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Ann Scott reçoit le prix Renaudot pour son livre "Les insolents"

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Archives (KEYSTONE/Laurent Gillieron)

Le prix Renaudot a été attribué mardi à Ann Scott pour son roman "Les insolents" sur une quadragénaire quittant Paris. Les jurés ont également attribué leur prix de l'essai à "De Gaulle, une vie", de Jean-Luc Barré.

"Les Insolents" raconte l'arrivée "au milieu de nulle part" d'Alex, une compositrice de musique de films qui décide de quitter la capitale pour se réinventer, souhaitant vivre "ailleurs et seule".

Le personnage est un double de fiction de l'autrice, qui a quitté Paris pour la Bretagne, où elle vit désormais.

Née d'une mère russe photographe et d'un père français collectionneur d'art, Ann Scott a grandi à Paris avant de s'installer à Londres, à 17 ans.

Elle a été mannequin, batteuse dans un groupe punk et a beaucoup fréquenté le milieu underground des nuits parisiennes. Elle s'est lancée à 29 ans dans l'écriture, signant notamment le roman "Asphyxie", puis "Superstar".

Ann Scoot avait présenté son roman lors de la rentrée de Calmann-Lévy, son éditeur.

Pas favorite

Elle ne faisait pas figure de favorite pour le Renaudot, prix pour lequel étaient également en lice Gaspard Koenig ("Humus" à L'Observatoire), Lilia Hassaine, ("Panorama" chez Gallimard) et Sorj Chalandon ("L'Enragé" chez Grasset).

Le prix de l'essai a été décerné à Jean-Luc Barré pour le premier tome, en plus de 900 pages, d'une immense biographie: "De Gaulle, une vie: l'homme de personne (1890-1944)", aux éditions Grasset. Cette somme est parue le 18 octobre et est entrée directement dans la liste des finalistes du Renaudot essai.

Le prix Renaudot du Livre de Poche est allé à Manuel Carcassonne pour "Le Retournement".

Avec Keystone-ATS

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Livres

[ITW] Naestro : "je ne connaissais pas l'opéra et c'est devenu ma passion"

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Le ténor Naestro publie son livre qui retrace son histoire: “La Voix est libre”.

Le ténor Naestro se produit au Festival classique & lyrique à Morges. L'occasion pour le marseillais de venir nous parler de son livre: “La Voix est libre”. Il y retrace son parcours qui l'a mené des rings, à la prison jusqu'à l'opéra. 

De la prison à la scène de l’opéra. Un parcours pour le moins inattendu. On pourrait penser à une histoire de roman, mais non. Il s’agit de celle de Nabil Rachdi. Ce trentenaire originaire de la région marseillaise publie un livre sur sa vie: “La Voix est libre”. Il est aussi en concert mercredi et jeudi au Festival classique & lyrique à Morges.

Nabil Rachdi est plus connu sous le nom de “Naestro”. Vous l’avez peut-être découvert lorsqu’il a repris “Bella Ciao”, ou lors des JO 2024 et son interprétation de "la Marseillaise" dans la cité Phocéenne. Après une carrière de sportif de haut-niveau, il a été boxeur et combattant de MMA, Naestro a enchaîné plusieurs passages en prison. Jusqu’au jour où tout bascule. C’était lors de son dernier passage en prison.

Il nous parle du moment précis où il a découvert sa voix:

"On me place en cellule avec un Italien. Un jour, pour le faire rire, je pousse la chansonnette en mode opéra. C’est là que je découvre que je suis ténor. C'était un sentiment de malade."

Il a aussi souffert du regard de ce monde qui n’était pas le sien:

NaestroPour son livre “La Voix est libre”

"On me regardait de la tête aux pieds quand je rentrais à l'opéra. Je n'avais pas les codes. Lors de mon premier concert, j’ai soulevé le chef d’orchestre à la fin, alors qu’on n'a pas le droit de le toucher. J'avais eu une standing ovation et j'étais hyper content."

Retrouvez l'interview de Naestro en intégralité ci-dessous:

NaestroPour son livre “La Voix est libre”

 

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Genève

[ITW] «La justice n'a pas retenu ma terreur», une genevoise libère la parole

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Photo de Qeis Ismail

À travers son livre en précommande «Briser les chaînes», la Genevoise Tiffany Fortuna livre un plaidoyer pour une meilleure écoute des mineurs dans les procédures judiciaires. Son histoire qu'elle veut lumineuse, marquée par le proxénétisme paternel et la violence conjugale, met en exergue les failles d'une institution qui a longtemps ignoré son cri d'alarme. Une conversation légère sur un sujet qui ne l'est pas, à retrouver en version longue.

