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Climat: accord minimal à la COP25

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Après deux nuits de tractations intenses, les quelque 200 pays signataires de l'Accord de Paris se sont réunis dimanche matin pour éviter un naufrage de la COP25. (©KEYSTONE/AP/MANU FERNANDEZ)

Après de longues négociations, les quelque 200 pays signataires de l'Accord de Paris se sont réunis dimanche matin pour finalement adopter un accord minimal à la COP25. Ils ont ainsi évité un naufrage de cette Conférence de l'ONU sur le climat.

C'est un accord peu ambitieux qui a été arraché en séance publique à Madrid ce dimanche. Les Etats ont notamment échoué à avancer quant aux règles de mise en œuvre de l'article 6 de l'accord de Paris sur les mécanismes de marché de crédit carbone. Ils ont "simplement" ont soulignés le "besoin urgent" à agir contre le réchauffement climatique. En définitive, ces négociations n'ont fait que repousser le problème de fond, comme le confirme Pierrette Rey, porte-parole du WWF en Suisse romande

Pierrette ReyPorte-parole du WWF en Suisse Romande

Aussi techniques qu'elles soient, ces modalités de mise en œuvre sont essentielles car des marchés reposant sur des règles trop floues ou trop laxistes pourraient saper l'ensemble de l'accord de Paris, dont l'objectif est de contenir la hausse du mercure bien en-deça de 2 degrés et si possible à 1,5 degré.

Malgré deux nuits consécutives de négociations intenses, il s'est avéré impossible de dégager une position acceptable par tout le monde, comme ce fut déjà le cas l'an passé à Katowice. "La communauté internationale a perdu une occasion importante de faire preuve d'une ambition plus grande en matière d'atténuation (réduction des émissions de gaz à effet de serre), d'adaptation et de financement de la crise climatique", a insisté Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU. La COP25, qui avait débuté le 2 décembre et devait se terminer vendredi, a d'ailleurs battu des records de durée. Mais concrètement, que va-t-il se passer à présent ? La porte-parole du WWF semble assez critique quant à la finalité de cette conférence mais garde une pointe d'optimisme.

Pierrette ReyPorte-parole du WWF en Suisse Romande

Pour le moment, le cas "réchauffement climatique" est donc mis au placard et les discussions sont reportées à l'année prochaine à Glasgow. La Cop 26 aura lieu du 9 au 19 novembre 2020.

ATS et Tom Monaci

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Euro 2024

La Suisse s'impose aisément devant l'Azerbaïdjan

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Viola Calligaris célèbre son but dans une rencontre sans histoire pour la Suisse. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Suisse a conclu par une victoire le tour préliminaire de l'Euro 2025. A Lausanne, elle a battu l’Azerbaïdjan 3-0 sur des réussites de Meriame Terchoun, Viola Calligaris et Ana-Maria Crnogorcevic.

Déjà assurées de remporter leur groupe avant cette ultime rencontre à la Pontaise, les Suissesses ont parfaitement rempli leur mission dans ce tour préliminaire. Leur première place leur permet de retrouver la Ligue A de la Ligue des Nations. On rappellera que la Suisse était, bien sûr, qualifiée d’office pour l’Euro en tant que pays organisateur.

Devant 2222 spectateurs, Meriame Terchoun a exploité une erreur de la gardienne pour ouvrir le score à la 25e minute et pour retrouver les chemins du filet en sélection après une longue attente de huit ans. Les deux autres buts sont sans doute tombés un peu tardivement (77e et 88e) pour affirmer que cette performance de l'équipe de Suisse fut vraiment aboutie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

La Russie va restreindre l'accès à des zones frontalières

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Vladimir Poutine avait ordonné un assaut dans la région ukrainienne de Kharkiv pour créer une zone tampon à même de limiter les tirs ukrainiens en direction de Belgorod. Si les forces russes ont conquis quelques localités ukrainiennes, elles n'ont jamais pu créer cette "zone de sécurité". (© KEYSTONE/AP)

La Russie a annoncé mardi restreindre à partir du 23 juillet l'accès à des localités frontalières de l'Ukraine, en raison des bombardements ukrainiens. Un aveu d'échec pour Vladimir Poutine qui avait justement lancé une offensive en mai pour faire cesser ces frappes.

