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International

La Suisse s'incline 3-0 devant la Suède

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Berra (à gauche) et la Suisse ont été battus 3-0 par la Suède (© KEYSTONE/AP/Andreas Hillergren)

L'équipe de Suisse n'est pas parvenue à enchaîner un deuxième succès consécutif dans le cadre du Euro Hockey Tour.

Les hommes de Jan Cadieux, vainqueurs de la Finlande jeudi (5-4 tab), se sont inclinés 3-0 devant la Suède samedi à Ängelholm.

Le Tre Kronor demeure un adversaire bien difficile à manoeuvrer pour la Suisse. Battue 16 fois d'affilée entre avril 2016 et mai 2024, la sélection helvétique a subi samedi sa cinquième défaite de suite face à la Suède. Les deux succès en trois matches obtenus entre ces deux séries noires semblent déjà bien loin.

Le capitaine Roman Josi et ses partenaires étaient pourtant opposés à une jeune équipe de Suède. Mais le manque d'expérience de certains des joueurs du futur coach du GSHC Sam Hallam ne s'est guère ressenti. Et l'homme le plus expérimenté de la sélection, Magnus Hellberg, a brillé samedi.

Le gardien de Djurgarden, 35 ans, a détourné les 25 tirs cadrés par les Suisses. Il a notamment parfaitement tenu le choc en fin de partie, alors que la Suisse évoluait sans gardien. Et il a aussi pu compter sur une certaine maladresse helvétique, à l'image de cette reprise trop enlevée de Théo Rochette à 1'40 de la fin.

La Suisse, qui n'a quasiment rien montré au cours des quatre périodes de supériorité numérique dont elle a bénéficié, ne méritait pas de s'incliner avec trois buts d'écart. Mais le "Fribourgeois" Jacob de la Rose ne s'est pas privé de saler l'addition dans une cage vide à 19'' de la sirène finale.

Berra dans le coup

L'humiliation (8-1) subie le 30 avril à Jönkönping n'avait pas laissé de traces au sein de la sélection helvétique. Jan Cadieux aligne il est vrai désormais une équipe largement remaniée, avec l'arrivée des "NHLers" et des finalistes des play-off. Mais les nouveaux venus n'ont pas pu faire la différence.

Reto Berra, qui décrochait le titre national avec Fribourg-Gottéron le 30 avril, n'a en revanche rien à se reprocher. Le portier zurichois a capitulé sur deux tirs du défenseur Albert Johansson (13e 1-0, 37e 2-0), et a également terminé cette partie avec 25 arrêts à son actif.

Sur le premier but, l'arrière des Detroit Red Wings a récupéré un puck dévié par un attaquant suédois juste devant Berra, lequel n'a pas eu le temps de se replacer pour tenter d'intervenir. Sur le second, Johansson a hérité du palet derrière la ligne de but et a su trouver le bloqueur du Zurichois, qui a dévié le puck dans sa cage.

L'équipe de Suisse livrera dimanche son dixième - et dernier - match depuis le début de cette phase de préparation, à la mi-avril à Topolcany en Slovaquie. Elle se frottera dès 12h à la Tchéquie, qu'elle a battu 1-0 aux tirs au but une semaine plus tôt à Ceske Budejovice.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'amende européenne record contre Google est confirmée

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L'amende contre Google est la plus élevée jamais prononcée par la Commission européenne (archives). (© KEYSTONE/DPA/BRITTA PEDERSEN)

Echec et mat : la Cour de Justice de l'Union européenne a rejeté jeudi l'appel de Google contre l'amende record de plus de quatre milliards d'euros que lui avait infligée Bruxelles en 2018, pour abus de position dominante dans l'écosystème des téléphones mobiles.

"Le pourvoi formé par Google et sa société mère Alphabet (...) est rejeté, confirmant ainsi la sanction infligée pour l'abus de position dominante de Google Search dans le cadre du système d'exploitation Android", a annoncé la Cour, sise à Luxembourg.

"Ce jugement ne tient pas compte des investissements considérables que nous avons réalisés pour garantir qu'Android reste ouvert, interopérable et gratuit. Quoi qu'il en soit, nous avons adapté nos accords pour nous conformer à la décision initiale de 2018, et nous restons déterminés à poursuivre l'innovation et l'ouverture au bénéfice de nos utilisateurs, partenaires et développeurs", a déclaré à l'AFP un porte-parole de Google.

