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Politique

Violence domestique : la Suisse doit mieux protéger les victimes

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C’est un combat qui tient à cœur de la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga : elle veut réduire la violence domestique et conjugale. Le Conseil fédéral a présenté mercredi son projet de loi.

Les chiffres sont effrayants en 2016 : les voies de fait et menaces en famille ont augmenté de 13% par rapport à 2014. Cette violence a tué 19 personnes en Suisse l’an passé, dont 17 femmes et une enfant. La ministre de la Justice veut modifier le droit et permettre notamment au juge d’imposer le port du bracelet électronique à l'auteur de violences, frappé d’un éloignement du domicile conjugal :

Simonetta SommarugaConseillère fédérale, DFJP

La ministre appelle aussi à la prévention et à davantage de communication entre intervenants dans les dossiers de violence domestique. Les cantons s’impliquent déjà, mais elle veut faire plus :

Simonetta SommarugaConseillère fédérale, DFJP

Propos recueillis par Serge Jubin. Notez que la loi vaudoise de lutte contre les violences domestiques prévoit aussi cette disposition du bracelet électronique pour les auteurs de violences. Elle attend justement le feu vert des chambres fédérales.

 

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International

Le gouvernement travailliste veut moderniser la Chambre des Lords

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Charles III a prononcé mercredi le "discours du roi", lors d'une cérémonie solennelle où il a dévoilé le premier programme législatif d'un gouvernement travailliste en 15 ans. (© KEYSTONE/AP/Henry Nicholls)

Le nouveau gouvernement travailliste britannique veut supprimer la centaine de membres héréditaires de la Chambre des Lords, a-t-il annoncé mercredi.

"Des mesures pour moderniser la Constitution seront introduites, comprenant une réforme de la Chambre des Lords pour supprimer le droit des pairs héréditaires de siéger et voter" à la chambre haute du Parlement, a déclaré mercredi le roi Charles III lors du traditionnel discours du trône, qui présentait le programme législatif du gouvernement de Keir Starmer.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La sécurité de Trump récemment renforcée en raison de "menaces"

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Le Secret Service avait relevé le niveau de protection de l'ancien président américain Donald Trump en raison d'un plan fomenté par Téhéran. (© KEYSTONE/AP/Gene J. Puskar)

Le Secret Service avait renforcé la protection de Donald Trump il y a plusieurs semaines face à la "menace" d'un plan iranien visant à tuer le candidat républicain, selon des médias américains. Ce plan n'a pas de lien avec la tentative d'assassinat de samedi.

La chaîne CNN et d'autres médias ont rapporté mardi que les autorités américaines avaient reçu des renseignements d'une "source humaine" concernant un plan fomenté par Téhéran contre l'ancien président des Etats-Unis, poussant le Secret Service, chargé de la protection des personnalités politiques américaines, à relever son niveau de protection.

Ces informations sont publiées au moment où le Secret Service fait l'objet de vives critiques, s'interrogeant sur comment un tireur a pu se retrouver aussi près de l'ex-président. Une enquête indépendante sur cette tentative d'assassinat dans laquelle un pompier venu au meeting a été tué a été demandée par le président Joe Biden.

Le Conseil de sécurité nationale américain a réagi aux informations publiées mardi en affirmant qu'il suivait "depuis des années les menaces de l'Iran contre l'ancienne administration de Donald Trump", Téhéran ne cachant pas sa volonté de revanche après la mort de Qassem Soleimani, ex-architecte des opérations militaires iraniennes au Moyen-Orient, tué par une attaque de drone américaine en janvier 2020 à Bagdad.

Menaces "prises très au sérieux"

"Nous considérons que c'est une affaire de sécurité nationale et intérieure de la plus grande importance", a déclaré une porte-parole du Conseil Adrienne Watson, citée dans un communiqué. Mais l'enquête sur la tentative d'assassinat de Donald Trump lors d'un meeting en Pennsylvanie samedi "n'a pas identifié de liens entre le tireur et d'éventuels complices ou conspirateurs, étrangers ou domestiques", a-t-elle ajouté.

Elle a renvoyé les questions sur "les mesures additionnelles mises en place ces dernières semaines" au Secret Service et au Département de la Sécurité intérieure des Etats-Unis. Le porte-parole du Secret Service Anthony Guglielmi a déclaré que ses services et d'autres agences "recevaient constamment des informations sur des menaces potentielles et prenaient des mesures pour adapter les ressources si nécessaire".

"Nous ne pouvons commenter telle ou telle menace autrement qu'en disant que le Secret Service les prend très au sérieux et y répond en conséquence", a-t-il ajouté dans un communiqué. Le Département de la Sécurité intérieure n'a pas réagi dans l'immédiat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

X, caisse de résonance des théories complotistes

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Samedi, peu après l'attaque dont a été victime Donald Trump, Elon Musk a déclaré publiquement son soutien à l'ancien président. Selon le Wall Street Journal, le milliardaire prévoit de donner environ 45 millions de dollars par mois à un groupe de soutien à la campagne du magnat. (© KEYSTONE/AP/EBRAHIM NOROOZI)

Le réseau social X dont le propriétaire Elon Musk a annoncé apporter son soutien à Donald Trump, a largement laissé prospérer des théories conspirationnistes au sujet de la tentative d'assassinat du républicain. C'est ce qu'indique le rapport d'une ONG publié mardi.

