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Les États-Unis coupent les ponts avec l’OMS

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Donald Trump, qui avait déjà coupé la contribution financière accordée par son pays à l'OMS, a mis en exécution sa menace de couper les ponts avec l'agence onusienne (archives). (©KEYSTONE/EPA Bloomberg POOL/AL DRAGO / POOL)

Washington a rompu avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) accusée par Donald Trump de complaisance envers Pékin. Le Brésil s’enfonce dans la crise sanitaire devenant la cinquième nation ayant enregistré le plus de décès du nouveau coronavirus.

Le déconfinement se poursuit dans le même temps samedi surtout en Europe, avec entre autres l’Italie qui va rouvrir au public la célébrissime Tour de Pise, et la capitale ukrainienne Kiev qui fait redémarrer ses centres commerciaux et hôtels.

En France, le grand magasin parisien des Galeries Lafayette rouvre aussi samedi, avec masques et distances de sécurité de rigueur. Musées, parcs, cafés et restaurants français rouvriront mardi – seulement en terrasse à Paris. Ce sera aussi la fin de l’interdiction d’aller à plus de 100 km de chez soi.

Grâce au recul de la pandémie, à Varsovie les masques faciaux ne sont désormais plus obligatoires en public. La situation, en revanche, s’aggrave au Brésil, qui avec 27’878 décès est devenu le cinquième pays le plus endeuillé au monde, derrière les Etats-Unis (102’201), la Grande-Bretagne (38’161), l’Italie (33’229), la France (28’714), et devant l’Espagne. Qui plus est, des scientifiques soulignent que les chiffres réels au Brésil sont vraisemblablement bien pires.

Dans le monde, la pandémie a fait au moins 362’028 morts depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles vendredi à 21h00 heure suisse. Plus de 5,8 millions de cas ont été diagnostiqués dans 196 pays et territoires.

Trump divorce de l’OMS

Sans surprise, Donald Trump, qui avait déjà coupé la contribution financière accordée par son pays à l’OMS, a mis en exécution sa menace de couper les ponts avec l’agence onusienne.

Il a annoncé « mettre fin à la relation » entre son pays et l’OMS, qu’il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en décembre avant de se répandre sur la planète.

Premiers bailleurs de fonds de l’OMS, les Etats-Unis vont « rediriger ces fonds vers d’autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent », a-t-il déclaré à la presse.

La pandémie continue de faire des ravages aux Etats-Unis, en Amérique latine et en Russie, et de plonger l’économie mondiale dans une crise inédite. Et des pays qui ont employé la manière forte avec des résultats convaincants, comme la Corée du Sud, restent en alerte.

Assouplissement à venir à New York

En Europe, le sauvetage à 9 milliards d’euros du géant du transport aérien Lufthansa a passé vendredi une nouvelle étape cruciale avec un accord entre le gouvernement allemand et la Commission européenne sur les principales conditions de cette opération, pour éviter la faillite du groupe. Mais quand le trafic retrouvera-t-il des niveaux qui permettent aux compagnies d’être rentables? Nul le sait.

Aux Etats-Unis, préoccupée par l’aggravation de la situation économique, le gouverneur de l’Etat de New York, Andrew Cuomo, a annoncé vendredi qu’il prévoyait une levée partielle du confinement pour la ville de New York la semaine du 8 juin, à condition que les indicateurs de santé publique soient satisfaisants.

Cet assouplissement ne concernerait dans un premier temps qu’une partie de l’économie, principalement le bâtiment et l’activité manufacturière. New York est, de très loin, la ville la plus touchée au monde par le coronavirus, qui y a tué plus de 21’000 personnes.

Les restaurants et salons de coiffure de Los Angeles, principal foyer de Covid-19 en Californie, ont été autorisés vendredi à rouvrir à condition de mettre en oeuvre les précautions d’usage. Tous les employés de ces établissements devront porter un masque et les clients également, dès lors qu’ils ne seront pas en train de manger.