Le groupe de Mountain View en Californie avait saisi en appel la Cour de justice de l'UE (CJUE), pour faire annuler cette sanction financière infligée en 2018.

Dans une décision rendue en première instance en septembre 2022, le tribunal de l'UE avait validé cette amende, la plus élevée jamais prononcée par la Commission européenne.

Le montant, fixé à l'origine à 4,3 milliards d'euros, avait toutefois été ramené à 4,1 milliards (3,8 milliards de francs au cours actuel) par le tribunal de l'Union européenne, qui juge les affaires en première instance.

La Cour, plus haute juridiction de l'UE, a rejeté l'ensemble des arguments formulés par le géant technologique américain, qu'ils portent sur le fond de l'affaire ou sur le respect des procédures.

Affaire emblématique

La Commission avait imposé cette amende à Google après avoir conclu que le groupe avait forcé des fabricants de téléphones et de tablettes utilisant son système d'exploitation Android à préinstaller son moteur de recherche, Google Search, et son navigateur Chrome, dans le but d'éliminer des services concurrents.

L'entreprise était ainsi jugée coupable d'avoir abusé de la force de frappe de son système Android, qui équipe toujours près de 70% des appareils mobiles dans le monde, une part de marché écrasante, selon les derniers chiffres du cabinet spécialisé StatCounter.

La multinationale avait de son côté plaidé que l'UE avait ignoré à tort son grand concurrent Apple, qui privilégie sur ses iPhone ses propres services, comme le navigateur Safari. La marque à la pomme domine le marché des smartphones aux États-Unis.

Google avait également fait valoir que le téléchargement d'applications concurrentes était accessible d'un simple clic et que les clients n'étaient en aucun cas contraints d'utiliser ses produits sur Android.

Mais la Cour de Luxembourg a suivi l'opinion de l'avocate générale Juliane Kokott.

Celle-ci avait recommandé en juin 2025 à la Cour, plus haute instance de la justice de l'UE, de rejeter l'appel de Google, jugeant ses arguments infondés.

Google occupait "une position dominante sur plusieurs marchés de l'écosystème Android" et bénéficiait ainsi "d'effets de réseau qui lui permettaient de faire en sorte que les utilisateurs recourent à [son moteur de recherche] Google Search", avait-elle relevé.

"Aucun concurrent hypothétique supposé aussi efficace n'aurait pu se trouver dans une telle situation", avait-elle ajouté.

Marché de la publicité en ligne

Ce dossier emblématique était l'un des principaux contentieux entre Google et l'Europe.

En septembre dernier, la Commission lui a infligé une amende de près de trois milliards d'euros, pour des pratiques anticoncurrentielles sur le marché de la publicité en ligne.

Bruxelles a en outre ouvert en janvier deux nouveaux fronts concernant la concurrence sur Android et dans la recherche.

L'exécutif européen veut forcer Google à renforcer l'accès de son système d'exploitation pour appareils mobiles aux assistants d'intelligence artificielle concurrents de son propre service, Gemini. Parallèlement, elle veut obliger Google à partager les données de son moteur de recherche Google Search avec ses rivaux.

Le groupe s'oppose fermement à ces procédures, et a prévenu que de telles mesures saperaient la sécurité de ses systèmes et la protection des données, au détriment des utilisateurs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Le Vatican sanctionne le "schisme" du mouvement de Saint-Pie X

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Le Vatican a confirmé jeudi l'excommunication de six évêques de la fraternité Saint-Pie X. (archives) (© KEYSTONE/AP/Baz Ratner)

Le Vatican a confirmé jeudi l'excommunion de six évêques de la Fraternité Saint-Pie X, actant le "schisme" avec Rome de ce mouvement traditionaliste. Quatre d'entre eux ont été consacrés la veille en Valais, à Ecône.

"Les ministres sacrés appartenant à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X sont en situation de schisme", et les fidèles laïcs qui y "adhèrent formellement" doivent "être tenus pour schismatiques et excommuniés", a précisé le Dicastère pour la Doctrine de la Foi dans un décret.

Cette communauté catholique fondée par l'évêque français Marcel Lefebvre, forte d'environ 600'000 fidèles dans le monde, avait consacré mercredi en Suisse quatre de ses évêques.

