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Rebecca Solari: "Les processus artistiques créent un peu de chaos"

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L'artiste multidisciplinaire tessinoise Rebecca Solari pose avec son vélo aux couleurs vives dans la vieille ville de Bienne (BE). (© Keystone/ANTHONY ANEX)

Entre musique, performance et art contemporain, Rebecca Solari fait du dialecte tessinois un outil artistique et politique. L'artiste multidisciplinaire parle à Keystone-ATS de son alter ego Fulmine et de son attachement à ses origines.

Rebecca Solari, née en 1996, fait partie du duo électro-punk Crème Solaire, et Fulmine est son alter ego musical et artistique.

Elle n’a pas de préférence parmi les disciplines qu’elle pratique: "J’aime beaucoup la scène, c’est l’espace où je m’amuse le plus", explique-t-elle dans une interview accordée à Keystone-ATS dans un café situé dans la vieille ville de Bienne, où elle vit depuis trois ans.

Un alter ego intime

Et c’est précisément de l’expérience de la scène, des coulisses jusqu’au public, que naît une grande partie de son art. Un peu comme le "personnage anti-héros" Fulmine, né il y a cinq ans après que la foudre a frappé son micro lors d’un concert à Rapperswil-Jona (SG) ("fulmine" signifie foudre en italien, ndlr).

"A un moment donné, j’ai commencé à crier au secours et il n’y avait plus de personnage, il n’y avait plus de performance : c’était la réalité". De cette expérience traumatisante est né un parcours artistique qui interroge la frontière entre représentation et vérité, entre spectacle et vie vécue.

Fulmine lui est également "intimement lié", notamment à travers l’utilisation du dialecte de la vallée de Blenio, où elle a grandi. Cela lui permet "d’exprimer une partie de moi-même beaucoup plus nue, beaucoup plus exposée dans son intimité, en parlant des paysages qui m’ont accompagnée durant mon enfance", explique-t-elle.

Représenter une minorité linguistique

A travers l’utilisation du dialecte, l’artiste tessinoise représente également une minorité linguistique. "Pour moi, il est important d’utiliser cette langue, issue d’un milieu agricole, dans un contexte très singulier et performatif, ainsi que dans les domaines de l’art contemporain", précise Rebecca Solari.

Dans ses performances, il n’y a pas que le dialecte tessinois: la jeune femme mélange plusieurs langues, dont l’italien, le français et l’anglais. "Le format est souvent un monologue qui mêle les langues et qui joue beaucoup sur les sonorités, puisque j’utilise ma voix, qui est mon principal instrument", explique-t-elle.

Une partie de sa démarche consiste à rendre son travail accessible même à ceux qui ne comprennent pas le dialecte, en créant une "passerelle": "J’ai toujours des textes en dialecte qui sont également traduits en français, en allemand ou en anglais".

Pour son projet "Solo Brodo (Primordio e Parsimonia)", Rebecca Solari a reçu le Prix du bilinguisme décerné par l’association Région capitale suisse en 2024. Fin juin, elle figurait parmi les quatre finalistes du Prix Anderfuhren, récompense destinée aux artistes émergents de la ville de Bienne.

Lien avec le Tessin et engagement politique

Le Tessin continue d’occuper une place centrale dans sa pratique artistique: Rebecca Solari est très attachée à la vallée de Blenio et à ses origines. "C’est l’endroit où je me sens chez moi", affirme-t-elle, tout en reconnaissant les difficultés que rencontre le canton pour créer des espaces dédiés à la culture et à l’expérimentation.

Ce lien se mêle également à une dimension politique. En repensant aux carnavals de son enfance à Biasca, elle se souvient que les déguisements et les chars abordaient des thèmes d’intérêt public, allant de la construction de pistes cyclables au changement climatique. "Je redécouvre aujourd’hui, en tant qu’adulte, cette envie de susciter des changements", raconte-t-elle, expliquant comment cette attitude s’exprime désormais à travers ses performances.

Pour la jeune femme, le message n’est jamais dissocié du contexte. La manière dont elle construit un spectacle varie en effet en fonction du public et de l’espace dans lequel elle se produit: des festivals de musique aux institutions artistiques, en passant par des projets impliquant directement les communautés. Pour une récente exposition monographique à La Chaux-de-Fonds (NE), par exemple, elle a invité la chorale de sa grand-mère, originaire de la vallée de Blenio, qu’elle a filmée et intégrée à l’½uvre.

