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La patience des maçons est à bout

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L'automne s'annonce chaud sur les chantiers, avec des actions annoncées dans toute la Suisse par les métiers de la construction (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le ton durcit entre syndicats et entrepreneurs. La convention nationale du secteur de la construction, qui expirera en fin d’année, ainsi que le maintien de la retraite à 60 ans, sont au coeur des différends cités par Syna et Unia en conférence de presse lundi.

Les travailleurs de la construction en ont assez. Dans un communiqué de presse, ils accusent les entrepreneurs d’empêcher l’aboutissement de tout accord, alors « que les solutions sont déjà sur la table ».

Syna et Unia rappellent que des actions de protestation seront organisées dès la mi-octobre dans toute la Suisse. La première action est prévue le 15 octobre au Tessin, puis le lendemain à Genève. A ces occasions, les travailleurs lutteront pour le maintien de la retraite à 60 ans, contre le dumping salarial et les journées de travail sans fin.

En juin dernier, 18’000 ouvriers étaient déjà descendus dans la rue à Zurich pour réclamer le maintien cette retraite. Vendredi dernier, plus de 1300 maçons du canton de Vaud se sont rassemblés à Lausanne lors d’une assemblée générale. « Cette fréquentation massive est un signal pour les prochaines actions », déclare un porte-parole d’Unia.

Négociations menacées

« Depuis août, des négociations sont menées pour assurer la pérennité de la retraite à 60 ans », rappellent les syndicats. Selon eux, une solution est prête, comprenant le maintien de cette retraite, et le financement de l’assainissement par les travailleurs en échange d’une hausse de salaire.

Mais, ajoutent-ils, la Société suisse des entrepreneurs (SSE) n’accepterait cette solution que si des coupes dans la CN sont faites. « Les maçons sont écoeurés par ce chantage », a déclaré face aux médias Nico Lutz, responsable du secteur Construction d’Unia.

Dans un communiqué vendredi dernier, la SSE a rejeté des « propositions scandaleuses » des syndicats, qui « visent l’abus social par la branche de la construction ». Les entrepreneurs menacent par ailleurs de suspendre temporairement les négociations.

Source ATS

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Genève face au coronavirus: les HUG se préparent en vidéo

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Dans une vidéo pédagogique à destination de son personnel, les HUG ont diffusé ce lundi après-midi une vidéo inhabituelle.

Tournée en conditions réelles dans une chambre à pression négative du Bâtiment Julliard des HUG, le personnel médical dévoile son protocole d’accueil des patients éventuellement contaminés.

La simulation d’environ 5 minutes montre une personne (potentiellement infectée par le coronavirus), prise en charge par une soignante.

L’infirmière pose alors les questions suivantes: depuis combien de temps, toussez-vous ? Depuis combien de temps avez-vous de la fièvre ? Êtes-vous habituellement en bonne santé?

Elle exécute ensuite un prélèvement à l’intérieur des narines de la patiente. Cette dernière est alors invitée à retirer son masque et à se laver les mains. L’infirmière réalise l’opération qui ne prend quelques secondes avant de demander au patient de replacer à nouveau son masque.

                                   

Ensuite, La vidéo la suite des examens en laboratoire et les rapports avec le patient en chambre. Les conditions d’hygiène restent drastiques pour éviter tout risque de contamination.

A travers ce document mis à la disposition des médias, les HUG veulent ainsi démontrer que la situation est maîtrisée alors des tests des deux cas suspects sont effectivement actuellement traités au Centre des maladies virales émergentes à Genève.

Découvrez l’intégralité de la vidéo :

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La place du sport à l’école n’est encore pleinement reconnue

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(KEYSTONE/Gaetan Bally/archives)

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), chaque enfant devrait faire une heure de sport par jour. En Suisse, trois heures de cours d’éducation physique par semaine sont obligatoires. Le reste est laissé à l’initiative des parents. 

Une heure de sport par jour par élève. Voilà les recommandations de l’OMS. En Suisse, la loi ne prévoit que trois heures par semaine de cours de gymnastique. Un total insuffisant, selon les spécialistes de santé publiques, si on songe qu’il en faudrait cinq au moins, si on ne tient compte que des jours ouvrables.