La communauté Saint-Pie X rejette en bloc les évolutions de l'Eglise depuis le Concile Vatican II (1962-1965), qui a profondément transformé l'institution.

La communauté défend un modèle de société traditionnellement patriarcal et un idéal d'Etat théocratique.

Bien qu'influente dans certains milieux conservateurs, elle demeure minoritaire au sein de l'Église catholique et ses quelque 1,3 milliard de fidèles.

Ses fidèles sont attachés à une interprétation stricte de la tradition doctrinale et liturgique, notamment la messe de rite "tridentin", qui se caractérise par l'usage du latin et un prêtre officiant dos à l'assemblée.

Elle a ainsi reproduit mercredi cet acte à portée "schismatique" à l'origine d'une première rupture avec le Vatican en 1988, tout en disant "regretter" avoir dû agir sans l'autorisation du pape.

"Je vous supplie du fond du coeur : revenez sur votre décision !" leur avait écrit le pape Léon XIV cette semaine, soulignant qu'en cas d'"acte schismatique", les sacrements - comme le mariage ou la confession - administrés par les évêques ne seraient plus reconnus par l'Eglise catholique.

"Profonde douleur"

Les quatre nouveaux évêques - les abbés français Michel Poinsinet de Sivry et Marc Hanappier, l'abbé américain Michael Goldade et l'abbé suisse Pascal Schreiber - se trouvent ainsi excommuniés, ainsi que les deux derniers évêques dont la Fraternité disposait jusqu'à ce jour, Alfonso de Galarreta et Bernard Fellay.

Le Dicastère de la Foi a précisé jeudi que "les clercs et les fidèles laïcs sont admonestés de ne pas adhérer au schisme de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, car ils encourraient ipso facto la peine d'excommunication".

Comme en 1988, les évêques ont été consacrés sans juridiction attitrée, ce qui selon la Fraternité exclut tout schisme et toute excommunication.

Mais le Vatican considère que consacrer un évêque sans l'accord du pape entraîne une excommunication automatique des évêques (consacrés et consacrants) et caractérise un "acte schismatique".

Mercredi soir le cardinal Pietro Parolin, le secrétaire d'État du Vatican, a évoqué devant les journalistes "la profonde douleur" ressentie au sein de l'Eglise face à ces ordinations qui, selon lui, "rompent l'unité de l'Eglise" et constituent "un acte schismatique" s'ccompagnant de "sanctions très précises", avec au premier chef, "l'excommunication" des évêques de la communauté.

"J'espère que, malgré ce qui s'est passé aujourd'hui, le dialogue pourra reprendre et qu'une véritable solution pourra être trouvée", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Reprise des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis

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Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères estime que les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès significatifs". (© KEYSTONE/EPA/NOUSHAD THEKKAYIL)

Les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis doivent reprendre "dans les plus brefs délais" après les funérailles de l'ayatollah Ali Khamenei, ont indiqué jeudi les médiateurs qataris et pakistanais, après des échanges de frappes qui avaient menacé la trêve.

Les obsèques de l'ex-guide suprême iranien, tué le 28 février au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre Téhéran qui avait déclenché la guerre régionale, débutent samedi et dureront six jours.

Après cela, les discussions pour mettre fin de manière durable aux hostilités, en abordant notamment les épineux sujets du détroit d'Ormuz et du nucléaire iranien, seront organisées "dans les plus brefs délais", selon les ministères des Affaires étrangères du Qatar et du Pakistan.

Ces médiateurs ont indiqué dans des communiqués avoir eu mercredi, à Doha, "des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs" concernant le protocole d'accord signé le 17 juin.

Depuis la signature de ce texte, Washington et Téhéran sont engagés dans des négociations censées durer 60 jours, un délai renouvelable.

D'après l'agence officielle iranienne Irna, ces négociations techniques ont pris fin sur un accord permettant à l'Iran d'acquérir des produits dont il a besoin avec une partie de ses avoirs gelés au Qatar. Les parties ont également approuvé l'instauration dès ce jeudi d'un canal de communication pour signaler et recenser les éventuelles violations du protocole d'accord.

Donald Trump a évoqué de "très bonnes réunions", bien que l'Iran refuse qu'elles soient directes.

"La dénucléarisation de l'Iran avance bien", a déclaré le président américain. "On les a frappés très dur" mais "on s'entend très bien".

