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Les Helvètes joueront la Coupe du Monde!

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La Suisse fête sa qualification pour la Coupe du Monde (© KEYSTONE/URS FLUEELER).

Très nets vainqueurs de la Bulgarie (4-0), les "Rouges" de Murat Yakin terminent premiers du groupe C devant l'Italie tenue en échec (0-0) par l'Irlande du Nord mardi soir à Belfast et accèdent directement à la phase finale de la Coupe du Monde au Qatar l'automne prochain.

L'Equipe de Suisse jouera une cinquième phase finale consécutive en Coupe du monde. A Lucerne, elle a battu 4-0 la Bulgarie pour arracher à l'Italie, tenue en échec par l'Irlande du Nord à Belfast (0-0), la première place du groupe C. La malédiction s'est donc poursuivie pour les Transalpins qui n'ont encore jamais gagné en Ulster.

Devancée par la "Nazionale Rossocrociata", la "Squadra Azzurra" devra, une nouvelle fois, passer par les matches des barrages pour rejoindre la Suisse l'an prochain. Elle devra gagner deux rencontres pour ne pas vivre le même traumatisme qu'en 2017 lorsque la Suède lui avait barré la route de la Russie.

L'infernal stress des matches de barrage

Murat Yakin et ses joueurs seront, en mars prochain, bien loin de vivre l'infernal stress des barrages. Ils pourront préparer tranquillement cette Coupe du monde au Qatar avec le secret espoir de faire aussi bien qu'à l'Euro l'été dernier.

A Lucerne, les joueurs du nouveau coach national ont parfaitement livré la marchandise. Même s'ils ont pris leur temps après une première période sans grande réussite, ils ont su élever leur niveau pour forcer la décision presque aisément que prévu.

Okafor: le facteur X

Emmenée par un grand Xherdan Shaqiri, la Suisse a su faire face à l'absence de sept titulaires grâce à un réservoir dont on était loin de soupçonner la richesse. Noah Okafor et Ruben Vargas ont ainsi su saisir leur chance au point de placer Murat Yakin devant des choix difficiles pour l'avenir. Les deux nouveaux venus ne vont-ils pas pousser un Haris Seferovic sur la touche ?

Appelé à la dernière minute pour pallier le forfait de Breel Embolo, Okafor est peut-être le grand attaquant que l'on attend depuis des lustres. A 21 ans, le joueur de Salzbourg conjugue à la fois puissance et finesse. Il a vraiment métamorphosé l'attaque de l'équipe de Suisse tant à Rome vendredi qu'à Lucerne.

 

Noah Okafor, au centre en rouge, s'élève plus haut que la défense bulgare et ouvre le scores pour l'Equipe de Suisse, libérant par la même occasion ses coéquipiers, trop crispés en en première mi-temps (© KEYSTONE/EPA/URS FLUEELER).

 

11 corners en 25 minutes

Onze corners bottés entre la 21e et la 45e, un poteau de Noah Okafor (45e) et une frappe trop centrée pour Mario Gavranovic (24e): tel fut le bilan de la Suisse dans une première période à sens unique. Face à une Bulgarie qui n'aura entretenu l'illusion que lors des cinq premières minutes avec un pressing très haut sur le terrain comme pour rappeler la magnifique équipe qu'elle fut il y a plus d'un quart de siècle, il y avait largement la place pour marquer des buts avant le repos.

L'inspiration de Xherdan Shaqiri et la puissance de Noah Okafor, qui a très vite basculé sur le flanc gauche après avoir entamé les débats à droite, ont insufflé l'élan attendu. Seulement, la Suisse a souffert de quelques défaillances individuelles, celles de Remo Freuler et de Kevin Mbabu pour ne pas les nommer. A la pause, la seule bonne nouvelle est venue de Belfast avec l'impuissance des Italiens devant le verrou nord-irlandais.

Un immense Shaqiri

Tous les doutes furent toutefois levés à la reprise. Les Suisses ont réalisé un véritable festival offensif face, il est vrai, à un adversaire d'une insigne faiblesse. Noah Okafor (48e), Ruben Vargas (57e), Cédric Itten (72e) et Remo Freuler dans le temps additionnel ont inscrit les quatre buts qui envoient les Suisses au Qatar.

Une fois de plus, le coaching de Murat Yakin fut gagnant. Les introductions d'Itten et de Renato Steffen à la 68e minute furent déterminantes. Les deux jokers ont "inventé" le troisième but, "le" but en or dans la course à la qualification directe, avec la complicité de Xherdan Shaqiri.