L'ancien président américain, en campagne pour retrouver la Maison Blanche en novembre, a été touché à l'oreille à la suite de tirs lors d'un meeting en Pennsylvanie (est) samedi.

Le tireur, identifié par le FBI comme étant Thomas Matthew Crooks, âgé de 20 ans, semble avoir réussi à déjouer les mesures de sécurité pour monter sur un toit et viser Donald Trump. Depuis lors, les publications véhiculant des théories complotistes ont cumulé plus de 215 millions de vues sur le réseau social, a estimé le Centre de lutte contre la haine en ligne (CCDH en anglais).

Afin de parvenir à ce total, l'ONG a cherché sur X les 100 publications les plus populaires contenant les formules "mise en scène", "attaque sous fausse bannière" ou "État profond" et étant liées à la tentative d'assassinat de Donald Trump

"Seules cinq de ces publications ont fait l'objet d'une note de la part de la communauté X afin de contrebalancer les fausses informations" qu'elles contenaient, a souligné le CCDH dans un communiqué.

"De l'intérieur"

Parmi les théories les plus populaires, sans qu'aucune contradiction n'ait été apportée, celle assurant que la tentative d'assassinat "est venue de l'intérieur", accusant notamment le Secret service, en charge de la protection de M. Trump comme du président américain Joe Biden, a été visionnée près de 50 millions de fois.

Une autre publication, estimant qu'il s'agissait d'une tentative pour créer de l'hystérie et emporter le soutien et la sympathie du public, a été vue plus de 10 millions de fois.

Par ailleurs, cinq publications, avec une audience cumulée de plus de 8,8 millions de vues, associent la communauté juive à la tentative d'assassinat, partant du fait qu'un des tireurs d'élites du Secret service, accusé d'avoir hésité avant d'abattre le tireur, aurait porté une fine ficelle rouge, ou Kabbale, considérée comme un talisman contre le mauvais ½il dans la coutume populaire juive.

Une personne a perdu la vie et deux autres ont été grièvement blessées par les tirs ayant visé Donald Trump à l'occasion de son meeting samedi, le dernier avant la convention républicaine durant laquelle il a officiellement été investi lundi candidat du Parti républicain pour l'élection du 5 novembre.

Musk donnera 45 millions par mois

Samedi, peu après l'attaque dont a été victime Donald Trump, Elon Musk a déclaré publiquement son soutien à l'ancien président. Selon le Wall Street Journal, le milliardaire prévoit de donner environ 45 millions de dollars par mois à un groupe de soutien à la campagne du septuagénaire, auquel contribuent également d'autres personnalités du secteur technologique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp / belga

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International

La Russie va restreindre l'accès à des zones frontalières

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Vladimir Poutine avait ordonné un assaut dans la région ukrainienne de Kharkiv pour créer une zone tampon à même de limiter les tirs ukrainiens en direction de Belgorod. Si les forces russes ont conquis quelques localités ukrainiennes, elles n'ont jamais pu créer cette "zone de sécurité". (© KEYSTONE/AP)

La Russie a annoncé mardi restreindre à partir du 23 juillet l'accès à des localités frontalières de l'Ukraine, en raison des bombardements ukrainiens. Un aveu d'échec pour Vladimir Poutine qui avait justement lancé une offensive en mai pour faire cesser ces frappes.

Le président russe avait ordonné le 10 mai un assaut surprise de ses forces dans la région ukrainienne de Kharkiv pour créer une zone tampon à même de limiter les tirs ukrainiens en direction de la région russe de Belgorod.

Si les forces russes ont conquis quelques localités ukrainiennes, elles n'ont jamais pu créer cette "zone de sécurité" ni percer les défenses adverses. Selon Kiev, Moscou a enregistré de très lourdes pertes dans cet assaut qui est toujours en cours.

"Nous allons restreindre l'accès à 14 localités où la situation opérationnelle est extrêmement difficile", a annoncé sur Telegram le gouverneur russe de la région de Belgorod, Viatcheslav Gladkov.

La décision est inédite mais nécessaire selon le responsable, qui a semble-t-il acté que l'établissement d'une zone tampon avait échoué: "Nous avons déjà perdu de nombreux civils, nous avons beaucoup de blessés, et notre tâche est bien sûr de prendre des mesures de sécurité maximales".

Kiev autorisé à frappé en territoire russe

Cette annonce intervient quelques semaines après que les Occidentaux ont autorisé, sous conditions, leur allié ukrainien de frapper des cibles militaires en territoire russe avec des armes modernes occidentales. Mais les Ukrainiens menaient déjà depuis des mois des attaques contre la Russie avec leurs propres équipements, plus vieux, moins précis et d'une portée plus restreinte.

Pour Kiev, il s'agit de porter le combat sur le territoire russe et de cibler des sites servant à bombarder l'Ukraine.

