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Economie

Tirana: mobilisation contre un projet immobilier lié aux Trump

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La foule a manifesté à Tirana contre un projet immobilier porté par Jarod Kushner. (© KEYSTONE/EPA/MALTON DIBRA)

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées samedi à Tirana lors de la plus grande manifestation en date du mouvement de protestation contre un projet immobilier touristique lié à la famille du président américain Donald Trump.

La 35e manifestation quotidienne consécutive a été la plus importante depuis le début, fin mai, des rassemblements contre la construction d'un hôtel de luxe lié à la fille du président américain, Ivanka Trump, et son mari, Jared Kushner, dans une réserve naturelle de Zvernec, sur la côte sud-ouest de l'Albanie, ont constaté des journalistes de l'AFP.

L'opposition à ce projet est devenue le point de ralliement de la colère suscitée par ce qui est considéré par les manifestants comme de la corruption, ces derniers réclamant la démission du Premier ministre Edi Rama en raison de son manque de transparence.

"Ce qui a commencé comme la 'Révolution des flamants roses' se mue en un large mécontentement populaire", a déclaré à l'AFP la manifestante Alketa Ademi. "Le manque de transparence, l'arrogance - ça suffit! Le Premier ministre doit partir", estime cette quadragénaire.

La mobilisation a reçu le surnom de "révolution des flamants roses" en référence aux flamants roses vivant dans la zone naturelle protégée où est prévu le complexe touristique.

Les manifestants affirment que ce complexe hôtelier de luxe, dont le coût est estimé à 4,6 milliards de dollars et qui devrait être construit dans une zone protégée de la côte adriatique, représente un risque pour l'environnement et pour une lagune voisine essentielle à la migration des oiseaux.

Les promoteurs espèrent également transformer l'île inhabitée de Sazan - autrefois une base militaire communiste secrète - en une destination touristique prestigieuse.

Le projet se heurte pratiquement depuis sa présentation en 2024 à une vive opposition. La dernière vague de manifestations a débuté après l'apparition, fin mai, de clôtures en fil barbelé et de bulldozers sur les plages avoisinantes.

"L'Albanie n'est pas à vendre"

Des manifestations ont lieu chaque jour dans la capitale albanaise Tirana, et par deux fois cette semaine, d'importants groupes de manifestants se sont rassemblés devant le parlement pour tenter d'affronter les députés et de bloquer l'accès au bâtiment, notamment jeudi.

Des centaines de manifestants ont buté sur des cordons de police anti-émeute qui les ont repoussés, provoquant des affrontements et plusieurs arrestations. La police a utilisé des lacrymogènes et un canon à eau pour tenter de disperser la foule, certains manifestants tentant de franchir les cordons policiers, ou envoyant des oeufs, des pierres et d'autres projectiles.

Quinze agents ont été blessés, et 25 manifestants arrêtés, selon la police.

L'Albanian Helsinki Comittee (AHC), une organisation de défense des droits humains, a exprimé samedi "sa préoccupation face à l'escalade de la situation".

"La violence individuelle ne peut justifier l'usage disproportionné de la force", a-t-elle déclaré, dénonçant l'usage, par les forces de l'ordre, de gaz lacrymogène sans sommation, de matraques et de coups contre des manifestants neutralisés à même le sol, et appelant à une enquête rapide et indépendante.

Ces violences contrastent avec le caractère essentiellement pacifique des rassemblements qui ont attiré quotidiennement des milliers de personnes dans les rues depuis le début du mouvement.

"Libérez les gars", scandaient samedi soir des manifestants, en référence aux 19 protestataires encore détenus dans un commissariat de Tirana.

Certains brandissaient des banderoles indiquant "L'Albanie n'est pas à vendre" et "Abrogez la loi sur les zones protégées", en référence à la législation qui a permis au gouvernement d'accélérer l'avancée du projet.

Plusieurs flamants roses géants étaient visibles dans les bras des manifestants qui marchaient samedi vers le siège du gouvernement, sur le boulevard principal de Tirana. Un groupe transportait un grand gâteau en béton, une référence symbolique à l'anniversaire du Premier ministre Edi Rama, qui fêtait ses 62 ans ce samedi.