Portraits géants de l'ayatollah Khamenei

Initialement prévues début mars, les obsèques de l'ayatollah Khamenei, qui a dirigé la République islamique d'Iran durant près de 37 ans, avaient été reportées en raison de la guerre.

Sa dépouille sera exposée à partir de samedi à la Mosalla de Téhéran, vaste complexe dont la façade est recouverte de portraits géants, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les autorités attendent entre 15 et 20 millions de personnes rien que dans la capitale.

Si la signature du pacte entre Washington et Téhéran a permis de réduire l'intensité du conflit, d'importantes tensions persistent notamment autour du nucléaire iranien et de la gestion du détroit d'Ormuz, où des navires ont été attaqués malgré le protocole d'accord.

L'Iran répète vouloir imposer un droit de passage sous une forme ou une autre, une mesure jugée inacceptable par les Etats-Unis.

Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a fait état mercredi d'une réunion à Bahreïn avec des responsables de la Défense de 12 pays, principalement du Golfe, portant sur la sécurité.

"Les responsables ont souligné leur engagement commun en faveur de la libre circulation du commerce à travers le détroit d'Ormuz", a indiqué le Centcom sur X.

Le vice-ministre des Affaires étrangères iranien Kazem Gharibabadi, présent à Doha pour les discussions techniques, a rétorqué jeudi que le détroit, voie stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, était "placé sous le commandement de l'Iran, non du Centcom".

"La sécurité de la région sera assurée par la fin des interventions et le retrait des Etats-Unis de la zone, le respect de la souveraineté des pays et l'acceptation des nouvelles réalités géopolitiques, pas sous le parapluie militaire de l'Amérique", a-t-il dit sur X.

Sur le front libanais, que Téhéran a exigé d'inclure dans les pourparlers, un accord-cadre pour une "paix durable" a été signé la semaine dernière à Washington.

Le texte signé entre Israël et le Liban conditionne un retrait d'Israël du sud du pays - où ses troupes sont entrées au début du nouveau conflit avec le Hezbollah pro-iranien - au désarmement de ce dernier, qui s'y refuse.

Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars, quand le Hezbollah a mené des tirs sur le nord d'Israël en soutien à l'Iran, visé par l'offensive américano-israélienne. Les bombardements et opérations israéliennes ont depuis fait plus de 4.200 morts, selon Beyrouth.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Mondial 2026: Suisse - Algérie: écrire l'histoire ou la revivre

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Le capitaine Granit Xhaka (au centre) et l'équipe de Suisse peuvent briser un plafond de verre jeudi à Vancouver (vendredi 05h00 en Suisse). (© KEYSTONE/EPA/PETER KLAUNZER)

La Suisse affronte jeudi à Vancouver (vendredi 05h00 en Suisse) l'Algérie de son ex-sélectionneur Vladimir Petkovic, en 16es de finale du Mondial. A Vancouver, elle peut écrire l'histoire.

Jamais l'équipe de Suisse n'est, en effet, sortie victorieuse d'un match à élimination directe dans une Coupe du monde moderne. Elle a certes remporté deux 8es de finale lors des éditions 1934 (face aux Pays-Bas) et 1938 (contre l'Allemagne nazie), mais le tournoi ne comprenait alors aucune phase de groupes.

En 1954, il y eut l'élimination en quart de finale à la Pontaise. Puis, dans l'histoire récente, les crève-coeurs successifs en 8es (1994, 2006, 2014, 2018 et 2022). L'élargissement du Mondial à 48 équipes a désormais fait apparaître des 16es de finale et la Suisse peut en profiter pour franchir un palier, comme elle a su le faire lors des deux derniers Euros.

Pas d'entre-deux

A cause de son histoire et de la réalité de la phase à élimination directe, la sélection de Murat Yakin se trouve dans une position étrange, de celles où il n'y a pas d'entre-deux. Où la marge entre l'exploit et le fiasco est infime.

Car la Suisse sera favorite en Colombie-Britannique, province canadienne qu'elle a retrouvée mardi soir, une semaine après y avoir battu le co-organisateur du tournoi (2-1). Elle a eu trois jours de repos supplémentaires et va jouer dans un stade qu'elle connaît déjà. Elle est plus régulière. Elle est plus expérimentée.

