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Politique

Sondage : oui à la loi Covid et aux soins infirmiers

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Pour la deuxième fois cette année, les Suisses vont voter sur la loi Covid le 28 novembre. Ils l'avaient déjà fait le 13 juin en l'approuvant à 60,2%. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Sept semaines avant les votations fédérales du 28 novembre, les Suisses disent oui à 63% à la loi Covid, selon un sondage de Tamedia. L'initiative sur les soins infirmiers serait acceptée à 82% tandis que la désignation des juges serait refusée (48%).

La loi Covid-19 (certificat, cas de rigueur, assurance chômage, accueil extra-familial pour enfants, acteurs culturels, manifestations) bénéficie actuellement d'un soutien clair, dont le niveau est comparable à celui obtenu lors de la dernière votation sur le même sujet le 13 juin dernier, peut-on lire dans le premier sondage 20 Minuten/Tamedia jeudi.

La loi est soutenue par une nette majorité (63% disent oui et 35% non). Les hommes sont plus favorables au projet de loi que les femmes.

A l'exception des partisans de l'UDC, ceux de tous les partis sont favorables au projet de loi. L'enquête montre donc un net clivage entre l'électorat de l'UDC et celui des autres formations politiques.

Sinon, la loi Covid trouve des majorités partout, même si la tranche d'âge la plus jeune est la plus critique. Le soutien est plus faible à la campagne qu'en ville.

Survivre à l'hiver

Si l'on regarde les arguments, près de la moitié des partisans disent que la loi est essentielle pour survivre à l'hiver, sans doute lié à une hausse des cas de Covid. Un quart affirme que la loi et le certificat empêcheront de nouvelles fermetures.

Du côté des opposants, la majorité d'entre eux rejette la loi Covid-19 parce qu'elle discrimine les personnes non vaccinées et les exclut de la vie publique, ce qui crée des tensions dans la société.

Soins infirmiers : soutien "inhabituel"

Concernant l'initiative populaire "Pour des soins infirmiers forts (initiative sur les soins infirmiers)", même si le pourcentage est "exceptionnellement haut", la forte proportion de réponses "plutôt oui" suggère que le processus de formation de l'opinion n'est pas très avancé. Sans oublier que les taux d'approbation des initiatives diminuent généralement au cours de la campagne.

Tandis que 82% auraient voté en faveur de la proposition, 11% l'auraient rejetée et 7% n'ont pas encore indiqué leurs intentions de vote.

Actuellement, la proposition bénéficie du soutien de tous les partis politiques, toutefois plus marqué à gauche. Cependant, le niveau important de soutien parmi les électeurs du centre et de droite est également frappant. En outre, l'enquête ne montre pratiquement aucune différence entre l'électorat urbain et rural.

L'argument le plus fréquemment cité par les partisans est que la pandémie a mis à mal le personnel soignant. Le secteur des soins a besoin d'améliorations rapides pour garantir la qualité du système de santé.

Parmi les opposants, on pense que d'autres secteurs professionnels souffrent également d'une pénurie de travailleurs qualifiés. Et que le contre-projet du Parlement qui prévoit un renforcement de la formation résoudrait le problème plus rapidement.

Juges fédéraux : texte peu connu

Les Suisses vont encore se prononcer sur l'initiative populaire "Désignation des juges fédéraux par tirage au sort (initiative sur la justice)". Avec cette proposition, les plus hauts juges de Suisse ne seraient plus élus par les partis, mais filtrés par un comité d'experts puis tirés au sort.

Actuellement, 48% voteraient en faveur et 33% contre. Cependant, le texte semble être peu connu : la proportion d'électeurs indécis, un sur cinq, est très élevée, selon les personnes qui ont réalisé le sondage.

La proposition n'est soutenue que par les sympathisants des partis de gauche et des Vert'libéraux. Les opposants se trouvent principalement dans le camp du centre-droit.

