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Culture

Double exposition sur des lieux délaissés au Château de Nyon

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Le duo Lea Lund et Erik K travaille ensemble depuis des années (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Château de Nyon donne dès vendredi un double coup de projecteur sur des lieux oubliés ou abandonnés. La première exposition regroupe le travail de quatre photographes qui capturent les marques du temps figé dans des bâtiments autrefois habités. Dans la seconde, Lea Lund met en scène son partenaire, Erik K, dans une série d'endroits désertés.

La première exposition s'intitule "Ruines et imaginaire: une mémoire photographique". Elle s'inscrit dans le champ de l'exploration urbaine (ou urbex), une pratique qui consiste à documenter des sites délaissés ou inaccessibles au public afin d'en conserver la mémoire avant leur disparition, explique le musée.

Les photographes Andrea Knechtle, Jonathan Della Giacoma, Nicolas Lieber et Steve K9Urbex mettent en lumière des lieux chargés d'histoire - châteaux, théâtres ou prisons - et montrent comment la nature se réapproprie ces espaces. Leur travail mêle précision documentaire et esthétique cinématographique.

Le deuxième étage du Château accueille "Portraits dans l'abandon", une série de portraits réalisés par Lea Lund et Erik K. Chaque photographie témoigne d'un minutieux travail d'adéquation entre le modèle et le décor. Qu'il occupe le centre ou un coin de l'image, Erik K traverse les lieux et les époques. La précision de la lumière, de la posture et du cadrage empêche toute impression de répétition malgré la récurrence du modèle, relève le musée.

Les deux expositions sont visibles jusqu'au 29 novembre. En parallèle, jusqu'au 5 septembre, la galerie "L'atelierphoto", à Nyon, présente d'autres oeuvres du duo Lea Lund et Erik K.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Ellen Burstyn recevra un Lion d'or d'honneur à la Mostra de Venise

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L'actrice américaine Ellen Burstyn sera distinguée pour l'ensemble de sa carrière lors de la Mostra de Venise (archives). (© KEYSTONE/AP Invision/CHARLES SYKES)

L'actrice Ellen Burstyn recevra un Lion d'or d'honneur pour l'ensemble de sa carrière lors de la 83e Mostra de Venise (2-12 septembre), ont annoncé mardi les organisateurs du festival. Elle est une figure majeure du cinéma américain avec plus de 150 films.

La comédienne de 93 ans, oscarisée en 1975, a "marqué plus de cinquante ans de cinéma américain", a souligné dans un communiqué le directeur de la Mostra, Alberto Barbera. "Interprète d'une rare intensité et d'une grande justesse", elle a "insufflé profondeur et complexité à des personnages féminins inoubliables, capables d'incarner les contradictions et les transformations des femmes contemporaines", a-t-il salué.

Révélée dans "La Dernière séance" de Peter Bogdanovich, portrait crépusculaire de l'Amérique provinciale, et consacrée par le succès mondial de "L'Exorciste" de William Friedkin (1973), Ellen Burstyn a obtenu l'Oscar de la meilleure actrice en 1975 pour son rôle de mère célibataire en quête d'indépendance dans "Alice n'est plus ici" de Martin Scorsese.

Elle a ensuite travaillé avec plusieurs grands cinéastes, dont Alain Resnais ("Providence"), Darren Aronofsky ("Requiem for a dream") et Christopher Nolan ("Interstellar"). "Je me sens tellement honorée, tellement heureuse, tellement pleine de gratitude", a réagi l'actrice, se réjouissant de pouvoir revenir dans "l'une de (ses) villes préférées au monde".

Le prestigieux festival vénitien a déjà annoncé qu'un autre Lion d'or d'honneur serait remis cette année à l'acteur et réalisateur américain George Clooney, grand habitué de la lagune.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Naufraghi/e, le média tessinois porté par des retraités

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De gauche à droite: Aldo Sofia, Romano Prodi (interviewé), Mario Conforti et Franco Cavani, membres de la rédaction tessinoise de Naufraghi/e. (© Naufraghi/e)

Dans le paysage médiatique tessinois, Naufraghi/e revendique une position atypique. Fondé par trois retraités issus du journalisme et du graphisme, le média en ligne fonctionne sans publicité ni abonnement et mise sur une grande liberté éditoriale.

