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Economie

Un ex-banquier suisse risque cinq ans de prison aux Etats-Unis

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Le financier a plaidé coupable devant le parquet fédéral de Manhattan (image prétexte). (© KEYSTONE/AP/Ted Shaffrey)

Un ancien dirigeant d'une banque suisse a plaidé coupable jeudi devant la justice américaine et risque cinq ans de prison pour complicité de fraude fiscale au bénéfice de clients imposables aux Etats-Unis. Le préjudice est estimé à plus de 60 millions de dollars.

L'homme de 61 ans, arrêté et extradé d'Italie vers les Etats-Unis en août dernier, encourt jusqu'à cinq années de réclusion et connaîtra sa peine le 19 juillet 2024, en l'absence d'un procès pénal puisqu'il a plaidé coupable devant le parquet fédéral de Manhattan.

Le financier dirigeait une société basée à Zurich, Allied Finance Trust AG, et a permis avec des complices entre 2008 et 2014 de "frauder" le fisc américain en "dissimulant salaires et avoirs de clients contribuables américains aux revenus nets élevés dans des comptes non déclarés de la Privatbank IHAG Zurich AG (IHAG), une banque suisse privée", selon la justice.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Banco Santander a dégagé un nouveau bénéfice record au 1er semestre

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Santander explique cette dynamique notamment par l'arrivée de près de 4 millions de nouveaux clients, principalement au Brésil (+3,1 millions). (archive) (© KEYSTONE/AP/MANU FERNANDEZ)

Le géant bancaire espagnol Banco Santander a annoncé mercredi qu'il révisait en hausse ses prévisions pour 2024, après avoir dégagé un nouveau bénéfice record au premier semestre. L'établissement a tiré profit de la hausse de ses marges et de nouveaux clients.

La première banque espagnole, fortement implantée en Europe mais aussi en Amérique latine, a dégagé au total 6,06 milliards d'euros de profit net sur les six premiers mois de cette année, contre 5,24 milliards d'euros lors du premier semestre 2023. Ce montant, qui constitue un nouveau record semestriel pour l'entreprise, est conforme aux attentes des analystes interrogés par le fournisseur d'informations financières Factset, qui tablaient sur six milliards d'euros de bénéfice net.

Il pourrait permettre au géant espagnol, qui a revu à la hausse ses objectifs pour 2024 avec un ratio de rentabilité supérieur à 16%, d'atteindre le cap symbolique des 12 milliards de profits sur l'exercice en cours, après le record de 11,08 milliards de l'an dernier. "Dans un environnement géopolitique volatil, nous sommes confiants dans notre capacité à atteindre nos nouveaux objectifs grâce à la diversification de nos activités et de nos marchés", souligne dans un communiqué la présidente du groupe, Ana Botin.

Santander explique cette dynamique par la croissance de ses marges opérationnelles, par un meilleur contrôle de ses coûts et par une forte activité commerciale, avec l'arrivée de près de 4 millions de nouveaux clients, principalement au Brésil (+3,1 millions). Le groupe espagnol, devenu ces dernières années l'un des établissements bancaires les plus rentables en Europe, a ainsi dégagé un produit net bancaire - équivalent de son chiffre d'affaires - de 23,46 milliards d'euros, soit 12% de plus qu'il y a un an.

Ces bons résultats ont largement compensé la hausse des provisions faite par le groupe en raison de l'impôt exceptionnel sur les grands groupes financiers instauré début 2023 par le gouvernement de gauche espagnol, afin de financer des mesures de soutien au pouvoir d'achat. Cet impôt, pour lequel Santander avait annoncé avoir provisionné 335 millions d'euros au début de l'année 2024, et contre lequel le groupe n'a cessé de ferrailler ces derniers mois, doit rapporter trois milliards d'euros en deux ans à l'Etat espagnol.

Il devait initialement prendre fin en 2024, mais l'exécutif a choisi de le pérenniser, en raison de la persistance d'une forte inflation qui l'a conduit à prolonger certaines mesures de soutien aux consommateurs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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BNP Paribas: le bénéfice net bondit de plus de 20% au 2e trimestre

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La banque de financement et d'investissement a vu son chiffre d'affaires croître de 12,1% notamment grâce à une forte hausse des activités sur les marchés actions en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et aux Amériques. (archive) (© KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT)

Le géant bancaire français BNP Paribas a annoncé mercredi un bénéfice net en hausse de 20,8% sur un an au deuxième trimestre, à 3,4 milliards d'euros. L'établisseement a notamment tiré profit d'une dynamique commerciale favorable.

