La charge mentale au tennis: 3 clés pour la maîtriser
Un expert décrypte la pression invisible qui pèse sur les tennismen. Découvrez ses trois clés pour gérer cette charge mentale, sur le court comme dans la vie de tous les jours.
La charge mentale au tennis: 3 clés pour la maîtriser
Un expert décrypte la pression invisible qui pèse sur les tennismen. Découvrez ses trois clés pour gérer cette charge mentale, sur le court comme dans la vie de tous les jours.
En direct du Gonet Geneva Open, l’expert en charge mentale François Michalon analyse le poids invisible qui pèse sur les sportifs de haut niveau. Au-delà de la puissance physique visible sur le court, les joueurs de tennis portent une charge mentale épuisante, nourrie par la pression du classement, les attentes des sponsors, de la famille et le souvenir des défaites passées.
Pour y faire face, l’expert livre trois clés essentielles. La première est de se rappeler que le tennis est un jeu, ce qui aide à accepter l’incertitude. La deuxième consiste à se reconcentrer sur le point suivant, et non sur l’erreur commise. Enfin, la troisième clé est de différencier ce que l’on peut contrôler (son engagement, sa concentration) de ce qui nous échappe (l’adversaire, le rebond de la balle).
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
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François Michalon, expert en charge mentale, est avec nous en direct du Gonet Geneva Open. On parle de tennis, François. Vous êtes passionné, amateur? Les deux, mon capitaine! Et surtout, je m'occupe de la charge mentale de ces sportifs de haut niveau. Comme il était dit, je suis bien au parc des Eaux-Vives, au bord du lac, dans un cadre magnifique qui est le Tennis Club de Genève. Autour de moi, il y a des milliers de spectateurs qui regardent des balles qui filent à 180 km/h. Ils voient la vitesse, la puissance et la grâce. Ce qu'ils ne voient pas, c'est ce qui se passe à l'intérieur.
Parce que sur un court de terre battue, avant même de frapper la première balle, ces joueurs portent déjà quelque chose d'invisible et d'épuisant: leur charge mentale. Alors qu'ils soient Taylor Fritz, Casper Ruud, Alexander Bublik ou Stan Wawrinka qui doit jouer en fin d'après-midi, chacun d'eux arrive ici avec bien plus qu'une raquette dans le sac. Il y a un classement ATP à défendre, des points à grappiller avant Roland-Garros dans deux semaines, les attentes des sponsors, du staff, de la famille. Et bien sûr, il faut compter avec les défaites récentes, qu'on ressasse à 3h du matin dans une chambre d'hôtel.
Cela se traduit par un stress énorme. C'est la charge mentale du sportif de haut niveau, c'est l'accumulation de tout ce qu'on ne peut pas poser. Et contrairement à la fatigue physique, elle ne se voit pas dans les statistiques, elle ne s'affiche pas sur les tableaux des scores. Mais elle, elle joue. Elle joue quand un champion capable de coups de génie absolu déraille soudainement dans un moment clé. Elle joue quand un joueur perd son service à 5-3 au troisième set alors qu'il dominait le match. Ce n'est pas toujours la jambe qui lâche, parfois c'est la tête qui sature.
Alors, comment les meilleurs allègent-ils cette charge? Il y a trois clés que j'observe ici et que j'enseigne aux dirigeants et entrepreneurs que j'accompagne. Première clé: se souvenir qu'on joue. C'est un jeu, le mot est là sous nos yeux, on dit "jouer" un match, pas "travailler" un match. Jouer, c'est accepter l'incertitude, l'adversaire, le rebond imprévu. Les joueurs qui s'effondrent sous la pression sont souvent ceux qui ont transformé le jeu en obligation de résultat. Se rappeler qu'on joue, c'est se rappeler qu'on a le droit de ne pas tout contrôler, et ça, ça libère une énergie considérable.
Deuxième clé: revenir au point suivant, pas au point perdu. Regardez les grands entre les échanges: ils ne ruminent pas, ils ritualisent. Un regard vers les cordes, un rebond de balle, une respiration. Ce micro-rituel est une technique mentale précise, il signale au cerveau que l'épisode précédent est clos. La charge mentale s'allège quand on arrête de porter les points perdus jusqu'à la fin du match.
Troisième clé: séparer ce qui dépend de soi de ce qui n'en dépend pas. Le vent, le rebond de la balle, le niveau du jour de l'adversaire, on n'y peut rien. Ce qu'on contrôle, c'est le placement, l'intention, l'engagement. Les athlètes qui gèrent le mieux leur charge mentale ont une frontière très nette entre les deux. Ils ne s'épuisent pas à porter ce qui ne leur appartient pas.
Ces trois clés ne sont pas réservées au court de tennis, elles s'appliquent exactement de la même façon dans une salle de conseil, dans une négociation, dans un projet qui déraille. Donc, alléger pour s'élever, c'est peut-être la façon la plus précieuse que ce beau tournoi genevois nous offre.
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