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La haine des parieurs n'épargne pas le tennis suisse

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"On est constamment exposés" aux paris, juge Johan Nikles (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Leurs messageries privées débordent d'insultes et de menaces. Depuis quelques années, les pros n'hésitent plus à dénoncer la haine des parieurs frustrés qui inonde leurs réseaux sociaux.

Ce phénomène n'épargne pas les joueurs suisses, même ceux évoluant dans l'anonymat des circuits secondaires, comme le révèle une enquête de Keystone-ATS.

Les Français Caroline Garcia et Gaël Monfils, l'Ukrainienne Elina Svitolina ou plus récemment la Saint-Galloise Belinda Bencic: nombreuses sont les stars des circuits masculins (ATP) et féminins (WTA) à avoir mis en lumière le harcèlement lié aux paris sportifs dont ils sont victimes depuis plusieurs années.

Le scénario se répète inlassablement: un individu mise de l'argent sur la victoire d'un joueur ou d'une joueuse, il perd son pari, puis se défoule en insultant ou menaçant l'athlète sur ses réseaux sociaux - que ce soit en public (espace commentaire des publications) ou par message privé (MP) -, parfois sans même chercher à cacher son identité.

Mais cette réalité touche également celles et ceux qui écument bien plus souvent les qualifications des Challengers - pour simplifier, le circuit secondaire - et les tournois ITF - le circuit tertiaire - que les ATP et WTA 500, les Masters 1000 et les tournois du Grand Chelem. Ces professionnels du tennis, généralement classés au-delà du top 300, peinent à vivre de leur métier. Ils voyagent souvent sans entraîneur ni community manager pour gérer leurs réseaux sociaux, et font donc face tout seuls à des torrents de haine après des défaites suffisamment dures à encaisser.

"Meurs."

"Dégage, pédé", "Bien joué, connard !", "Putain, t'es vraiment à chier", "T'es une merde", ou encore le bref, mais non moins glaçant: "Meurs." Voilà quelques messages que le Genevois Johan Nikles a découverts en ouvrant Instagram après une défaite au Challenger de Liberec (Tchéquie), en juillet dernier - des messages, traduits majoritairement de l'anglais, que Keystone-ATS a pu consulter.

Agé de 28 ans, Johan Nikles est désormais un habitué du fait. Des insultes, il en a vus, et celles de ce genre ne le touchent plus vraiment. "Les messages comme ceux-là, je m'en fous. Les mecs sont complètement ridicules. Ils ont juste perdu le sens de la réalité", dit-il.

Le Genevois, actuel 577e mondial, n'est pas le plus connu des tennismen suisses. Il avait atteint le 352e rang en octobre 2022, son meilleur classement. Pourtant, cela n'empêche pas de nombreux parieurs de miser leur argent sur lui, même lorsqu'il dispute un match du premier tour des qualifications d'un tournoi Challenger.

Des dizaines de matches par jour

Les joueurs et joueuses de tennis sont particulièrement exposés à la haine en ligne, et ce pour trois raisons. Premièrement, par la nature individuelle de leur sport, qui fait qu'un parieur frustré ne voit qu'un seul responsable de sa perte. Deuxièmement, par le format en un contre un, particulièrement propice aux paris. Troisièmement, du fait que la planète tennis ne s'arrête jamais vraiment de tourner: la saison dure de janvier à décembre et des centaines de rencontres se déroulent chaque jour dans les dizaines de tournois organisés chaque semaine.

"On est constamment exposés, car il est possible de parier sur presque tous les matches", résume Johan Nikles, qui explique toutefois recevoir davantage de messages lorsqu’il participe à des Challengers, diffusés gratuitement sur Internet, qu’à des ITF : "Bien sûr, plus tu joues des gros tournois, plus tu as de risques d'être ciblé."

Swiss Tennis s’inquiète

Le Neuvevillois Damien Wenger (ATP 616) fait, lui aussi, face au harcèlement depuis ses débuts sur le circuit professionnel en 2019. "Ça arrive même parfois après une victoire, par exemple si la personne avait misé sur une victoire en deux sets plutôt qu’en trois sets", témoigne le joueur formé au TC Neuchâtel.

A 25 ans, Damien Wenger a retrouvé les courts cette saison après une pause de quelques mois. Et le phénomène n’a pas diminué entre-temps. "Honnêtement, c’est parfois vraiment violent. J’essaie de ne pas les lire et surtout de ne pas répondre, car ça ne sert à rien. Mais quand ils commencent à insulter toute ta famille, ta copine, là ça devient grave", lâche-t-il.

