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La haine des parieurs n'épargne pas le tennis suisse

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"On est constamment exposés" aux paris, juge Johan Nikles (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Leurs messageries privées débordent d'insultes et de menaces. Depuis quelques années, les pros n'hésitent plus à dénoncer la haine des parieurs frustrés qui inonde leurs réseaux sociaux.

Ce phénomène n'épargne pas les joueurs suisses, même ceux évoluant dans l'anonymat des circuits secondaires, comme le révèle une enquête de Keystone-ATS.

Les Français Caroline Garcia et Gaël Monfils, l'Ukrainienne Elina Svitolina ou plus récemment la Saint-Galloise Belinda Bencic: nombreuses sont les stars des circuits masculins (ATP) et féminins (WTA) à avoir mis en lumière le harcèlement lié aux paris sportifs dont ils sont victimes depuis plusieurs années.

Le scénario se répète inlassablement: un individu mise de l'argent sur la victoire d'un joueur ou d'une joueuse, il perd son pari, puis se défoule en insultant ou menaçant l'athlète sur ses réseaux sociaux - que ce soit en public (espace commentaire des publications) ou par message privé (MP) -, parfois sans même chercher à cacher son identité.

Mais cette réalité touche également celles et ceux qui écument bien plus souvent les qualifications des Challengers - pour simplifier, le circuit secondaire - et les tournois ITF - le circuit tertiaire - que les ATP et WTA 500, les Masters 1000 et les tournois du Grand Chelem. Ces professionnels du tennis, généralement classés au-delà du top 300, peinent à vivre de leur métier. Ils voyagent souvent sans entraîneur ni community manager pour gérer leurs réseaux sociaux, et font donc face tout seuls à des torrents de haine après des défaites suffisamment dures à encaisser.

"Meurs."

"Dégage, pédé", "Bien joué, connard !", "Putain, t'es vraiment à chier", "T'es une merde", ou encore le bref, mais non moins glaçant: "Meurs." Voilà quelques messages que le Genevois Johan Nikles a découverts en ouvrant Instagram après une défaite au Challenger de Liberec (Tchéquie), en juillet dernier - des messages, traduits majoritairement de l'anglais, que Keystone-ATS a pu consulter.

Agé de 28 ans, Johan Nikles est désormais un habitué du fait. Des insultes, il en a vus, et celles de ce genre ne le touchent plus vraiment. "Les messages comme ceux-là, je m'en fous. Les mecs sont complètement ridicules. Ils ont juste perdu le sens de la réalité", dit-il.

Le Genevois, actuel 577e mondial, n'est pas le plus connu des tennismen suisses. Il avait atteint le 352e rang en octobre 2022, son meilleur classement. Pourtant, cela n'empêche pas de nombreux parieurs de miser leur argent sur lui, même lorsqu'il dispute un match du premier tour des qualifications d'un tournoi Challenger.

Des dizaines de matches par jour

Les joueurs et joueuses de tennis sont particulièrement exposés à la haine en ligne, et ce pour trois raisons. Premièrement, par la nature individuelle de leur sport, qui fait qu'un parieur frustré ne voit qu'un seul responsable de sa perte. Deuxièmement, par le format en un contre un, particulièrement propice aux paris. Troisièmement, du fait que la planète tennis ne s'arrête jamais vraiment de tourner: la saison dure de janvier à décembre et des centaines de rencontres se déroulent chaque jour dans les dizaines de tournois organisés chaque semaine.

"On est constamment exposés, car il est possible de parier sur presque tous les matches", résume Johan Nikles, qui explique toutefois recevoir davantage de messages lorsqu’il participe à des Challengers, diffusés gratuitement sur Internet, qu’à des ITF : "Bien sûr, plus tu joues des gros tournois, plus tu as de risques d'être ciblé."

Swiss Tennis s’inquiète

Le Neuvevillois Damien Wenger (ATP 616) fait, lui aussi, face au harcèlement depuis ses débuts sur le circuit professionnel en 2019. "Ça arrive même parfois après une victoire, par exemple si la personne avait misé sur une victoire en deux sets plutôt qu’en trois sets", témoigne le joueur formé au TC Neuchâtel.

A 25 ans, Damien Wenger a retrouvé les courts cette saison après une pause de quelques mois. Et le phénomène n’a pas diminué entre-temps. "Honnêtement, c’est parfois vraiment violent. J’essaie de ne pas les lire et surtout de ne pas répondre, car ça ne sert à rien. Mais quand ils commencent à insulter toute ta famille, ta copine, là ça devient grave", lâche-t-il.