"Hommes adultes" seuls autorisés

Dans les faits, dans la région de Belgorod, "des points de contrôle seront installés à l'entrée" des 14 localités concernées, et les transports publics, "y compris les taxis, seront interdits", a précisé dans son communiqué M. Gladkov.

Seuls "les hommes adultes" pourront entrer dans ces secteurs contrôlés par les forces de l'ordre, et ce, uniquement "selon des règles strictes", comme le port obligatoire d'un gilet pare-balles et d'un casque, ou bien encore le fait d'être accompagné par des militaires dans un véhicule blindé. Les femmes et les enfants ont interdiction d'entrer dans la zone.

Kremlin circonspect sur des pourparlers

Le Kremlin n'a pas commenté dans l'immédiat cette décision. Sur le front diplomatique, la Russie a réagi mardi avec circonspection aux propos du président ukrainien, qui a ouvert la veille la porte à des pourparlers avec Moscou, pour la première fois depuis le printemps 2022, en évoquant une présence russe à un futur sommet de la paix.

Volodymyr Zelensky avait assuré lundi être favorable à une présence russe à un prochain sommet, l'acte II après la conférence organisée en Suisse, mi-juin, sur la paix en Ukraine qui avait réuni des dizaines de dirigeants mais dont la Russie avait été exclue.

"Le premier sommet pour la paix n'était pas du tout un sommet pour la paix. Donc, visiblement, il faut d'abord comprendre ce qu'il (M. Zelensky) entend par là", a tempéré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, dans une interview à la chaîne Zvezda, diffusée mardi.

M. Zelensky avait, lui, affirmé vouloir présenter en novembre - mois de l'élection présidentielle aux Etats-Unis - un "plan" pour "une paix juste", après près de deux ans et demi d'un conflit à grande échelle qui a fait des centaines de milliers de victimes civiles et militaires.

Il a souhaité que des "représentants russes" participent au prochain sommet sur la paix en Ukraine, à une date indéterminée, et qui sera fondé sur ce plan.

Demandes inconciliables

Or, la Russie occupe toujours près de 20% du territoire ukrainien et les perspectives d'un cessez-le-feu restent minimales tant les positions entre Kiev et Moscou sont à ce stade opposées.

En effet, Vladimir Poutine a fixé comme préalable à des discussions l'abandon par l'Ukraine de cinq régions dont Moscou revendique l'annexion et de son alliance avec l'Occident. Kiev réclame de son côté le retrait des forces russes.

Pour Ivan Klyszcz, de l'International Centre for Defence and Security, en Estonie, l'absence de la Russie au premier sommet a pu miner la capacité de l'Ukraine à engranger des soutiens "au-delà de l'Occident", d'où l'ouverture évoquée par M. Zelensky.

"Cela pourrait être un signal faible montrant que le tabou d'avoir un contact ouvert avec les Russes ne serait plus aussi fort", observe-t-il. Plusieurs tentatives de médiation et de négociations entre Kiev et Moscou ont déjà échoué depuis deux ans et demi.

Usines d'armement tchèques en Ukraine

L'Ukraine, qui cherche à mobiliser l'industrie de défense européenne et américaine pour aider son armée, a par ailleurs annoncé mardi que des entreprises d'armements tchèques allaient produire en territoire ukrainien des fusils d'assaut et des munitions.

Kiev souffre d'un déficit d'hommes et d'armes face à l'armée russe, et cherche à bâtir sa propre industrie militaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Politique

Moins de demandes d'asile et moins de statuts S en juin

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En juin, 1180 personnes en provenance d'Ukraine ont déposé une demande de statut S (archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Le nombre de demandes d'asile a diminué d'un cinquième en juin, tant par rapport au mois précédent que par rapport à l'année dernière. Quant au statut S, les nouveaux bénéficiaires ont été moins nombreux que les personnes qui sont rentrées chez elles.

En juin, 1180 personnes originaires d'Ukraine ont déposé une demande de statut S, a indiqué mardi le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM). Durant la même période, ce statut a été accordé à 1033 personnes et a pris fin dans 1559 cas. A fin juin 66'189 personnes bénéficiaient du statut S.

Selon le SEM, 1881 demandes d'asile ont été enregistrées en Suisse en juin, soit 476 de moins que le mois précédent, ce qui correspond à une baisse de 20,2 %. Par rapport à juin 2023, le nombre de demandes d'asile a diminué de 514, soit 21,5 %.

Les principaux pays de provenance des demandeurs d'asile étaient l'Afghanistan (631 demandes), la Turquie (300), l'Erythrée (152), l'Algérie (102) et le Maroc (79).

En juin, 894 personnes ont quitté la Suisse sous contrôle ou ont été renvoyées dans leur pays d'origine ou dans un Etat tiers. La Suisse a demandé la prise en charge de 636 personnes à un autre Etat Dublin et 174 personnes ont pu être transférées dans l'Etat Dublin compétent durant la même période.

Parallèlement, la Suisse a été sollicitée par d'autres Etats Dublin pour la prise en charge de 415 personnes et 99 personnes ont été transférées en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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