Parmi les personnes favorables à l'initiative, un peu moins des deux tiers d'entre eux déclarent que les juges devraient être indépendants des partis politiques. Et environ un quart sont d'avis que le Tribunal fédéral et le Parlement sont trop interdépendants, "ce qui devrait changer".

Les opposants au projet de loi estiment pour leur part que la procédure de tirage au sort ne permettrait pas d'élire les personnes les plus capables - ce qui affaiblirait la confiance dans le système judiciaire.

L'enquête se base sur 15'374 réponses, dont 12'351 en Suisse alémanique, 2683 de Suisse romande et 340 du Tessin. La marge d'erreur est de 1,2%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Près d'un millier d'étudiants pro-palestiniens défilent à Lausanne

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Près d'un millier d'étudiants et sympathisants de la cause palestinienne ont défilé samedi dans les rues de Lausanne dans le cadre d'une manifestation nationale. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Après avoir occupé les universités et hautes écoles du pays, pas loin d'un millier d'étudiants et sympathisants pro-palestiniens ont pris la rue samedi après-midi à Lausanne. Leur revendication est toujours la même: un boycott académique des universités israéliennes.

La manifestation a débuté vers 15h00 sur la place de la Riponne au son d'un "Viva, viva Palestina", scandé par une militante et repris par quelque 800 participants, selon un décompte de Keystone-ATS. Des étudiants de l'Université de Lausanne, de l'EPFL et des autres universités romandes ont pris tour à tour la parole.

Entre les halls occupés des universités et les rues lausannoises, leurs revendications n'ont pas changé. Ils exigent toujours un "arrêt immédiat de toutes les collaborations académiques en cours" entre les institutions suisses et israéliennes. Les étudiants ont également dénoncé les pressions et intimidations de leurs rectorats respectifs, soulignant que "c'est la lutte, la solution".

Munis de drapeaux palestiniens, drapés de keffieh, les militants - 1500 selon les organisateurs, 700 selon la police - ont ensuite défilé au centre-ville. "Palestinians lives matter", "En Palestine, c'est l'humanité qu'on assassine","Israël criminel, les unis complices", pouvait-on lire sur des pancartes.

Lausanne plutôt que Berne

Les militants ont ponctué leur trajet de slogans tels que "Free free Palestine", "From the river to the sea Palestine will be free". Ils ont également invité les passants à les "rejoindre" plutôt que de les "regarder".

La manifestation s'est déroulée "dans le calme et dans une atmosphère bon enfant", selon un porte-parole de la police de Lausanne. Nationale, elle aurait dû se dérouler à Berne, mais la coordination estudiantine pour la Palestine a indiqué ne pas avoir reçu d'autorisation dans la capitale. Elle s'est alors tournée vers Lausanne, où le rassemblement a été autorisé.

Mouvement international

Parti mi-avril des campus américains, le mouvement estudiantin contre l'offensive israélienne dans la bande de Gaza est arrivé en Suisse le 2 mai avec une première occupation à l'Université de Lausanne. Il s'est ensuite propagé dans le pays, dans les universités de Genève, Fribourg, Neuchâtel, Berne et Bâle, ainsi que dans plusieurs autres hautes écoles.

Ces occupations, désormais presque toutes achevées, ont suscité des tensions et, par endroits, la police a dû intervenir pour déloger les étudiants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Actifs russes pour Kiev: le G7 "progresse", vise un accord en juin

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"Des progrès ont été accomplis", a commenté l'hôte de la réunion, le ministre italien de l'Economie Giancarlo Giorgetti (à droite sur la photo). (© KEYSTONE/AP/Antonio Calanni)

Les grands argentiers du G7 réunis à Stresa en Italie ont noté samedi des "progrès" dans leurs pourparlers sur l'utilisation des intérêts des actifs russes gelés. Ils ont jeté les bases en vue d'un accord mi-juin au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement.