Contactée par Keystone-ATS, Swiss Tennis assure prendre très au sérieux cette problématique. La fédération suisse organise des formations sur l’usage des réseaux sociaux pour ses jeunes athlètes et indique à qui ils peuvent s’adresser lorsqu’ils sont victimes de harcèlement. Mais selon Damien Wenger, les discussions avec les instances "tournent davantage autour des paris truqués et du fait que les joueurs ne doivent jamais accepter une sollicitation de quelqu’un qui mise sur eux."

La pointe de l’iceberg

La Fédération internationale de tennis (ITF) a pourtant fait de la lutte contre la haine en ligne l’une de ses priorités ces dernières années. Depuis janvier 2024, elle recense les publications et commentaires abusifs grâce à un outil de détection. Ce système protège automatiquement les joueurs et joueuses participant à des tournois organisés par l’ITF, la WTA ainsi qu’à deux tournois du Grand Chelem: Wimbledon et l’US Open.

Au total, plus de 8000 athlètes sont concernés, selon un rapport de la fédération mondiale, laquelle a détecté en 2024 "environ 12'000 messages" problématiques sur X, Instagram, YouTube, Facebook et TikTok. L’ITF ajoute que ces publications ont été signalées aux responsables des plateformes et que quinze propriétaires de comptes ont ensuite été dénoncés à la justice de leurs pays respectifs.

L’ATP, qui a développé son propre système pour protéger les 250 meilleurs joueurs mondiaux, a annoncé dans un rapport publié en août avoir repéré "162'000" commentaires abusifs au cours de la première année d’existence de son nouveau dispositif. Ce dernier a été lancé en juillet 2024 et a passé au crible plus de trois millions de commentaires sur les réseaux sociaux.

Mais tous ces messages identifiés et automatiquement masqués ne forment sans doute que la pointe de l’iceberg, car on parle ici de commentaires visibles de tous sous les publications des athlètes. Le véritable fléau, ce sont les messages privés, et ceux-ci sont bien plus difficiles à faire remonter aux autorités, malgré les efforts de l’ITF.

"Nous proposons également un service de surveillance et de gestion des messages privés pour tous les joueurs, mais nous avons besoin de l’accord du détenteur du compte", explique à Keystone-ATS Stuart Miller, responsable de l’intégrité et du développement à l’ITF. Mais on peut comprendre que peu d’athlètes acceptent de laisser les clés de leur sphère privée à une organisation internationale.

"Nous les joueurs, on ne touche rien"

Certains estiment toutefois que l’instance du tennis mondial contribue indirectement à la promotion des paris sportifs, en autorisant des tournois organisés sous son égide à être sponsorisés par des bookmakers. "Les boîtes de paris se font de l’argent, l’ATP et l’ITF se font de l’argent, et nous les joueurs, on ne touche rien", déplore Johan Nikles.

Le Genevois estime qu’une partie de l’argent généré par les paris sportifs devrait être reversée aux principaux protagonistes, ce que n’envisage pas l’ITF: "L'ITF réinvestit déjà une grande partie des ressources provenant de la vente des données de score (réd: données nécessaires à la mise en place des paris en temps réel) dans la protection de l'intégrité des joueurs", argumente Stuart Miller, qui évoque notamment l’outil de détection automatique lancé en janvier 2024.

Pour l’instance mondiale, collaborer avec les entreprises de paris, ce qu’elle fait depuis une quinzaine d’années, permet de "contrôler le risque". "ll y a toujours eu des paris sur le tennis. Auparavant, les joueurs étaient victimes d’abus - souvent en personne - mais l’ITF ne percevait aucun revenu", ajoute M. Miller. En nouant des relations avec des sociétés de paris - "uniquement des opérateurs réglementés", insiste le responsable -, l’ITF dispose désormais d’une source de revenus qui lui permet "d’aider les joueurs".

Cette aide reste cependant largement limitée. Hormis détecter le harcèlement et faire de la prévention, l’ITF semble vraiment impuissante. "Nous n’avons que peu d'influence sur les plateformes qui hébergent les auteurs d'abus. Et nous dépendons également de ce qui est légal ou non dans les différents pays", rappelle Stuart Miller. C’est pourquoi l’ITF appelle ses partenaires - en premier lieu les réseaux sociaux et les opérateurs de paris - à "prendre leurs responsabilités".