Chargée de communication de profession, Tiffany Fortuna manie aujourd'hui les mots pour raconter l'impensable. Son récit débute par un choc, celui d'une petite fille de six ans découvrant la double vie de son père, mais se poursuit surtout par un long combat pour être crue par les adultes.

«J’ai compris quelque chose que je n’étais pas prête à comprendre»

La blessure de Tiffany s'est construite par petites touches, une infiltration lente de l'insécurité dans le quotidien. Elle raconte comment son père, sous couvert d'un studio photo, l'emmenait dans un univers d'érotisme et d'armes à feu. «L'enfant apprend très vite à observer, à anticiper, à se taire». Elle se rappelle la scène où son père menaçait sa mère avec une chaise, un tournant où elle a réalisé que ce qu'elle vivait n'était pas normal.

Face à ce père «pervers narcissique», selon les termes des expertises qu'elle a relues pour écrire son livre, la fillette a dû se muer en enquêtrice. Munie d'un appareil photo, elle a capturé les preuves de ce quotidien: les magazines dénudés, l'arme cachée dans un tiroir. «Je voulais vraiment trouver quelque chose qui fasse qu'en fait je ne le voie plus. Parce que moi mon but c'était de ne plus le voir, j'étais pas bien et personne m'écoutait, en fait, à cette époque-là».

«Être protégée, c’est m’écouter»

En revenant sur son expérience personnelle, Tiffany Fortuna critique le système de protection de l'enfance. Elle pointe du doigt une institution qui, par peur de la manipulation maternelle, finit par nier le ressenti de l'enfant. «À l'époque, forcément, on veut pas nous croire, on se dit: "bon bah il y a la maman qui est derrière"».

«A un certain âge quand on voit certaines choses on est conscient du danger»

Pendant des années, la justice a imposé des droits de visite au nom du lien biologique, ignorant la terreur de la mineure. Pour Tiffany, les mesures de surveillance dans les points de rencontre étaient une illusion de sécurité: «Tu me mets en face de la personne que je ne veux plus voir, et tu me dis "tu vas être protégée parce qu'il y a des gens qui te regardent". Non». Aujourd'hui, elle appelle à une réforme des structures pour que la parole de l'enfant soit véritablement prise en compte comme un élément central, et non comme un témoignage de seconde zone.

«Mon corps se libérait, il se disait: "Bah c'est bon en fait, maintenant t'es prête"»

Malgré ce passé lourd, Tiffany Fortuna offre un message de victoire. Mariée depuis onze ans et mère d'une petite fille prénommée Gioia, un prénom choisi pour sa symbolique évidente de la joie, elle a réussi à briser le cycle de la violence.

«C'est aussi grâce à mon compagnon que j'ai pu guérir, parce qu'il m'a fait croire en l'amour, l'amour sain».

L'écriture de son livre a duré trois ans, un processus qui s'est achevé naturellement lorsqu'elle est tombée enceinte. C'est ce cheminement vers la lumière qu'elle souhaite partager avec le public genevois. Pour que ce témoignage essentiel arrive sur les rayonnages des librairies romandes, une campagne de précommande est en cours. L'objectif est d'atteindre 150 ventes pour lancer l'impression de l'ouvrage.

Entretien réalisé par Benjamin Smadja / Adaptation web avec IA

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Genève

[ITW] Laure Adler au Salon du livre: «Les écrivains sont des éveilleurs de conscience»

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© JF PAGA

Invitée d'honneur à Palexpo du 18 au 22 mars prochain, Laure Adler dispose d'une carte blanche pour cette édition 2026. La journaliste et écrivaine se confie sur son parcours de lectrice tardive, sa ferveur pour la transmission et l'importance vitale du texte dans un monde tourmenté. Entretien a écouter en version longue.

Laure Adler

Parmi les figures marquantes cette année au Salon du livre de Genève Laure Adler s'impose comme une passeuse de culture. Invitée à réagir au qualificatif d'intellectuelle, elle répond avec un grand naturel.

«Je ne pense pas que je sois vraiment une intellectuelle, mais je suis quelqu’un qui aime apprendre et aime transmettre ce qu’elle apprend. Intellectuelle, c’est quelque chose vers quoi j’aspire toujours et encore»

Une carte blanche tournée vers l'avenir

Pour sa carte blanche genevoise, Laure Adler a choisi de mettre en lumière des femmes dont l'œuvre la nourrit, mêlant plumes confirmées et talents émergents. Parmi elles, Julie Brafman (Prix Albert Londres 2025) pour parler des femmes d’exception. Pour Laure Adler, le dernier ouvrage de l'autrice sur le partenaire de Marguerite Duras dépasse le simple récit: «Le livre de Julie Brafman a pour moi cette portée philosophique qu'elle réussit à faire l'enquête sur Yann Andréa, mais elle réussit à faire l'enquête sur quelqu'un qui ne veut être personne. Et ça, c'est magnifique».