"Des progrès ont été accomplis", a commenté l'hôte de la réunion, le ministre italien de l'Economie Giancarlo Giorgetti, saluant devant la presse "la forte prise de position politique" de tous les pays du G7.

"L'accord trouvé est un accord politique", a déclaré M. Giorgetti, reconnaissant toutefois que subsistaient "des problématiques importantes de caractère technique et juridique" à résoudre d'ici le sommet des dirigeants des pays du G7 dans les Pouilles.

"Nous progressons dans nos discussions sur les moyens potentiels d'anticiper les bénéfices extraordinaires provenant des actifs souverains russes immobilisés au profit de l'Ukraine, conformément au droit international et à nos systèmes juridiques respectifs", ont déclaré les ministres selon un projet de communiqué final obtenu par l'AFP.

"Dans la bonne direction"

L'objectif est selon eux "de présenter à nos dirigeants, avant le sommet dans les Pouilles en juin, des options permettant d'apporter un soutien financier supplémentaire à l'Ukraine".

"Nous allons dans la bonne direction", s'est félicité le ministre ukrainien des Finances Serguiï Martchenko, interrogé par l'AFP. "J'espère qu'au cours du sommet des dirigeants en juin une décision sera prise", a ajouté le ministre qui a assisté à la séance du G7 consacrée à l'Ukraine.

Les ministres du G7 n'ont toutefois pas arrêté un montant ou un mécanisme spécifique permettant de lever des fonds pour l'Ukraine grâce aux futurs intérêts générés par les 300 milliards d'euros d'avoirs de la Banque centrale de Russie gelés par le G7 et l'Europe.

Ces actifs se trouvent surtout dans l'Union européenne car 185 milliards d'euros ont été gelés par Euroclear, un organisme international de dépôts de fonds établi en Belgique.

Premier pas

Les pays de l'Union européenne ont fait un premier pas en adoptant début mai un accord pour saisir les revenus provenant des avoirs de la Russie gelés afin d'armer l'Ukraine, une manne représentant entre 2,5 et 3 milliards d'euros par an.

Les Etats-Unis veulent toutefois aller plus loin et ont mis la pression sur les pays du G7 pour se rallier à un méga-prêt d'environ 50 milliards de dollars garanti par les futurs intérêts générés par les actifs russes immobilisés.

Mais de nombreuses questions à clarifier persistent, comme le partage du risque entre les Etats-Unis et l'Europe, l'inconnue de l'évolution des taux d'intérêt où encore le fait de savoir qui émettra la dette. Et un accord sur un montant de cette ampleur semble encore lointain.

M. Giorgetti s'est montré cependant confiant quant aux chances d'arriver à un accord au sommet du G7: "il y a une ferme détermination à trouver une solution", "il faut être optimiste" et "ne pas baisser les bras face aux difficultés".

Outre les Etats-Unis et l'Italie qui préside le groupe cette année, le G7 comprend le Japon, le Canada, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne.

Les grands argentiers des sept pays les plus riches du monde ont réaffirmé que les actifs souverains de la Russie "resteront immobilisés jusqu'à ce que la Russie paie pour les dommages qu'elle a causés à l'Ukraine".

D'où la perspective que les actifs russes puissent générer des bénéfices pendant encore longtemps.

"Accroître les sanctions contre Moscou"

L'idée de l'administration Biden est aussi d'assurer une aide durable à l'Ukraine avant un éventuel retour de Donald Trump à la Maison Blanche, à l'issue de la présidentielle de novembre.

Les Etats-Unis avaient proposé en février que les pays du G7 saisissent purement et simplement les avoirs gelés, idée à laquelle ils ont ensuite renoncé en raison des réticences de leurs alliés, inquiets de la création d'un dangereux précédent juridique et des représailles de la Russie.

Mais même le seul recours aux bénéfices tirés des actifs russes risque d'entraîner une riposte russe, redoute Jean-Paule Castagno, avocate spécialisée en droit international du cabinet Orrick.

