Le sommet du G7 se tiendra à Evian-les-Bains du 15 au 17 juin prochain. Si les grands de ce monde se réunissent en France, Genève sera en première ligne. Entre restrictions aux frontières, déploiement militaire et incertitudes sur les manifestations, le Conseil d'État promet un état de préparation «optimal». Son président, Thierry Apothéloz, était mon invité.
À quelques semaines de l'événement, le gouvernement genevois peaufine son dispositif. La gestion des frontières sera l'un des points névralgique du dispositif. Le Conseil d'État a autorisé l'ouverture de seulement sept points de passage du 12 au 18 juin. Près d'une trentaine de petites douanes seront purement et simplement fermées.
Ce qui reste ouvert:
Pour entrer ou sortir du canton, les usagers devront privilégier les douanes de Bardonnex, Perly, Thônex-Vallard, Moillesulaz, Meyrin, Ferney-Voltaire ou encore Anières. Les liaisons ferroviaires via le CEVA et les gares de Cornavin et d'Annemasse, ainsi que l'Aéroport, resteront opérationnelles sous surveillance accrue.

«Il ne s'agit pas de bloquer des gens aux frontières», a toutefois tenu à préciser la conseillère d'État chargée de la sécurité, Carole-Anne Kast. «Il n'y aura pas de restrictions d'accès» au territoire genevois. Cependant, la conseillère d'État avertit que des «délais importants sont à prévoir» aux frontières routières. Pour pallier ces difficultés, un système de macarons pour le personnel essentiel sera mis en place dès la semaine prochaine, leur offrant une «facilité de mobilité» via des voies réservées.
La comparaison avec la crise sanitaire est inévitable, bien que le contexte soit différent.
«La grosse différence réside dans le fait qu'avec le Covid, il y avait une interdiction de passer la frontière»
Pour ce G7, les travailleurs pourront circuler, mais le télétravail reste la recommandation phare. L'objectif est de limiter la surcharge des axes routiers et des transports publics, ces derniers pouvant être «perturbés ou réduits» selon le Conseil d'État.
Côté sécurité, les moyens engagés sont conséquents:
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L'ensemble des 1500 policiers genevois sera mobilisé.
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Des renforts viendront de Vaud, du Valais et d'autres cantons.
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Le Conseil fédéral a autorisé le déploiement de jusqu'à 5000 militaires.
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Bien qu'aucune force de maintien de l'ordre française n'opérera sur sol suisse, la commandante Monica Bonfanti précise qu'il «il y aura une présence française», notamment pour des patrouilles transfrontalières et l'escorte des dirigeants.
L'inconnue des manifestations
Une incertitude demeure: l'autorisation de la manifestation souhaitée par la coalition No-G7. Le gouvernement promet une décision rapide, mais estime qu'il est encore «trop tôt» car l'analyse sécuritaire n'est pas «consolidée». Mme Kast souligne que les enjeux dépassent la simple manifestation, incluant des menaces de «cybersécurité, de sabotage des infrastructures, d'attitudes violentes ou même de terrorisme».
Pour les commerçants genevois, la crainte principale reste celle des dégâts matériels. Un mécanisme de soutien aux entreprises en cas de déprédations est à l'étude
«Le Conseil d'Etat ne se substituera pas aux assurances»
Aucune couverture n'est prévue en cas de perte de chiffre d'affaires. Le Grand Conseil se saisira d'ailleurs du dossier lors d'une session extraordinaire prévue le 28 mai prochain.
Entretien réalisé par Benjamin Smadja, avec Keystone-ATS
Invité
17 mai 2022 à 14 h 30 min
Ça fait en effet un moment déjà que le gouvernement genevois démantèle toujours un peu plus années après années la profession de taxi ;-(
C'est honteux !!
Dèçu
23 mai 2022 à 0 h 31 min
Désormais, les chauffeurs taxis et les central de taxis ne doivent fournir aucun service de transport ni de l'aéroport ni vers l'aéroport et empêcher décemment et de manière convaincante ceux qui baissent leur pantalon, laissez-les les vrais voleurs comme le transport illégal avec la quelle nos autorités son très peu efficaces laissez-les également ces applications faire leur travail qu'elles facturent a des prix vraiment abusives et on va voir combien temps les utilisateurs vont supporter ces vrais larcins avec toute la complicité de nos dirigeants.
Bon déplacement avec vos protégés Madame Fischer de toute façon en tant que conseillère vous avez le droit de imposer votre volonté comme vous l'entendez et au de là.
Comment avec les problèmes économiques en plus du covid et maintenant l'invasion de la Russie Mme Fischer avec ses sbires peuvent accepter aussi une augmentation de leurs revenus qui viennent des travailleurs sans comprendre pourquoi cette augmentation est due, la quelle devraient rejeter par honnêteté, mais bien que comme ils sont les responsables ils doivent par la loi imposer et s'imposer leur revenus comme ils l'entendent, je m'excuse mais ses des vrais incompétent que savent seulement imposer leur volonté et profiter la situation
Par ailleurs, Mme Fabienne Fischer, Conseillère d’Etat, garde à l’esprit que non seulement les tarifs des taxis, qui n’ont pas connu d’augmentation depuis de nombreuses années, sont dits élevés, mais aussi la vie en Suisse est chère, tout comme les salaires, ou dites-moi, Mme Fabienne Fischer Conseiller d’Etat est-ce que la rémunération que vous percevriez serait équivalente dans d’autres pays ??
J’aimerais entendre votre réponse