Le président russe avait ordonné le 10 mai un assaut surprise de ses forces dans la région ukrainienne de Kharkiv pour créer une zone tampon à même de limiter les tirs ukrainiens en direction de la région russe de Belgorod.

Si les forces russes ont conquis quelques localités ukrainiennes, elles n'ont jamais pu créer cette "zone de sécurité" ni percer les défenses adverses. Selon Kiev, Moscou a enregistré de très lourdes pertes dans cet assaut qui est toujours en cours.

"Nous allons restreindre l'accès à 14 localités où la situation opérationnelle est extrêmement difficile", a annoncé sur Telegram le gouverneur russe de la région de Belgorod, Viatcheslav Gladkov.

La décision est inédite mais nécessaire selon le responsable, qui a semble-t-il acté que l'établissement d'une zone tampon avait échoué: "Nous avons déjà perdu de nombreux civils, nous avons beaucoup de blessés, et notre tâche est bien sûr de prendre des mesures de sécurité maximales".

Kiev autorisé à frappé en territoire russe

Cette annonce intervient quelques semaines après que les Occidentaux ont autorisé, sous conditions, leur allié ukrainien de frapper des cibles militaires en territoire russe avec des armes modernes occidentales. Mais les Ukrainiens menaient déjà depuis des mois des attaques contre la Russie avec leurs propres équipements, plus vieux, moins précis et d'une portée plus restreinte.

Pour Kiev, il s'agit de porter le combat sur le territoire russe et de cibler des sites servant à bombarder l'Ukraine.

"Hommes adultes" seuls autorisés

Dans les faits, dans la région de Belgorod, "des points de contrôle seront installés à l'entrée" des 14 localités concernées, et les transports publics, "y compris les taxis, seront interdits", a précisé dans son communiqué M. Gladkov.

Seuls "les hommes adultes" pourront entrer dans ces secteurs contrôlés par les forces de l'ordre, et ce, uniquement "selon des règles strictes", comme le port obligatoire d'un gilet pare-balles et d'un casque, ou bien encore le fait d'être accompagné par des militaires dans un véhicule blindé. Les femmes et les enfants ont interdiction d'entrer dans la zone.

Kremlin circonspect sur des pourparlers

Le Kremlin n'a pas commenté dans l'immédiat cette décision. Sur le front diplomatique, la Russie a réagi mardi avec circonspection aux propos du président ukrainien, qui a ouvert la veille la porte à des pourparlers avec Moscou, pour la première fois depuis le printemps 2022, en évoquant une présence russe à un futur sommet de la paix.

Volodymyr Zelensky avait assuré lundi être favorable à une présence russe à un prochain sommet, l'acte II après la conférence organisée en Suisse, mi-juin, sur la paix en Ukraine qui avait réuni des dizaines de dirigeants mais dont la Russie avait été exclue.

"Le premier sommet pour la paix n'était pas du tout un sommet pour la paix. Donc, visiblement, il faut d'abord comprendre ce qu'il (M. Zelensky) entend par là", a tempéré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, dans une interview à la chaîne Zvezda, diffusée mardi.

M. Zelensky avait, lui, affirmé vouloir présenter en novembre - mois de l'élection présidentielle aux Etats-Unis - un "plan" pour "une paix juste", après près de deux ans et demi d'un conflit à grande échelle qui a fait des centaines de milliers de victimes civiles et militaires.

Il a souhaité que des "représentants russes" participent au prochain sommet sur la paix en Ukraine, à une date indéterminée, et qui sera fondé sur ce plan.

Demandes inconciliables

Or, la Russie occupe toujours près de 20% du territoire ukrainien et les perspectives d'un cessez-le-feu restent minimales tant les positions entre Kiev et Moscou sont à ce stade opposées.