Des Albanais de la diaspora sont là pour manifester. Parmi eux, Xheku Shena, revenue du Canada, explique à l'AFP : "Nous ne sommes pas contre les investissements étrangers, nous sommes pour la dignité, le respect et la transparence, et contre le modèle actuel qui nuit à l'intérêt public".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Sunrise et Salt veulent étendre leur partage en zone rurale

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Les numéros deux et trois des télécommunications en Suisse unissent leurs forces pour défricher les parties les moins bien desservies du pays. (Archive) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les géants de la télécommunication Sunrise et Salt ont signé une déclaration d'intention en vue d'étendre leur collaboration dans le domaine des infrastructures de réseaux mobiles. Cela, en particulier dans les zones rurales et moins densément peuplées de Suisse.

L'objectif de ce partenariat est "de continuer à améliorer la connectivité mobile et d'offrir à la population, dans toute la Suisse, une couverture réseau toujours plus étendue, une meilleure réception ainsi que des connexions plus fiables", expliquent les opérateurs zurichois et le vaudois dans un communiqué conjoint paru lundi.

"La collaboration envisagée nous offre la possibilité d'améliorer encore davantage la connectivité dans les zones rurales, tout en préparant l'infrastructure réseau à répondre aux exigences croissantes de demain", a souligné Max Nunziata, directeur général de Salt, cité dans le compte-rendu.

Les deux entreprises affirment qu'environ 70% des sites de téléphonie mobile de Salt et Sunrise sont situés dans des zones à densité de population moyenne et dans des zones rurales et que leur collaboration offre donc "une opportunité majeure" pour la Suisse rurale.

Une phase d'évaluation technique devra préciser l'ampleur du projet ainsi que ses exigences opérationnelles, économiques, juridiques et réglementaires. La Commission fédérale de la communication (ComCom) a été informée.

Les deux groupes font encore savoir qu'ils demeureront des concurrents indépendants, conservant chacun leur propre réseau principal, leurs licences et leur autonomie commerciale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Aleksander Ceferin ne sera pas candidat à la présidence de la FIFA

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Aleksander Ceferin ne sera pas candidat à la présidence de la FIFA (© KEYSTONE/AP/Darko Bandic)

Aleksander Ceferin, le président de l'UEFA, ne sera pas candidat à la présidence de la FIFA lors de la prochaine élection en mars 2027.

Président de la confédération européenne depuis 2016, Ceferin est un des principaux opposants à l'actuel président de la FIFA Gianni Infantino, embourbé dans une crise depuis l'échec de son projet controversé d'ouvrir l'instance mondiale à des investisseurs.

"Je ne suis pas intéressé" par la présidence de la FIFA, a déclaré Ceferin. "J'aime l'UEFA et le travail que j'y fais", explique-t-il dans un entretien au podcast The Rest is Politics, ajoutant que sa "crédibilité (comme opposant à Infantino) est bien plus importante si je ne suis pas intéressé par ce poste".

Le Slovène de 58 ans, dont le mandat à la tête de l'UEFA se termine en 2027, ajoute vouloir "profiter de la vie", mais a jusqu'ici entretenu le suspense sur sa volonté de se représenter ou pas.

Deux options

Sous sa direction, l'UEFA a annoncé qu'elle boycotterait toutes les compétitions de l'instance mondiale - dont les Coupes du monde -, une menace réitérée malgré le retrait du projet d'Infantino, dont l'instance européenne souhaite le départ de son poste.

"La première option est qu'il se rende compte qu'il n'a pas le soutien (nécessaire à sa réélection). (...) L'autre option est qu'il participe au scrutin, mais dans ce cas, je pense que nous aurons un candidat contre lui. Je ne sais pas encore qui", explique Ceferin, qui dit ne pas avoir parlé depuis le début de la crise avec l'Italo-Suisse, ancien secrétaire général de l'UEFA.

Selon différents médias, le Canadien Victor Montagliani, le président de la Concacaf (Confédération d'Amérique du Nord et des Caraïbes), pourrait être un candidat d'opposition à Infantino.

Avec l'UEFA, la Concacaf est la confédération qui fait le plus entendre son opposition au président de la FIFA, tout comme l'AFC asiatique, les trois confédérations ayant récemment signé un texte commun pour "rallier la famille du football" derrière leur cause.