D'avril à juin, le produit net bancaire du groupe (PNB), équivalent du chiffre d'affaires pour le secteur, s'élève à 12,27 milliards d'euros, "grâce à la dynamique commerciale des pôles opérationnels", a indiqué dans un communiqué le directeur général Jean-Laurent Bonnafé. Une hausse de près de 8% en comparaison avec un deuxième trimestre 2023 où il avait été freiné par l'évolution de la politique monétaire, les marchés actions et l'immobilier.

Ces résultats dépassent les attentes des analystes interrogés par le fournisseur de données Factset et l'agence financière Bloomberg, qui tablaient sur respectivement 2,9 et 2,7 milliards d'euros de résultat net, et environ 11,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Sur le premier semestre, le chiffre d'affaires ressort à 24,7 milliards d'euros, en hausse de 5,8% tandis que le bénéfice net baisse de plus de 10% à 6,5 milliards, reflétant la performance exceptionnelle du groupe au premier semestre 2023 avec "l'impact de la cession de Bank of the West", mais également la contribution à la constitution du Fonds de Résolution Unique.

En données distribuables, qui permet une comparaison hors effets de périmètre, le résultat net du premier semestre reste stable, et le produit net bancaire connaît une petite hausse de 1,7%. La banque de financement et d'investissement a vu son chiffre d'affaires croître de 12,1% au deuxième trimestre à 4,5 milliards d'euros notamment grâce à une forte hausse des activités sur les marchés actions dans les régions Europe, Moyen-Orient, Afrique et Amériques, souligne le communiqué.

Les revenus de la branche banques commerciales, leasing automobile, et paiement restent stables au deuxième trimestre, mais le bénéfice net est lui en recul de 24%. La branche protection, épargne, investissement et services immobiliers voit elle son chiffre d'affaires augmenter de 3%.

Le coût du risque, c'est-à-dire les sommes provisionnées pour faire face aux éventuels impayés sur les crédits consentis, a lui connu une hausse au deuxième trimestre par rapport au premier, passant de 29 points de base des encours de crédits à la clientèle, soit 640 millions d'euros, à 33 points de base, à 752 millions, intégrant un "dossier spécifique" non divulgué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Le prix des villas recule, celui des appartements augmente

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Alors que les prix des villas ont reculé de 2,2% depuis le début de l'année, comparé au semestre précédent, ceux des appartements ont en parallèle augmenté de 0,5% (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Au cours des six premiers mois de l'année, le marché immobilier a suivi une évolution contrastée en Suisse. Les prix des maisons individuelles a baissé, tandis que ceux des appartements s'inscrivent en hausse.

Les prix des villas ont reculé de 2,2% depuis le début de l'année, comparé au semestre précédent, alors qu'ils avaient encore augmenté de 4,5% entre juillet et décembre de l'an dernier, note Moneypark dans son estimation du marché publiée avec Pricehubble mardi.

Ces baisses concernent principalement la Suisse romande, avec un repli de 4% par rapport au deuxième semestre 2023, contre 1,3% outre-Sarine.

Les appartements coûtent quant à eux 0,5% plus cher, avec une hausse un peu plus marquée côté alémanique (0,6%) que romand (0,2%).

Pour ce qui est des solutions de financement, la demande en hypothèques Saron a fortement reculé comparé à la deuxième moitié de l'an dernier (-58%), alors que la Banque nationale suisse (BNS) a baissé ses taux directeurs à deux reprises au premier semestre. En revanche, les hypothèques à taux fixe ont atteint un record, représentant 15% du volume distribué. Les Romands plébiscitent l'hypothèque sur dix ans, tandis que les Alémaniques optent plutôt pour des solutions d'une durée de cinq à neuf ans.

Par ailleurs, les assureurs et caisses de pension continuent de grignoter la part de marché des banques en tant que fournisseurs dans ce domaine, observe encore la filiale de Helvetia. Sur les six premiers mois de l'année, la proportion a reculé à 51%, contre 67% à fin 2023. Celle des assureurs est passée de 22% à 31% et celle des caisses de pension de 11% à 18%. A fin 2022, les banques octroyaient encore les trois quarts des prêts hypothécaires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Julius Bär nomme Stefan Bollinger à sa tête

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Stefan Bollinger codirige actuellement l'unité de gestion de fortune en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique de Goldman Sachs à Londres. La banque cherchait depuis février un remplaçant à Philipp Rickenbacher, parti dans la foulée des pertes subies dans l'affaire Signa (archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Le gestionnaire de fortune Julius Bär s'est enfin trouvé un nouveau directeur général en la personne de Stefan Bollinger. L'actuel associé de la banque américaine Goldman Sachs prendra ses fonctions au plus tard début février 2025.