Pour sa 100e sélection, le Bâlois a sorti le grand jeu. Passeur sur le 1-0 et sur le 4-0, il a livré le performance XXL que l'on espérait. Déjà brillant trois jours plus tôt à Rome, il a su imposer sa griffe sur pratiquement chaque attaque. On espère qu'il trouvera très vite à Lyon un rôle à sa mesure. Le brider comme il l'est depuis le début de saison en Ligue 1 est un non-sens.

Cet article a été publié automatiquement/révisé par la rédaction. Source : ats/bb

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Euro 22: pas de miracle pour les Suissesses

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La joueuse de milieu de terrain néerlandaises Jackie Groenen, en blanc, a fini par prendre le dessus face à Sandy Maendly et aux Suissesses. La n° 8 genevoise a joué son ultime rencontre dimanche en Angleterre (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Le miracle n'a pas eu lieu pour l'Equipe de Suisse à Sheffield. Battues par les Pays-Bas (1-4), finalistes de la dernière Coupe du Monde, les Suissesses ne disputeront pas les quarts de finale de l'Euro 22.

Cette issue malheureuse répond à une implacable logique. Devancée au final par la Suède, médaillée d'argent des derniers Jeux de Tokyo, et par les Pays-Bas, la sélection helvétique abordait cette phase de poules dans la peau de l'outsider. Avec également une confiance en berne après les corrections subies lors des matches amicaux contre l'Allemagne (0-7) et l'Angleterre (0-4). On rappellera, par ailleurs, qu'elle est toujours à la recherche d'une victoire en 2022.

Comme mercredi dernier lors de la défaite face à la Suède 1-2), les Suissesses ont livré une performance de choix contre les tenantes du titre néerlandaises. Après avoir répondu à la 53e minute par Géraldine Reuteler à l'ouverture du score provoquée par un autogoal d'Ana-Maria Crnogorcevic quatre minutes plus tôt, la formation de Nils Nielsen a bénéficié d'une chance en or de prendre l'avantage. A la 56e, Coumba Sow trouvait, en effet, le poteau lors du temps fort de son équipe.

Parfois diabolique, Ramona Bachmann a connu un instant de grâce qui devait entretenir les rêves les plus fous. A l'origine de l'égalisation, la joueuse du PSG n'a cessé pendant un quart d'heure de semer la panique dans la défense néerlandaise. Mais les Suissesses n'ont pas été accompagnées par la réussite nécessaire. Elles devaient perdre leurs illusions à la 84e minute. Gaëlle Thalmann commettait sa seule erreur du match sur un centre qu'elle jugeait mal pour permettre à Romee Leuchter de signer le 2-1. La messe était dite, d'autant que les Neerlandaises allaient encore deux buts dans les ultimes minutes de la rencontre.

Comme en 2017 aux Pays-Bas, l'Equipe de Suisse n'est pas allée au-delà de la phase de poules de l'Euro. Il lui reste à digérer très vite cette déception pour se projeter vers les qualifications pour la Coupe du monde 2023 en Australie et en Nouvelle-Zélande. A moins d'une improbable contre-performance de l'Italie en septembre prochain, elle passera par des barrages qui s'annoncent très compliqués.

 

texte: ats

mis en forme: bb

 

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Euro'22 : un immense défi pour les Suissesses

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Epilogue de la déconvenue helvétique 0-7 en RFA: Alexandra Popp - en blanc - lève les bras en signe d'allégresse, après la réussite de Sydney Lohmann - absente de l'image - la septième de l'équipe allemande; les Suissesses Gaëlle Thalmann, à terre, Viola Calligaris, n°18, et Noëlle Maritz sont d'espérées (©KEYSTONE/DPA/Hendrik Schmidt).

L'Equipe de Suisse féminine affrontera le Portugal samedi (18h) avant de défier la Suède et les Pays-Bas. Les joueuses de Nils Nielsen devront réaliser des exploits pour espérer accéder à la phase à élimination directe.

Pays du ballon rond, l’Angleterre offre une belle vitrine aux footballeuses du Vieux-Continent. L’Euro'22 a débuté mercredi soir avec le match d’ouverture entre la nation organisatrice et l’Autriche. Les Anglaises se sont imposées par la marge la plus étroite (1-0) non sans avoir souffert pour préserver leur mince avance. La prestation de l'équipe visiteuse a beaucoup plu à l'arrière servettienne Thaïs Hurni :

Thaïs HurniArrière centrale de l'Equipe de Suisse

 

Pour sa deuxième participation à une Coupe d'Europe des Nations, l’Equipe de Suisse fera son entrée en lice samedi (18h) face au Portugal. Une rencontre qui s'annonce plutôt équilibrée selon Thaïs Hurni avec la présence d'Inês Pereira qui - en championnat - garde la cage servettienne. Inutile de préciser que la Nord-Vaudoise connaît particulièrement bien la gardienne lusitanienne et elle n'est pas la seule dans la sélection helvétique!