Son nom, Naufraghi/e (Les naufragé(e)s), en dit déjà la ligne éditoriale. "Le sens nous semble clair, mais notre naufrage est métaphorique. Il s’agit d’un naufrage mental, pas d’une condition de vie ou de mort", explique à Keystone-ATS Mario Conforti, membre de la rédaction, qui répond à l’interview sur un ton d’humour noir.

D'anciens journalistes

Le projet repose sur une structure très réduite. La "rédaction" est composée de trois personnes, deux journalistes professionnels et un graphiste, tous retraités. Le rédacteur en chef a notamment dirigé le Telegiornale et des rubriques d’information de la RSI, tandis que son collègue fait partie des pionniers de l’information en ligne au sein de la même chaîne. Le graphiste est également l’auteur des illustrations du média. L’âge moyen du groupe atteint 77,4 ans.

Le média s’appuie également sur un réseau de contributeurs externes. Certains anciens collègues écrivent bénévolement, tandis que d’autres, plus jeunes ou basés à l’étranger, sont rémunérés à la pièce. "Personne ne travaille à temps plein sur le projet", précise Mario Conforti, ajoutant que les collaborateurs exercent souvent d’autres activités, dans le journalisme mais aussi dans des domaines comme le droit, l’enseignement, la recherche ou encore les ONG.

Le projet, né en 2021, s’est construit sans modèle économique traditionnel. "Nous ne nous considérons pas comme un nouveau média. Peut-être sommes-nous plutôt un vieux média qui tente de survivre", résume-t-il, en évoquant la naissance de Naufraghi/e "par nécessité", dans un paysage médiatique jugé appauvri en Suisse italienne.

Dons et contributions ponctuelles

Basé à Lugano, Naufraghi/e fonctionne essentiellement en ligne, les rencontres physiques étant rares. Le média ne repose ni sur la publicité ni sur les abonnements, et dépend principalement de dons ainsi que de contributions ponctuelles. "De bonnes personnes jettent parfois sur notre radeau un peu d’eau et de nourriture", ironise Mario Conforti, décrivant une organisation volontairement légère mais fragile.

Sur le plan éditorial, Naufraghi/e revendique une grande liberté de ton et de choix. "Tous ceux qui ne font pas vendre, à moins qu’un bon titre ne parvienne à les sauver", explique-t-il. Le média affirme ainsi se tenir à distance des logiques commerciales et des indicateurs d’audience.

Cette indépendance se traduit aussi dans le fonctionnement interne. "Nous pouvons nous moquer des business plans, des cibles, de l’audience ou du retour sur investissement", résume Mario Conforti. "Ceux qui veulent écrire écrivent. Ceux qui veulent lire lisent."

Le collectif décrit son organisation avec autodérision. "Notre rédaction prend l’eau de toutes parts, nous n’avons pas de gilet de sauvetage", lance-t-il, ajoutant un slogan de l’équipe: "La première condition pour se sauver d’un naufrage n’est pas de savoir nager mais de vouloir se sauver."

Système D

Dans ce système fondé sur la débrouille, les contributions extérieures jouent un rôle central. Les revenus, lorsqu’ils existent, sont redistribués aux collaborateurs, après avoir été partiellement conservés pour maintenir l’activité. "Nous gardons juste de quoi rafistoler la toile qui nous sert de voile", résume le journaliste.

Quant à leur place dans le paysage médiatique suisse, elle est assumée comme marginale. "Nous avons le sentiment de faire partie de la société incivile", affirme Mario Conforti. Et d’ajouter: "Nous mettons quiconque au défi de rester à flot cinq ans sur trois planches et un bidon percé."

