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La haine des parieurs n'épargne pas le tennis suisse

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"On est constamment exposés" aux paris, juge Johan Nikles (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Leurs messageries privées débordent d'insultes et de menaces. Depuis quelques années, les pros n'hésitent plus à dénoncer la haine des parieurs frustrés qui inonde leurs réseaux sociaux.

Ce phénomène n'épargne pas les joueurs suisses, même ceux évoluant dans l'anonymat des circuits secondaires, comme le révèle une enquête de Keystone-ATS.

Les Français Caroline Garcia et Gaël Monfils, l'Ukrainienne Elina Svitolina ou plus récemment la Saint-Galloise Belinda Bencic: nombreuses sont les stars des circuits masculins (ATP) et féminins (WTA) à avoir mis en lumière le harcèlement lié aux paris sportifs dont ils sont victimes depuis plusieurs années.

Le scénario se répète inlassablement: un individu mise de l'argent sur la victoire d'un joueur ou d'une joueuse, il perd son pari, puis se défoule en insultant ou menaçant l'athlète sur ses réseaux sociaux - que ce soit en public (espace commentaire des publications) ou par message privé (MP) -, parfois sans même chercher à cacher son identité.

Mais cette réalité touche également celles et ceux qui écument bien plus souvent les qualifications des Challengers - pour simplifier, le circuit secondaire - et les tournois ITF - le circuit tertiaire - que les ATP et WTA 500, les Masters 1000 et les tournois du Grand Chelem. Ces professionnels du tennis, généralement classés au-delà du top 300, peinent à vivre de leur métier. Ils voyagent souvent sans entraîneur ni community manager pour gérer leurs réseaux sociaux, et font donc face tout seuls à des torrents de haine après des défaites suffisamment dures à encaisser.

"Meurs."

"Dégage, pédé", "Bien joué, connard !", "Putain, t'es vraiment à chier", "T'es une merde", ou encore le bref, mais non moins glaçant: "Meurs." Voilà quelques messages que le Genevois Johan Nikles a découverts en ouvrant Instagram après une défaite au Challenger de Liberec (Tchéquie), en juillet dernier - des messages, traduits majoritairement de l'anglais, que Keystone-ATS a pu consulter.

Agé de 28 ans, Johan Nikles est désormais un habitué du fait. Des insultes, il en a vus, et celles de ce genre ne le touchent plus vraiment. "Les messages comme ceux-là, je m'en fous. Les mecs sont complètement ridicules. Ils ont juste perdu le sens de la réalité", dit-il.

Le Genevois, actuel 577e mondial, n'est pas le plus connu des tennismen suisses. Il avait atteint le 352e rang en octobre 2022, son meilleur classement. Pourtant, cela n'empêche pas de nombreux parieurs de miser leur argent sur lui, même lorsqu'il dispute un match du premier tour des qualifications d'un tournoi Challenger.

Des dizaines de matches par jour

Les joueurs et joueuses de tennis sont particulièrement exposés à la haine en ligne, et ce pour trois raisons. Premièrement, par la nature individuelle de leur sport, qui fait qu'un parieur frustré ne voit qu'un seul responsable de sa perte. Deuxièmement, par le format en un contre un, particulièrement propice aux paris. Troisièmement, du fait que la planète tennis ne s'arrête jamais vraiment de tourner: la saison dure de janvier à décembre et des centaines de rencontres se déroulent chaque jour dans les dizaines de tournois organisés chaque semaine.

"On est constamment exposés, car il est possible de parier sur presque tous les matches", résume Johan Nikles, qui explique toutefois recevoir davantage de messages lorsqu’il participe à des Challengers, diffusés gratuitement sur Internet, qu’à des ITF : "Bien sûr, plus tu joues des gros tournois, plus tu as de risques d'être ciblé."