Infantino: "Nous devons réduire l'écart"

"Nous voulons développer le football dans chacune de nos 211 fédérations membres à travers le monde. Certaines, malheureusement, n'ont pas besoin de ça, et ne veulent pas que les autres progressent, mais nous devons réduire l'écart entre les grands pays et tous les autres", a déclaré dimanche dans un entretien publié par la FIFA Infantino, qui a rencontré Montagliani ce week-end lors d'une réunion de l'Union Caribéenne (CFU) en République dominicaine.

"Ce que j'entends, c'est qu'ils (la FIFA) jouent le numéro de +l'Europe arrogante est contre nous+", déclare Ceferin dans le podcast. "Mais je pense que quelqu'un devrait rappeler (à Infantino) qu'il est européen, et qu'il était soutenu par l'UEFA".

Le scrutin à la présidence de la FIFA se déroulera en mars 2027 à Rabat, à la majorité des 211 membres. Gianni Infantino est pour l'instant le seul candidat déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Les agricultrices genevoises à l'honneur dans une exposition photo

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La présidente d'AgriGenève Patricia Bidaux estime que l'exposition de photographies va montrer le rôle depuis toujours des femmes dans l'agricultrice genevoise (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les femmes de l'agriculture genevoise sont mises à l'honneur dans une exposition du photographe Bertrand Carlier. Dévoilée d'abord du 28 au 30 août au parc des Bastions à Genève pour Festi'Terroir, celle-ci sera ensuite montrée du 2 septembre à la mi-octobre sur la butte de l'Observatoire.

Cette initiative est menée dans le cadre de l'Année internationale des agricultrices établie par l'ONU. Les femmes ont toujours joué un rôle indispensable dans l'agriculture qui est valorisé par cette exposition, affirme la présidente d'AgriGenève, Patricia Bidaux, citée dans un communiqué.

Les photos montrent des maraîchères, des viticultrices, des éleveuses ou encore des employées agricoles. En Suisse, près d'une exploitation sur trois est dirigée par une femme.

Bertrand Carlier est allé à leur rencontre dans leur environnement professionnel. Ces femmes partagent "le même engagement" pour une agriculture locale, souligne l'Office de promotion des produits agricoles de Genève (OPAGE).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

L'heure de vérité pour le logiciel américain des hôpitaux vaudois

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A ne pas confondre avec le DEP (dossier électronique du patient), le DPI (dossier patient informatisé) est un outil interne aux établissements, permettant le suivi médical des patients (photo symbolique). (© Keystone/CHRISTIAN BEUTLER)

C'est l'un des grands dossiers qui attend le Grand Conseil vaudois en cette fin août: les députés vont débattre, dès mardi, du remplacement du dossier patient informatisé (DPI) du CHUV et de onze établissements de la Fédération des hôpitaux vaudois informatique (FHVI). Le choix du logiciel de la société américaine Epic et son financement - plus de 200 millions - sont contestés.

A ne pas confondre avec le DEP (dossier électronique du patient), le DPI est un outil interne aux établissements, permettant le suivi médical des patients. Or le logiciel utilisé par le CHUV et les onze autres hôpitaux arrive en fin de vie.

Pour le remplacer, c'est Epic, leader du marché et déjà présent dans d'autres hôpitaux suisses (Zurich, Berne, Lucerne), qui a été retenu. Ce choix a d'abord dû être validé par le Tribunal fédéral après les recours de l'autre entreprise qui avait répondu à l'appel d'offres, la société genevoise Kheops.

Il revient désormais au Grand Conseil de se prononcer lors de débats dont l'issue s'annonce incertaine. Publié juste avant la pause estivale, le rapport de commission recommande d'entrer en matière, mais à une courte majorité, tandis que deux rapports de minorité critiquent le choix d'Epic et évoquent "une erreur stratégique majeure."

Risque de dépendance

La question de la souveraineté numérique figure au coeur des inquiétudes. Se rendre "dépendant" d'une entreprise américaine constitue "un véritable risque", estime Aurélien Demaurex, signataire d'un des deux rapports de minorité, interrogé par Keystone-ATS. Il appelle à "ouvrir les yeux" dans un monde qui, géopolitiquement, a changé. Et de rappeler notamment l'existence du "Cloud Act", qui permet aux autorités américaines d'exiger les données d'une entreprise sise aux Etats-Unis.

