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Santé

L'hallali de Trump ébranle les valeurs pharmaceutiques

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L'annonce d'une régulation des prix des médicaments aux Etats-Unis met les géants du secteurs sur les dents. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les valeurs pharmaceutiques prenaient lundi le chemin de la cave à la Bourse suisse, dans le sillage d'un engagement de Donald Trump à faire chuter de 30 à 80% les prix des médicaments sur ordonnance aux Etats-Unis.

Le locataire de la Maison Blanche a promis de signer aujourd'hui un nouveau décret, dont la teneur exacte reste à découvrir.

Peu avant 10h00, le sous-traitant pharmaceutique Lonza s'affaissait de 4,1% à 561 francs, prenant la place de lanterne rouge d'un indice vedette SMI en repli de 0,50%. Le laboratoire Roche perdait 3,3% à 249,10 francs et son homologue Novartis 2,8% à 88,33 francs.

Le géant des traitements génériques Sandoz n'était pas épargné et chutait de 2,2% à 37,18 francs.

Analyste chez Swissquote, Ipek Ozkardeskaya relève que l'impétueux milliardaire a promis à ses administrés de ramener les prix au niveau des pays ou ceux-ci sont les moins onéreux.

S'interrogeant sur les mécanismes envisagés pour parvenir à l'effet souhaité, Stefan Schneider suppute pour le compte de Vontobel une approche au travers des programmes Medicare et Medicaid, ou 340B délivrant gratuitement des traitements à des patients non assurés.

L'expert de la banque de gestion zurichoise rappelle qu'une mesure telle que celle brandie par Donald Trump était récemment considérée "potentiellement dévastatrice" pour l'ensemble du secteur pharmaceutique par le patron de Novartis.

Le marché étasunien fait figure d'eldorado pour l'industrie du médicament. Roche y a réalisé l'an dernier plus de la moitié de ses recettes pharmaceutiques, soit 24,8 milliards de francs sur un total de 46,2 milliards. Novartis y a engrangé pour 21,1 milliards de dollars, sur un chiffre d'affaires de 50,3 milliards.

Le sous-traitant pharmaceutique Lonza a collecté au pays de l'oncle Sam 2,3 milliards de francs, soit plus d'un tiers de son chiffre d'affaires.

Le géant des génériques et biosimilaires Sandoz s'avère moins exposé, avec des revenus nord-américains de 2,4 milliards de dollars sur un total de plus de 10 milliards.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Santé

Vaud: les défis du monde du travail à l'horizon 2025

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Valérie Dittli et Isabelle Moret, accompagnées de Carole Martin (cheffe de Statistique Vaud) et Adeline Cherqui (cheffe de la section prospective), ont présenté vendredi une étude sur le marché de l'emploi vaudois en 2050. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Deviner à quoi ressemblera le monde du travail vaudois à l'horizon 2050: tel est l'objectif de la nouvelle étude prospective de Statistique Vaud. Elle liste les enjeux pour le canton, entre besoin de main-d'oeuvre étrangère ou accompagnement des transitions numériques et climatiques.

Quatre scénarios émergent de cette étude. Du plus optimiste, tablant sur une économie "ouverte et prospère", au plus négatif, envisageant "une crise persistante". L'orientation dans l'un ou l'autre scénario dépendra de plusieurs facteurs, détaillés vendredi devant la presse par les conseillères d'Etat Isabelle Moret (en charge notamment de l'économie et de l'emploi) et Valérie Dittli (durabilité et numérique).

Parmi ces enjeux, le maintien de l'accès à la main-d'oeuvre est jugé essentiel. Face à une "réalité démographique incontournable", marquée par le vieillissement de la population, Vaud sera plus que jamais dépendant de ses "talents venus de l'étranger", qui représentent déjà aujourd'hui un tiers des travailleurs du canton, a relevé Isabelle Moret.

La ministre a évoqué "le risque de 50'000 postes manquants d'ici 10 ans dans le canton". Celui-ci serait encore "aggravé" si l'initiative de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions" devait être acceptée le 14 juin, a-t-elle affirmé, rappelant que le Conseil d'Etat s'opposait clairement à ce texte.

Outre les travailleurs étrangers, la main-d'oeuvre locale doit être "davantage mobilisée" pour faire face à l'avenir, a continué Isabelle Moret. Cela passera, entre autres, en facilitant l'intégration des femmes sur le marché du travail, a-t-elle estimé.

