a eu trois nouvelles hospitalisations, le total étant de 4061. Quant aux tests, 641’982 ont été effectués depuis le début de la pandémie, dont 6% étaient positifs. En 24 heures, le personnel soignant a effectué 5585 tests.

Avec Keystone/ATS.

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Le monde de demain: tous les sports dans des casiers connectés

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Photo: BoxUp

Une bonne idée pour faire du sport, sans même avoir tous les équipements nécessaires… 

Benoît Rouchaleau  Le monde de demain

Plus d’excuse si vous n’avez pas le matériel pour vous mettre au sport, la startup BoxUp met tout à votre disposition. Son concept: des casiers connectés et autonomes qui proposent du matériel en libre accès pour une 20aine d’activités sportives. Des sports les plus classiques, avec ballon de foot, raquettes de tennis ou de ping-pong, frisbee ou kit de pétanque, aux pratiques plus originales comme des kits de snorkeling, de spike ball, de croquet ou de jonglage… Le tout est disponible 3H consécutives et entièrement gratuitement pour les utilisateurs. Un 1er prototype a été testé avec succès au parc des Rives à Yverdon-les-Bains. Et Il fait déjà des émules: une nouvelle box avec 6 casiers vient tout juste d’être installée au centre sportif de Vessy à Genève. Elle propose notamment des ballons de foot américain et de volley, des boules de pétanque, un kit de mölkky, des poids et des haltères ou encore une corde à sauter… 

Comment est-ce qu’on accède au matériel? 

C’est assez simple… Vous téléchargez l’appli BoxUp sur AppStore ou GooglePlay, vous sélectionnez l’activité en fonction du matériel à disposition dans les casiers et c’est votre smartphone qui sert alors à déverrouiller le casier via bluetooth. Ensuite vous n’avez plus qu’à vous en donner à coeur joie… Une fois terminé, il suffit de reposer le matériel à sa place, en prenant une photo du casier pour attester du retour en fin d’activité. 

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Hausse du chômage: les ORP augmentent leurs effectifs

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Les offices régionaux de placement (ORP) ont augmenté leurs effectifs en raison de la hausse du nombre de chômeurs. Selon une enquête publiée mardi dans le Blick, plus de 200 nouveaux postes ont été créés ces derniers mois.

Cela porte le nombre total d’employés des ORP à environ 1500. Cette augmentation de personnel est nécessaire car le taux de chômage a déjà atteint 3,4 % en mai. Cela correspond à 40’000 demandeurs d’emploi supplémentaires par rapport à février, lorsque le taux était de 2,5 %, explique le journal. Les chiffres pour le mois de juin seront publiés cette semaine.

L’augmentation du nombre de postes dans les ORP varie fortement d’un canton à l’autre. Zurich est de loin le canton qui a le plus étoffé son personnel avec la création de 77 postes depuis février. Ils devraient permettre de soulager les conseillers et l’administration.

Les cantons de Genève, Berne et Argovie ont chacun prévu une trentaine de nouveaux postes, ceux de Neuchâtel, Bâle-Ville et Lucerne, une dizaine.

Les cantons s’attendent à une augmentation du nombre de chômeurs, surtout après les vacances d’été, selon le spécialiste en ressources humaines Pascal Scheiwiller, cité dans le journal. Dans les grandes entreprises, les plus grosses vagues de licenciements sont attendues au cours des troisième et quatrième trimestres 2020.

Parmi les cantons interrogés par le Blick, seul Uri ne prévoit pas de créer de poste supplémentaire. La charge de travail supplémentaire sera gérée par des mesures internes.

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Covid-19: le port du masque largement respecté

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C’était la grande crainte de ce lundi. Est-ce que l’obligation de porter un masque sera respectée? Et bien oui. La majorité des usagers des transports publics portait un masque ce lundi, pour le premier jour de l’obligation décrétée par le Conseil fédéral.