Sur leur avenir, le ton reste sceptique. "Nous n’en voyons pas vraiment. À long terme, nous serons tous un algorithme", conclut-il.

https://naufraghi.ch/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Montreux Jazz Festival: un son "cinq étoiles" signé Meyer Sound

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John Meyer (à droite), CEO de Meyer Sound, et Helen Meyer (à gauche), Executive Vice President de la société californienne, sont venus cette année célébrer les 40 ans de collaboration entre leur entreprise familiale de "sound system" et le Montreux jazz Festival. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le son "cinq étoiles" du Montreux Jazz Festival (MJF) ne doit rien au hasard. La qualité de la signature sonore des concerts est le fruit d'une collaboration de 40 ans cette année avec Meyer Sound. Cette société californienne est reconnue comme une pionnière de la technologie audio, ses enceintes et amplificateurs étant parmi les plus réputés au monde.

"L'expérience sonore est cruciale, le système de sonorisation est le coeur d'un festival de musique. En salle ou en open air, le son doit donner des frissons", répète volontiers Mathieu Jaton, directeur du MJF, interrogé par Keystone-ATS. "Nous sommes extrêmement reconnaissants envers John et Helen Meyer pour ces 40 ans d'amitié et d'engagement exceptionnels avec le Montreux Jazz", glisse-t-il.

C'est en 1986 que le fondateur du MJF Claude Nobs a demandé à Meyer Sound de transformer l'expérience d'écoute du festival. Il avait fait la connaissance de John et Helen Meyer dans les années 1970, lorsque John était directeur du laboratoire d'acoustique de l'Institut suisse d'études musicales avancées. "C'est l'incroyable rencontre entre un fou furieux du son, sans concessions, John, et un grand passionné du son, Claude", résume M. Jaton.

Inspirée par leur amour commun de la musique, une amitié s'est développée. Celle-ci est à l'origine de "l'un des partenariats sonores officiels les plus longs et les plus solides de l'industrie musicale", se félicite le couple cofondateur, toujours à la tête de la société, lui CEO à 82 ans, elle Executive Vice President à 78 ans. "C'est unique. Le MJF est pour nous le joyau de la couronne".

Meilleur son live possible

Leur but commun: offrir au public et aux artistes la meilleure expérience musicale immersive en live, en reproduisant la musique de manière impeccable, précise, sans coloration ni distorsion, et avec une puissance maximale, selon le boss du MJF. "A Montreux, cette qualité, cette proximité et cette intimité du son est possible".

L'entreprise familiale a été créée en 1979 à Berkeley (CA). Meyer Sound est depuis devenu le leader mondial dans la fourniture de solutions intégrées pour la sonorisation, le son spatial, les systèmes acoustiques, le monitoring de studio et les systèmes résidentiels haut de gamme.

La société fabrique des haut-parleurs auto-alimentés, des systèmes de contrôle audio multicanaux pour spectacles, des architectures électroacoustiques et des outils d'analyse audio pour les secteurs de la sonorisation professionnelle, des installations fixes et de l'enregistrement sonore.

Laboratoire d'innovations

Elle emploie à ce jour 350 personnes, avec des bureaux en Allemagne, au Canada, au Mexique et en Chine. Elle collabore avec de nombreux chanteurs et groupes. Elle équipe surtout des salles de concert, mais également des stades, des églises, des musées, des cinémas ou encore des bateaux de croisière. A l'écouter, John Meyer a toujours su garder son côté artisan du son dans l'âme, très exigeant et perfectionniste.

"Je suis un fan de technologie audio depuis l'adolescence. J'ai grandi avec la radio FM et cela m'a toujours intéressé. J'ai ensuite poussé scientifiquement le plus loin possible cet amour pour le son", raconte-t-il. Il reconnaît volontiers que le MJF est devenu au fil des années "une sorte de laboratoire et de vitrine pour les nouveautés et innovations technologiques audio" de Meyer Sound.

Côté plaisir, le couple vient presque chaque année depuis plus de 30 ans sur la Riviera. Ils citent volontiers Bob Dylan, Prince et Herbie Hancock comme concerts mémorables. "Mais il y en a tellement d'autres encore", répond-il en choeur.