Contactée par Keystone-ATS, Swiss Tennis assure prendre très au sérieux cette problématique. La fédération suisse organise des formations sur l’usage des réseaux sociaux pour ses jeunes athlètes et indique à qui ils peuvent s’adresser lorsqu’ils sont victimes de harcèlement. Mais selon Damien Wenger, les discussions avec les instances "tournent davantage autour des paris truqués et du fait que les joueurs ne doivent jamais accepter une sollicitation de quelqu’un qui mise sur eux."

La pointe de l’iceberg

La Fédération internationale de tennis (ITF) a pourtant fait de la lutte contre la haine en ligne l’une de ses priorités ces dernières années. Depuis janvier 2024, elle recense les publications et commentaires abusifs grâce à un outil de détection. Ce système protège automatiquement les joueurs et joueuses participant à des tournois organisés par l’ITF, la WTA ainsi qu’à deux tournois du Grand Chelem: Wimbledon et l’US Open.

Au total, plus de 8000 athlètes sont concernés, selon un rapport de la fédération mondiale, laquelle a détecté en 2024 "environ 12'000 messages" problématiques sur X, Instagram, YouTube, Facebook et TikTok. L’ITF ajoute que ces publications ont été signalées aux responsables des plateformes et que quinze propriétaires de comptes ont ensuite été dénoncés à la justice de leurs pays respectifs.

L’ATP, qui a développé son propre système pour protéger les 250 meilleurs joueurs mondiaux, a annoncé dans un rapport publié en août avoir repéré "162'000" commentaires abusifs au cours de la première année d’existence de son nouveau dispositif. Ce dernier a été lancé en juillet 2024 et a passé au crible plus de trois millions de commentaires sur les réseaux sociaux.

Mais tous ces messages identifiés et automatiquement masqués ne forment sans doute que la pointe de l’iceberg, car on parle ici de commentaires visibles de tous sous les publications des athlètes. Le véritable fléau, ce sont les messages privés, et ceux-ci sont bien plus difficiles à faire remonter aux autorités, malgré les efforts de l’ITF.

"Nous proposons également un service de surveillance et de gestion des messages privés pour tous les joueurs, mais nous avons besoin de l’accord du détenteur du compte", explique à Keystone-ATS Stuart Miller, responsable de l’intégrité et du développement à l’ITF. Mais on peut comprendre que peu d’athlètes acceptent de laisser les clés de leur sphère privée à une organisation internationale.

"Nous les joueurs, on ne touche rien"

Certains estiment toutefois que l’instance du tennis mondial contribue indirectement à la promotion des paris sportifs, en autorisant des tournois organisés sous son égide à être sponsorisés par des bookmakers. "Les boîtes de paris se font de l’argent, l’ATP et l’ITF se font de l’argent, et nous les joueurs, on ne touche rien", déplore Johan Nikles.

Le Genevois estime qu’une partie de l’argent généré par les paris sportifs devrait être reversée aux principaux protagonistes, ce que n’envisage pas l’ITF: "L'ITF réinvestit déjà une grande partie des ressources provenant de la vente des données de score (réd: données nécessaires à la mise en place des paris en temps réel) dans la protection de l'intégrité des joueurs", argumente Stuart Miller, qui évoque notamment l’outil de détection automatique lancé en janvier 2024.

Pour l’instance mondiale, collaborer avec les entreprises de paris, ce qu’elle fait depuis une quinzaine d’années, permet de "contrôler le risque". "ll y a toujours eu des paris sur le tennis. Auparavant, les joueurs étaient victimes d’abus - souvent en personne - mais l’ITF ne percevait aucun revenu", ajoute M. Miller. En nouant des relations avec des sociétés de paris - "uniquement des opérateurs réglementés", insiste le responsable -, l’ITF dispose désormais d’une source de revenus qui lui permet "d’aider les joueurs".

Cette aide reste cependant largement limitée. Hormis détecter le harcèlement et faire de la prévention, l’ITF semble vraiment impuissante. "Nous n’avons que peu d'influence sur les plateformes qui hébergent les auteurs d'abus. Et nous dépendons également de ce qui est légal ou non dans les différents pays", rappelle Stuart Miller. C’est pourquoi l’ITF appelle ses partenaires - en premier lieu les réseaux sociaux et les opérateurs de paris - à "prendre leurs responsabilités".