Cette mesure doit permettre de freiner l’augmentation du nombre de cas de coronavirus reparti à la hausse en Suisse, même si l’OFSP n’a annoncé que 47 nouveaux cas lundi, contre 70 dimanche et 97 samedi. Lundi matin, pratiquement tout le monde s’est protégé les voies respiratoires à l’intérieur des bus et trains, ont constaté des journalistes de l’agence d’information Keystone-ATS.

L’obligation concerne les personnes de 12 ans et plus dans tous les trains, trams, bus, remontées mécaniques, téléphériques et bateaux de Suisse, a décidé mercredi dernier le Conseil fédéral. Pas d’amende prévue, mais toute personne refusant de porter le masque doit quitter le moyen de transport au prochain arrêt.

Visages à l’air libre sur les quais

Le port du masque était quasiment systématique en gare de Lausanne. Si quelques visages apparaissaient encore à l’air libre sur les quais, ils étaient presque tous couverts au moment de monter dans les wagons. Sur la ligne Yverdon – Lausanne, par exemple, plus de 90% des pendulaires portaient le masque vers 08h00.

Tous les visages étaient aussi quasiment masqués dans le m2 à Lausanne. Les Transports publics lausannois (tl) en proposaient gratuitement à l’entrée de la station à la gare. Le port du masque était aussi très bien respecté au débarcadère à Ouchy, à l’arrivée des utilisateurs des bateaux de la CGN.

A Genève aussi, le port obligatoire du masque dans les transports publics étaient globalement respecté. Une grande majorité des passagers voyageaient avec le visage protégé, a fait savoir la porte-parole des Transports publics genevois (TPG) Isabel Pereira. Les contrôleurs sensibilisaient les usagers sans masque sur le fait que la prochaine fois, ils risquaient de devoir descendre du véhicule. Les sanctions sont du ressort de la police.

Rares exceptions

Dans le canton de Neuchâtel, moins d’un passager par bus était dépourvu de masques. Les voyageurs qui prenaient le train, ou en sortaient, en gare de Neuchâtel étaient aussi pratiquement tous masqués.

En Valais, la grande majorité des voyageurs étaient masqués. A Sion, de nombreux voyageurs ont maintenu la protection jusqu’au passage sous-voie qui mène à la place de la gare où les pendulaires qui prennent les bus postaux étaient tout aussi couverts. Dans les cabines de Télé Anzère, les passagers portaient eux aussi des masques.

La mesure était également très largement respectée outre-Sarine. Dans les transports publics bernois, presque tous les passagers portaient un masque. Certains se protégeaient avec des foulards. Des passagers dépourvus de masque représentaient l’exception à Zurich, Lucerne, Winterthur, Saint-Gall et Coire.

Les entreprises de transports publics ont dit leur satisfaction face à l’attitude des usagers, même si le travail des contrôleurs est devenu plus difficile pour vérifier les titres de transport. « Ils ont toutefois pris l’habitude depuis plusieurs mois. De plus, ils se fixent surtout sur les yeux et les sourcils pour comparer un visage avec une photo sur un abonnement », a expliqué le porte-parole des CFF.

Coût critiqué

Le coût de la protection exigée par le Conseil fédéral fait grincer des dents. Le Parti du travail a exigé dans un communiqué la distribution gratuite des masques.

Dans une lettre ouverte adressée à la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales et à l’Office fédéral des affaires sociales (OFAS), Avenir50plus a demandé que les personnes à l’aide sociale ou bénéficiant des prestations complémentaires disposent d’une somme forfaitaire mensuelle pour acheter des masques.

Les Jurassiens devaient également porter depuis ce lundi le masque pour se rendre dans tous les commerces du canton. La mesure a été décidée pour une durée de deux mois. Moins radical, Vaud imposera le port du masque dès mercredi au personnel de vente et aux clients lorsque plus de dix personnes se trouvent dans un magasin.

Source ATS

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