La philosophe Claire Marin, dont elle admire la «profondeur des aperçus philosophiques» et la capacité à dénouer des problèmes intimes, sera également de la partie, tout comme la poétesse Laura Vazquez. La clôture de cette programmation sera assurée par la comédienne Clara Pacchini, qui déclamera des textes de Duras en slam. Un choix qui souligne la vitalité de la poésie actuelle pour Laure Adler.

«Ce sont des éveilleurs de conscience, c'est des gens qui comprennent tout avant tout le monde, les poètes»

Du choc de Boris Vian à la passion des bibliothèques

Le rapport de Laure Adler aux livres n'a pourtant pas toujours été une évidence. Elle se définit elle-même comme une «lectrice tardive». Ayant grandi en Afrique dans un milieu où les livres étaient rares, ce n'est qu'à l'âge de 17 ans, lors d'un séjour en Angleterre, qu'elle rencontre la littérature par l'intermédiaire d'un amoureux. Ce dernier lui offre L’Écume des jours de Boris Vian.

Ce fut une révélation totale: «Est-ce que c'était parce que c'était mon amoureux, je le pense. Est-ce que c'était parce que le livre était extraordinaire, je le pense. Est-ce que c'était parce que les deux allaient ensemble et ont été finalement une sorte de révélation de l'amour tout court et de l'amour de la lecture qui pour moi d'ailleurs maintenant se confondent? Parce que l'amour de la lecture est pour moi aujourd'hui une forme d'amour».

Aujourd'hui, elle cultive cet amour dans les lieux de savoir, citant volontiers son attachement aux bibliothèques.

«Je suis une grande amoureuse des bibliothèques [...] ce sont des lieux extraordinaires et qui font vivre les livres et tout le reste».

La lecture comme acte de résistance

Dans un contexte international marqué par le désordre et le «bruit de la guerre», Laure Adler plaide pour la nécessité de la figure de l'artiste et de l'intellectuel. Face aux discours simplistes et autoritaires, elle voit dans la littérature un signal de secours: «Les écrivains, les philosophes, les poètes [...] ils peuvent nous adresser des signaux, un peu comme les cosmonautes dans l'univers, des signaux qui clignotent en nous disant: "attention, nous on est toujours là, on a besoin de vous, la communauté des hommes existe encore"».

«La vieillesse aussi est une autorisation à lire pour soi-même, pour agrandir sa vision du monde [...] la gratuité de la lecture est un cadeau apporté à ma vieillesse»

Pour elle, le livre reste le meilleur «doudou» pour appréhender le monde, quelque soit son âge, c'est d'ailleurs le premier cadeau qu'elle a offert à sa petite fille, comme une note d'espoir sur la place de la lecture pour les années à venir.

Entretien réalisé par Benjamin Smadja / Adaptation web avec IA

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Genève

[ITW] Un programme riche pour Patrick Chappatte au Salon du livre

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Patrick Chappatte est l'un des invités d'honneur du salon du livre de Genève (KEYSTONE/Pierre Albouy)

Offrez-vous une fin de semaine culturelle avec le salon du livre de Genève. Il se tient jusqu’à dimanche à Palexpo. Pour cette 40e édition, le salon accueille plus de 800 auteurs et quatre invités d'honneur: Douglas Kennedy, Laure Adler, Hélène Dorion et Patrick Chappatte.

Le Salon du livre de Genève fête ses 40 ans!

Un anniversaire spécial qui débutera ce mercredi et jusqu’à dimanche. Près de 800 auteurs sont attendus ainsi que quatre invités d'honneur: Douglas Kennedy, Laure Adler, Hélène Dorion et Patrick Chappatte.

Le dessinateur de presse genevois a un programme chargé.

Patrick Chappatte échangera avec son confrère de la Tribune de Genève Herrmann, avec l’auteur Laurent Gaudé et il participera à une rencontre à trois avec le dessinateur Fiami et la comédienne suisse Brigitte Rosset. Il en profitera aussi pour aller à la rencontre du public et dédicacer son dernier ouvrage “Censure en Amérique”, avec Ann Telnaes. 