Revenu minimum en Espagne

Le produit intérieur brut (PIB) de l’Italie a chuté de 5,3% au premier trimestre par rapport au précédent, de même que celui de la France, qui entre en récession. Celui de l’Autriche a diminué de 2,9%. L’économie canadienne s’est contractée de 8,2% en rythme annuel au premier trimestre, la chute la plus brutale depuis début 2009.

En Inde, l’économie a connu au 1er trimestre sa croissance la plus faible depuis 20 ans, tandis que celle du Brésil s’est contractée de 1,5% par rapport au trimestre précédent.

En Espagne, la crise a aggravé la pauvreté et fait exploser la demande d’aide alimentaire, poussant le gouvernement à approuver vendredi la création d’un revenu minimum vital.

Ce revenu a été fixé à 462 euros par mois pour un adulte vivant seul. Quelque 850’000 foyers, soit 2,3 millions de personnes, toucheront 139 euros mensuels pour chaque personne supplémentaire, adulte ou enfant, avec un plafond fixé à 1015 euros par foyer.

Sur le front médical, un médicament, l’anakinra, initialement destiné à des maladies rhumatismales, donne des résultats « encourageants » pour les formes graves du Covid-19 en réduisant le risque de décès et le besoin d’être mis sous respirateur en réanimation, selon une étude française qui offre une lueur d’espoir.

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International

Trump annule la convention républicaine

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Il n’y aura finalement pas de  « grande » convention républicaine.  Donald Trump a décidé de l’annuler jeudi. La faute à la pandémie de coronavirus qui flambe dans le sud des Etats-Unis. Cette convention, prévue fin août, à  Jacksonville, en Floride, devait introniser Donald Trump comme candidat du parti républicain à la présidentielle du 3 novembre.

« Nous n’allons pas faire une grande convention publique en tant que telle, ce n’est pas le moment », a-t-il déclaré, en estimant qu’il était de son devoir de président de « protéger les Américains ». « Le timing pour cet événement n’est pas bon, vu ce qui s’est produit récemment -la flambée (des infections) en Floride- cela ne va pas », a encore justifié Donald Trump.

La convention républicaine était initialement prévue à Charlotte en Caroline du Nord, du 24 au 27 août, mais le gouverneur démocrate de l’Etat avait souhaité un format réduit pour respecter les recommandations sanitaires.

Agacé, le président républicain, qui a longtemps minimisé la gravité de la pandémie, avait décidé début juin de déplacer l’essentiel de la rencontre à Jacksonville.

Meetings en ligne

Récemment, il a toutefois fait une volte-face, et a même reconnu que la situation allait encore empirer. L’annulation de la convention entre dans cette logique.

Certains événements maintenus à Charlotte par respect pour les contrats signés auront tout de même lieu « et on fera des meetings en ligne », a précisé Donald Trump.

Les démocrates ont de leur côté annoncé il y a un mois que leur convention, prévue à Milwaukee dans le Wisconsin du 17 au 20 août, serait quasiment intégralement virtuelle. L’ex-vice président Joe Biden y acceptera en personne sa désignation comme candidat du parti.

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Actualité

Opération contre la ‘Ndrangheta en Suisse et en Italie

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Photo archive Keystone

Une opération anti-mafia s’est déroulée en Suisse et en Italie, menée par la Guardia di Finanza et les autorités helvétiques.

75 personnes soupçonnées d’appartenir à la ‘Ndrangheta ont été arrêtées et 169 millions d’euros de biens saisis, selon l’agence ansa.

Des perquisitions ont été effectuées dans les cantons d’Argovie, de Soleure, de Zoug et du Tessin en collaboration avec l’Office fédéral de la police (fedpol), indique mardi le Ministère public de la Confédération (MPC). Des armes, des munitions et de l’argent ont été saisis.

Une personne a été arrêtée en Argovie. Elle est placée en détention provisoire. Deux prévenus ont été auditionnés en Suisse puis libérés. Une personne a été appréhendée en Italie et une autre est déjà en détention dans ce pays

Activités illégales

Six personnes de nationalité italienne, dont la majorité réside en Suisse sont visées par une procédure pénale menée par le MPC. Elles sont soupçonnées de soutien, respectivement de participation à une organisation criminelle, de blanchiment d’argent, de recel, de mise en circulation de fausse monnaie, d’importation, d’acquisition et de prise en dépôt de fausse monnaie et de violations présumées de la loi sur les stupéfiants, précise le MPC dans un communiqué.

