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Le Léman Express est désormais opérationnel

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Le Léman Express avait été inauguré officiellement jeudi mais il est opérationnel depuis dimanche matin dans la région genevoise (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

« Un moment historique » pour les usagers comme pour les officiels. Quelques secondes avant l’horaire prévu, le premier train du Léman Express a quitté Coppet (VD) dimanche à 05h03. Mais en raison de la grève en France, celui-là n’arrivera pas jusqu’à Annemasse.

Dans les rames, les vrais usagers ne sont qu’une poignée au milieu des dizaines de responsables ferroviaires, de politiques et de journalistes. « C’est un moment historique », dit à Keystone-ATS l’un d’entre eux, venu expressément avec son fils de deux ans, plus jeune passager du train. « Il est motivé », assure-t-il.

Une famille avec deux enfants en bas âge n’est pas très loin. En écho aux manifestations pour le climat, les autres clients sont souvent jeunes. « On l’attendait depuis longtemps. Je voulais le voir », glisse David qui relève l’importance du plus grand réseau régional ferroviaire transfrontalier d’Europe pour toute la région.

Un avis partagé par quelques jeunes socialistes qui ont prolongé leur retour de fête pour utiliser la nouvelle infrastructure. « C’est une première étape vers le transfert modal », avance l’un d’eux.

De leur côté, les responsables ferroviaires tanguent entre enthousiasme et soulagement après l’opérationnalisation d’un réseau attendu depuis plus de cent ans. Depuis son arrivée en janvier, le patron de Lémanis, société qui exploite le réseau, entame chaque jour « en se demandant quel sera le problème ».

Rame taguée

« Aujourd’hui, c’est la grève », admet Mario Werren en reconnaissant qu’il aurait souhaité que tous les trains puissent atteindre Annemasse. Dimanche, seul un quart d’entre eux rejoindront la ville française.

Malgré tout, la journée est « historique », insiste le patron des CFF Andreas Meyer. « C’est la mise en service la plus complexe que j’aie eu à faire », dit-il, tout en se félicitant d’avoir pu mener le projet de bout en bout, assez rare pour un directeur sur un dispositif de cette taille. Régulations, composantes techniques ou chantiers, il a fallu de nombreux interlocuteurs suisses et français et huit ans de travaux sur le segment du CEVA (Cornavin/Eaux-Vives/Annemasse) pour le Léman Express.

Pour ces dirigeants, les réglages auront été calés jusqu’à la dernière minute. L’une des rames est taguée, oeuvre qui a provoqué une polémique entre politiques genevois sur les réseaux sociaux.

Dizaines de milliers d’utilisateurs

Avec six trajets par heure et par sens en semaine, le Léman Express va s’accompagner aussi de défis pour la sécurité avec des dizaines de milliers d’usagers, relève le chef adjoint de la police ferroviaire qui a fait le déplacement.

Avant le départ, le chef des mécaniciens a donné les dernières consignes. « Tu entreras dans Genève à vitesse réduite », glisse-t-il à distance au conducteur. Parce qu’à Cornavin, des centaines de personnes attendent sur le quai, dont le conseiller d’Etat Serge Dal Busco. Beaucoup sont arrivées depuis Annemasse avec le train parti une minute après celui de Coppet, mais le premier à avoir « gommé l’effet frontière » entre les deux pays.

Les passagers sont accueillis par les grenadiers de la Compagnie de 1602. « Je n’ai pas demandé d’autorisation. Vous ne m’enverrez pas d’amende », lance M. Werren au conseiller administratif Rémy Pagani. Qui acquiesce avec un sourire. Il ne s’en formalise pas et, en homme de gauche habitué des manifestations, soutient aussi les revendications des cheminots français qui perturbent cette première journée.