Légalisation à but non lucratif

En Europe, la majorité des entreprises proposant des paris sportifs sont des acteurs privés. La Suisse fait partie des rares pays, avec la Norvège, où les paris sportifs sont exclusivement gérés par des organismes publics qui reversent la totalité de leurs bénéfices à l’utilité publique. La Loterie Romande (LoRo) et Swisslos sont les deux seules entreprises autorisées à proposer des paris sportifs sur le territoire helvétique. En 2024, ceux-ci représentaient 12,5% du produit brut des jeux (chiffre d’affaires) de la Loterie Romande, qui s’élevait à 438,2 millions de francs selon le rapport annuel de l’association.

La Loterie Romande est bien consciente des problématiques liées aux paris sportifs. Au-delà du seul harcèlement des joueurs et joueuses de tennis, elle combat activement l'addiction et le surendettement. Mais elle se doit de proposer des paris, car elle a reçu un mandat clair de la part du législateur.

Avant 2019, elle ne proposait que des jeux de pronostics à cotes fixes. De nombreux parieurs suisses avaient alors recours à des sites illégaux établis dans des paradis fiscaux. Le développement des cotes dynamiques et des paris en temps réel proposés par ces acteurs privés a forcé l’Etat à une révision du cadre légal.

"Le Conseil fédéral a estimé qu’entre 200 et 300 millions de francs étaient joués chaque année illégalement et sans aucune protection pour les joueurs suisses", explique Jean-Luc Moner-Banet, le directeur général de la Loterie Romande, à Keystone-ATS. Il s’agissait alors "d'orienter ces personnes qui jouaient sur le marché illégal vers le marché légal."

Mais dans un contexte de boom global du pari sportif, la frontière entre régulation abusive et promotion excessive est fine. "Nous devons rester attractifs, mais pas trop, tout en protégeant les personnes vulnérables, comme les mineurs. Et ne pas faire trop dans la restriction, sinon les joueurs risquent de repartir vers le marché illégal", détaille M. Moner-Banet.

Le directeur général de l’association connaît bien les défis liés aux paris. "Nous sommes soucieux de la question du cyberharcèlement, mais elle s'insère dans un contexte complexe", assure celui qui préside depuis peu ULIS (United Lotteries for Integrity in Sports), une association internationale d’opérateurs étatiques de paris sportifs. Mais cette structure a une autre priorité que la haine en ligne: elle veut surtout lutter contre la manipulation des résultats sportifs, le "match fixing". Dans ce but, ULIS collabore avec les grandes fédérations sportives (CIO, FIFA, UEFA, ITF, etc.) et des organisations policières comme Interpol, Europol ou encore le FBI.

Un sentiment d’impuissance

Pour l’instant, les harceleurs, insaisissables dans les messageries privées des athlètes, continuent donc de sévir plus ou moins librement. Les pros de la petite balle jaune, eux, ont appris à vivre avec cette réalité. "Moi je n’en parle plus, car j’ai l’impression que ça ne sert à rien", concède Johan Nikles, qui ne voit qu’une seule solution: "Arrêter les paris, mais ça n’arrivera jamais."

En 2021 déjà, le Genevois s’était publiquement indigné après avoir reçu des menaces particulièrement inquiétantes. Un parieur lui avait exigé un versement sur son compte en banque avec un ultimatum, arguant qu’il venait de "détruire sa vie" et qu’il devait "être prêt à être puni". Une tentative de chantage restée sans conséquence.

"Le problème, c’est qu’on est très facilement traçables. Les parieurs savent où on se trouve en permanence, quel tournoi on joue, sur quel court. Mais tant que cela génère beaucoup d'argent, tant qu’aucun joueur ne se fait agresser physiquement, ce n’est pas trop grave...", conclut Johan Nikles, non sans amertume. Car nombreux sont ceux qui, comme lui, redoutent le jour où la haine virtuelle dépassera l’écran.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'Argentine et le Brésil s'imposent en amical

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Lautaro Martinez a montré la voie à l'Argentine face au Honduras. (© KEYSTONE/AP/Sam Craft)

Sans Lionel Messi, l'Argentine a aisément disposé du Honduras (2-0), en match de préparation au Mondial 2026 samedi dans le Texas. Le Brésil a plus difficilement battu l'Egypte (2-1).