Swiss Tennis s’inquiète

Le Neuvevillois Damien Wenger (ATP 616) fait, lui aussi, face au harcèlement depuis ses débuts sur le circuit professionnel en 2019. "Ça arrive même parfois après une victoire, par exemple si la personne avait misé sur une victoire en deux sets plutôt qu’en trois sets", témoigne le joueur formé au TC Neuchâtel.

A 25 ans, Damien Wenger a retrouvé les courts cette saison après une pause de quelques mois. Et le phénomène n’a pas diminué entre-temps. "Honnêtement, c’est parfois vraiment violent. J’essaie de ne pas les lire et surtout de ne pas répondre, car ça ne sert à rien. Mais quand ils commencent à insulter toute ta famille, ta copine, là ça devient grave", lâche-t-il.

Contactée par Keystone-ATS, Swiss Tennis assure prendre très au sérieux cette problématique. La fédération suisse organise des formations sur l’usage des réseaux sociaux pour ses jeunes athlètes et indique à qui ils peuvent s’adresser lorsqu’ils sont victimes de harcèlement. Mais selon Damien Wenger, les discussions avec les instances "tournent davantage autour des paris truqués et du fait que les joueurs ne doivent jamais accepter une sollicitation de quelqu’un qui mise sur eux."

La pointe de l’iceberg

La Fédération internationale de tennis (ITF) a pourtant fait de la lutte contre la haine en ligne l’une de ses priorités ces dernières années. Depuis janvier 2024, elle recense les publications et commentaires abusifs grâce à un outil de détection. Ce système protège automatiquement les joueurs et joueuses participant à des tournois organisés par l’ITF, la WTA ainsi qu’à deux tournois du Grand Chelem: Wimbledon et l’US Open.

Au total, plus de 8000 athlètes sont concernés, selon un rapport de la fédération mondiale, laquelle a détecté en 2024 "environ 12'000 messages" problématiques sur X, Instagram, YouTube, Facebook et TikTok. L’ITF ajoute que ces publications ont été signalées aux responsables des plateformes et que quinze propriétaires de comptes ont ensuite été dénoncés à la justice de leurs pays respectifs.

L’ATP, qui a développé son propre système pour protéger les 250 meilleurs joueurs mondiaux, a annoncé dans un rapport publié en août avoir repéré "162'000" commentaires abusifs au cours de la première année d’existence de son nouveau dispositif. Ce dernier a été lancé en juillet 2024 et a passé au crible plus de trois millions de commentaires sur les réseaux sociaux.

Mais tous ces messages identifiés et automatiquement masqués ne forment sans doute que la pointe de l’iceberg, car on parle ici de commentaires visibles de tous sous les publications des athlètes. Le véritable fléau, ce sont les messages privés, et ceux-ci sont bien plus difficiles à faire remonter aux autorités, malgré les efforts de l’ITF.

"Nous proposons également un service de surveillance et de gestion des messages privés pour tous les joueurs, mais nous avons besoin de l’accord du détenteur du compte", explique à Keystone-ATS Stuart Miller, responsable de l’intégrité et du développement à l’ITF. Mais on peut comprendre que peu d’athlètes acceptent de laisser les clés de leur sphère privée à une organisation internationale.

"Nous les joueurs, on ne touche rien"

Certains estiment toutefois que l’instance du tennis mondial contribue indirectement à la promotion des paris sportifs, en autorisant des tournois organisés sous son égide à être sponsorisés par des bookmakers. "Les boîtes de paris se font de l’argent, l’ATP et l’ITF se font de l’argent, et nous les joueurs, on ne touche rien", déplore Johan Nikles.

Le Genevois estime qu’une partie de l’argent généré par les paris sportifs devrait être reversée aux principaux protagonistes, ce que n’envisage pas l’ITF: "L'ITF réinvestit déjà une grande partie des ressources provenant de la vente des données de score (réd: données nécessaires à la mise en place des paris en temps réel) dans la protection de l'intégrité des joueurs", argumente Stuart Miller, qui évoque notamment l’outil de détection automatique lancé en janvier 2024.