Légalisation à but non lucratif

En Europe, la majorité des entreprises proposant des paris sportifs sont des acteurs privés. La Suisse fait partie des rares pays, avec la Norvège, où les paris sportifs sont exclusivement gérés par des organismes publics qui reversent la totalité de leurs bénéfices à l’utilité publique. La Loterie Romande (LoRo) et Swisslos sont les deux seules entreprises autorisées à proposer des paris sportifs sur le territoire helvétique. En 2024, ceux-ci représentaient 12,5% du produit brut des jeux (chiffre d’affaires) de la Loterie Romande, qui s’élevait à 438,2 millions de francs selon le rapport annuel de l’association.

La Loterie Romande est bien consciente des problématiques liées aux paris sportifs. Au-delà du seul harcèlement des joueurs et joueuses de tennis, elle combat activement l'addiction et le surendettement. Mais elle se doit de proposer des paris, car elle a reçu un mandat clair de la part du législateur.

Avant 2019, elle ne proposait que des jeux de pronostics à cotes fixes. De nombreux parieurs suisses avaient alors recours à des sites illégaux établis dans des paradis fiscaux. Le développement des cotes dynamiques et des paris en temps réel proposés par ces acteurs privés a forcé l’Etat à une révision du cadre légal.

"Le Conseil fédéral a estimé qu’entre 200 et 300 millions de francs étaient joués chaque année illégalement et sans aucune protection pour les joueurs suisses", explique Jean-Luc Moner-Banet, le directeur général de la Loterie Romande, à Keystone-ATS. Il s’agissait alors "d'orienter ces personnes qui jouaient sur le marché illégal vers le marché légal."

Mais dans un contexte de boom global du pari sportif, la frontière entre régulation abusive et promotion excessive est fine. "Nous devons rester attractifs, mais pas trop, tout en protégeant les personnes vulnérables, comme les mineurs. Et ne pas faire trop dans la restriction, sinon les joueurs risquent de repartir vers le marché illégal", détaille M. Moner-Banet.

Le directeur général de l’association connaît bien les défis liés aux paris. "Nous sommes soucieux de la question du cyberharcèlement, mais elle s'insère dans un contexte complexe", assure celui qui préside depuis peu ULIS (United Lotteries for Integrity in Sports), une association internationale d’opérateurs étatiques de paris sportifs. Mais cette structure a une autre priorité que la haine en ligne: elle veut surtout lutter contre la manipulation des résultats sportifs, le "match fixing". Dans ce but, ULIS collabore avec les grandes fédérations sportives (CIO, FIFA, UEFA, ITF, etc.) et des organisations policières comme Interpol, Europol ou encore le FBI.

Un sentiment d’impuissance

Pour l’instant, les harceleurs, insaisissables dans les messageries privées des athlètes, continuent donc de sévir plus ou moins librement. Les pros de la petite balle jaune, eux, ont appris à vivre avec cette réalité. "Moi je n’en parle plus, car j’ai l’impression que ça ne sert à rien", concède Johan Nikles, qui ne voit qu’une seule solution: "Arrêter les paris, mais ça n’arrivera jamais."

En 2021 déjà, le Genevois s’était publiquement indigné après avoir reçu des menaces particulièrement inquiétantes. Un parieur lui avait exigé un versement sur son compte en banque avec un ultimatum, arguant qu’il venait de "détruire sa vie" et qu’il devait "être prêt à être puni". Une tentative de chantage restée sans conséquence.

"Le problème, c’est qu’on est très facilement traçables. Les parieurs savent où on se trouve en permanence, quel tournoi on joue, sur quel court. Mais tant que cela génère beaucoup d'argent, tant qu’aucun joueur ne se fait agresser physiquement, ce n’est pas trop grave...", conclut Johan Nikles, non sans amertume. Car nombreux sont ceux qui, comme lui, redoutent le jour où la haine virtuelle dépassera l’écran.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Le jour J pour Zidane, grand favori de l'après-Deschamps

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Zinédine Zidane devrait prendre les rênes des Bleus de Kylian Mbappé (© KEYSTONE/AP/Andrea Comas)

L'annonce est attendue, mais le suspense pour le moins limité.