Thaïs HurniArrière centrale de l'Equipe de Suisse

 

Voilà cinq ans aux Pays-Bas, la sélection helvétique qui était encore coachée par Martina Voss-Tecklenburg a failli créer une énorme face à la France (1-1) avant d'échouer au poteau et de connaître l'élimination à la fin du premier tour. Cette année, les joueuses de Nils Nielsen tenteront de s’extraire de la phase de groupe dans laquelle elles seront aussi opposées aux tenantes du titre néerlandaises et à la Suède. Le Jurassien Michel Kohler est en charge de la préparation physique des Suissesses depuis bientôt six ans. Il évoque son atmosphère de travail. Notre consœur de Radio Fréquence Jura Emilie Muhmenthaler est allée à sa rencontre.

Michel KohlerPréparateur physique de l'Equipe de Suisse féminine

 

Lara Marti - au centre - et les Suissesses font preuve d'état d'esprit irréprochable à l'entraînement selon Michel Kohler (© KEYSTONE/Alexandra Wey).

 

Plus globalement, les chances de qualification des Suissesses face aux Lusitaniennes, aux "Oranges" qui ont également été finalistes de la Coupe en France voilà trois ans et à la Suède ne semblent pas plus élevées que lors de l'édition précédente. Vivant la compétition de l'intérieur, Michel Kohler se réjouit de l’état d’esprit de ses joueuses, malgré une préparation qui s’est soldée par deux cuisantes déconvenues en Allemagne (0-7) et le 30 juin à Zurich face à l’Angleterre (0-4).

Michel KohlerPréparateur physique de l'Equipe de Suisse féminine

 

 

Détentrices du trophée et finalistes de la dernière Coupe du Monde, les *Oranges" font partie des grandes favorites de la compétition (© AP Photo/David Vincent/archives).

 

Après la première rencontre face aux Portugaises, les Suissesses défieront les Suédoises mercredi 13 juillet (18h). Une équipe peu connue du grand public, mais redoutable.

Thaïs HurniArrière centrale de l'Equipe de Suisse

 

Les Suissesses Rahel Kiwic - n°14 - et Eseosa Aigbogun, à droite, ont déjà croisé la route de Lieke Martens - élue meilleure joueuse de l'Euro'17 - et des Néerlandaises lors des rencontres de barrage qualificatives (0-3, 1-1) en vue de la Coupe du Monde en France (© KEYSTONE/Walter Bieri/archives).

 

Enfin, dimanche 17 juillet (18h), les joueuses helvétiques ont le redoutable honneur de se frotter aux Pays-Bas qui font partie du quintet des grandes favorites de cet euro...

Thaïs HurniArrière centrale de l'Equipe de Suisse

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Les "Rouges" iront défier l'Angleterre le 26 mars

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La Suisse de Murat Yakin ira se frotter à l'Angleterre le 26 mars (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'équipe de Suisse disputera son premier match de l'année à Wembley.

La sélection de Murat Yakin se frottera à l'Angleterre le 26 mars dans le mythique stade londonien, avec un coup d'envoi à 18h30 heure suisse. Elle accueillera trois jours plus tard le Kosovo au Letzigrund, à un horaire qui reste déterminer.

Les Helvètes prépareront leurs deux premiers matches de l'année à l'occasion d'un camp dans le Sud de l'Espagne, à Marbella plus précisément, pour autant que la situation sanitaire le permette. Elle connaîtra ses adversaires du Mondial au Qatar dans la foulée de ce rassemblement, le tirage des groupes étant prévu le 1er avril.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le point de l'espoir pour les Helvètes qui n'ont rien volé!

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Jorginho rate la transformation d'un penalty à la dernière minute de jeu en tirant largement par dessus les buts défendus par Yann Sommer (© KEYSTONE/AP/GREGORIO BORGIA)

Après avoir tenu  l'Italie en échec (1-1) vendredi soir à Rome, les "Rouges" de Murat Yakin conserve l'espoir de terminer premiers du groupe C et de se qualifier directement pour la phase finale de la Coupe du Monde au Qatar.