Selon les enquêtes, des activités de trafic d’armes sont également suspectées. Ces activités illégales auraient été menées en parallèle à des activités légales, notamment l’exploitation d’un restaurant. Elles auraient contribué à renforcer le pouvoir de la ‘Ndrangheta, la mafia calabraise. La présomption d’innocence s’applique.

Enquête commune

Le ministère public de la province calabraise de Catanzaro a transmis spontanément des informations au MPC au printemps 2016. Il demandait également la mise en place d’une équipe d’enquête commune.

Avec ATS/Keystone.

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International

UE: 4 jours et 4 nuits pour un accord

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Les 27 dirigeants européens ont trouvé un accord, mardi matin, pour un plan de relance économique post Covid. Un plan historique, basé, pour la première fois sur une dette commune.

« Deal! », a annoncé mardi en anglais le Belge francophone Charles Michel, président du conseil européen, sur son compte Twitter. « Jour historique pour l’Europe! », a assuré dans la foulée le président Emmanuel Macron sur le même canal.

« Nous avons un accord. Et un bon accord ! Avec un budget 2021-2027 de 1074 milliards et un plan de relance de 750 milliards, jamais l’Union européenne n’avait décidé d’investir de manière aussi ambitieuse dans l’avenir », a expliqué la Première ministre belge Sophie Wilmes.

Dette commune

Au terme d’une bataille acharnée entre les pays dits « frugaux » et le couple franco-allemand, un compromis a finalement été conclu lors d’un sommet extraordinaire commencé débuté vendredi.

Pour soutenir l’économie européenne qui affronte une récession historique, le plan prévoit un fonds de 750 milliards d’euros, qui pourront être empruntés par la Commission sur les marchés. Il se décompose en 390 milliards de subventions, qui seront allouées aux Etats les plus frappés par la pandémie. Ce sera la dette commune à rembourser par les 27.

Cette émission de dette commune, une première, repose sur une proposition franco-allemande, qui suscitait une farouche opposition de la part des pays dits « frugaux » (Pays-Bas, Autriche, Danemark, Suède) rejoints par la Finlande.

Outre ces subventions, 360 milliards d’euros seront disponibles pour des prêts, remboursables par le pays demandeur. Le plan est adossé au budget à long terme de l’UE (2021-2027), qui prévoit une dotation de 1074 milliards d’euros, soit 154 milliards d’euros par an.

Gages

A plusieurs reprises, les pays « frugaux », taxés par certains de « radins », ont menacé de faire capoter ce plan massif de soutien à l’économie, qui profiterait avant tout aux pays du Sud comme l’Italie et l’Espagne. Ces pays les plus touchés par l’épidémie sont aussi jugés trop laxistes en matière budgétaire par leurs partenaires du Nord.

Pour vaincre leurs réticences, le président du Conseil européen, Charles Michel, a dû revoir sa proposition initiale et leur fournir des gages. Notamment en révisant à la baisse les 500 milliards de subventions prévues au départ et défendues par Berlin et Paris.

Mais aussi en augmentant de façon substantielle les rabais accordés à ces pays, qui jugent leurs contributions nettes au budget de l’UE disproportionnées. La correction accordée à l’Allemagne reste stable. Par rapport à la proposition initiale de Charles Michel, ces hausses des rabais vont de 22% pour les Pays-Bas à 138% pour l’Autriche.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, le plus difficile à convaincre, avait reconnu que des progrès avaient été faits en sa direction.

Etat de droit

« Pour la première fois dans l’histoire européenne, le budget est lié aux objectifs climatiques, pour la première fois, le respect de l’Etat de droit devient une condition pour l’octroi des fonds », a annoncé Charles Michel.

Cette conditionnalité rencontrait une forte opposition de la Pologne et la Hongrie, deux pays dans le collimateur de la Commission et du Parlement européen qui ont enclenché une procédure à leur encontre pour des violations de l’Etat de droit.