Le patron de la Fédération française (FFF) Philippe Diallo doit officialiser mardi le nom du nouveau sélectionneur des Bleus, Zinédine Zidane apparaissant comme le successeur évident de Didier Deschamps.

C'est un secret de polichinelle sur lequel Diallo devrait lever le voile mardi à 11h00 au siège de la FFF à Paris: à 54 ans, l'ancien meneur de jeu de l'équipe de France va enfin en devenir le sélectionneur, après 14 années de mandat Deschamps.

Zidane n'a jamais fait mystère de son intérêt pour ce poste, son nom resurgissant régulièrement à chaque fois que la question d'un départ de son ancien coéquipier en Bleu se posait, notamment avant les Coupes du monde 2018 et 2022. Il lui aura fallu encore quelques années de patience, alors que Deschamps a mené les Bleus vers un dernier Mondial en Amérique du Nord, où Kylian Mbappé et les siens ont terminé à la 4e place.

"Je me sens légitime en équipe de France, où j'ai joué et passé pratiquement douze, treize ou quatorze ans comme joueur. Bien sûr, c'est un rêve, j'ai hâte", avait déclaré Zidane en mai 2025 en marge d'un événement organisé par son sponsor personnel, l'équipementier Adidas.

Diallo lui-même avait reconnu en mars dans les colonnes du Figaro déjà connaître l'identité du successeur de "DD", sans citer Zidane, mais en dressant un portrait dans lequel on pouvait reconnaître l'enfant de la Castellane à Marseille, évoquant "un profil qui coche beaucoup de cases et qui puisse faire aussi l'objet d'une adhésion des Français".

Des trophées au Real Madrid

Rentré dans la légende après son doublé en finale de la Coupe du monde 1998 contre le Brésil, Zidane ne s'est pas contenté de cette légitimité de joueur. Devenu entraîneur, Zidane n'a dirigé qu'une seule équipe, le Real Madrid, son club d'adoption. Mais cette unique expérience a été une large réussite lors de ses deux passages (2016-2018 et 2019-2021), avec en particulier un triplé mémorable en Ligue des champions (2016, 2017, 2018).

Sans poste depuis 2021 et son départ du Real, "Zizou" est depuis en salle d'attente pour devenir le troisième champion du monde de 1998 à diriger les Bleus après ses anciens coéquipiers Laurent Blanc (2010-2012) et donc Deschamps (2012-2026). Mais malgré tout le crédit dont il dispose, la tâche s'annonce ardue pour prendre la suite de "DD", dont le jeu a parfois été qualifié de frileux, mais qui a brillé dans les grandes compétitions avec un titre mondial (2018), une finale (2022) et une demi-finale (2026), en plus d'une finale d'Euro (2016).

Zidane, qui d'après le journal l'Equipe pourrait être accompagné dans son staff de deux anciens de 1998 avec Fabien Barthez et Bernard Diomède, étrennera ses nouveaux galons dès le mois de septembre en Ligue des nations. Le premier match des Bleus, qui restent sur une cuisante défaite face à l'Angleterre (6-4) lors du match pour la 3e place au Mondial 2026, se déroulera le 25 septembre en Turquie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Genève

Une saison pleine de promesses pour Servette, malgré un gros doute

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Jocelyn Gourvennec s'appuie sur un groupe homogène et prometteur (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Servette FC a manqué sa reprise en Super League, s'inclinant 1-0 samedi face à Bâle. Une saison pleine de promesses attend toutefois les Genevois, même si le cas Timothé Cognat n'est pas réglé.

Six victoires et deux matches nuls pour terminer la saison dernière: Servette abordait cette reprise face au FC Bâle avec la deuxième plus longue période d'invincibilité en championnat. Seul Sion avait fait mieux avec dix rencontres sans défaite pour boucler l'exercice 2025/26.

La loi des séries a néanmoins frappé les Grenat de plein fouet samedi. Devant leur public, ils ont montré beaucoup de bonnes choses, avant de perdre le match sur une erreur individuelle. Si le résultat n'a pas été au rendez-vous, la prestation, elle, peut faire miroiter des espoirs de saison réussie.

Voici les quatre principaux points qui conditionneront l'exercice 2026/27 du SFC.

Une vraie continuité

Les Bâlois n'ont cadré qu'un seul tir en direction du but de Léo Besson, qui disputait son premier match en Super League samedi en raison des absences d'Edvinas Gertmonas et de Jeremy Frick. Ce fut le penalty transformé par Zan Celar à la 78e, obtenu après une intervention manquée du latéral Houboulang Mendes.