De nouvelles performances

Rebecca Solari a obtenu un master au Dirty Art Department du Sandberg Instituut d’Amsterdam, un nom hors des sentiers battus pour une école qui offre une liberté totale. Une expérience qui lui a permis de forger "un nouveau regard plus critique sur l’Europe et sur la Suisse, où je vis et où j’ai grandi ", précise-t-elle.

Ces derniers mois ont été particulièrement intenses pour l’artiste. Elle vient de présenter "Fulgore furiosa" au festival multidisciplinaire Belluard Bollwerk de Fribourg. Actuellement, elle est l’invitée du Pirelli HangarBicocca dans le cadre du Milano Re-Mapped Summer Festival, où elle se produit dans "Fulminante gigantessa". Samedi, elle donne une performance spéciale au col du Klausen, qui relie les cantons d’Uri et de Glaris, où elle racontera des histoires en incarnant une géante capable de traverser symboliquement les Alpes d’un seul pas.

A l’automne, elle sera en résidence pendant trois mois à la Kaserne de Bâle, où elle travaillera sur "Vortex", sa première performance théâtrale de longue durée. La pièce, prévue pour l’année prochaine, s’articule autour du thème de la transformation: sur une plateforme tournante, l’artiste incarnera différents personnages, de la vache à la scientifique en passant par la superstar.

Interrogée sur le rôle de l’art dans une société caractérisée par des visions de plus en plus binaires, Rebecca Solari n’a pas de réponse. "Je crois que les processus artistiques créent un peu de chaos", observe-t-elle. C’est précisément de ce chaos, conclut-elle, que peuvent naître de nouvelles possibilités et des façons différentes de regarder le monde.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Un T-Rex vendu 50 millions de dollars à New York

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Le squelette du T-Rex "Gus" est complet à environ 63%. (© KEYSTONE/AP/Matthew Sherman)

Un squelette de T-Rex surnommé "Gus" a été vendu mardi pour 50,1 millions de dollars lors d'une vente aux enchères organisée par Sotheby's à New York. Il est ainsi devenu le fossile de dinosaure le plus cher jamais vendu.

Cet imposant fossile est l'un des squelettes de T-Rex les plus complets au monde, avec 183 os fossilisés. Il a été découvert en 2021 dans un ranch du Dakota du Sud.

"Gus" a vécu durant le Maastrichtien, il y a entre 72 et 66 millions d'années, une période caractérisée par un climat chaud, un niveau des mers élevé et de vastes plaines côtières régulièrement inondées.

Le squelette mesure 11,6 mètres de long, ce qui en fait l'un des plus grands jamais découverts. Il est complet à environ 63 %.

Acquéreur anonyme

Cet achat, réalisé par un acquéreur resté anonyme, illustre l'essor du marché des fossiles de dinosaures, une tendance critiquée par certains paléontologues, qui déplorent que ces spécimens rejoignent des collections privées.

"Les Etats-Unis sont le seul pays au monde où des fossiles de ce type sont considérés comme une propriété privée", avait déclaré à l'AFP avant la vente Cassandra Hatton, responsable des départements sciences et histoire naturelle chez Sotheby's.

"Si vous êtes propriétaire du terrain, vous êtes propriétaire du fossile et vous avez le droit de le vendre. Donc, si vous voulez un dinosaure, c'est le seul endroit où vous pouvez en acquérir un", avait-elle expliqué.

Le précédent record pour un fossile vendu aux enchères était détenu par "Apex", un Stegosaurus, acheté pour 44,6 millions de dollars en 2024 par le milliardaire et gestionnaire de fonds spéculatif Ken Griffin.

Il est actuellement présenté au public au Musée d'histoire naturelle de New York.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

En travaux, l'Hermitage se pare d'une fresque colorée

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L'oeuvre juchée dans le Parc de l'Hermitage, juste devant la Fondation du même nom, met en scène six figures qui dialoguent avec les éléments architecturaux qui l'entourent. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Fermée depuis novembre pour une rénovation d'ampleur, la Fondation de l'Hermitage à Lausanne se cache derrière des palissades. Pour "valoriser l'un des points de vue les plus emblématiques" sur la ville, le musée a orné sa palissade sud d'une fresque colorée.