Arrêt à une gare suisse

Il insiste plutôt sur les améliorations pour Genève et veut déjà voir plus loin, l’extension du réseau. En attendant, une fois le train arrivé à Cornavin, les officiels descendent. Certains, qui ont travaillé depuis plus de dix ans pour le Léman Express, se donnent l’accolade. M. Meyer, qui quitte ses fonctions dans quelques mois, est attendu au Tessin pour une inauguration liée à l’ouverture du tunnel de base du Ceneri dans un an.

Seules quelques personnes poursuivent le trajet dans ce premier train qui est attendu jusqu’à Annemasse. Mais à la dernière gare suisse, l’annonce tombe. Le premier train du Léman Express ne franchira pas la frontière.

Le conducteur fait part « de sa fierté », même s’il aurait préféré pouvoir emmener les passagers jusqu’à la ville française. La grève n’aura pas entamé l’enthousiasme des Genevois. « Beaucoup d’émotion », dit de son côté M. Dal Busco plus tard à Genève avant de rejoindre un train.

Source: ATS

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Lac Léman: la CGN moins impactée par le Covid-19

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KEYSTONE/Valentin Flauraud

La Compagnie générale de navigation sur le lac Léman (CGN) a enregistré en juillet une baisse de fréquentation d’environ 17%. Elle semble moins impactée par le Covid-19 que d’autres compagnies, comme la Société de navigation Lac de Bienne qui a enregistré une chute de l’ordre de 30%.

« Vu le contexte, nos chiffres sont plutôt réjouissants », a déclaré mardi Andreas Bergmann, directeur général de la CGN. Grâce aux actions promotionnelles du canton et de l’Office du tourisme, « on s’en sort pas trop mal », reconnaît-il.

« Il existe une vraie appétence du public, je m’en réjouis car il y avait beaucoup d’incertitudes », a-t-il relevé. Certes, la clientèle internationale, surtout asiatique et américaine, n’est pas au rendez-vous. « Mais c’est un problème conjoncturel. On va les reconquérir », a-t-il lancé.

Le masque dissuade-t-il la clientèle de venir ? « Est-ce une barrière ou a-t-il un effet rassurant, les avis sont partagés », ajoute le directeur de la CGN. Il rappelle toutefois que « la branche demande que le port du masque ne soit plus obligatoire sur les ponts extérieurs des bateaux. Elle a écrit au Conseil fédéral ».

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Genève: la Médecin cantonale se défend d’être débordée par le traçage des personnes

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Selon nos informations, une quarantaine n’aurait pas été signalée à temps à Genève. Le Service du médecin cantonal se défend d’être débordé et d’avoir fermé les boîtes de nuit pour cette raison. Il avertit dans les 24 heures au plus tard, les personnes entrées en contact avec un malade.

Vendredi 31 juillet, le Conseil d’Etat genevois fermait les boîtes de nuit à cause d’une trop forte progression du Covid-19. En cas de contamination, le Service du médecin cantonal contacte au plus vite les personnes pour les mettre en quarantaine. Mais selon nos informations, une personne aurait reçu un SMS 9 jours après sa sortie en boîte, soit trop tard pour se mettre en quarantaine. Le Service du médecin cantonal genevois se défend d’être débordé. Ecoutez sa cheffe, la Doctoresse Aglaé Tardin.

Dr Aglaé Tardin Médecin cantonale genevoise

Entre 2 à 20 cas dans des lieux festifs

Dans les dernières semaines, de nombreux lieux ont eu la visite d’une personne malade, d’où la décision du Conseil d’Etat de fermer les boîtes de nuit temporairement. La Doctoresse Aglaé Tardin.

Dr Aglaé Tardin Médecin cantonale genevoise

Enquêtes maintenues

Interrogé par Léman Bleu, Mauro Poggia a expliqué que 60 personnes contaminées pouvaient donner lieu à 600 appels du médecin cantonal. Pour l’instant le traçage se poursuit, mais il faut impérativement réduire la propagation de la maladie, selon la Doctoresse Aglaé Tardin.

Dr Aglaé Tardin Médecin cantonale genevoise

Virus moins actif?