Ce ressortissant suisse codirige actuellement l'unité de gestion de fortune en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique de Goldman Sachs à Londres, a précisé l'établissement zurichois mardi dans un communiqué.

Sous sa direction depuis cinq ans, cette activité a plus que doublé ses avoirs sous gestion, a écrit la banque, qui cherchait depuis février un remplaçant à Philipp Rickenbacher, parti dans la foulée des pertes subies dans l'affaire Signa. L'actuel directeur général adjoint Nic Dreckmann assure depuis l'intérim.

M. Bollinger est décrit comme disposant d'une trentaine d'années d'expérience des marchés financiers, notamment à Hong Kong, à Londres, au Luxembourg, à New York et à Zurich. Il a rejoint Goldman Sachs en 2004, après avoir oeuvré pour l'américain JP Morgan et démarré sa carrière à la Banque cantonale de Zurich.

Début février, le gestionnaire de fortune zurichois avait dû inscrire un amortissement de quelque 600 millions de francs sur les crédits accordés à des filiales du groupe autrichien en faillite Signa. En conséquence, le bénéfice net de Julius Bär a fondu en 2023.

Cet engagement en faveur de l'empire immobilier René Benko a coûté son emploi à M. Rickenbacher, débarqué au moment de l'annonce de l'amortissement. Les membres de la direction ont été privés de bonus.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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La Bourse suisse en hausse après le retrait de Biden

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A la Bourse suisse, le SMI évoluait lundi matin dans le vert. (archive) (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

La Bourse suisse a entamé la séance en petite hausse lundi, après le désistement surprise du président américain Joe Biden de l'élection présidentielle. En Suisse, la semaine s'annonce chargée avec une dizaine de résultats semestriels de grandes entreprises.

La campagne présidentielle américaine était plongée dans l'incertitude, au lendemain du retrait choc de Joe Biden, les démocrates devant évaluer si la vice-présidente Kamala Harris est la mieux placée pour battre Donald Trump en novembre. La quinquagénaire s'est immédiatement déclarée prête à "remporter l'investiture" démocrate lors de la convention du parti mi-août à Chicago, après avoir obtenu le soutien du président.

"Même si le désistement de Biden rebat les cartes de l'élection en novembre, cela ne devrait pas, dans l'immédiat, fondamentalement changer l'issue attendue", a estimé Ipek Ozkardeskaya. L'analyste de Swissquote rappelle qu'il n'est pas sûr que Mme Harris remporte l'investiture de son parti et si elle aura suffisamment de soutien pour battre M. Trump, que les sondages donnent pour l'heure vainqueur du scrutin.

Pour Arthur Jurus d'Oddo BHF Suisse, "une élection de Donald Trump pourrait mener les taux obligataires plus hauts, en raison de la baisse des taxes sur les sociétés et de nouvelles pressions inflationnistes". Selon le directeur des investissements, "le seul effet qui pourrait contrebalancer ces facteurs serait une remontée des incertitudes géopolitiques qui augmenterait la demande en dollar pour acheter des obligations souveraines américaines".

Dans une semaine chargée en résultats, les investisseurs auront tout de même quelques données macroéconomiques à décortiquer: mercredi notamment l'indice PMI de juillet dans la zone euro et jeudi le produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre aux Etats-Unis.

Vers 09h09 à la Bourse suisse, l'indice vedette SMI montait de 0,32% à 12'211,10 points, après avoir clôturé vendredi en baisse de 0,61%.

La vaste majorité des valeurs vedettes s'établissait dans le vert, Schindler (+1,1%), Givaudan (+1,0%) et Geberit (+1,0%) s'établissant dans le haut du tableau.

Les analystes d'UBS ont relevé l'objectif de cours du fabricant d'ascenseurs et confirmé leur recommandation à l'achat. Le groupe a dévoilé vendredi une rentabilité étoffée au premier semestre, malgré des ventes en recul.

Le fabricant d'arômes et de parfums genevois dévoilera quant à lui mardi sa performance financière à mi-parcours, les analystes interrogés par AWP tablant sur un chiffre d'affaires en hausse à 3,7 milliards de francs.

Logitech (+0,3%), qui attend le verdict d'un tribunal vaudois sur la tenue de son assemblée générale, Kühne+Nagel (+0,7%) et Lindt & Sprüngli (+0,7%) vont également dévoiler demain leur performance à mi-parcours.

Parmi les rares perdants figuraient Zurich Insurance (-1,4%) et Swiss Re (-0,8%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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