Pour l’instance mondiale, collaborer avec les entreprises de paris, ce qu’elle fait depuis une quinzaine d’années, permet de "contrôler le risque". "ll y a toujours eu des paris sur le tennis. Auparavant, les joueurs étaient victimes d’abus - souvent en personne - mais l’ITF ne percevait aucun revenu", ajoute M. Miller. En nouant des relations avec des sociétés de paris - "uniquement des opérateurs réglementés", insiste le responsable -, l’ITF dispose désormais d’une source de revenus qui lui permet "d’aider les joueurs".

Cette aide reste cependant largement limitée. Hormis détecter le harcèlement et faire de la prévention, l’ITF semble vraiment impuissante. "Nous n’avons que peu d'influence sur les plateformes qui hébergent les auteurs d'abus. Et nous dépendons également de ce qui est légal ou non dans les différents pays", rappelle Stuart Miller. C’est pourquoi l’ITF appelle ses partenaires - en premier lieu les réseaux sociaux et les opérateurs de paris - à "prendre leurs responsabilités".

Légalisation à but non lucratif

En Europe, la majorité des entreprises proposant des paris sportifs sont des acteurs privés. La Suisse fait partie des rares pays, avec la Norvège, où les paris sportifs sont exclusivement gérés par des organismes publics qui reversent la totalité de leurs bénéfices à l’utilité publique. La Loterie Romande (LoRo) et Swisslos sont les deux seules entreprises autorisées à proposer des paris sportifs sur le territoire helvétique. En 2024, ceux-ci représentaient 12,5% du produit brut des jeux (chiffre d’affaires) de la Loterie Romande, qui s’élevait à 438,2 millions de francs selon le rapport annuel de l’association.

La Loterie Romande est bien consciente des problématiques liées aux paris sportifs. Au-delà du seul harcèlement des joueurs et joueuses de tennis, elle combat activement l'addiction et le surendettement. Mais elle se doit de proposer des paris, car elle a reçu un mandat clair de la part du législateur.

Avant 2019, elle ne proposait que des jeux de pronostics à cotes fixes. De nombreux parieurs suisses avaient alors recours à des sites illégaux établis dans des paradis fiscaux. Le développement des cotes dynamiques et des paris en temps réel proposés par ces acteurs privés a forcé l’Etat à une révision du cadre légal.

"Le Conseil fédéral a estimé qu’entre 200 et 300 millions de francs étaient joués chaque année illégalement et sans aucune protection pour les joueurs suisses", explique Jean-Luc Moner-Banet, le directeur général de la Loterie Romande, à Keystone-ATS. Il s’agissait alors "d'orienter ces personnes qui jouaient sur le marché illégal vers le marché légal."

Mais dans un contexte de boom global du pari sportif, la frontière entre régulation abusive et promotion excessive est fine. "Nous devons rester attractifs, mais pas trop, tout en protégeant les personnes vulnérables, comme les mineurs. Et ne pas faire trop dans la restriction, sinon les joueurs risquent de repartir vers le marché illégal", détaille M. Moner-Banet.

Le directeur général de l’association connaît bien les défis liés aux paris. "Nous sommes soucieux de la question du cyberharcèlement, mais elle s'insère dans un contexte complexe", assure celui qui préside depuis peu ULIS (United Lotteries for Integrity in Sports), une association internationale d’opérateurs étatiques de paris sportifs. Mais cette structure a une autre priorité que la haine en ligne: elle veut surtout lutter contre la manipulation des résultats sportifs, le "match fixing". Dans ce but, ULIS collabore avec les grandes fédérations sportives (CIO, FIFA, UEFA, ITF, etc.) et des organisations policières comme Interpol, Europol ou encore le FBI.