En effet, Vladimir Poutine a fixé comme préalable à des discussions l'abandon par l'Ukraine de cinq régions dont Moscou revendique l'annexion et de son alliance avec l'Occident. Kiev réclame de son côté le retrait des forces russes.

Pour Ivan Klyszcz, de l'International Centre for Defence and Security, en Estonie, l'absence de la Russie au premier sommet a pu miner la capacité de l'Ukraine à engranger des soutiens "au-delà de l'Occident", d'où l'ouverture évoquée par M. Zelensky.

"Cela pourrait être un signal faible montrant que le tabou d'avoir un contact ouvert avec les Russes ne serait plus aussi fort", observe-t-il. Plusieurs tentatives de médiation et de négociations entre Kiev et Moscou ont déjà échoué depuis deux ans et demi.

Usines d'armement tchèques en Ukraine

L'Ukraine, qui cherche à mobiliser l'industrie de défense européenne et américaine pour aider son armée, a par ailleurs annoncé mardi que des entreprises d'armements tchèques allaient produire en territoire ukrainien des fusils d'assaut et des munitions.

Kiev souffre d'un déficit d'hommes et d'armes face à l'armée russe, et cherche à bâtir sa propre industrie militaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Suisse

Une élimination sans gloire pour Dominic Stricker

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Dominic Stricker: encore beaucoup de travail devant lui avant de retrouver la lumière. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Dominic Stricker (ATP 175) reste encore loin du compte ! Après une reprise sur gazon bien laborieuse, le Bernois a déçu lors de son premier tour à Gstaad.

Dans un duel de gauchers, Dominic Stricker s’est incliné 6-3 6-3 devant le Néerlandais Botic van de Zandschulp (ATP 87). Même s’il a bénéficié de quatre balles de break dans la seconde mange avant de céder son engagement à 4-3, le Bernois ne méritait pas vraiment un autre sort. Trop imprécis en retour, il a manqué de constance et de coffre pour prendre la main dans cette rencontre.

Contraint à un repos forcé de près de six mois pour soigner son dos, le joueur de 21 ans a sans doute mesuré tout le chemin qui lui reste à parcourir pour retrouver la lumière. Il a encore un mois et demi devant lui pour monter en puissance avant d’aller défendre à New York les 205 points ATP qui avaient récompensé son accession l’an dernier en huitième de finale de l’US Open.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

La Broken Chair s'offre une cure de jouvence

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Gommage, égrenage, masticage, et enfin peinture. A Genève, la chaise cassée est en plein chantier. La dernière rénovation de l'un des symboles de la Genève internationale remonte à 2016.

Les échafaudages ont été posés début juillet et devraient être enlevés début août. Broken Chair a été créée il y a 27 ans par Daniel Berset, à la demande de Handicap International, pour dénoncer les ravages des mines antipersonnel. D’autres combats se sont ajoutés depuis, explique Marie Bro, responsable communication et médias pour Handicap International.

Marie Bro Responsable communication et médias pour Handicap International

Aujourd'hui cette œuvre, installée face au Palais des Nations, symbolise la lutte contre l'utilisation d'armes explosives sur les populations civiles.

Les travaux avancent: après le gommage et l'égrenage la chaise cassée sera repeinte. Le tout pour 75 000 francs, un montant entièrement financé par des entreprises et des fondations.
Cette cure de jouvence était nécessaire, la dernière remontant à 2016.

Marie Bro Responsable communication et médias pour Handicap International

En attendant de retrouver la chaise cassée restaurée, une exposition pour rappeler son histoire et son combat est à découvrir à ses pieds.

 

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International

Fin d'activité pour le fabricant de chariots de supermarché Caddie

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En mai 2023, l'entreprise avait annoncé arrêter sa production de chariots de supermarché en plastique, mettant en avant un souci environnemental. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

"C'est la fin": faute de solution de reprise, le tribunal de Saverne a prononcé mardi la fin d'activité pour le fabricant de chariots de supermarché Caddie pour lequel travaillaient encore 110 personnes, la fin d'une aventure industrielle entamée dans les années 1920.