Réalisée à la bombe aérosol, la création de l'artiste Adrien Held met en avant six figures issues des collections de l'institution muséale lausannoise qui "dialoguent avec la beauté du site". Celles-ci se juxtaposent aux éléments architecturaux de la maison dans une composition inédite, se réjouit le musée dans un communiqué diffusé mardi.

Pour mémoire, l'enveloppe de l'édifice doit faire l'objet d'une réfection complète, alors que les espaces intérieurs doivent être remis aux normes entièrement. Entre efficacité énergétique et réadaptation des espaces aux exigences muséales, le chantier, conduit par la Ville de Lausanne qui est propriétaire des lieux, doit se terminer à l'automne 2027.

Les derniers travaux d'envergure dans la maison construite au milieu du XIXe siècle remontent aux années 1980. La Fondation de l'Hermitage a ouvert en 1984 et a accueilli depuis 3,5 millions de personnes en plus de quarante ans.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Ellen Burstyn recevra un Lion d'or d'honneur à la Mostra de Venise

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L'actrice américaine Ellen Burstyn sera distinguée pour l'ensemble de sa carrière lors de la Mostra de Venise (archives). (© KEYSTONE/AP Invision/CHARLES SYKES)

L'actrice Ellen Burstyn recevra un Lion d'or d'honneur pour l'ensemble de sa carrière lors de la 83e Mostra de Venise (2-12 septembre), ont annoncé mardi les organisateurs du festival. Elle est une figure majeure du cinéma américain avec plus de 150 films.

La comédienne de 93 ans, oscarisée en 1975, a "marqué plus de cinquante ans de cinéma américain", a souligné dans un communiqué le directeur de la Mostra, Alberto Barbera. "Interprète d'une rare intensité et d'une grande justesse", elle a "insufflé profondeur et complexité à des personnages féminins inoubliables, capables d'incarner les contradictions et les transformations des femmes contemporaines", a-t-il salué.

Révélée dans "La Dernière séance" de Peter Bogdanovich, portrait crépusculaire de l'Amérique provinciale, et consacrée par le succès mondial de "L'Exorciste" de William Friedkin (1973), Ellen Burstyn a obtenu l'Oscar de la meilleure actrice en 1975 pour son rôle de mère célibataire en quête d'indépendance dans "Alice n'est plus ici" de Martin Scorsese.

Elle a ensuite travaillé avec plusieurs grands cinéastes, dont Alain Resnais ("Providence"), Darren Aronofsky ("Requiem for a dream") et Christopher Nolan ("Interstellar"). "Je me sens tellement honorée, tellement heureuse, tellement pleine de gratitude", a réagi l'actrice, se réjouissant de pouvoir revenir dans "l'une de (ses) villes préférées au monde".

Le prestigieux festival vénitien a déjà annoncé qu'un autre Lion d'or d'honneur serait remis cette année à l'acteur et réalisateur américain George Clooney, grand habitué de la lagune.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Naufraghi/e, le média tessinois porté par des retraités

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De gauche à droite: Aldo Sofia, Romano Prodi (interviewé), Mario Conforti et Franco Cavani, membres de la rédaction tessinoise de Naufraghi/e. (© Naufraghi/e)

Dans le paysage médiatique tessinois, Naufraghi/e revendique une position atypique. Fondé par trois retraités issus du journalisme et du graphisme, le média en ligne fonctionne sans publicité ni abonnement et mise sur une grande liberté éditoriale.

Son nom, Naufraghi/e (Les naufragé(e)s), en dit déjà la ligne éditoriale. "Le sens nous semble clair, mais notre naufrage est métaphorique. Il s’agit d’un naufrage mental, pas d’une condition de vie ou de mort", explique à Keystone-ATS Mario Conforti, membre de la rédaction, qui répond à l’interview sur un ton d’humour noir.

D'anciens journalistes

Le projet repose sur une structure très réduite. La "rédaction" est composée de trois personnes, deux journalistes professionnels et un graphiste, tous retraités. Le rédacteur en chef a notamment dirigé le Telegiornale et des rubriques d’information de la RSI, tandis que son collègue fait partie des pionniers de l’information en ligne au sein de la même chaîne. Le graphiste est également l’auteur des illustrations du média. L’âge moyen du groupe atteint 77,4 ans.

