Réunis samedi à Fribourg, les délégués des Vert-e-s ont appelé au rejet de l'initiative sur la neutralité. Dans un discours centré sur les canicules, leur présidente Lisa Mazzone a exigé que le Conseil fédéral retire le département de l'environnement à Albert Rösti.
L'assemblée a réuni 123 délégués. Elle s'est tenue dans la salle communale St-Léonard, à deux mois et demi des élections cantonales fribourgeoises. L'initiative "Sauvegarder la neutralité suisse", déposée par Pro Suisse et des membres de l'UDC, n'a pas trouvé grâce aux yeux des Vert-e-s, rejetée à l'unanimité, moins une abstention.
Le texte veut qualifier la neutralité suisse de "perpétuelle et armée". "Aussi dangereuse qu’inutile, l'initiative fait passer les intérêts économiques d’une poignée d’entreprises avant les vies humaines", a dénoncé le conseiller national genevois Rudi Berli. Elle a été lancée après l’attaque russe contre l’Ukraine.
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L'initiative veut interdire de reprendre presque toutes les sanctions contre des Etats qui "violent gravement" le droit international. Si elle est acceptée, selon le parti, la Suisse lèverait ses sanctions contre la Russie. Et les entreprises seraient libres de commercer et d’alimenter les caisses de guerre russes.
Les délégués ont aussi clairement rejeté la loi sur le matériel de guerre. Ils ont encore dit oui à l’initiative sur les feux d’artifice, oui au financement additionnel de l’AVS par une hausse de la TVA et non à l'initiative du Centre pour revenir à l'imposition commune des époux.
Ces quatre objets seront soumis à votation le 29 novembre. Les Vert-e-s suisses avaient déjà décidé en mars de laisser la liberté de vote pour l'initiative sur l'alimentation, soumis à votation le 27 septembre.
Mutisme condamné
A propos d'Albert Rösti, Lisa Mazzone a motivé son exigence eu égard à un Conseil fédéral qui doit "changer de cap". "Il doit mettre le climat en priorité, adopter des mesures urgentes pour adapter villes et campagnes, investir massivement dans la protection du climat en sortant de la dépendance néfaste aux énergies fossiles."
La Genevoise a fustigé le mutisme du Conseil fédéral pendant les récents épisodes caniculaires. "Pire encore: ses premières décisions à la rentrée ont été d’abord de rejeter l’initiative pour la place financière durable, qui pourrait pourtant permettre d’avoir un impact majeur sur le climat mondial", a-t-elle constaté.
Et ensuite le Conseil fédéral a "attribué 900 millions de francs supplémentaires à l’armée, et pas un franc de plus pour protéger le climat", a poursuivi la présidente des Vert-e-s.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats