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Politique

Une éducation sans violence pour les enfants

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Les Chambres fédérales veulent rendre les gifles, fessées et autres humiliations dans le cadre éducatif moins tolérables (image d'illustration). (© KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT)

Les enfants doivent avoir droit à une éducation sans violence. Le Conseil des Etats a soutenu mercredi, par 27 voix contre 8, une motion du National qui vise à compléter le code civil en ce sens.

Près d'un enfant sur deux subit des violences physiques ou psychologiques dans son éducation. Et un sur cinq subit des violences "graves", a souligné Heidi Z'Graggen (Centre/UR) au nom de la commission. Chaque année, quelque 1500 enfants finissent à l'hôpital, a-t-elle ajouté, évoquant "un bien triste bilan".

Selon elle, l'introduction d'un article dans le code civil créera de la clarté, donnera un signal fort et aura un impact positif sur la sensibilité de la population. La motion estime que ce droit contribuera à faire évoluer la société et à rendre les gifles, fessées et autres humiliations moins tolérables.

La Suisse est l'un des rares Etats européens n'ayant pas inscrit dans la loi l'interdiction de la violence dans l'éducation ni l'encouragement de l'éducation sans violence, bien qu'elle soit signataire depuis 1997 de la Convention de l'ONU relative aux droits de l'enfant.

Le Conseil fédéral était opposé à cette motion. Il faut condamner toute forme de violence contre les enfants, a souligné la ministre de la justice Karin Keller-Sutter, mais il n'est pas nécessaire d'édicter de nouvelles règles, cette violence est déjà interdite. Les enfants sont protégés par le droit pénal.

Plus récemment, les droits d'aviser et les obligations de signaler ont encore été étendus, rappelle le gouvernement dans sa réponse à la motion. Une nouvelle réglementation risquerait d'attiser une peur de l'interventionnisme étatique. Pour le gouvernement, il est plus important de disposer d'un bon système d'aide à l'enfance et à la jeunesse et d'accorder la priorité à la prévention.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Crise dans les soins en EMS: revaloriser le travail relationnel

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L'intensification du travail en fonction d'objectifs de "production" est source de grandes souffrances, tant pour les employés pour que les résidents, selon l'étude (image d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La crise des soins de longue durée a ses racines dans la manière dont le travail est organisé et évalué. Pour y faire face, il faudra écouter les salariés et notamment revaloriser le travail relationnel.

C'est ce qui ressort d'une étude de la Haute école spécialisée de la Suisse italienne (SUPSI) et d'Unia, présentée vendredi à Berne. Initiée en 2021, cette analyse a été réalisée sur la base d'entretiens de groupe avec des salariés d'EMS.

Avec le système de financement actuel, les soins sont devenus de plus en plus rationnés. Les soignants manquent de temps pour le travail relationnel, qui est une part essentielle des soins. Cela les mène à l'épuisement émotionnel et psychique. Le stress et le manque de temps ont aussi un impact négatif sur les résidents.

Les conditions de travail doivent être améliorées afin de réduire l'exode du personnel. Il faut aussi plus d'offres abordables afin de retarder les entrées en EMS et davantage de moyens financiers au vu de l'évolution démographique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mobilité

Le nombre de passagers dans les aéroports suisses augmente

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En chiffres absolus, l'aviation civile a enregistré 9,7 millions de passagers de plus en 2023 qu'en 2022. Mais leur nombre est toujours inférieur de 9% à celui de 2019, l'année précédant le début de la pandémie de Covid-19. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les aéroports suisses ont enregistré 53,3 millions de passagers en 2023 pour le trafic de ligne et le trafic charter. Par rapport à l'année précédente, le nombre de passagers a donc augmenté de 22%, a indiqué vendredi l'Office fédéral de la statistique (OFS).

En chiffres absolus, l'aviation civile a enregistré 9,7 millions de passagers de plus qu'en 2022. Mais leur nombre est toujours inférieur de 9% à celui de 2019, l'année précédant le début de la pandémie de Covid-19, a précisé l'OFS.

Le nombre de mouvements aériens - c'est-à-dire de décollages et d'atterrissages - a également augmenté par rapport à 2022 : 15% de mouvements supplémentaires ont ainsi été enregistrés, soit 408'957 au total. Ils étaient également inférieurs au niveau de 2019, selon l'OFS, avec 13% de mouvements aériens de moins.

Contrairement au trafic de personnes, les transports de marchandises ont diminué en 2023 par rapport à 2022 : le nombre de tonnes transportées a baissé de 2%. Par rapport à 2019, il y a même eu 20% de transports de marchandises en moins.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Les communes frondeuses en appellent au Conseil fédéral

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Les communes se tournent désormais vers le Conseil fédéral (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Trente-cinq communes vaudoises en appellent au Conseil fédéral. Elles accusent l'Etat de Vaud d'une "exécution défectueuse" d'un arrêt du Tribunal fédéral (TF), qui leur avait donné raison en juin dernier en matière de péréquation financière.

Au départ, treize communes - dont Mies et Crans - avaient recouru contre les montants exigés pour la facture sociale et la péréquation intercommunale. Elles jugeaient ces charges cantonales excessives, car elles pouvaient représenter 63 à 92% de leurs recettes fiscales.

En juin dernier, le TF avait estimé que le système mis en place n'était pas adéquat et constaté une violation du droit des communes à être entendues, expliquent jeudi les communes dans un communiqué. Le canton avait annulé ses décisions pour les années 2019 à 2022.