Messi, qui se remet lentement mais sûrement d'une douleur au tendon d'Achille gauche contractée il y a deux semaines avec l'Inter Miami, a été ménagé et n'est pas entré en jeu à College Station. En son absence et celle de Julian Alvarez, touché à une cheville depuis plusieurs semaines, Lautaro Martinez en a profité pour s'illustrer.

Très actif sur le front de l'attaque, l'attaquant de l'Inter Milan a ouvert le score sur penalty (37e). Il a sanctionné une faute du défenseur hondurien Christopher Melendez sur le latéral Nicolas Tagliafico, dans la continuité d'une action qui aurait pu déjà faire but si la transversale n'avait pas repoussé la superbe frappe enveloppée de Giovani Lo Celso.

Au retour du vestiaire, Lautaro s'est mué en passeur décisif, sa talonnade dans la surface ayant permis à Giuliano Simeone de tromper de près le gardien hondurien pour le but du break (54e).

Alignant une équipe composée en grande partie de remplaçants, Lionel Scaloni a pu vérifier la bonne implication de tous et apprécier le sérieux affiché dans le jeu de son équipe, qui a largement dominé les débats sans concéder de franches occasions de but aux Honduriens.

Les Argentins joueront leur deuxième et dernière rencontre amicale contre l'Islande, mardi à Auburn (Alabama), avant d'affronter l'Algérie le 16 juin à Kansas City pour leurs débuts en Coupe du monde.

Une bourde de Marquinhos

Le Brésil a de son côté battu l'Egypte 2-1, samedi à Cleveland (Ohio). Des erreurs défensives ont été à l'origine des deux premiers buts. Dès la 7e minute, Mohanad Lasheen a fait preuve d'inattention à l'entrée de sa surface et été surpris par Bruno Guimarães, qui lui a chipé la balle pour ouvrir le score.

La réponse égyptienne est venue rapidement, après une bévue de Marquinhos cette fois. Le défenseur du PSG a voulu faire une passe en retrait, mais celle-ci a été facilement interceptée par Mostafa Ziko, qui n'avait plus qu'à tromper le gardien Alisson Becker (11e).

Au retour des vestiaires, Endrick a redonné l'avantage au Brésil (52e), bien servi par Raphinha dans la surface. Le Brésil, qui joue sans Neymar, touché au mollet, a également perdu Wesley França sur blessure.

Neymar, qui n'a pas fait le déplacement depuis le New Jersey, reste incertain pour le premier match de la Seleçao au Mondial, contre le Maroc, le 13 juin. La Confédération brésilienne de football a indiqué que le meilleur buteur du Brésil (79 buts) passerait une IRM lundi.

Le Brésil affrontera également Haïti et l'Ecosse au Mondial dans le groupe C, tandis que l'Egypte, portée par sa star Mohamed Salah, entré en deuxième mi-temps sans réellement créer le danger, ouvrira son Mondial le 15 juin face à la Belgique, avant de jouer la Nouvelle-Zélande et l'Iran au sein du groupe G.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Vegas reprend la main au terme d'un troisième match fou

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Shea Theodore (à droite) a inscrit le but de la victoire en "overtime". (© KEYSTONE/AP/Candice Ward)

Les Vegas Golden Knights ont repris la main en finale de la NHL au terme d'un match fou. Ils se sont imposés 5-4 après deux prolongations samedi pour mener 2-1 contre les Carolina Hurricanes.

Les "Canes" étaient pourtant revenus de très loin après avoir été menés 4-0. Mitch Marner avait en effet mis Vegas sur orbite dans le deuxième tiers-temps avec un triplé, le "hat-trick" le plus rapide de l'histoire de la Coupe Stanley (30'42 à 36'52).

Mais Carolina a mis un coup de froid dans le désert du Nevada lors de la troisième période. Le représentant de la Conférence Est a réduit la marque à 4-3 en l'espace de 39 secondes, trois buts marqués à la 48e minute (Martinook, Hall et Staal). Avant qu'Andrei Svechnikov n'égalise en power-play à la 59e.