Viktor Orban, qui avait fait planer des menaces de veto au sommet, a réclamé la fin de cette procédure dite de « l’article 7 » à l’encontre de son pays, qui peut en théorie déboucher sur des sanctions. La presse hongroise pro-Orban a salué une « grande victoire ».

Les sources de tension n’ont pas manqué au cours de ce sommet marathon. Emmanuel Macron a notamment haussé le ton pour dénoncer la mauvaise volonté et les « incohérences » des frugaux.

Mais le sommet a aussi été l’occasion d’une relance spectaculaire du couple franco-allemand, après des mois d’impatience et de frustrations réciproques, et du même coup du projet européen, ébranlé par la crise du Covid-19.

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Toujours pas d’accord de l’UE sur un plan de relance

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L’Union Européenne n’a toujours pas réussi à se mettre d’accord sur un plan de relance économique post-coronavirus. Le sommet a été suspendu après une nuit de consultations. Il doit reprendra à 16h00, a annoncé lundi au petit matin le porte-parole du Conseil européen.

Selon une source européenne, une nouvelle proposition chiffrée sera distribuée aux délégations d’ici la reprise, basée sur un montant de subventions de 390 milliards dans le plan de relance. Ce montant est en baisse par rapport aux 500 milliards du projet initial, jugés inacceptables par les pays dits « frugaux » (Pays-Bas, Autriche, Suède, Danemark) rejoints par la Finlande.

La France et l’Allemagne ont pesé de tout leur poids pour maintenir ce montant autour de 400 milliards.

« Une piste d’accord »

Le président du Conseil européen Charles Michel a également indiqué que la nouvelle proposition inclurait des rabais limités. Actuellement cinq pays, qui donnent plus qu’ils ne reçoivent au budget de l’UE, bénéficient de ces remboursements sur leur contributions nationales (les quatre frugaux ainsi que l’Allemagne).

« Il y a désormais une piste d’accord », a commenté une source diplomatique.

Sur la table des négociations depuis vendredi matin, un fonds constitué par une capacité d’emprunt de 750 milliards d’euros pour relancer l’économie européenne, adossé au budget à long terme de l’UE (2021-2027) de 1074 milliards d’euros.

« Des négociations difficiles viennent de se terminer, nous pouvons être très satisfaits du résultat d’aujourd’hui. Cela va continuer cet après-midi », a tweeté le chancelier autrichien Sebastian Kurz.

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Record de vente pour le livre de la nièce de Donald Trump

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Le livre de la nièce du président américain sur le clan Trump s’est vendu à plus de 950’000 exemplaires aux Etats-Unis le premier jour de sa sortie, mardi. Donald Trump y est présenté comme un menteur pathologique et un personnage narcissique.

Dans « Trop et jamais assez » (« Too Much and Never Enough), l’auteure, Mary Trump, qui est psychologue, accuse le président américain d’avoir contribué à fragiliser son père, Fred Trump Jr, le frère de Donald Trump. Aîné de Donald, Fred Trump Jr est décédé en 1981, à 42 ans, d’une crise cardiaque que sa famille a liée à l’alcoolisme, dont il souffrait depuis plus de dix ans.

Fred Jr aurait mal vécu la pression familiale qui le poussait à travailler au côté de son père dans la promotion immobilière, alors qu’il aspirait à devenir pilote.

Un livre « mensonger »

Énième livre sur Donald Trump depuis son élection à la présidence des Etats-Unis, l’ouvrage est le premier écrit par un membre du clan avec une liberté de ton inédite. La version française sortira en octobre.

Les 950’000 exemplaires vendus en un jour, en incluant les pré-commandes, ainsi que les versions audio et numérique, constituent un record pour la maison d’édition Simon & Schuster, a indiqué l’éditeur dans un communiqué publié mercredi.

La Maison-Blanche a qualifié l’ouvrage de « mensonger », nourri d' »allégations » sans fondement. Un autre frère de Donald Trump, Robert, avait saisi la justice pour empêcher la sortie du livre, en vain.

Le livre figure également en tête des ventes du site Amazon au Canada et en Australie

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