Le député des Vert'libéraux regrette que "des solutions locales" n'aient pas été suffisamment prises en compte, citant en exemple celle développée par les HUG à Genève en collaboration avec l'Hôpital du Valais. "Le canton de Vaud, qui se vante de faire partie de la Health Valley lémanique, a toutes les compétences sur place. Et pourtant, on préfère choisir une solution avec laquelle on n'aura aucun contrôle", critique-t-il.

Aurélien Demaurex juge aussi que si la solution d'Epic peut éventuellement convenir à un hôpital de la taille du CHUV, elle serait "disproportionnée et très coûteuse" pour les autres établissements de la FHVI.

Faire confiance

Rapporteur pour la majorité de la commission, Nicolas Suter reconnaît que ces questions sont légitimes. Mais il estime que les avantages d'Epic, notamment pour standardiser les procédures entre hôpitaux, doivent l'emporter sur ses inconvénients.

"Nous aurions aimé avoir des solutions suisses, mais elles ne sont actuellement pas prêtes", relève-t-il. Dans un marché où il existe "peu d'alternatives", Epic a le mérite d'offrir un logiciel "prêt à être utilisé", sans nécessité de développement à l'interne, ajoute-t-il. Le chef du groupe PLR note aussi que si Epic est une société américaine, les données seront hébergées en Suisse, et donc soumises au droit helvétique.

M. Suter insiste également sur la complexité du dossier et la nécessité de faire confiance aux personnes qui sont intervenues dans le choix d'Epic. "La commission a auditionné de nombreux spécialistes, y compris des détracteurs à Epic. Au final, une majorité s'est laissé convaincre que ce logiciel était un bon choix", résume-t-il.

Financement contesté

Nicolas Suter et Aurélien Demaurex se rejoignent sur le fait que les débats devraient être animés en plénum. Et que les positions devraient échapper à l'habituel clivage droite-gauche, surtout sur la question de la souveraineté numérique.

A noter que le financement d'Epic sera aussi contesté. Le plan initial du Conseil d'Etat prévoit un crédit d'investissement de 50 millions de francs, auquel s'ajoute un crédit de 104,5 millions pour le CHUV et des garanties d'emprunt jusqu'à 53,1 millions pour les établissements de la FHVI.

Ce montage pourrait toutefois être remanié par un amendement, accepté par la commission. Il propose d'affecter une tranche de la BNS de 63 millions afin d'alléger la charge supportée par les hôpitaux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Sept morts dans une collision en Grande-Bretagne

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La police des polices britanniques (IOPC), qui a ouvert une enquête, a évoqué une course-poursuite, sans donner plus de détails (archives). (© KEYSTONE/AP Sky News)

Sept personnes, dont deux policiers, sont mortes samedi dans le nord-est de l'Angleterre lors d'une collision entre un véhicule roulant à contresens et une voiture de police, a annoncé la police locale. Les occupants des deux véhicules sont tous morts sur le coup.

L'accident s'est produit peu après 02h00 du matin GMT près de Middlesbrough (nord-est).Selon la police de Cleveland, une Volkswagen circulant à contresens est entrée en collision avec un véhicule de police qui roulait, lui, dans le sens normal de circulation.

Deux policiers se trouvaient à bord du véhicule des forces de l'ordre et cinq personnes dans l'autre voiture. Tous sont morts sur le coup. Les circonstances exactes ayant conduit la Volkswagen à emprunter l'autoroute dans la mauvaise direction ne sont, pour l'heure, pas connues.

La police des polices britanniques (IOPC), qui a ouvert une enquête, a évoqué une course-poursuite, sans donner plus de détails.

Plus d'une dizaine d'ambulances ont été déployées sur les lieux du drame.

Contresens

Cet incident survient dans un contexte d'inquiétude grandissante concernant les conduites à contresens sur les voies rapides britanniques et irlandaises.

Plus tôt cette semaine, le chef de la police irlandaise Justin Kelly avait tiré la sonnette d'alarme après deux accidents similaires près de Dublin, dont l'un a fait cinq morts, avertissant que certains jeunes s'engageaient délibérément à contresens sur les autoroutes, un phénomène alimenté par les réseaux sociaux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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