Le média s’appuie également sur un réseau de contributeurs externes. Certains anciens collègues écrivent bénévolement, tandis que d’autres, plus jeunes ou basés à l’étranger, sont rémunérés à la pièce. "Personne ne travaille à temps plein sur le projet", précise Mario Conforti, ajoutant que les collaborateurs exercent souvent d’autres activités, dans le journalisme mais aussi dans des domaines comme le droit, l’enseignement, la recherche ou encore les ONG.

Le projet, né en 2021, s’est construit sans modèle économique traditionnel. "Nous ne nous considérons pas comme un nouveau média. Peut-être sommes-nous plutôt un vieux média qui tente de survivre", résume-t-il, en évoquant la naissance de Naufraghi/e "par nécessité", dans un paysage médiatique jugé appauvri en Suisse italienne.

Dons et contributions ponctuelles

Basé à Lugano, Naufraghi/e fonctionne essentiellement en ligne, les rencontres physiques étant rares. Le média ne repose ni sur la publicité ni sur les abonnements, et dépend principalement de dons ainsi que de contributions ponctuelles. "De bonnes personnes jettent parfois sur notre radeau un peu d’eau et de nourriture", ironise Mario Conforti, décrivant une organisation volontairement légère mais fragile.

Sur le plan éditorial, Naufraghi/e revendique une grande liberté de ton et de choix. "Tous ceux qui ne font pas vendre, à moins qu’un bon titre ne parvienne à les sauver", explique-t-il. Le média affirme ainsi se tenir à distance des logiques commerciales et des indicateurs d’audience.

Cette indépendance se traduit aussi dans le fonctionnement interne. "Nous pouvons nous moquer des business plans, des cibles, de l’audience ou du retour sur investissement", résume Mario Conforti. "Ceux qui veulent écrire écrivent. Ceux qui veulent lire lisent."

Le collectif décrit son organisation avec autodérision. "Notre rédaction prend l’eau de toutes parts, nous n’avons pas de gilet de sauvetage", lance-t-il, ajoutant un slogan de l’équipe: "La première condition pour se sauver d’un naufrage n’est pas de savoir nager mais de vouloir se sauver."

Système D

Dans ce système fondé sur la débrouille, les contributions extérieures jouent un rôle central. Les revenus, lorsqu’ils existent, sont redistribués aux collaborateurs, après avoir été partiellement conservés pour maintenir l’activité. "Nous gardons juste de quoi rafistoler la toile qui nous sert de voile", résume le journaliste.

Quant à leur place dans le paysage médiatique suisse, elle est assumée comme marginale. "Nous avons le sentiment de faire partie de la société incivile", affirme Mario Conforti. Et d’ajouter: "Nous mettons quiconque au défi de rester à flot cinq ans sur trois planches et un bidon percé."

Sur leur avenir, le ton reste sceptique. "Nous n’en voyons pas vraiment. À long terme, nous serons tous un algorithme", conclut-il.

https://naufraghi.ch/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Montreux Jazz Festival: un son "cinq étoiles" signé Meyer Sound

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John Meyer (à droite), CEO de Meyer Sound, et Helen Meyer (à gauche), Executive Vice President de la société californienne, sont venus cette année célébrer les 40 ans de collaboration entre leur entreprise familiale de "sound system" et le Montreux jazz Festival. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le son "cinq étoiles" du Montreux Jazz Festival (MJF) ne doit rien au hasard. La qualité de la signature sonore des concerts est le fruit d'une collaboration de 40 ans cette année avec Meyer Sound. Cette société californienne est reconnue comme une pionnière de la technologie audio, ses enceintes et amplificateurs étant parmi les plus réputés au monde.

"L'expérience sonore est cruciale, le système de sonorisation est le coeur d'un festival de musique. En salle ou en open air, le son doit donner des frissons", répète volontiers Mathieu Jaton, directeur du MJF, interrogé par Keystone-ATS. "Nous sommes extrêmement reconnaissants envers John et Helen Meyer pour ces 40 ans d'amitié et d'engagement exceptionnels avec le Montreux Jazz", glisse-t-il.