Mises en demeure

Une trentaine de communes ont alors mis en demeure le canton de restituer les montants indûment encaissés, explique le communiqué. Sans résultat: l'Etat a promulgué de nouvelles décisions "qui ne diffèrent en rien" des précédentes, ce qui a amené les communes à entamer en janvier et en février une nouvelle série de recours.

Les communes se plaignent aussi de n'avoir pas été entendues, "à moins que la réexpédition de fichiers Excel identiques à ceux contestés précédemment corresponde à une consultation", écrivent-elles. A leurs yeux, les nouvelles décisions sont "dilatoires" et ne vont pas dans le sens des considérants du TF.

Le 21 février dernier, 35 communes recourantes ont décidé de saisir le Conseil fédéral. Elles estiment que le canton est coupable d'une "exécution défectueuse" de l'arrêt du TF, selon l'article 70 de la loi sur le TF.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mobilité

2023, une année record pour les tl et qui pose de nouveaux défis

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Le métro m2 atteint les limites de ses capacités (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Les Transports publics de la région lausannoise (tl) ont transporté 126 millions de voyageurs en 2023, dont plus de 35 millions rien que pour le métro m2, des chiffres records. Cette croissance pose de nouveaux défis.

Bus et métros, réseau nocturne, lignes desservies par des minibus et train Lausanne-Echallens-Bercher (LEB): tous les systèmes de transport ont vu leur fréquentation augmenter en 2023, annoncent jeudi les tl.

Même si les heures de pointe demeurent bien marquées, les heures dites creuses le sont de moins en moins. Cela montre que les habitudes de mobilité changent: la clientèle utilise les transports publics tant pour les loisirs que pour le travail, notent les tl.

La hausse annuelle est particulièrement significative dans les bus d'agglomération (+ 13,8% par rapport à 2022). Selon les tl, elle atteste de la pertinence du nouveau réseau mis en service après la réouverture du Grand-Pont en décembre 2022. Les nouveaux itinéraires ont amené une nouvelle clientèle sur les tronçons en bout de ligne.

Le m2 à ses limites

Le métro m2 continue sa progression. Avec une cadence à 2'10'' en heures de pointe et de quatre à cinq minutes le reste de la journée, "il atteint toutefois ses limites de capacité", écrivent les tl. Une enquête clientèle le montre: si le taux de satisfaction est élevé concernant la fréquence de passage (93%), il chute à 71% concernant le confort à bord, les voyageurs déplorant le manque de place.

Le métro m1, qui dessert le campus universitaire, dépasse de 2,2% ses meilleurs chiffres de 2019, avant la pandémie. Avec 14,9 millions de voyageurs annuels, la ligne est régulièrement en sous-capacité aux heures de pointe du matin. Ceci même si les Hautes Ecoles ont décalé le début des cours de certaines facultés.

Depuis août dernier, la ligne 1, qui passe par la gare, a été prolongée jusqu'au campus de l'EPFL. Cette alternative au métro pour rejoindre le site universitaire rencontre un "franc succès", avec une hausse de 20% de sa fréquentation, annoncent les tl.

Record suisse pour un minibus

Près de 90'000 noctambules ont emprunté le réseau nocturne (+35%). A tel point que le passage à des bus articulés pourrait bientôt s'avérer nécessaire. Pour les lignes desservies par des minibus, de nouveaux véhicules ont été commandés pour étoffer l'offre. La ligne 42, qui part de La Sallaz, a transporté un demi-million de voyageurs, un record suisse pour un service de minibus.

Le trafic ferroviaire du LEB a également augmenté (+17%). Plus de 3,7 millions de voyageurs ont emprunté la ligne en 2023.

Les tl ont, par ailleurs, adapté leur gouvernance. Depuis le 1er janvier 2024, le conseil d'administration est composé de seize membres, contre 32 auparavant. Côté opérationnel, une unité de direction est désormais pleinement dédiée à l'exploitation du réseau. Le développement de l'offre et la conduite des grands projets sont regroupés au sein d'une seule et même direction.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

La levée du statut S inquiète les milieux de l'asile

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Pour l'ancienne conseillère d'Etat vaudoise Cesla Amarelle, "le temps ne joue pas en faveur du statut S" (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

La levée du statut S, que le Conseil fédéral ne prévoit pas avant mars 2025, inquiète. Les milieux de l'asile appellent le Conseil fédéral à anticiper pour mettre fin à ce statut temporaire qui freine l'intégration, notamment au marché du travail.

Activé en mars 2022 pour les personnes fuyant la guerre en Ukraine, le statut de protection S a été prolongé jusqu'au 4 mars 2025. "Le temps ne joue pas en faveur du statut S", a expliqué mercredi Cesla Amarelle, professeure de droit à l'Université de Neuchâtel. Elle intervenait lors d'un point de presse de la plateforme asile.ch qui tirait le bilan de deux ans de ce permis avec le Pôle de recherche national consacré aux études sur la migration, nccr - on the move.

Selon elle, le Conseil fédéral serait bien inspiré de ne pas trop attendre. Dans son plan provisoire de mise en ½uvre de la levée du statut S, la Confédération part de l'idée que sur les 70'000 bénéficiaires de ce permis, 14'000 devraient être renvoyées sous contrainte. Un nombre sous-évalué, selon l'ancienne conseillère d'Etat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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