"Dans la mesure où la Russie considérerait l'utilisation des bénéfices des actifs immobilisés en Europe comme du 'vol', il est très probable qu'elle se retournera contre des groupes occidentaux encore présents sur son territoire national", explique-t-elle à l'AFP.

Le président russe Vladimir Poutine est d'ailleurs déjà passé à l'acte en signant jeudi un décret autorisant la confiscation en Russie d'actifs appartenant aux Etats-Unis ou aux personnes leur étant "associées".

Outre leurs progrès sur le dossier des actifs russes, les ministres du G7 se sont dits samedi "déterminés à accroître les sanctions financières et économiques" contre Moscou, notamment en "continuant à cibler ses revenus énergétiques".

Les échos du conflit à Gaza sont arrivés à Stresa, où le G7 Finances a appelé Israël à "garantir" les services bancaires aux banques palestiniennes, pour éviter le blocage de transactions vitales en Cisjordanie occupée.

Enfin, les tensions commerciales avec la Chine ont conduit le G7 à "envisager de prendre des mesures" face aux "surcapacités" de production de Pékin, qui inonde les marchés occidentaux de produits subventionnés à bas prix.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Politique

Le Parc naturel du Jorat (VD) a été officiellement inauguré

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Le conseiller fédéral Albert Roesti pose avec le conseiller d'Etat vaudois Vassilis Venizelos et la conseillère municipale de la ville de Lausanne Natacha Litzistorf, entourés des Brigands du Jorat. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Parc naturel du Jorat, sur les hauts de Lausanne, a été officiellement inauguré samedi en présence du conseiller fédéral Albert Rösti, du conseiller d'Etat vaudois Vassilis Venizelos et du syndic de Lausanne Grégoire Junod. Il avait obtenu son label en mai 2021.

C'est l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) qui l'a estampillé "Parc d'importance nationale" et ce pour une durée de dix ans. Le Parc naturel du Jorat (PNJ) est le deuxième parc périurbain de Suisse après celui du Sihlwald à Zurich. Il offre près de 40 km de sentier au public.

Le ministre de l'environnement et de l'énergie a dit son "grand plaisir de pouvoir célébrer cette inauguration". Ce parc est "un excellent exemple de la manière dont la protection du territoire et la promotion des énergies renouvelables peuvent aller de pair", a déclaré M. Rösti, en faisant allusion au parc éolien EolJorat.

Ce PNJ est "un moyen de nous reconnecter à la nature, alors que deux tiers de la population vaudoise vit dans une agglomération urbaine", a pour sa part affirmé M. Venizelos.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Centre: Gerhard Pfister dénonce l'explosion des coûts de la santé

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Le président du Centre Gerhard Pfister (au centre) a été accueilli à Arbedo Castione par les élus fédéraux tessinois Fabio Regazzi et Giorgio Fonio. (© KEYSTONE/TI-PRESS/Maria Linda Clericetti)

Le président du Centre Gerhard Pfister a dénoncé samedi l'explosion des coûts de la santé et la "discrimination" qui frappe les couples mariés en matière d'AVS. Il a également pris position sur les défis politiques auxquels la Suisse est actuellement confrontée.

S'exprimant devant les délégués de son parti réunis à Arbedo (TI), le Zougois a estimé que l'initiative du Centre pour un "frein aux coûts" de la santé, soumise en votation le 9 juin, "a de bonnes chances": "La population estime que le système de santé est désormais incapable de se réformer de lui-même", a-t-il dit dans un discours musclé prononcé dans les trois langues nationales.

Il a rappelé que le comparateur en ligne Comparis anticipe une hausse des primes de 6% en moyenne pour cette année, soit bien au-dessus de la moyenne de 3,8% qui avait longtemps prévalu. "Des mesures ciblées permettraient d'économiser jusqu'à six milliards de francs par année et ceci sans perte de qualité", a-t-il relevé.