C'est en 1986 que le fondateur du MJF Claude Nobs a demandé à Meyer Sound de transformer l'expérience d'écoute du festival. Il avait fait la connaissance de John et Helen Meyer dans les années 1970, lorsque John était directeur du laboratoire d'acoustique de l'Institut suisse d'études musicales avancées. "C'est l'incroyable rencontre entre un fou furieux du son, sans concessions, John, et un grand passionné du son, Claude", résume M. Jaton.

Inspirée par leur amour commun de la musique, une amitié s'est développée. Celle-ci est à l'origine de "l'un des partenariats sonores officiels les plus longs et les plus solides de l'industrie musicale", se félicite le couple cofondateur, toujours à la tête de la société, lui CEO à 82 ans, elle Executive Vice President à 78 ans. "C'est unique. Le MJF est pour nous le joyau de la couronne".

Meilleur son live possible

Leur but commun: offrir au public et aux artistes la meilleure expérience musicale immersive en live, en reproduisant la musique de manière impeccable, précise, sans coloration ni distorsion, et avec une puissance maximale, selon le boss du MJF. "A Montreux, cette qualité, cette proximité et cette intimité du son est possible".

L'entreprise familiale a été créée en 1979 à Berkeley (CA). Meyer Sound est depuis devenu le leader mondial dans la fourniture de solutions intégrées pour la sonorisation, le son spatial, les systèmes acoustiques, le monitoring de studio et les systèmes résidentiels haut de gamme.

La société fabrique des haut-parleurs auto-alimentés, des systèmes de contrôle audio multicanaux pour spectacles, des architectures électroacoustiques et des outils d'analyse audio pour les secteurs de la sonorisation professionnelle, des installations fixes et de l'enregistrement sonore.

Laboratoire d'innovations

Elle emploie à ce jour 350 personnes, avec des bureaux en Allemagne, au Canada, au Mexique et en Chine. Elle collabore avec de nombreux chanteurs et groupes. Elle équipe surtout des salles de concert, mais également des stades, des églises, des musées, des cinémas ou encore des bateaux de croisière. A l'écouter, John Meyer a toujours su garder son côté artisan du son dans l'âme, très exigeant et perfectionniste.

"Je suis un fan de technologie audio depuis l'adolescence. J'ai grandi avec la radio FM et cela m'a toujours intéressé. J'ai ensuite poussé scientifiquement le plus loin possible cet amour pour le son", raconte-t-il. Il reconnaît volontiers que le MJF est devenu au fil des années "une sorte de laboratoire et de vitrine pour les nouveautés et innovations technologiques audio" de Meyer Sound.

Côté plaisir, le couple vient presque chaque année depuis plus de 30 ans sur la Riviera. Ils citent volontiers Bob Dylan, Prince et Herbie Hancock comme concerts mémorables. "Mais il y en a tellement d'autres encore", répond-il en choeur.

Mise en scène du son

Concrètement, l'équipe technique de Meyer Sound est intégrée à l'équipe du MJF, explique Vincent Villard, production manager du MJF. Le travail en amont débute plusieurs mois avant. Dès octobre, c'est l'ingénieur du son valaisan et employé de la société californienne, José Gaudin, qui analyse l'acoustique de chaque salle intérieure et scène extérieure, selon la géographie des lieux.

Il établit un design sonore pour chaque lieu de concerts, c'est-à-dire qu'il crée, façonne, assemble et spatialise l'ensemble des éléments audio, comme une mise en scène artistique du son. "L'objectif est de couvrir au mieux toutes les zones d'une salle, proches ou éloignées de la scène, jusqu'au balcon", souligne M. Villard.

Vers janvier, ce plan est mis en place et il faut s'atteler au calage du son, soit le rendu du "sound system", à savoir le spectre sonore, la résonance, les retours, les graves, les aigus, etc. Deux autres ingénieurs du son de Meyer Sound viennent travaillent en plus avec José Gaudin et ses équipes.

"Dès avril, c'est le travail avec les ingénieurs du son de chaque groupe de musique qui commence, via des visioconférences et des e-mails. Meyer Sound est ensuite présent non-stop durant tout le festival, attentif aux demandes spécifiques des groupes qui se produiront sur scène", relève encore M. Villard.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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