Le caractère plutôt inoffensif des hommes de Stephan Lichtsteiner (malgré de belles occasions pour Xherdan Shaqiri et Flavius Daniliuc en première période) s'explique par la très bonne prestation des hommes de Jocelyn Gourvennec. Le technicien français, arrivé en août dernier après le début de saison catastrophique sous les ordres de Thomas Häberli, a cette fois-ci disposé de toute la pré-saison pour préparer son équipe.

Cela s'est vu sur la pelouse de la Praille. "On a répondu présent dans l'impact, dans la manière de presser et de construire le jeu", s'est félicité Gourvennec. "J'ai dit aux joueurs que depuis que j'étais là, c'est l'un des meilleurs résultats au niveau des statistiques avancées."

"Cela n'a pas été simple", a confirmé son homologue Stephan Lichtsteiner. "Cette équipe (red: Servette) a beaucoup de qualités et joue un beau football."

Des renforts prometteurs

Pour atteindre son objectif de disputer une compétition européenne la saison prochaine, Servette a également signé des renforts au potentiel intéressant.

Si l'option d'achat de l'ailier Junior Kadile (23 ans) a logiquement été levée après sa folle fin de saison dernière (6 buts et 10 passes décisives en 13 matches de Super League), l'expérimenté défenseur Quentin Maceiras, le prometteur attaquant Mathis Lambourde, le solide milieu défensif Pedor Naressi, ainsi que le gardien Gertmonas ont complété l'effectif grenat.

"Naressi est un très bon joueur, il équilibre le jeu avec le ballon. C'est un solide renfort au milieu de terrain", s'est réjoui le capitaine Timothé Cognat. "Lambourde, c'est pareil, c'est un profil très jeune, très percutant, qui a juste envie de montrer ses qualités et de pouvoir enfin exploser au haut niveau."

Une efficacité à trouver

Il serait facile de pointer l'erreur individuelle de Mendes pour expliquer la défaite des Servettiens. Mais ses coéquipiers auraient clairement dû faire la différence plus tôt, eux qui ont dominé cette rencontre sans réussir à faire trembler les filets.

Si Jocelyn Gourvennec a aimé la prestation de son équipe dans les phases de pressing, qui ont souvent gêné les relances bâloises, il n'a manqué que le tranchant offensif. "Je n'ai pas envie de revivre ce genre de soirée, où l'on a des regrets à en pleurer", soupirait l'entraîneur de 54 ans.

L'absence de Kadile (pour un mois en raison d'une blessure survenue lors de la préparation), remplacé sur l'aile par le profil plus défensif de Lilian Njoh, trop discret samedi, a certainement pesé. Mais en pointe, ni Florian Ayé ni son remplaçant Samuel Mraz n'ont su véritablement inquiéter la défense adverse.

Le cas Timothé Cognat

C'est le plus gros point d'interrogation qui plane encore au-dessus de la Praille en ce début de saison. L'avenir de l'emblématique Timothé Cognat, arrivé en 2018 au Servette en provenance de Lyon, n'est toujours pas réglé.

Le milieu de terrain de 28 ans avait fait part publiquement de ses envies d'ailleurs en fin de saison dernière. Juste avant la reprise, son entraîneur a pourtant déclaré que Cognat, n'ayant pas reçu l'offre attendue, était désormais passé à autre chose.

Cela ne semble en réalité pas vraiment être le cas. Et c'est là que le malaise persiste. S'il portait le brassard de capitaine samedi, ce n'est apparemment pas un signe qu'il restera forcément servettien cette saison.

"Pour le moment, je suis là. Mais le football peut aller très vite. Me projeter sur l'entièreté de la saison? Je ne peux pas vous le dire. Le brassard, ce n'est qu'un bout de tissu. Le plus important, ce n'est pas un capitaine, c'est plusieurs capitaines dans un vestiaire."

De quoi refroidir les ardeurs de ses supporters qui se réjouissaient de le voir sur la première feuille de match de la saison.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Jack Draper doit prendre son mal en patience

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Jack Draper diffère à nouveau son retour sur les courts (© KEYSTONE/EPA/JOHN G. MABANGLO)

Jack Draper diffère à nouveau son retour. Le Britannique, qui avait atteint le 4e rang mondial en juin 2025, a déclaré forfait lundi pour l'ATP 500 de Washington qui se dispute cette semaine.