Un sentiment d’impuissance

Pour l’instant, les harceleurs, insaisissables dans les messageries privées des athlètes, continuent donc de sévir plus ou moins librement. Les pros de la petite balle jaune, eux, ont appris à vivre avec cette réalité. "Moi je n’en parle plus, car j’ai l’impression que ça ne sert à rien", concède Johan Nikles, qui ne voit qu’une seule solution: "Arrêter les paris, mais ça n’arrivera jamais."

En 2021 déjà, le Genevois s’était publiquement indigné après avoir reçu des menaces particulièrement inquiétantes. Un parieur lui avait exigé un versement sur son compte en banque avec un ultimatum, arguant qu’il venait de "détruire sa vie" et qu’il devait "être prêt à être puni". Une tentative de chantage restée sans conséquence.

"Le problème, c’est qu’on est très facilement traçables. Les parieurs savent où on se trouve en permanence, quel tournoi on joue, sur quel court. Mais tant que cela génère beaucoup d'argent, tant qu’aucun joueur ne se fait agresser physiquement, ce n’est pas trop grave...", conclut Johan Nikles, non sans amertume. Car nombreux sont ceux qui, comme lui, redoutent le jour où la haine virtuelle dépassera l’écran.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Deux pucks de Coupe Stanley pour les Hurricanes

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Andrei Svechnikov: un doublé pour une victoire capitale dans cette finale de la Coupe Stanley. (© KEYSTONE/AP/Karl B DeBlaker)

Carolina s’est offert deux pucks de Coupe Stanley. Sur leur glace de Raleigh, les Hurricanes ont battu 4-2 Vegas pour mener 3-2 dans cette finale.

Un doublé d’Andrei Svechnikov et une réussite de Sebastian Aho pour le 3-1 de la 38e ont ouvert une voie royale à Carolina dans cet acte V. A la peine depuis le début de cette série dans la cage des Golden Knights, Carter Hart n’a pas su rassurer ses défenseurs. Malgré l’ouverture du score de Pavel Dorofeyev, Vegas a été désarmé devant la verve de Svechnikov, d’Aho et du capitaine Jordan Staal auteur de son sixième but dans cette finale.

L’acte VI aura lieu dimanche à Las Vegas avant un éventuel septième match mercredi à Raleigh. On précisera que Carolina n’a plus perdu deux matches de suite depuis la mi-janvier. Vingt ans après le sacre d’une équipe qui alignait leur actuel entraîneur Rod Brind’Amour et le portier bernois Martin Gerber, les Hurricanes touchent vraiment au but.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Un seul latéral droit: Murat Yakin récidive

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Comme en 2022, Silvan Widmer (à gauche) est le seul latéral droit sélectionné par Murat Yakin (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Murat Yakin n'apprend-il donc pas de ses erreurs?

Comme au Qatar, où l'absence d'un latéral droit remplaçant avait causé la déroute face au Portugal, le sélectionneur aborde le Mondial 2026 avec le seul Silvan Widmer.

Foudroyé par un virus qui avait affaibli toute l'équipe de Suisse, l'Argovien (33 ans) n'avait pas pu tenir son rang lors de ce funeste huitième de finale perdu 6-1. Trois ans et demi plus tard, il a tout fait pour oublier ce qui fut "l'un des moments les plus difficiles" de sa carrière, comme il l'a expliqué mercredi devant la presse à San Diego.

Mais l'élimination face au Portugal - que la Suisse pourrait d'ailleurs retrouver au même stade si les deux nations terminent en tête de leur groupe et remportent leur 16e de finale - n'était pas imputable à Widmer. Bien plus au sélectionneur, dont la décision controversée de n'emmener au Qatar qu'un seul latéral droit avait conduit à une expérimentation bancale à un moment crucial.

Alors qu'elle avait joué toute la phase de groupes avec une défense à quatre, la Suisse s'était soudainement retrouvée en 3-5-2 avec Edimilson Fernandes et Ruben Vargas en pistons. Déréglée et fatiguée, elle devait alors subir un brutal retour à la réalité.