Un livre qui n’a jamais été autant d’actualité. Patrick Chappatte:

Patrick ChappatteDessinateur de presse genevois

"C'est clair on voit l'auto-censure en Amérique et le glissement des médias de plus en plus dans l'orbite de Trump. Aux États-Unis, ça se fait à travers le business, ce n'est pas des décrets. Et la dernière tendance, on voit Paramount qui rachète Warner (...) c'est un retournement incroyable. Donc on va avoir une majorité Fox News, CBS, CNN, de grands networks américains qui sont dans les mains de gens qui sont plutôt proches de Trump."

Avec son confrère Herrmann, Patrick Chappatte ouvrira une discussion sur le dessin de presse. 

Il aura une carte blanche sur le thème «Dessine-moi La Fontaine» avec en invités Brigitte Rosset et Fiami:

Patrick ChappatteDessinateur de presse genevois

"On va un peu déconner autour de La Fontaine. Ce sont des petites morales qui ressemblent beaucoup aux dessins de presse et ces derniers empruntent aussi aux personnages de La Fontaine."

Patrick Chappatte aura aussi un dialogue avec Laurent Gaudé, l’auteur de “Chien 51” qui plonge le lecteur dans une réflexion dystopique sur l’identité, le pouvoir et la résistance. Un point commun unit les deux auteurs: ils alertent le public mais avec des moyens différents.

Patrick ChappatteDessinateur de presse genevois

"Lui, la langue du roman, qui sont adaptés en film, en théâtre, etc. Et puis moi, la langue du dessin. On va essayer de voir comment chacun, dans notre univers, on entre en résonance avec cette actualité. On a quelque chose en commun."

Retrouvez l'interview en intégralité de Patrick Chappatte ci-dessous:

Patrick ChappatteDessinateur de presse genevois

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Livres

Cuisine [ITW] Alexis-Olivier Sbriglio: “il faut défendre ce patrimoine alpin”

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Le journaliste Alexis-Olivier Sbriglio publie “La cuisine de Montagne”

Le journaliste Alexis-Olivier Sbriglio publie “La cuisine de Montagne”. 39 recettes traditionnelles qui ont été revisitées par de jeunes chefs des Alpes. Parmi les représentants suisses: Danny Khezzar et Philippe Deslarzes.

Si on vous dit “cuisine de montagne”, vous pensez: fondue ou raclette. Normal. 

Oui mais réducteur car dans nos régions, les recettes sont nombreuses et ne se limitent pas uniquement à du fromage fondu. C’est ce qu’a voulu démontrer Alexis-Olivier Sbriglio. Le journaliste français, qui a longtemps présenté une émission culinaire aux côté du chef Marc Veyrat sur TV 8 Mont-Blanc, publie un livre intitulé: “la cuisine de Montagne” aux éditions Glénat. Il a choisi 39 jeunes chefs, tous ont moins de 39 ans et ils ont dû réinterpréter une recette traditionnelle à leur façon.

Pourquoi avoir choisi des personnes de moins de 40 ans? Alexis-Olivier Sbriglio:

Alexis-Olivier Sbriglio
"J'ai souhaité donné une chance à cette nouvelle génération. Je connais très bien leur cuisine, j'ai testé chacun de ces restaurants  et il fallait forcément leur donner ce défi de réinterpréter une reçette très lointaine de leur univers."

Et donc l’idée, c’est de sortir du cliché: montagne égale fromage:

Alexis-Olivier Sbriglio
"J'en ai ras-le-bol que l'on cantonne la cuisine suisse, la cuisine de France voisine, la cuisine valdôtaine à raclette, tartiflette, fondue, il y a autre chose. N'oublions pas que dans notre histoire, les personnes anciennes ne mangeaient pas le fromage, ils le vendaient aux clients et surtout ils ne le coulaient pas."

Dans le livre, on trouve par exemple des recettes pour sublimer des écrevisses ou de la truite, réussir un velouté de potimarron ou une polenta, mais aussi une blanquette de veau ou un Wellington avec du chamois. Des recettes traditionnelles certes mais sont-elles facilement réalisables? Alexis-Olivier Sbriglio:

Alexis-Olivier SbriglioAuteur de “la cuisine de Montagne”

La Suisse est représentée par deux chefs: Danny Khezzar, genevois d’adoption, finaliste de Top Chef, qui a hérité du gratin. Et Philippe Deslarzes, à Aubonne, qui propose sa version de l’omble chevalier fumée.

Alexis-Olivier Sbriglio

Retrouvez l'interview d'Alexis-Olivier Sbriglio en intégralité ci-dessous:

Alexis-Olivier Sbriglio

Le livre “La cuisine de Montagne” est à retrouver aux éditions Glénat. 

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