Le président du Centre a également rappelé que la votation du 9 juin portera aussi sur "l'initiative d'allègement des primes" du PS. "Pour notre parti, l'initiative va trop loin, mais il est clair que les réductions de primes sont importantes pour l'équilibre social, nous soutenons donc le contre-projet indirect du Conseil fédéral", a-t-il dit.

Discrimination à supprimer

Gerhard Pfister s'est aussi prononcé sur la "discrimination" des couples mariés en matière d'AVS, ceux-ci recevant au maximum 150% du montant total alors que les couples non mariés reçoivent deux rentes entières. "Notre initiative veut enfin supprimer cette discrimination".

Le conseiller national zougois a encore évoqué les défis sociaux et politiques "énormes" auxquels la Suisse est actuellement confrontée. Il a assuré que son parti "est prêt à relever ces défis, dans les domaines de la politique de sécurité, de l'immigration, de l'énergie et de nos relations avec l'UE, en proposant des solutions constructives".

Gerhard Pfister a pris la parole après le discours de bienvenue du conseiller national Giorgio Fonio, vice-président de la section tessinoise du Centre. Il a rappelé que l'assemblée des délégués se tient au Tessin, "d'une part sur la proposition des sections du Tessin et des Grisons pour modifier le nom du parti en italien et en romanche et d'autre part parce que le parti tessinois a récemment obtenu d'excellents résultats aux élections communales" d'avril.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'UDC lance une initiative "pour la protection des frontières"

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L'UDC a annoncé samedi à Bâle le lancement d'une initiative "pour la protection des frontières" pour mettre fin "aux abus de l'asile". (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'UDC lance une initiative "pour la protection des frontières". "En protégeant nos frontières, nous protégeons notre patrie", a déclaré samedi son président Marcel Dettling, en ouverture de l'assemblée extraordinaire du parti à Bâle.

L'initiative, présentée aux délégués par le conseiller national zougois Thomas Aeschi, prévoit que les personnes qui entrent en Suisse soient systématiquement contrôlées aux frontières. Si cette mesure n'est pas compatible avec un accord international, le Conseil fédéral doit le renégocier. Si la négociation n'aboutit pas, la Suisse doit alors dénoncer cet accord.

L'initiative stipule que l'entrée et l'asile ne seront pas accordés à des personnes arrivant en Suisse par un pays tiers sûr. Le texte prévoit aussi que le Conseil fédéral puisse fixer un contingent de 5000 procédures d'asile par année au maximum.

Le lancement de l'initiative a été accepté à l'unanimité des délégués présents.

Accords de Schengen et Dublin

La mise en oeuvre de l'initiative serait en contradiction avec les accords de Schengen et Dublin. Le peuple et les cantons ont approuvé l'association à ces accords en 2005. Ces accords, entrés en vigueur il y a 15 ans, concernent la libre circulation des personnes et le domaine de l'asile. L'espace Schengen compte actuellement 29 Etats membres.

"Nous avons perdu depuis longtemps le contrôle de nos frontières. Nous ne savons plus qui entre dans notre pays", a lancé Marcel Dettling. "Les frontières ne sont plus protégées" et "le chaos de l'asile se poursuit sans relâche" et s'accompagne d'une hausse de la criminalité.

"A la population d'agir"

Les autres partis au Parlement "empêchent nos solutions et ne font rien pour remédier au chaos de l'asile, c'est maintenant à la population d'agir", a déclaré Marcel Dettling. C'est pour cette raison que le parti lance l'initiative populaire "stop aux abus en matière d'asile (initiative pour la protection des frontières)".

Un important dispositif policier était visible tout autour du Centre des congrès de la Foire de Bâle où se déroulait l'assemblée extraordinaire de l'UDC. Un groupe d'une vingtaine de personnes a protesté devant le bâtiment avec des banderoles critiquant la politique migratoire de l'UDC.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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