Athekame était juste là

On aurait pu penser que "Muri" avait retenu la leçon. Qu'il sélectionnerait, par exemple, le Genevois Zachary Athekame, régulièrement aligné par Massimiliano Allegri cette saison à l'AC Milan et titulaire indiscutable de la sélection M21. Mais l'entraîneur bâlois a préféré faire confiance au seul Silvan Widmer.

"Nous voulions récompenser ceux qui ont fait leurs preuves lors des qualifications", s'est justifié le sélectionneur après l'annonce de sa liste. Sur ce point-là, difficile de lui donner tort, car Widmer s'est globalement montré irréprochable cet automne.

Mais quid d'un remplaçant? "Dans un système à trois défenseurs, Michel Aebischer ou Dan Ndoye peuvent occuper ce rôle de piston. Et à quatre, je vois Luca Jaquez et Eray Cömert comme des alternatives", a dit Yakin. Vraiment? Selon les statistiques de Transfermarkt, Jaquez et Cömert n'ont joué à eux deux que six matches au total à ce poste durant leur carrière.

En vérité, si Silvan Widmer venait à tomber malade, se blesser ou même écoper d'une suspension - qui peut vite arriver dans un Mondial où deux cartons jaunes en deux matches vous font manquer le suivant -, Yakin n'aurait sans doute pas d'autre choix que de jouer à trois derrière.

C'est aussi pour cette raison qu'il a retravaillé ce système - dans lequel la Suisse avait brillé à l'Euro 2024 - lors de deux des trois derniers matches amicaux. Sans Widmer, donc, qui évolue pourtant régulièrement dans un rôle de piston à Mayence (Allemagne). Et Yakin pourrait tout à fait privilégier cette option d'entrée de jeu samedi à Santa Clara contre le Qatar (21h00 en Suisse).

Des prétendants oubliés

Tout cela reste dans le domaine de l'hypothétique et Silvan Widmer, qui assure s'être bien adapté aux conditions de jeu californiennes, espère bien commencer tous les matches du Mondial.

Il ne faut généralement pas parier contre celui qui a toujours été fiable sous le maillot suisse. L'homme aux 60 sélections (5 buts) a résisté à tous les prétendants que Yakin lui a mis dans les pattes ces derniers mois. On pense notamment au Vaudois Isaac Schmidt, qui ne joue plus au Werder Brême. Ou à Lucas Blondel, que Yakin était aller dénicher en Argentine pour une expérience qui a tourné court.

"Je ne m'inquiète pas", a répondu Widmer lorsqu'un journaliste lui a demandé mercredi s'il avait peur qu'un changement tactique ne lui ôte son statut de titulaire. Et de conclure, en bon soldat du sélectionneur: "Peu importe comment il va composer l'équipe, je suis très fier d'être ici. Si je suis sur le terrain, je ferai simplement de mon mieux. Sinon, je soutiendrai l'équipe à 100%."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Le Canada et la Bosnie ouvrent le bal dans le groupe B

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A 26 ans, Jonathan David est déjà le meilleur buteur de l'histoire de sa sélection et sera l'arme offensive no 1 du Canada. (© KEYSTONE/AP/Nell Redmond)

Le Canada lancera "sa" Coupe du monde vendredi (21h00 heure suisse) à Toronto contre la Bosnie. Dans le groupe B avec la Suisse, les deux formations ne se présentent pas en pleine confiance.

En deux participations à la Coupe du monde (1986 et 2022), le Canada n'a jamais marqué le moindre point en phase de poules. Devant leur public, les "Rouges" ont donc une occasion parfaite d'écrire l'histoire de leur sélection. Un rendez-vous d'autant plus important que cette rencontre face à la Bosnie pourrait déjà s'avérer décisive pour la deuxième place du groupe.