Actuellement 15 personnes sont hospitalisées aux HUG, dont 4 aux soins intermédiaires et 1 aux soins intensifs. Le virus serait-il moins virulent ? Ce n’est pas l’avis de la Médecin cantonale qui rappelle que le COVID a surtout touché des jeunes ces dernières semaines…

Dr Aglaé Tardin Médecin cantonale genevoise

Les boîtes de nuit seraient-elles plus enclines à disperser le virus ? Ecoutez sa réponse.

Dr Aglaé Tardin Médecin cantonale genevoise

Dimanche l’OFSP faisait son Mea culpa, les plus importantes contaminations n’avaient pas lieu dans les boites de nuit comme annoncé vendredi mais au sein des familles.

A Genève, les lieux nocturnes sont fermés jusqu’au 23 août. Une réévaluation sera faite à ce moment-là, en fonction de la propagation du virus.

 

 

 

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Banques: le genevois Flowbank va débuter ses activités cet automne

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KEYSTONE/Gaetan Bally

Le secteur bancaire helvétique comptera à partir de cet automne un nouvel acteur avec la banque en ligne genevoise Flowbank. Fondé et dirigé par Charles-Henri Sabet, le futur concurrent de Swissquote ambitionne de devenir un des acteurs de référence de la branche.

Basé dans le nouveau quartier d’affaires de Lancy Pont-Rouge, l’établissement qui a décroché le mois dernier sa licence bancaire auprès de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma), entend étendre sa présence à Zurich début 2021, avant de poursuivre son déploiement dans d’autres villes suisses et à l’international.

« Notre proposition de valeur est claire: une expérience d’investissement ouverte à tous grâce à une app mobile et une plateforme optimisée permettant de traiter toutes les classes d’actifs sur les marchés domestiques et internationaux », explique Charles-Henri Sabet, cité mardi dans un communiqué.

Plateforme unique

Le groupe genevois se targue de disposer d’une technologie, dont une grande partie développée en interne, qui « permettra à ses clients d’effectuer toutes leurs transactions sur le même logiciel, que ce soit sur un ordinateur, un laptop, ou une app », a assuré le dirigeant dans un entretien accordé à AWP.

Flowbank offrira à ses clients la possibilité d’ouvrir un compte multidevises, de disposer d’une carte de paiement et d’effectuer ses opérations bancaires courantes, tout en jouant la carte de la « suissitude » avec des opérations basées en Suisse, la sécurité des dépôts et les exigences réglementaires de la Finma.

« Nous sommes exactement dans le même segment de clientèle que Swissquote », à savoir la banque en ligne destinée aux clients particuliers, a poursuivi le banquier helvético-égyptien, soulignant que l’entreprise entend concentrer ses activités sur la clientèle helvétique.

« Si je vous dis qu’au début de l’année, on ouvrira 4000 comptes par mois, je ne me fais pas trop peur », affirme celui qui avait au début des années 90 fondé, déjà à Genève, Synthesis Bank (ex-TCC), racheté en 2007 par le danois Saxo Bank.

« Les produits que nos clients pourront traiter comprennent les devises, les options sur devises, des indices, des matières premières, des actions », énumère Charles-Henri Sabet. Contrairement à Swissquote, Flowbank ne proposera pas de cryptodevises à sa clientèle, « du moins dans un premier temps ».

Déjà présent à l’international

Le groupe nouvellement formé ne part pas les mains vides, puisqu’il reprend à son compte le portefeuille de sa filiale London Capital Group (LCG), spécialisée dans le courtage en ligne, et dont la clientèle est basée en Asie, aux Emirats arabes unis (EAU), en Angleterre, en Allemagne et en Amérique du sud.

« A la faveur de la reprise de LCG, nous disposons déjà de bureaux à Londres et dans les Bahamas », ce qui constitue une base solide pour l’expansion des activités du groupe à l’international.