Cette "finalissima" a épousé un scénario bien improbable en fin de rencontre. L'arbitre Anthony Taylor a, avec l'aide de la VAR, accordé un penalty à l'Italie pour une faute d'Ulisses Garcia sur Donenico Berardi. Mais comme en septembre dernier, Jorginho en a raté  la transformation. A Bâle, Yann Sommer avait deviné les intentions du joueur de Chelsea. A la dernière minute de ce match "retour", le malheureux Jorginho a tiré largement par dessus les buts d'Yann Sommer...

Akanji suspendu à Lucerne

Privée d'un sixième titulaire en puissance en raison de la suspension de Manuel Akanji, l'Equipe de Suisse doit remonter les deux buts de retard qu'elle accuse sur l'Italie lundi lors de la dernière journée. Lundi soir, elle reçoit la Bulgarie à Lucerne alors que la "Squadra Azzurra" se déplace en Irlande du Nord où l'on ne gagne que rarement très largement.

Gagner et marquer beaucoup de buts

En cas de victoire italienne à Belfast, la sélection helvétique devra se montrer percutante si elle entend se qualifier directement pour la phase finale de la Coupe du monde au Qatar dans un an. Il lui faudra faire mieux que l'Italie. A savoir gagner si les champions d'Europe font match nul à Belfast où ils n'ont pas encore gagné (il n'y a eu que trois matches) ou alors marquer deux buts de plus que ses adversaires de vendredi soir (par exemple, battre la Bulgarie 3-1 si les Italiens gagnent 1-0 en Irlande du Nord). On l'en croit capable à condition que Xherdan Shaqiri et Noah Okafor témoignent à Lucerne du même brio qu'à Rome. Les deux Bâlois furent les meilleurs atouts d'une équipe qui repart de Rome avec la fierté d'avoir pu regarder les yeux dans les yeux la meilleure équipe d'Europe.

Un but magnifique

Les "Rouges" de Murat Yakin ont démontré qu'ils étaient prêts à relever le défi. Dans un Stade Olympique incrédule, Xherdan Shaqiri et ses coéquipiers ont attaqué ce match comme des morts de faim pour ouvrir logiquement le score (11e) même si l'adversaire en face était bien le champion d'Europe en titre. Sur une longue ouverture de Shaqiri, Noah Okafor abusait Francesco Acerbi pour offrir un ballon en or à Silvan Widmer dont la frappe de mule ne laissait aucune chance à Gianluigi Donnarumma. Avec ce but, l'Argovien a rappelé à toute l'Italie qu'il fut un très bel acteur du Calcio sous les couleurs de l'Udinese.

 

Silvan Widmer - n°3 - ouvre le score après dix minutes de jeu malgré l'intervention d'Emerson Palmieri - en bleu - sous le regard de Renato Steffen - à droite - le gardien Gianluigi Donnarumma - en vert - est impuissant (© KEYSTONE/AP/EPA/ETTORE FERRARI).

 

Belle occasion pour Shaqiri

Les Helvètes devait encore se créer trois belles possibilités pour doubler la mise, dont la plus belle à la 18e minute fut pour Shaqiri sur un nouveau service d'Okafor. Seulement, le ballon est venu sur le pied droit du capitaine qui n'a pas été capable de cadrer. Complètement dépassée en ce début de rencontre, la "Squadra Azzurra" pouvait enfin relever la tête à la 22e minute avec une frappe presque à bout pourtant de Nikcolo Barella détournée par Yann Sommer.

La sortie ratée de Sommer

Auteur d'un arrête miraculeux sur cette action, le Bâlois était bien plus malheureux à la 36e minute. Il sortait à vide sur un centre de Lorenzo Insigne pour permettre à Giovanni Di Lorenzo d'égaliser. C'est Fabian Schär qui avait commis la faute qui a amené ce coup-franc fatal. Sans aucun temps de jeu à Newcastle depuis la fin août, le Saint-Gallois fut le maillon faible de cette équipe de Suisse emballante. Comme on pouvait le redouter, l'absence de Nico Elvedi était bien la pesante pour Murat Yakin.

Une solidarité sans faille

A la reprise, Roberto Mancini était le plus prompt à jouer la carte du coaching avec les introductions à la 58e minute de Sandro Tonalin et de Domenico Berardi. Murat Yakin, pour sa part, attendait la 69e pour lancer Ulisses Garcia à la place de Ricardo Rodriguez et... Kastriot Imeri pour Renato Steffen. La confiance accordée au Servettien renforce encore ce sentiment que Murat Yakin est un sélectionneur presque atypique et qui, surtout, n'a peur de rien. Comme lancer dans la grande bataille un néophyte dont le club reste sur une série noire de six défaites de rang...