Si l'on s'en fie aux forces en présence sur le papier, c'est en effet pour la place de dauphin d'une Suisse favorite que devraient se battre le Canada et la Bosnie, respectivement classées 30e et 64e au classement FIFA. Les locaux partent légèrement favoris, mais ne se présentent pas en pleine confiance toutefois.

Des amicaux peu rassurants

Derrière l'engouement grandissant autour d'une sélection pleine de promesses, qui veut comme la Suisse faire de cette édition la meilleure de son histoire, quelques doutes tournent autour des hommes de Jesse Marsch. Son capitaine Alphonso Davies (25 ans), latéral gauche du Bayern Munich, est incertain pour ce premier match en raison d'une blessure. Il n'a pas disputé les deux derniers amicaux du Canada, qui pourra toutefois compter sur Jonathan David, attaquant de la Juventus et meilleur buteur de l'histoire de la sélection (39 buts) à seulement 26 ans.

La préparation n'a d'ailleurs pas apporté aux joueurs à la feuille d'érable toutes les garanties qu'ils souhaitaient. Début juin, le Canada a certes battu l'Ouzbékistan (2-0), mais cela sans convaincre pleinement. La répétition générale de samedi dernier contre l'Irlande, non qualifiée pour le Mondial, s'est quant à elle soldée sur un nul 1-1.

En face, la Bosnie sort d'une campagne de qualification haletante, se qualifiant après deux séances de tirs au but lors des barrages, contre le Pays de Galles et l'Italie. Elle arrive néanmoins en terres canadiennes en ayant concédé deux matches nuls contre la Macédoine du Nord et le Panama en préparation. Pas de quoi s'avancer avec nombre de certitudes.

Déjà présent il y a douze ans, l'inusable Edin Dzeko, figure de proue des "Dragons", sera toutefois l'une d'elles. A 40 ans, le meilleur buteur de la sélection (148 capes, 73 buts) est un habitué des grands rendez-vous et aura une occasion d'entrer un peu plus dans la légende.

Les Etats-Unis veulent rêver

Organisateurs principaux de cette Coupe du monde, les Etats-Unis ouvriront quant à eux leur tournoi samedi (3h00 heure suisse). Ils affronteront le Paraguay à Los Angeles.

Les "USA" s'étaient qualifiés pour les 16es de finale lors du dernier Mondial qu'ils avaient accueilli en 1994 et chercheront à faire au moins aussi bien en 2026. S'adressant aux médias en amont de ce match, le sélectionneur Mauricio Pochettino s'est même permis de rêver: "Personne ne voit les États-Unis comme un prétendant sérieux. Mais quand on analyse les autres Coupes du monde, on se dit: +Pourquoi pas ?+ Être pays hôte peut créer une synergie avec les gens, un soutien que les joueurs ressentent."

Ce chemin vers le rêve américain commencera par une rencontre "piège" face au Paraguay, qui dispute une Coupe du monde pour la première fois depuis 2010 et un quart de finale perdu face à l'Espagne. Les Sud-américains ont brillé lors des qualifications de la zone Conmebol et peuvent espérer créer la surprise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Fracture du pied pour Maxime Grousset

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Maxime Gousset (au centre) aux côtés de Noè Ponti (à gauche) sur le podium du 100 m papillon des Championnats d'Europe en petit bassin de Lublin en décembre dernier. (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

Double Champion du monde du 100 m papillon et grand rival de Noè Ponti, Maxime Grousset souffre d’une fracture du pied. Sa participation aux Euros de Paris (10 au 16 août) est remise en question.

Le Français de 27 ans s’est blessé lors d’un entraînement physique à la réception d’un saut, rapporte "L’Equipe". Les examens ont révélé deux fractures sur le métatarse du pied gauche. Même s’il ne peut pas poser le pied par terre ces prochains jours, il envisage de nager à nouveau dès la semaine prochaine.