Actuellement classé à la 147e place du classement ATP, Jack Draper a renoncé à défendre ses chances cette semaine dans la capitale américaine en raison d'une blessure au bras gauche. Il avait déjà renoncé au dernier moment à disputer le tournoi de Wimbledon il y a quelques semaines plus tôt, après avoir pourtant atteint les demi-finales sur le gazon d'Eastbourne.

Le gaucher de 24 ans, qui avait remporté le Masters 1000 d'Indian Wells au printemps 2025, avait mis prématurément un terme à sa saison 2025 en septembre en raison d'une blessure à un bras. Il était revenu à la compétition début février mais n'a disputé que 13 matches en 2026, déclarant également forfait pour Roland-Garros. Il n'a joué que deux tournois depuis début avril.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Les Sixers souhaitent la bienvenue à LeBron James

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Les Sixers souhaitent la bienvenue à "King James" (© KEYSTONE/AP/Tony Dejak)

Trois jours après l'annonce de LeBron James de son arrivée chez les 76ers, la franchise de Philadelphie s'est exprimée lundi dans un communiqué.

Elle se dit heureuse d'accueillir "l'un des plus grands joueurs de l'histoire de la NBA".

L'annonce de la nouvelle destination du "King" était fortement attendue depuis que le joueur de 41 ans, quadruple champion NBA, avait annoncé fin juin son départ des Los Angeles Lakers où il évoluait depuis 2018.

Le suspense a pris fin vendredi, quand LeBron James lui-même a annoncé rejoindre les Sixers, sa quatrième franchise depuis le début de sa carrière après Cleveland, Miami et les Lakers.

"Il n'y a pas de mots pour mesurer l'impact qu'il va avoir sur cette organisation", s'est réjoui Mike Gansey, président des opérations basket de Philadelphie.

"J'ai eu le plaisir de connaître LeBron depuis le lycée, a repris Gansey qui a affronté LeBron au lycée dans l'Ohio, et j'ai pu voir l'impact énorme qu'il a eu dans chaque étape de sa carrière. C'est un professionnel accompli, un grand compétiteur, un travailleur infatigable (...) Nous ne pouvons pas être plus heureux de l'avoir officiellement parmi nous et avons hâte de l'accueillir".

Vendredi, LeBron James a avoué avoir pensé à arrêter sa carrière, après la lourde défaite de Los Angeles en demi-finale de conférence Ouest. Mais il a finalement décidé de continuer, désireux d'envisager un nouveau titre de champion, à Philadelphie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Les CFF portent plainte après l'arrêt d'un train par des fans de GC

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Les supporters de GC ont bloqué un train régulier, perturbant au total 85 trains samedi dernier (image d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ)

Les CFF ont déposé une plainte pénale après le blocage samedi d'un train par des supporters du club de football des Grasshoppers sur la ligne Zurich-Berne. Les fans ont actionné le frein d'urgence au moins 15 fois et déclenché l'alarme incendie.

Au total, 85 trains ont été perturbés par ce blocage, a déploré l'ex-régie fédérale dans un communiqué publié lundi. Selon elle, les retards cumulés se sont élevés à six heures et 25 minutes. En outre, les supporters n'ont pas utilisé les voitures qui leur étaient réservées.

Dans leur communiqué, les CFF ont nié toute réduction systématique du nombre de trains de supporters. Ils assurent qu'ils continueront à mettre à disposition des trains pour les matches de Super League pour les groupes à partir de 400 personnes.

Pour les groupes plus petits, des réservations de groupe sont effectuées sur des trains de ligne. L'entreprise estime les coûts non couverts liés à ces trains à plus de quatre millions de francs par an. A quoi s'ajoutent les frais causés par des actes de vandalisme.

Pour la saison 2026-2027 qui a débuté ce week-end, un code de conduite a été mis en place. Il prévoit "des règles claires et des conséquences bien définies" en cas d’infraction. Selon la gravité, cela peut aller de l’évacuation de la voiture à l’annulation de trains en passant par une action en justice.

Les trains de supporters ne circulent que si des trains réguliers roulent au même moment. S’il n’y a plus de relation régulière de transports publics à la fin du match, les clubs et associations de supporters peuvent commander des trains charter.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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