Pour l'Algérie, hériter de la Suisse s'est pourtant apparenté à une aubaine. Il fallait voir certaines images de ses supporters sur les réseaux sociaux fêter le dernier but encaissé samedi contre l'Autriche (3-3), sans lequel les Fennecs auraient affronté l'Espagne.

En fait, l'Algérie se retrouve dans une situation similaire à la Suisse. Elle aussi est à la recherche d'une première victoire dans une phase à élimination directe. Elle aussi serait sous le feu des critiques en cas de défaite contre un adversaire que tous les "DZ" jugent à sa portée.

Favorite, sur le papier

Ce duel est aussi celui de deux sélectionneurs ayant marqué l'histoire du football suisse, Murat Yakin et Vladimir Petkovic, et le perdant ne sera pas épargné. "C'est l'occasion de retrouver Vlado, que je connais grâce à nos rencontres en Suisse", s'est réjoui Yakin, qui considère l'Algérie comme "un adversaire intéressant, avec beaucoup de qualités individuelles".

Les Helvètes devront en effet se méfier d'une attaque toujours emmenée par Riyad Mahrez. Âgé de 35 ans, l'ancien ailier de Leicester et Manchester City évolue désormais dans un club saoudien, mais a montré face à l'Autriche qu'il avait toujours de beaux restes en marquant un doublé.

La Suisse n'a pas à rougir, car son effectif est, sur le papier, supérieur à celui des Verts. Elle peut compter sur Granit Xhaka, qui enfilera jeudi le maillot international pour la 150e fois. Sur Ricardo Rodriguez, Manuel Akanji et Remo Freuler, garde rapprochée de son capitaine en mission. Sur Johan Manzambi, sa nouvelle star qui ne veut certainement pas redescendre de son nuage. Sur Gregor Kobel, un excellent gardien qui rêve de faire taire pour de bon les nostalgiques de son prédécesseur Yann Sommer.

Pas une loterie

Pour permettre à la Suisse de poursuivre la quête du "meilleur Mondial de son histoire", le portier zurichois aura peut-être à s'illustrer lors d'une séance de tirs au but. Un exercice qui a déjà fait le malheur de deux grands d'Europe cette semaine: les Pays-Bas et l'Allemagne.

Il faut espérer que Murat Yakin a consacré du temps à la pratique du bon penalty, car la mémoire rappelle que l'équipe de Suisse n'a remporté qu'une seule de ses cinq dernières séances dans les grands tournois, celle contre la France à l'Euro 2021. S'il s'agissait vraiment, comme on peut l'entendre parfois, d'une loterie, elle n'aurait sans doute pas vécu autant de désillusions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Mondial 2026: Suisse - Algérie: le match poste par poste

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Sur le papier, Gregor Kobel est largement au-dessus des portiers algériens. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le 16e de finale de la Coupe du monde entre la Suisse et l'Algérie s'annonce équilibré, même si la troupe de Murat Yakin semble avoir un léger avantage. Comparaison des deux effectifs poste par poste.

Gardien

C'est le grand point faible de l'Algérie depuis la retraite de Raïs M'Bolhi il y a deux ans. Les deux successeurs désignés n'ayant pas convaincu, Luca Zidane (28 ans, Grenade) est remonté dans la hiérarchie et a commencé le Mondial comme titulaire. Mais avant le troisième match de la phase de groupes contre l'Autriche, le fils de Zinédine Zidane a été relégué sur le banc au profit d'Oussama Benbot (31 ans, USM Alger), qui n'a pas davantage rassuré lors du nul 3-3. Reste encore Melvin Mastil (26 ans), le gardien du Stade nyonnais. Mais tout porte à croire que Zidane retrouvera sa place contre la Suisse. En face, Gregor Kobel s'est imposé depuis plusieurs années au plus haut niveau avec le Borussia Dortmund. Il n'y a guère besoin d'en dire plus.

Verdict: net avantage à la Suisse.

Défense

Le coéquipier de Kobel à Dortmund, Ramy Bensebaïni, forme la charnière centrale des Fennecs avec Aïssa Mandi (Lille). Un duo bien rodé, fort d'une grande expérience (31 et 34 ans). Sur les côtés évoluent généralement Rafik Belghali (24 ans, Hellas Vérone) et Rayan Aït-Nouri (25 ans, Manchester City), dont la valeur marchande est estimée à 40 millions de francs. Leur vitesse constitue un atout précieux dans les phases offensives.