Malgré cette blessure, Maxime Grousset n’a donc pas encore tiré un trait sur les Championnats d’Europe. " On ne s’interdit pas une participation s’il a retrouvé tous ses moyens", explique son coach Michel Chrétien dans les colonnes de "L’Equipe".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coupe du Monde 26

Le Mexique bat l'Afrique du Sud sans problème

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Iqraam Rayners, en jaune et vert, et l'Afrique du Sud n'ont rien pu faire face au Mexique d'Alvaro Fidalgo et de Jesus Gallardo, n° 23, lors du match d'ouverture de cette Coupe du Monde au Mexique, aux Etats-Unis et au Canada (© KEYSTONE/AP Photo/Eduardo Verdugo)

Les Mexicains n'ont connu aucun problème face à l'Afrique du Sud lors du match d'ouverture de la Coupe du Monde jeudi soir. 

Pour le premier match de la Coupe du monde 26, le Mexique a dominé l'Afrique du Sud 2-0 à Mexico. Dans l'enceinte du stade Aztèque, "El Tri" n'a jamais tremblé dans un match qui s'est terminé à 10 contre 9.

 

Julian Quinones, en vert, a ouvert le score lors du match d'ouverture de la Coupe du Monde 26 jeudi à Mexico City (© KEYSTONE/AP Photo/Natacha Pisarenko)

 

Du spectacle, des buts, un peu de drame et un succès mexicain pour mettre en joie l'un des hôtes de la compétition. Le premier but de cette Coupe du monde a été marqué par Julian Quiñones. Les Mexicains ont parfaitement profité d'une grossière erreur sud-africaine à la relance. Le gardien Williams a transmis le cuir vers Sithole qui s'est fait subtiliser le ballon par Lira qui a pu servir Quiñones. L'attaquant d'Al Qadsiah ajusta le portier d'un tir du droit entre les jambes. Dans un stade Aztèque chauffé à blanc, le début ne pouvait pas mieux se passer.

 

Lyle Foster, en jaune, et ses coéquipiers se sont montrés trop brouillons pour inquiéter le Mexique de Johan Vasquez, n° 25, jeudi à Mexico City (© KEYSTONE/AP Photo/Natacha Pisarenko)

 

 

L'Afrique du Sud, brouillonne et pas seulement à la relance, s'est longtemps montrée incapable de s'approcher des buts adverses et subit le pressing mexicain. Les joueurs d'Hugo Broos ont retrouvé un peu de liant aux alentours à la demi-heure, mais le Mexique s'est montré plus dangereux avant la pause. Quiñones a même tiré sur le poteau (42e).

L'Afrique du Sud se complique la vie

Les Bafana Bafana se encore compliqué la vie en seconde période. Après une nouvelle série d'approximations, ils ont été piégé en contre-attaque ce qui a débouché l'expulsion de Sithole, dejà impliqué sur l'ouverture du score, pour une faute de dernier recours (49e). Il a toutefois fallu attendre près de vingt minutes pour voir Raul Jimenez surgir de la tête et inscrire le but de la sécurité sur un centre parfait d'Alvarado (67e).

 

Une fois mené au score, Khuliso Mudau, en jaune, et les Sud-Africains n'ont pas trouvé les ressources pour revenir dans la partie face à Jesus Gallardo et la sélection du pays organisateur (© KEYSTONE/AP Photo/Eduardo Verdugo).

 

Avec une avance de deux buts et en supériorité numérique, "El Tri" n'a jamais été mis en danger. Appollis a bien tenté une frappe de loin, mais le portier mexicain n'a pas été trop inquiété (80e). Et encore moins dès la 84e lorsque la VAR a indiqué à l'arbitre une possible situation de carton rouge et que l'homme en noir Wilton Sampaio a expulsé Themba Zwane pour voie de fait après avoir visionné les images. Petit bémol pour les Mexicains, l'expulsion de César Montes au cours des arrêts de jeu pour une faute de dernier recours tout sauf évidente.

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