A Genève, près de 3000 personnes ont participé vendredi après-midi au cortège du 1er Mai à l'appel des syndicats. L'opposition au sommet de G7, qui se tiendra en juin à Evian (F), était bien visible dans le défilé, en plus des traditionnelles revendications liées à la défense des conditions de travail.
"Défendre les salaires, pas les frontières. Non aux initiatives de l'extrême droite et au travail le dimanche": la banderole de tête avait en ligne de mire l'initiative de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions", soumise en votation le 14 juin.
Autre cible syndicale: l'assouplissement de la loi pour l'ouverture dominicale des magasins dans le canton. Un objet également en votation le 14 juin. "Le dimanche, on débranche", ont scandé les manifestants. Les maçons, dont les salaires sont menacés par une résiliation d'accords locaux, ont aussi crié leur colère.
Parti de la place Lise-Girardin près de la gare, le cortège a rallié le parc des Bastions en passant par le pont du Mont-Blanc et les rues basses. La police n'a constaté aucun débordement. Ce cortège du 1er Mai était particulièrement scruté en raison des tensions autour de la mobilisation prévue à Genève contre le G7.
Les opposants au G7 dénoncent une violation du droit de manifester. Evaluant encore les risques, le canton n'a pas encore pris position sur l'autorisation d'une manifestation le 14 juin et la Ville avait initialement refusé la tenue d'un village alternatif aux Bastions. Des discussions sont en cours pour trouver un autre site.
"Socio-traitre"
Toujours est-il que les magistrats cantonaux et communaux de gauche étaient attendus, la coalition NoG7 ayant laissé entendre que ces élus n'étaient pas les bienvenus au Parc des Bastions. Au final, la cheffe du Département de la sécurité Carole-Anne Kast a défilé sans être véritablement inquiété. "Je ne vais pas rester chez moi un 1er mai à cause de quelques excités", a indiqué la socialiste à Keystone-ATS.
Elle a bien été la cible de quelques sifflets et a été accueillie par un "socio-traitre" à l'entrée des Bastions, mais rien de plus. Egalement présent dans le cortège, le conseiller d'Etat Vert Nicolas Walder et le socialiste Thierry Apothéloz. Le maire de la Ville de Genève Alfonso Gomez ainsi que la conseillère administrative Marjorie de Chastonay, tous deux élus écologistes, étaient aussi de la partie.
Les opposants au G7, qui ont collé de nombreux autocollants dans l'espace public, ont donné de la voix. "Tout le monde déteste le G7", ont-ils scandé. Une grande banderole donnait aussi le ton: "Fuck Trump et les puissants". Et de chanter: "l'extrême-droite cassez vous, sinon ça va péter".
Pour Gaza
Autre segment du cortège très en vue vendredi: le mouvement BDS (Boycott-Désinvestissent-Sanctions). "Free, free Palestina", ont martelé les manifestants. Ils ont aussi appelé au soutien de la flottille qui vient d'être interceptée par l'armée israélienne.
La fête des travailleurs s'est poursuivie jusqu'en fin de journée dans le parc des Bastions avec de nombreux discours et de la musique. Dopée par une belle météo, l'ambiance est restée bonne jusqu'au bout.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Marc C.
29 mai 2018 à 12 h 30 min
Bonjour,
Non seulement ce monsieur, de surcroit gérant de fortune, n'a rien compris sur le fonctionnement de notre système monétaire et financier, mais en plus il dit n'importe quoi sur l'initiative monnaie pleine, juste pour défendre son pré carré.
Pathétique.
Ronny Moser
29 mai 2018 à 23 h 58 min
C'est complètement faux ce que dit "l'expert" Olivier Rigot dans l'émission :
- Avec Monnaie pleine (MP), ce seront toujours les banques qui feront les crédits (ainsi que tous les services et prestations comme aujourd'hui), mais avec de l'argent que la BNS a crée auparavant. L'initiative MP (IMP) va donc dissocier les pouvoirs (qui fortifie notre démocratie et la souveraineté de la Suisse) : création monétaire auprès de la BNS, et octroi des crédits chez les banques commerciales. Ce seront donc bien les banques commerciales qui portent le risque d'un crédit octroyé, et non la BNS.
- Jusqu'à 1999, le système financier en Suisse fonctionnait comme un système "Monnaie pleine". Est-ce que le système a bien fonctionné ou pas ? Avec la révision de la constitution fédérale en 1999, la précision «et de toute autre monnaie fiduciaire» a disparu de l'art. 99 de la constitution. Depuis, le système financier se trouve dans une impasse. S'en suit la crise de 2008.
- La BNS prend le pouvoir sur la création monétaire, et non sur l'économie suisse.
- Les opposants veulent sauver les banques, tandis que l'IMP veut sécuriser notre argent.
OUI à la Monnaie pleine !
Stephane N.
6 juin 2018 à 14 h 51 min
Les Banques, elle, travaillent en Monnaie-Pleine ! ils sont pas fou, les risques sont laissé au contribuable ... changeons cette imposture avec un oui à Monnaie-Pleine.