Double transition

L'étude de Statistique Vaud se penche aussi sur les effets de la transition numérique, portée par l'intelligence artificielle. Elle relève notamment que, selon des chiffres pour l'Europe, 13 à 25% des postes pourraient "se transformer profondément, voire disparaître d'ici 2030".

La deuxième transition, liée au changement climatique, aura aussi des répercussions majeures sur le monde du travail. Statistique Vaud évoque par exemple le lien entre "stress thermique" et baisse de la productivité.

Pour appréhender au mieux cette double transition (numérique et climatique), Statistique Vaud a listé divers "leviers d'action", par exemple en matière de formation, de souveraineté numérique, d'adaptation du travail en fonction du climat ou de soutien aux entreprises.

"Cette étude permet de se projeter dans le monde de demain, afin d'alimenter le débat démocratique et soutenir des décisions politiques", estimé Valérie Dittli.

Isabelle Moret a évoqué quelques exemples concrets, à l'image du Fonds de soutien à l'économie durable. Un fonds "bientôt épuisé" et sur lequel le Conseil d'Etat et le Grand Conseil devront bientôt se prononcer pour savoir s'il faut le réalimenter voire "l'upgrader". Cette étude "nous donne des arguments", a-t-elle déclaré.

La conseillère d'Etat a ajouté que le canton "ne pourrait pas tout faire tout seul". Elle a, par exemple, appelé à la création au niveau suisse d'un Observatoire de l'emploi, lequel permettrait notamment d'adapter les formations aux besoins de l'économie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Lonza s'estime immunisé contre la guerre comme contre les tarifs US

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Le sous-traitant pharmaceutique ne dispose d'aucune infrastructure de production au Moyen-Orient (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le conflit autour du Golfe persique comme les résurgences de droits de douane au pays de l'oncle Sam n'inquiètent pas outre-mesure les dirigeants de Lonza. Le sous-traitant pharmaceutique ne dispose d'aucune infrastructure de production au Moyen-Orient.

La région ne représente qu'une fraction de ses recettes, de sa base de clientèle ou encore de son réseau d'approvisionnement. La flambée des prix de l'énergie induite par le blocage du détroit d'Ormuz non plus ne devrait guère avoir d'impact dans l'immédiat, l'essentiel des besoins pour l'exercice en cours ainsi qu'une part non négligeable de ceux pour 2027 étant déjà assurés, indique la multinationale rhénano-valaisanne au détour d'un point de situation trimestriel non chiffré vendredi.

Alors qu'un tribunal américain vient de juger illégaux les droits de douane généralisés décrétés par le président Donald Trump en février pour suppléer aux surtaxes généralisées invalidées par la Cour Suprême, Lonza note que ceux-ci devaient de toute façon n'avoir qu'un impact marginal sur ses clients. En raison de récentes annonces d'investissements aux Etats-Unis, certains d'entre-eux risquent toutefois d'ajourner leurs décisions de sous-traitance. La multinationale considère néanmoins que la demande pour ses services reste vive, tant de la part des géants pharmaceutiques que des acteurs biotechnologiques.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Chute des recettes de Clariant au premier trimestre

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Les chiffres s'inscrivent dans le bas de la fourchette des prévisions des analystes (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le chimiste de spécialités Clariant a pâti en début d'année de la guerre au Moyen-Orient, qui a pesé sur les revenus et la rentabilité opérationnelle.

L'activité Catalysts a notamment dû composer avec des coûts plus élevés, sans compter les incertitudes et une forte volatilité, déplore le groupe.

Les recettes se sont établies à 918 millions de francs, ce qui représente un recul de 9,4%, indique vendredi la société bâloise. En monnaies locales, la baisse atteint 2,0%.

Le resultat avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (Ebitda) a enflé de 3,8% à 158 millions de francs, pour une marge afférente améliorée de 2,2 points de pourcentage à 17,2%. L'Ebitda avant éléments exceptionnels affiche cependant un plongeon de 15,7% à 160 millions de francs et la marge, un repli de 1,3 point à 17,5%.

Le chiffre d'affaires s'incrit dans le bas de la fourchette des prévisions des analystes interrogés par l'agence AWP. Les indicateurs de rentabilité sont peu ou prou dans la cible.

Le programme d'économies devrait arriver à son terme en 2026, Clariant annonçant que les coupes restantes à hauteur de 30 millions (sur un total de 80 millions) devraient être réalisées cette année. Au premier trimestre, un effort de 9 millions a été consenti.