"Il n'y aura pas de repreneur. On se dirige vers une liquidation dure", avait déclaré en fin de matinée l'avocat du Comité social et économique (CSE) de Caddie, Pierre Dulmet, très ému, à la sortie de l'audience devant la chambre commerciale du tribunal judiciaire de Saverne.

En début d'après-midi, à l'issue d'un délibéré de quelques heures, la "fin de poursuite de l'activité" sans aucune "reprise" à compter de mardi a en effet été prononcée par la juridiction, a-t-on appris auprès du tribunal.

Quelques heures plus tôt, devant la grille du tribunal judiciaire, une trentaine de salariés et syndicalistes de l'entreprise de Dettwiller (Bas-Rhin) avaient accueilli la nouvelle dans le silence, oscillant entre déception et une forme de fatalisme.

"Triste de finir comme ça"

La juridiction devait se pencher sur deux offres déposées fin juin. Sa trésorerie exsangue, Caddie avait été placé le 25 juin en liquidation avec poursuite d'activité, procédure qui avait permis d'enclencher le mécanisme d'assurance de garantie de salaires (AGS) afin que les employés puissent être payés.

L'une des offres de reprise émanait de l'actuel propriétaire, le groupe Cochez, basé à Valenciennes (Nord) et spécialisé dans le transport et les services industriels, qui proposait de reprendre 15 salariés. L'autre avait été déposée par la société Skade Management de Stéphane Dedieu, ancien propriétaire de Caddie, qui envisageait la reprise de 42 salariés et avait le soutien du CSE de l'entreprise.

"Le procureur n'a pas accepté l'offre de M. Cochez, il n'a pas eu le droit de présenter son offre", a précisé Me Dulmet à l'issue d'une audience d'environ trois quarts d'heure. Et M. Dedieu, qui n'a notamment pas pu réunir l'intégralité du financement nécessaire à son projet de reprise, "n'a pas présenté son offre. Son avocat est venu pour dire: +Je ne présente pas mon offre+", avait-il poursuivi, expliquant qu'en l'absence de tout repreneur, le tribunal ne pouvait que prononcer "la cessation totale d'activité de Caddie".

"Vous avez été exemplaires dans ce dossier", avait encore lancé Me Dulmet aux salariés. "Vous vous êtes battus à fond, mais quatre redressements judiciaires" en une douzaine d'années, "c'était un de trop. Le tribunal a dit stop, il y a trop de dettes, pas assez de projets industriels suffisants, et ils arrêtent la casse."

"Pas eu d'aide"

"C'est un peu triste de finir comme ça", a lâché l'un des salariés, préférant garder l'anonymat. "Quelque part on s'y attendait un petit peu, on savait que ça n'allait pas bien mais on avait toujours espoir que ça puisse continuer."

"On est 110 personnes sans emploi", constate Sylvain Longchamp, délégué CFDT de 51 ans. A son âge, "trouver du boulot, ça va être compliqué", soupire le quinquagénaire. "On savait qu'un jour ou l'autre, ça serait compliqué. Mais c'est quand même décevant..."

En 10 ans chez Caddie, Kazim Arziman a connu "trois redressements. Là, c'est le comble, c'est la fin", lâche, amer, le délégué FO, qui regrette que les politiques ne se soient "pas du tout" intéressés ces derniers temps au sort de Caddie: "C'est dommage, il n'y a pas eu d'aide de la région ni de l'Etat..."

Les pouvoirs publics s'étaient portés au chevet de Caddie en 2022, lorsque l'entreprise, déjà au bord de la liquidation, avait été reprise par Cochez avec l'aide de fonds publics.

Nom déposé en 1959 et inspiré du golf, Caddie a connu un succès croissant, jusqu'à devenir synonyme de chariot de supermarché. Ses origines industrielles et alsaciennes remontent à 1928 avec des produits en fil de fer et la société a connu son heure de gloire avec l'essor de la société de consommation, avant de rencontrer des difficultés et de voir ses effectifs fondre au fur et à mesure des plans de reprise.

En mai 2023, l'entreprise avait annoncé arrêter sa production de chariots de supermarché en plastique, mettant en avant un souci environnemental.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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