Après 25 minutes de prolongations, ce sont finalement les Golden Knights qui ont eu le dernier mot, grâce à un but décisif de Shea Theodore. Les joueurs de Las Vegas auront l'occasion de se rapprocher d'une deuxième Coupe Stanley (après celle de 2023) mardi lors de l'acte IV.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Finale messieurs de Roland-Garros: une chance à saisir

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Alexander Zverev disputera dimanche sa 4e finale de Grand Chelem (© KEYSTONE/AP/Thibault Camus)

Alexander Zverev est à un succès d'un premier titre du Grand Chelem. Mais son adversaire en finale de Roland-Garros, Flavio Cobolli, a lui aussi une chance peut-être unique à saisir.

L'affiche est inédite à ce stade de la compétition, et on ne peut plus inattendue pour un tournoi majeur. Si Alexander Zverev, no 3 mondial et tête de série no 2 du tableau, pouvait légitimement espérer jouer les premiers rôles en l'absence de Carlos Alcaraz, Flavio Cobolli a créé une sacrée surprise.

L'Italien de 24 ans n'a pourtant rien volé. Il n'a lâché que deux sets dans ses six premiers matches, dont un en quart de finale face au 6e joueur mondial Félix Auger-Aliassime. Et le forfait de son compatriote Matteo Arnaldi avant leur demi-finale lui a offert une plage de repos supplémentaire bienvenue.

Flavio Cobolli abordera la finale, sa sixième sur le circuit principal et sa première en Grand Chelem, dans la peau de l'outsider. L'Italien affiche trois titres à son palmarès, dont un conquis en 2026 (Acapulco), contre 24 déjà pour son prochain adversaire.

Champion olympique en 2021, vainqueur de deux Masters ATP et de sept tournois Masters 1000 (dont quatre sur terre battue), Alexander Zverev est donc bien le favori logique de cette finale qui débutera à 15h. Mais les doutes subsistent concernant le mental de l'Allemand, battu à trois reprises en trois finales de Grand Chelem.

Le Hambourgeois peut et doit croire en son étoile, lui qui avait subi la loi de Dominic Thiem (US Open 2020), Carlos Alcaraz (Roland-Garros 2024) et Jannik Sinner (Open d'Australie 2025) dans ses trois précédentes finales majeures. Flavio Cobolli peut toutefois également penser que son heure a sonné.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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"Nous devons nous ressaisir": Xhaka tire la sonnette d'alarme

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Granit Xhaka n'a pas apprécié la performance de la Suisse contre l'Australie. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Granit Xhaka avait un message à faire passer après le match nul de la Suisse contre l'Australie (1-1), samedi à San Diego. Il a déploré un manque d'intensité à une semaine du début du Mondial.

Le capitaine bâlois a tiré la sonnette d'alarme au micro de la SRF. "Je dois dire que certaines choses ne se sont pas bien passées cette semaine et cela se ressent dans notre jeu (...) Nous devons nous ressaisir, sinon nous rentrerons chez nous après trois matches", a-t-il notamment déclaré.

L'homme aux 146 sélections a reconnu qu'il s'agissait d'un match de préparation, mais il en attend visiblement davantage de la part de ses coéquipiers. "Avec cette performance, ça va être très difficile. Nous ne devons pas nous sentir trop en confiance, car il n'y a pas de mauvaises équipes à la Coupe du monde", a-t-il souligné.

Murat Yakin tempère

Confronté à ces déclarations quelques instants plus tard en conférence de presse, le sélectionneur Murat Yakin a dit qu'il en parlerait "entre quatre yeux" avec son capitaine. "Il vise la perfection et veut toujours gagner chaque match", a-t-il rappelé.

Concernant un éventuel manque d'intensité à l'entraînement, Yakin a tempéré les propos de Xhaka: "Il y a eu beaucoup d'activités marketing lors de la première semaine (réd: à Saint-Gall) et les joueurs ne sont pas tous arrivés en même temps. Puis il y a eu le voyage et l'adaptation au décalage horaire."

Le sélectionneur a également évoqué le dernier match amical avant la Coupe du monde 2022, perdu 2-0 face au Ghana. La Suisse s'était ensuite imposée 1-0 contre le Cameroun pour son entrée en lice au Qatar.

"Demain (réd: dimanche) est un jour libre, puis il y aura une activité d'équipe lundi en plus de l'entraînement. Et dès mardi, nous serons entièrement en mode Coupe du monde", a-t-il conclu, résolument optimiste.

Freuler et Widmer confiants

Remo Freuler, fidèle lieutenant de Xhaka au milieu du terrain, a tenu un discours moins alarmiste que son capitaine lors de son passage en zone mixte.