Le groupe basé à Muttenz a confirmé ses objectifs pour l'exercice 2026, impliquant une stagnation des revenus en monnaies locales et une marge Ebitda avant exceptionnels de quelque 18%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Roche conclut un accord de fusion pour reprendre PathAI

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L'utilisation de l'intelligence artificielle dans les laboratoires promet de précieuses avancées, notamment pour améliorer la précision du diagnostic du cancer (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le géant pharmaceutique Roche met la main sur PathAI, une entreprise américaine spécialisée dans la gestion d'images numériques, une acquisition ouvrant la voie à une médecine de plus en plus personnalisée.

L'entreprise bâloise déboursera 750 millions de dollars (548,2 millions de francs), somme à laquelle s'ajouteront possiblement des paiements d'étape pouvant atteindre jusqu'à 300 millions de dollars, a-t-elle indiqué jeudi.

La solution logicielle de PathAI permet de stocker, visualiser et analyser des images numériques en utilisant l'intelligence artificielle. Pour Roche, ces activités sont complémentaires et permettront de renforcer l'efficience des activités en laboratoire, notamment l'analyse par ordinateur des lames de verre recueillant les échantillons. Accélérer le développement de nouvelles thérapies, stimuler la découverte de nouveaux biomarqueurs et créer de nouveaux outils de diagnostics figurent également dans les buts poursuivis.

Mi-février, la multinationale bâloise avait annoncé la conclusion d'un accord de recherche dans le domaine de l'intelligence artificielle (IA) entre l'intermédiaire de Roche Tissue Diagnostics (RTD), et le développeur de logiciels de diagnostic américaine PathAI. Les deux entreprises, qui avaient entamé une collaboration dès 2021, espéraient alors faire progresser la médecine de précision en réunissant l'interprétation de l'IA et les diagnostics compagnons. Ces derniers permettent de déterminer quel sous-groupe de patients est susceptible de bénéficier d'un traitement par une molécule donnée et quel sous-groupe ne l'est pas.

"La pathologie numérique a le potentiel d'améliorer la précision du diagnostic du cancer et de permettre aux médecins de proposer des schémas thérapeutiques mieux adaptés", a déclaré Matt Sause, CEO de Roche Diagnostics, cité dans le communiqué. "L'intégration de PathAI au sein de Roche Diagnostics nous permettra d'associer leurs outils de pathologie numérique, parmi les meilleurs de leur catégorie, à nos plateformes de diagnostic oncologique de pointe, afin d'offrir de meilleures informations aux médecins et, potentiellement, de meilleurs résultats pour les patients du monde entier", a-t-il ajouté.

La finalisation de la transaction, qui dépend de l'approbation des autorités compétentes, est attendue au cours de la deuxième moitié de l'année, suite à quoi PathAI sera intégrée à la division Diagnostic de Roche.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Le gaspillage alimentaire est encore trop élevé en Suisse

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La Suisse peut mieux faire, selon le Conseil fédéral (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA zb/ARNO BURGI)

Le gaspillage alimentaire est encore trop élevé en Suisse. Le Conseil fédéral tire un bilan en demi-teinte 4 ans après la mise en place d'un plan d'action pour réduire de moitié le gaspillage alimentaire d'ici 2030. Les ménages peuvent mieux faire, estime-t-il.

Les pertes alimentaires n'ont pu être réduites que d'environ 5% entre 2017 et 2024, indique le gouvernement mercredi dans un rapport intermédiaire. L'objectif fixé pour 2025 était de 25%.

Le Conseil fédéral avait lancé en 2022 une série de mesures incitatives afin de réduire le gaspillage alimentaire de moitié d'ici 2030. Le plan a fait effet sur le commerce de détail, qui enregistre une réduction de 20%.

Les pertes ont également "clairement" diminué dans la restauration. Ces chiffres se basent toutefois sur les entreprises et organisations qui mesurent leur gaspillage alimentaire. Le gouvernement compte 37 participants à son plan d'action.

Près du tiers des pertes chez les ménages

C'est auprès des ménages que le bât blesse, montre le rapport. Avec près de 28% du total des pertes, ils contribuent de manière importante à l'impact environnemental du système alimentaire, peut-on lire.

Le gaspillage a réduit de 13% depuis 2017 dans les ménages. Sans eux, il n'est pas possible de réduire les pertes de moitié d'ici 2030, écrit la Confédération. Or les mesures n'ont pas suffisamment atteint ce groupe.

Le Conseil fédéral a adopté de nouvelles mesures, de sensibilisation principalement. Un nouveau bilan intermédiaire sera établi en 2028.

Pas question en revanche d'imposer des taxes sur les invendus. Le Conseil fédéral avait indiqué en 2024 envisager cette piste si la situation ne s'améliorait pas en 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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