Le rêve éveillé d'Imëri

Imëri est entré alors que le onze helvétique traversait son moment le plus délicat de la soirée. Elle ne parvenait plus vraiment à tenir le ballon. Elle payait aussi le tribut à des erreurs individuelles qui plombaient vraiment son jeu. Mais elle a toujours pu s'appuyer sur une solidarité sans faille pour tenir jusqu'au coup de sifflet final ce résultat nul qui l'aurait laissé en vie dans cette lutte pour la première place du groupe.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une victoire helvétique qui change la donne

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Mario Gavranovic (à droite) félicité après le 4-0. (© KEYSTONE/AP/Mindaugas Kulbis)

Les "Rouges" de Murat Yakin n'ont pas failli à Vilnius. Victorieuse face à la Lituanie (4-0), l'Equipe de Suisse se présentera le 12 novembre à Rome avec le même nombre de points l'Italie pour la "finalissima" du groupe C.

Ce succès a pris un tout autre relief avec le 4-0 inscrit dans le temps additionnel par Mario Gavranovic. La tête victorieuse du Tessinois change la donne pour le 12 novembre. Un nul à Rome ne serait pas une si mauvaise affaire pour l'équipe de Suisse qui aurait, trois jours plus tard, l'occasion d'effacer les deux buts de retard qu'elle accuse sur l'Italie lors de la venue de la Bulgarie à Lucerne. Le même soir, l'Italie se rendra à Belfast où il n'est jamais aisé de s'imposer largement.

Trois buts en moins d'un quart d'heure

Avec huit des onze titulaires de la victoire contre l'Irlande du Nord et dans un même dispositif en 4-2-3-1, la Suisse a su parfaitement déjouer le piège lituanien. Dans la nuit froide de Vilnius, elle a témoigné d'une efficacité clinique après la demi-heure avec le doublé de Breel Embolo (31e et 45e) le soir de sa 50e sélection sur deux corners bottés par Xherdan Shaqiri et avec le 2-0 de Renato Steffen (42e) pour son premier but en équipe nationale qui doit beaucoup à l'ouverture lumineuse de Fabian Schär. On ne sait pas si le Saint-Gallois fera partie du projet du nouveau Newcastle mais son brio dans le jeu long régale toujours autant les puristes.

A l'image d'un Nico Elvedi parfois hésitant - comme si la perspective d'écoper un carton jaune qui le priverait du rendez-vous de Rome l'a paralysé -, la Suisse a laissé des ouvertures en début de match. Heureusement pour elle, la Lituanie n'a pas su exploiter ces petites errances qui auraient pu singulièrement compliquer sa soirée. Comme à Genève trois jours plus tôt, ce sont le génie de Shaqiri et la puissance d'Embolo qui ont permis à la formation de Murat Yakin de forcer la décision. A la pause, il ne restait plus qu'une mission à remplir pour cette Suisse maitresse de son sujet: soigner sa différence de buts. Elle ne devait malheureusement pas la remplir.

Gavranovic marque à nouveau

A la reprise, les Suisses ne parvenaient pas, en effet, à maintenir le formidable élan de la fin de la première mi-temps. Avec Ulisses Garcia introduit à la place de Ricardo Rodriguez, les Suisses livraient un premier quart d'heure bien trop "neutre" pour ne pas laisser Murat Yakin sans réaction. Le sélectionneur lançait ainsi à la 68e Ruben Vargas et Christian Fassnacht pour Steven Zuber et Steffen, puis Mario Gavranovic à la 75e pour un Shaqiri qui peine toujours autant à tenir la distance. C'est Ruben Vargas qui devait se montrer le plus en jambes en fin de match pour se procurer deux occasions en or à la 82e. Mais une fois de plus, Mario Gavranovic sortait de sa boîte pour surgir sur un centre de Cédric Itten et inscrire son 16e but en sélection. Cette réussite n'a sans doute pas le poids que son égalisation contre la France en huitième de finale de l'Euro, mais on a le sentiment qu'elle peut compter au soir du 15 novembre.

On peut, enfin, regretter la "disparition" d'Embolo dans ce final. Mais comme Shaqiri, le Bâlois avait trop payé de sa personne depuis samedi soir pour que l'on puisse lui adresser le moindre reproche. Comme le joueur de Lyon, il a un mois devant lui pour monter encore plus en puissance et offrir aux supporters de l'équipe de Suisse le 12 novembre une nuit romaine aussi magique que fut celle de Bucarest le 28 juin dernier.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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