La banque, qui emploie actuellement un peu plus d’une quarantaine de personnes sur son siège genevois, devrait en compter entre le double et le triple d’ici la fin de l’année. Les effectifs initiaux de la succursale zurichoise, dont l’ouverture est prévue début 2021, sont estimés entre 5 et 10 collaborateurs.

Pour son lancement, Flowbank n’a pas dû recourir au financement de tiers. M. Sabet est l’actionnaire majoritaire, avec environ 60% des droits de vote. Le second est la Compagnie bancaire helvétique (CBH), et les autres sont exclusivement des proches du patron, qui assure que « pour le moment, les activités de la banque sont entièrement financées par les fonds propres des actionnaires ».

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Aéroport de Genève: un bilan encourageant un mois après la reprise des activités

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KEYSTONE/Martial Trezzini

Quasi sans activité pendant trois mois à cause de la pandémie de Covid-19, l’aéroport de Genève reprend progressivement vie. Avec la réouverture des frontières le 15 juin, les passagers sont de retour, et le bilan est encourageant, annonce mardi la plateforme aéroportuaire dans sa newsletter d’août.

La fréquentation est cependant encore loin d’un retour à la normale. Le dimanche 19 juillet, Genève Aéroport a ainsi accueilli 16’230 voyageurs, soit un peu moins de 30% du trafic enregistré durant la même période de 2019.

Lorsque les pays se sont fermés sur eux-mêmes, pour des raisons sanitaires, entre mars et juin, l’activité de l’aéroport genevois s’est retrouvé presque à l’arrêt. Durant cette période, on comptait seulement entre six et huit vols commerciaux par jour.

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Genève: avancée dans la lutte contre le staphylocoque doré

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Mieux comprendre le fonctionnement du staphylocoque doré. C’est à ce travail que s’est attelée une équipe de chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE), avec à la clé une découverte fortuite qui pourrait permettre de lutter avec plus d’efficacité contre cette bactérie résistante aux antibiotiques.

Les staphylocoques dorés ont pour caractéristique de pouvoir s’adapter à des environnements très variables. On en trouve notamment dans les narines de 25 à 30% de la population, relève lundi l’UNIGE. La bactérie peut devenir dangereuse à la faveur d’une chute d’immunité ou après une opération chirurgicale.

Une fois l’infection déclarée, elle devient difficile à soigner, car le staphylocoque doré déjoue avec habileté les traitements aux antibiotiques. En effectuant des recherches sur la bactérie, le département de microbiologie et de médecine moléculaire de l’UNIGE a peut-être ouvert une voie permettant de s’attaquer au pathogène.

« Mon laboratoire étudie une protéine qui joue un rôle important dans la faculté du staphylocoque doré à s’adapter à des environnements très différents », explique dans un communiqué le professeur Patrick Linder. Ces travaux ont permis de découvrir que la protéine en question était également impliquée dans un autre processus.

Une bactérie plus vulnérable

La protéine participe aussi à la synthèse des acides gras qui sont les constituants essentiels de la membrane bactérienne. Ainsi, lorsque la protéine est absente, à cause d’une mutation génétique par exemple, les staphylocoques dorés ne parviennent plus à former des colonies si la température est inférieure à 25 degrés centigrade.

Or, une partie de la communauté scientifique soutient l’idée qu’un futur traitement contre les staphylocoques dorés passe par un médicament capable d’inhiber la synthèse des acides gras, note le professeur Linder. L’approche ne fait toutefois pas l’unanimité et certaines études contredisent ce point de vue.

L’étude genevoise, dans ce contexte, offre une meilleure compréhension des mécanismes fondamentaux des staphylocoques dorés. La découverte de ce lien entre fluidité de la membrane et adaptation au changement d’environnement représente une étape importante dans la lutte contre la bactérie, conclut l’UNIGE.

Les travaux menés à Genève sur le staphylocoque doré ont fait l’objet d’une publication dans la revue PLoS Genetics.

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