Mise en scène du son

Concrètement, l'équipe technique de Meyer Sound est intégrée à l'équipe du MJF, explique Vincent Villard, production manager du MJF. Le travail en amont débute plusieurs mois avant. Dès octobre, c'est l'ingénieur du son valaisan et employé de la société californienne, José Gaudin, qui analyse l'acoustique de chaque salle intérieure et scène extérieure, selon la géographie des lieux.

Il établit un design sonore pour chaque lieu de concerts, c'est-à-dire qu'il crée, façonne, assemble et spatialise l'ensemble des éléments audio, comme une mise en scène artistique du son. "L'objectif est de couvrir au mieux toutes les zones d'une salle, proches ou éloignées de la scène, jusqu'au balcon", souligne M. Villard.

Vers janvier, ce plan est mis en place et il faut s'atteler au calage du son, soit le rendu du "sound system", à savoir le spectre sonore, la résonance, les retours, les graves, les aigus, etc. Deux autres ingénieurs du son de Meyer Sound viennent travaillent en plus avec José Gaudin et ses équipes.

"Dès avril, c'est le travail avec les ingénieurs du son de chaque groupe de musique qui commence, via des visioconférences et des e-mails. Meyer Sound est ensuite présent non-stop durant tout le festival, attentif aux demandes spécifiques des groupes qui se produiront sur scène", relève encore M. Villard.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Yann Arthus-Bertrand se lance dans un projet à Crans-Montana

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Le photographe Yann Arthus-Bertrand sera présent du 5 au 10 octobre à Crans-Montana (photo d'archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Yann Arthus-Bertrand consacrera sa prochaine exposition aux Valaisannes et aux Valaisans. Les clichés du célèbre photographe français seront exposés dans le courant de l'hiver à Crans-Montana, épicentre du projet, en mode album de famille.

Du 5 au 10 octobre prochain, le Français installera un studio temporaire à Crans-Montana afin de réaliser des portraits de gens du cru, réunis par métiers, familles, clubs ou associations, selon leur bon vouloir. Ses photos donneront lieu à un livre ainsi qu’à l’exposition "Valais: un album de famille". L'information diffusée, mardi par Le Nouvelliste a été confirmée à Keystone-ATS par le curateur de l'exposition, Samuel Gross.

Dans les colonnes du quotidien valaisan, le photographe admet que le drame du 1er janvier au bar "Le Constellation" est "évidemment l’une des raisons fondamentales qui l'ont poussé à s'investir (ndlr: dans ce projet). Quand on m’a demandé de réaliser ces portraits, j’ai tout de suite accepté. Ce projet est aussitôt devenu prioritaire à mes yeux."

Aucun cachet

"Je suis proche de la Fondation Opale (ndlr: mandatée par la Biennale de Crans-Montana pour organiser l’événement), où j’ai été exposé, et je suis venu plusieurs fois dans la région. Une partie de mon c½ur est à Crans-Montana", précise encore celui qui est également reporter, journaliste et défenseur de la cause écologiste.

Les revenus liés à la vente d’un livre présentant les portraits de Yann Arthus-Bertrand, enrichis par des textes du journaliste Eric Lehmann, seront intégralement reversés à une association de victimes de la tragédie du 1er janvier. L'ensemble des partenaires du projet travailleront gratuitement.

Cet ouvrage devrait être publié en décembre. Quant à l’exposition, elle prendra place dans les rues de Crans-Montana dans le courant de l'hiver, si possible à partir de Noël. Les portraits devraient y rester quelques mois, puis ils pourraient voyager, ailleurs en Valais.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Un défilé "massif" pour le dernier 14 juillet d'Emmanuel Macron

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Ce défilé du 14 juillet a été le dernier d'Emmanuel Macron président de la République. (© KEYSTONE/EPA/BENOIT TESSIER / POOL)

Des militaires ukrainiens et de 35 pays, un record de troupes à pied, d'avions et de blindés: l'édition 2026 du défilé du 14 Juillet à Paris s'est voulue massive mardi, mettant en avant le "réveil stratégique de l'Europe" et une armée "prête au combat".