A Genève, les trois heures hebdomadaires ne sont la règle qu’à l’école primaire. Au Cycle d’Orientation, il faudra patienter encore deux ans pour y arriver puisque c’est dans le cadre du plan CO’22 que la mesure effective.

Qu’en est-il alors des cinq heures par semaine? C’est « de la science-fiction » nous dit-on au Département de l’Instruction Publique. Entendez-par là, rien n’est possible sans l’aval du parlement.

Car la question est éminemment politique et, partant, budgétaire. Par les temps qui courent, on traque les dépassements.

Mais ce n’est pas tout. Avec un demi million d’habitants, Genève est un canton très peuplé, mais sa surface est plutôt exiguë. Le manque de salles se fait cruellement sentir.

Pourtant, du côté du département concerné, on ne semble guère s’émouvoir.  Les trois heures hebdomadaires correspondant à 60% des besoins de l’enfant en matière d’activité physique. On estime que le reste doit être pris en charge par les activités parascolaires et la famille. « L’école n’a pas pour vocation d’éduquer les parents. C’est de la responsabilité des parents. » En d’autres termes, vive l’initiative privée.

 

 

 

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Coronavirus: l’OMS qualifie la menace à l’international d’élevée

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Des plus de 2700 cas recensés jusqu'à présent, 80 l'ont été dans la capitale chinoise, qui compte 20 millions d'habitants. (©KEYSTONE/AP/MAS)

L’OMS a relevé son niveau d’alerte à l’international  concernant la menace liée au virus apparu en Chine. Elle est désormais qualifiée d' »élevée » et non plus de « modérée ». L’Organisation a admis avoir fait une « erreur » dans ses précédents rapports. Pékin a de son côté annoncé un premier décès.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait auparavant annoncé que le risque était « très élevé en Chine, élevé au niveau régional et modéré au niveau international ». « Il s’agissait d’une erreur de formulation et nous l’avons corrigée », a expliqué une porte-parole de cette organisation dont le siège à Genève.

« Cela ne veut absolument pas dire que nous avons changé notre évaluation du risque, mais cette erreur s’est glissée » dans les rapports de situation, a-t-elle insisté.

Cette correction ne change pas le fait que l’OMS ne considère pas que l’épidémie constitue une « urgence de santé publique de portée internationale », a affirmé une porte-parole de l’organisation.

Précédents

L’OMS n’a jusqu’ici utilisé ce terme que pour de rares cas d’épidémies requérant une réaction mondiale vigoureuse, dont la grippe porcine H1N1 en 2009, le virus Zika en 2016 et la fièvre Ebola, qui a ravagé une partie de l’Afrique de l’Ouest de 2014 à 2016 et la République démocratique du Congo depuis 2018.

Faisant partie de la famille des coronavirus (comme le Sras), le virus 2019-nCoV provoque des symptômes grippaux chez les personnes contaminées, pouvant aller jusqu’à des syndromes respiratoires sévères. Il a provoqué la mort d’au moins 81 personnes et infecté plus de 2700 autres en Chine depuis son apparition fin décembre, avant de se répandre jusqu’en Europe et aux Etats-Unis.

A l’époque du Sras (2002-2003), l’OMS avait vivement critiqué Pékin pour avoir tardé à donner l’alerte et tenté de dissimuler l’ampleur de l’épidémie.

L’OMS a elle aussi été vivement critiquée ces dernières années. Jugée trop alarmiste pendant l’épidémie du virus H1N1 en 2009, elle avait par la suite été accusée, au moment de la terrible épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest (2014), de ne pas avoir mesuré l’ampleur de la crise avant qu’elle ne s’amplifie.

Premier décès à Pékin

Les autorités de la ville de Pékin ont de leur côté fait état lundi du premier décès dans la capitale chinoise d’une personne ayant contracté le nouveau coronavirus.

La victime est un homme de 50 ans qui s’était rendu le 8 janvier dans la ville de Wuhan, le foyer de l’épidémie, et était tombé malade après être revenu à Pékin sept jours plus tard, a annoncé le comité à la Santé de la capitale. Il a succombé lundi à une défaillance respiratoire.

Des plus de 2700 cas recensés jusqu’à présent, 80 l’ont été dans la capitale chinoise, qui compte 20 millions d’habitants.

Les autorités chinoises ont décrété toute une série de restrictions aux déplacements sur l’ensemble du territoire pour tenter d’enrayer la propagation de l’épidémie.