La Suisse peut elle aussi compter sur une paire centrale qui se connaît parfaitement, composée de Manuel Akanji et Nico Elvedi. Si Ricardo Rodriguez n'est plus le plus rapide au poste d'arrière gauche, il reste une valeur sûre. À droite, Murat Yakin a bousculé la hiérarchie en alignant trois titulaires différents durant la phase de groupes (Zakaria, Widmer et Jaquez).

Verdict: égalité.

Milieu défensif

Victime d'un arrêt cardiaque à l'été 2024, Nabil Bentaleb semblait avoir vu sa carrière professionnelle prendre fin. Mais le milieu de 31 ans est revenu au plus haut niveau. Malgré sa longue absence en sélection, il a été titularisé lors de deux des trois matches de groupe. À ses côtés devrait évoluer Hicham Boudaoui (26 ans), pilier du milieu de terrain de Nice depuis plusieurs saisons. À moins que Vladimir Petkovic ne privilégie une option plus offensive avec Farès Chaïbi (Eintracht Francfort), davantage à l'aise sur le côté gauche.

Du côté suisse, le duo Remo Freuler - Granit Xhaka constitue le coeur du jeu depuis des années. Le capitaine dicte le tempo et distribue les ballons, tandis que Freuler effectue les courses indispensables à l'équilibre collectif. Les deux joueurs nés en 1992 se complètent à merveille, même s'ils n'ont pas encore affiché leur meilleur niveau durant ce tournoi.

Verdict: léger avantage à la Suisse.

Milieu offensif

Ce que Johan Manzambi représente pour la Suisse, Ibrahim Maza l'est pour l'Algérie. Âgé lui aussi de seulement 20 ans, il a explosé au Bayer Leverkusen et vu sa valeur marchande grimper à environ 45 millions de francs. Surnommé «Mazadona», il évolue en numéro 10 derrière l'attaquant de pointe, tandis que Riyad Mahrez, de quinze ans son aîné, anime le flanc droit. Le capitaine espère encore peser lors de ce qui devrait être son dernier grand tournoi. À gauche, Farès Chaïbi ou Houssem Aouar pourraient être alignés. Ce dernier avait signé deux passes décisives avec la France lors d'un match amical en 2020, avant de ne plus être rappelé et de choisir, comme plusieurs de ses coéquipiers, de représenter l'Algérie.

Pour la Suisse, Johan Manzambi semble avoir verrouillé sa place de titulaire grâce à ses trois buts et une passe décisive. Dan Ndoye et Ruben Vargas étaient les titulaires habituels sur les ailes durant les qualifications, mais Murat Yakin a fait comprendre pendant ce Mondial qu'il souhaitait au moins un profil plus défensif, comme Michel Aebischer ou Djibril Sow.

Verdict: égalité.

Attaque

Comme Breel Embolo, Amine Gouiri évolue en Ligue 1: le premier à Rennes, le second à Marseille. La saison dernière, Gouiri (26 ans) a inscrit huit buts et délivré trois passes décisives. Embolo (29 ans) a affiché exactement les mêmes statistiques. La différence est que Gouiri a atteint ce total en seulement 22 matches de championnat, après avoir manqué plusieurs rencontres en raison d'une blessure à l'épaule, alors qu'Embolo a eu besoin de 31 apparitions.

Verdict: très léger avantage à l'Algérie.

Remplaçants

Vladimir Petkovic dispose de plusieurs solutions offensives sur le banc. Notamment Anis Hadj Moussa, auteur d'une excellente saison avec Feyenoord, ou encore Nadhir Benbouali, meilleur buteur du surprenant champion de Hongrie Gyori ETO, qui a inscrit le 2-1 décisif contre la Jordanie. En défense, Jaouen Hadjam (Young Boys) constitue également une option.

La Suisse dispose elle aussi d'une excellente profondeur. Contre le Canada, des joueurs comme Dan Ndoye, Fabian Rieder ou Denis Zakaria avaient débuté sur le banc alors qu'ils ont le niveau pour être titulaires. Quant à Noah Okafor, auteur de huit buts en Premier League la saison passée, il n'a toujours pas disputé la moindre minute dans ce Mondial.

Verdict: avantage à la Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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