"Je suis très confiant. Je crois en l'équipe. Le premier match sera très important pour toute la Coupe du monde, mais vous verrez: la Suisse sera prête samedi prochain", a lancé le milieu de terrain zurichois.

Une analyse partagée par le latéral droit Silvan Widmer: "Tout n'est pas encore parfait. On a très bien commencé et on aurait dû mener plus largement en première mi-temps. Mais je pense qu'on a encore de la marge, avec encore une semaine devant nous."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La Suisse termine sa préparation avec un nul contre l'Australie

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Le but de Dan Ndoye pour l'ouverture du score (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'équipe de Suisse a terminé sa préparation pour la Coupe du monde 2026 sur un nul. Les joueurs de Murat Yakin ont été tenus en échec par l'Australie samedi à San Diego (1-1).

Une victoire 4-1 face à la Jordanie et un match nul 1-1 face à l'Australie. Voici le bilan des deux matches amicaux de la Suisse avant de disputer la Coupe du monde en Amérique du Nord (11 juin - 19 juillet). Samedi, elle a d'abord fait honneur à son statut de favorite en ouvrant le score, avant de concéder l'égalisation en début de deuxième période.

Privé de Breel Embolo (arrivé vendredi soir à San Diego) et de Ruben Vargas (blessé) pour cette répétition générale, Murat Yakin a fait le choix d'aligner Zeki Amdouni à la pointe de l'attaque. Une première titularisation pour le Genevois près d'un an après sa rupture des ligaments croisés.

L'attaquant de Burnley s'est souvent heurté à la défense australienne et devrait, sauf immense surprise, demeurer remplaçant d'Embolo à la Coupe du monde. Mais d'autres Romands seront assurément dans le onze de départ.

Ndoye en détonateur

Ce sera le cas de Dan Ndoye, qui a une fois de plus montré qu'il devenait un autre joueur lorsqu'il enfilait le maillot rouge à croix blanche. Le Vaudois a marqué samedi son quatrième but en cinq matches avec l'équipe de Suisse.

Très en jambes dès le début du match (6e, 8e, 12e), Ndoye a débloqué la situation sur une attaque rapide, une action similaire à son but de dimanche dernier contre la Jordanie (4-1). La passe décisive a cette fois été transmise par Granit Xhaka, qui a cassé toutes les lignes australiennes avant que le numéro 11 ne conclue avec assurance (14e).

Après ce départ canon, la Suisse a géré son avantage jusqu'à la pause. Les Socceroos, membres du groupe D du Mondial avec les Etats-Unis, le Paraguay et la Turquie, n'ont eu que des coups de pieds arrêtés (2e, 45e) pour se montrer dangereux.

Le retour à une défense à quatre (Widmer, Elvedi, Akanji, Rodriguez, sans Zakaria) a dans un premier temps bien fonctionné. Murat Yakin a également refait confiance à Michel Aebischer et Johan Manzambi. Le Fribourgeois évoluait sur le flanc droit de ce qui s'apparentait à un 4-4-2 ou à un 4-2-3-1, avec Manzambi en soutien d'Amdouni. A droite, Dan Ndoye. Au milieu, l'inséparable duo Xhaka-Freuler.

Une action mal négociée

Mais la machine suisse s'est quelque peu grippée au retour des vestiaires, la faute à des Australiens soudainement plus entreprenants. Gregor Kobel a d'abord dû détourner sur sa transversale, du bout des doigts, une lourde frappe de Nestory Irankunda (49e), avant de capituler sept minutes plus tard.

C'est une longue ouverture qui a pris de court la défense suisse, placée très haute sur le terrain. Les Australiens, à 3 contre 1, ont alors facilement égalisé, Connor Metcalfe offrant le 1-1 sur un plateau à Tete Yengi (56e).

La Suisse a ensuite reposé le pied sur le ballon, mais les changements successifs opérés par les deux sélectionneurs ont largement ralenti le rythme d'une partie disputée devant seulement 6107 spectateurs. Entrée en jeu à la place d'Amdouni, Cédric Itten est passé proche du 2-1, mais ses deux têtes ont fini au-dessus du but australien (79e, 90e+1).

Murat Yakin et ses joueurs ont désormais six jours pour régler les derniers détails avant leur entrée en lice. Elle est prévue samedi 13 juin à Santa Clara, dans la baie de San Francisco, face au Qatar (21h en Suisse).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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