Trump propose son aide à Pékin

Donald Trump a annoncé dans ce contexte avoir proposé à la Chine l’aide des Etats-Unis pour contenir l’épidémie.

« Nous sommes en étroite communication avec la Chine concernant le virus », a tweeté le locataire de la Maison Blanche. « Nous avons offert à la Chine et au président Xi toute aide qui pourrait être nécessaire. Nos experts sont extraordinaires! », a-t-il encore clamé.

Source: ATS

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Autoroute en Chablais: Genève attaque l’Etat français

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La Ville de Genève va batailler devant le Conseil d’Etat français pour s’opposer à la construction d’un tronçon autoroutier dans le Chablais français. L’exécutif municipal juge le projet, décrété d’utilité publique, incongru en cette période d’urgence climatique.

« Je vais me rendre à Paris le 14 février pour déposer le recours devant le Conseil d’Etat », a déclaré lundi le conseiller administratif de la Ville de Genève Rémy Pagani. Avec le RER Léman Express, qui vient d’être mis en service, ce projet autoroutier entre Thonon-les-Bains et Machilly « appartient au passé ».

Remy Pagani conseiller administratif de la Ville de Genève

La municipalité a mandaté l’avocat français Christian Huglo pour défendre ses intérêts. Ce spécialiste en environnement et droit public a rappelé devant les médias qu’un projet autoroutier semblable avait déjà été abandonné dans les années 90. Le Conseil d’Etat français l’avait considéré comme inutile.

Depuis, la situation a profondément évolué. La question climatique est devenue prioritaire. Pourquoi construire une autoroute qui débouchera sur des axes engorgés alors, qu’à côté, un même service, bien plus favorable à l’environnement, est offert par le Léman Express, s’est interrogé M.Huglo.

Des coûts astronomiques

« Ce projet ne tient pas la route en matière de réchauffement climatique », a poursuivi l’avocat. Par ailleurs, les coûts de construction de ce tronçon sont démesurés, à cause des compensations écologiques à faire. Pour les opposants à cette liaison, cette autoroute sera probablement la plus chère de France au kilomètre.

La Ville de Genève veut aussi faire valoir devant le Conseil d’Etat français la Convention alpine liant la France et la Suisse qui protège une partie du sol hexagonal. Ce texte prévoit que les autorités suisses soient consultées pour des projets voisins en France et vice-versa, a expliqué M.Pagani.

La Ville de Genève est soutenue dans ce combat par des élus, des associations et des habitants du Chablais savoyard. Ceux-ci vont également saisir, dans des procédures distinctes, le Conseil d’Etat pour contester le caractère d’utilité publique du tronçon autoroutier, décrété par le gouvernement français.

Selon M.Huglo, le Conseil d’Etat français pourrait prendre environ deux ans pour se prononcer sur les recours qui lui sont soumis. Les recours n’auront pas d’effet suspensif. Les travaux pourraient ainsi théoriquement commencer, une fois la concession accordée. Les frais de recours s’élèvent pour la Ville de Genève à environ 3000 francs.

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Pollution: fin du dispositif de circulation différenciée à Genève

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Introduit jeudi dernier à Genève à cause des fortes concentrations de particules fines dans l’air, le dispositif de circulation différenciée est levé. Dès mardi, le centre-ville ne sera plus interdit aux véhicules les plus polluants, annonce lundi le service de l’air, du bruit et des rayonnements non ionisants.

La circulation différenciée est appliqué grâce à un système de macarons colorés Stick’Air, qui sont numérotés de 0 à 5 et qui reflètent le niveau d’émissions d’un véhicule. Depuis jeudi, seules les voitures classées en 5 avaient l’interdiction de rouler au centre de Genève pendant la journée.

Au vu de l’évolution des conditions météorologiques de ces prochains jours, les particules fines se situeront au-dessous de 50 microgrammes par mètre cube, écrit le service de l’air, du bruit et des rayonnements non ionisants. La mesure anti-smog sera donc levée à partir de mardi.

L’autocollant Stick’Air peut être acheté pour le prix de 5 francs dans les garages, les stations-service, à la Fondation des parkings et à l’office cantonal des véhicules. De nombreux points de vente sont toutefois en rupture de stock. Le nouveau règlement étant attaqué en justice, aucune sanction n’est pour l’instant infligée.

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