A quelques heures d'une possible liesse populaire sur les Champs-Elysées en cas de victoire de la France en demi-finale de la Coupe du monde de football, plus de 50'000 spectateurs ont assisté sous un soleil radieux au traditionnel défilé de la fête nationale munis d'un QR code, sésame obligatoire au nom de la sécurité entourant l'événement, auquel ont participé 25 dirigeants étrangers.

Ils sont venus voir marcher chacun à leur pas, en treillis ou en uniforme de cérémonie, des contingents de chacun des 35 pays de la "coalition des volontaires" pour l'Ukraine qui défilaient sous les yeux de leur chef d'Etat ou de gouvernement, notamment l'Allemand Friedrich Merz, le Britannique Keir Starmer ou encore le Polonais Donald Tusk.

Vingt-cinq militaires ukrainiens, qui combattent depuis plus de quatre ans l'invasion à grande échelle de leur pays par la Russie, les ont suivis, applaudis par la tribune présidentielle et par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, lui-même ovationné à son arrivée.

Le président Emmanuel Macron a qualifié leur présence de "symbole de fraternité, de courage et de destin partagé".

La veille, les pays de la coalition réunis à Paris ont convenu de soutenir Kiev dans la durée, y compris pour certains par l'envoi de soldats sur le terrain une fois un hypothétique cessez-le-feu conclu avec la Russie.

Alors que Moscou menace la sécurité du continent et que les Etats-Unis de Donald Trump sont perçus comme imprévisibles, ce défilé constitue "une incarnation physique de la solidarité stratégique entre nos pays" a jugé sur X le chef d'état-major des Armées, le général Fabien Mandon.

"Efforts financiers"

Près de 6700 soldats à pied, 98 avions, 31 hélicoptères et 315 véhicules: jamais autant de militaires n'auront défilé entre l'Arc de Triomphe et la place de la Concorde pour la fête nationale.

Le défilé s'est ouvert par la Patrouille de France, accompagnée de deux Mirage 2000 français, avec à leur bord des copilotes ukrainiens formés en France et par un défilé aérien plus dense que d'habitude pour illustrer le "réarmement" engagé par la France.

Les avions français ont survolé la prestigieuse avenue des Champs-Elysées avec pour la première fois sous leurs ailes des maquettes d'armement, comme le missile de croisière Scalp, démonstration d'une armée qui se veut "prête au combat".

Pour son dernier défilé en tant que chef des Armées, Emmanuel Macron, qui quittera le pouvoir en 2027, entendait aussi montrer la remontée en puissance des armées françaises en dix ans de présidence, au cours de laquelle le budget de défense français aura doublé.

"Ce que nous avons voulu montrer à nos compatriotes, c'est que les efforts financiers qui ont été faits (...) se montraient concrètement avec plus d'hommes, plus de véhicules, plus d'avions et plus de technologies", selon le général Loïc Mizon, gouverneur militaire de Paris et responsable de l'organisation du défilé.

Des blindés Griffon ou Jaguar, des drones sur leur camion porteur illustraient la modernisation des équipements ces dernières années.

"Champ de bataille"

Pour l'Elysée, le défilé a été conçu comme un "signalement stratégique, c'est-à-dire un message que la France envoie, celui d'armées puissantes qui sont capables d'entrer en premier dans un conflit, de combattre".

Les militaires français déployés sur le flanc Est de l'Europe, notamment en Estonie et en Roumanie, mais aussi les aviateurs dans les pays Baltes ou les plongeurs-démineurs en Bulgarie et en Roumanie ont également été mis en avant, avant le passage des écoles militaires.

L'armée continue de jouir d'une large opinion favorable auprès des Français et le défilé militaire est perçu comme un symbole important de l'identité nationale auprès de 80% des personnes interrogées, selon un sondage Ipsos BVA.

La mise à l'honneur de l'Ukraine et de la coopération européenne rallie cependant moins de suffrages, 42% des sondés ne l'approuvant pas.

A l'issue du défilé, conclu par une animation musicale en l'honneur des 400 ans de la Marine nationale, Emmanuel Macron est attendu à Nice pour rendre hommage aux 86 morts et plus de 400 blessés de l'attentat perpétré sur la Promenade des Anglais le 14 juillet 2016.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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