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Suisse

Les cas de cancer en augmentation, mais la mortalité diminue

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Le cancer du poumon entraîne 3200 décès par année, ce qui en fait la principale cause de décès dus au cancer en Suisse (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le risque de mourir du cancer est en baisse en Suisse chez les hommes comme chez les femmes. Le nombre de cas et les décès sont toutefois en augmentation en raison du vieillissement de la population.

De manière générale, le risque de développer un cancer diminue chez les hommes et reste stable chez les femmes, indique le rapport 2021 sur le cancer en Suisse, publié jeudi. C'est la troisième édition de ce bilan établi par l'Office fédéral de la statistique (OFS), l'Organe national d'enregistrement du cancer et le Registre du cancer de l'enfant.

Ce rapport analyse les années 2013 à 2017. Durant cette période, environ 23'100 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués chaque année chez les hommes et 19'650 chez les femmes. Par rapport aux cinq années précédentes, ces chiffres correspondent à une hausse d'environ 3350 cas, hommes et femmes confondus.

Vieillissement de la population

Selon, les estimations, le nombre de nouveaux cas devrait atteindre 48'000 environ en 2021, soit 26'000 au sein de la population masculine et 22'000 dans la population féminine. La hausse est due principalement à la forte progression du nombre de personnes âgées, note l'OFS.

L’augmentation du nombre de cas n'est pas liée à une augmentation du risque de développer un cancer, lequel est resté pratiquement inchangé chez les femmes et a même légèrement baissé chez les hommes entre 2003 et 2017.

Au cours des deux dernières décennies, le taux d'incidence annuel moyen a augmenté de 0,8% chez les garçons et les adolescents et de 1,4% chez les filles et les adolescentes. Dans le même temps, les taux de mortalité ont baissé dans ces classes d'âge grâce aux progrès thérapeutiques.

Quatre types de cancer dominent

Chez les hommes, le cancer de la prostate, le cancer du poumon et le cancer colorectal représentent 50,3% des nouveaux cas enregistrés chaque année. Chez les femmes, 51,1% des nouveaux cas sont imputables au cancer du sein, au cancer du poumon ou au cancer colorectal.

Les autres types de cancer représentent tous moins de 7% des nouveaux cas annuels. Chez les enfants, les cancers les plus fréquents sont les leucémies, les tumeurs cérébrales et les tumeurs se développant à partir de tissu embryonnaire immature.

De 2013 à 2017, environ 9400 hommes et 7650 femmes sont décédés du cancer en moyenne chaque année. En Suisse, la part des décès imputables au cancer est ainsi de 30% pour les hommes et de 23% pour les femmes.

Chez les hommes, 21% de ces décès sont dus au cancer du poumon, 14% au cancer de la prostate et 10% au cancer colorectal. Chez les femmes, 18% sont causés par le cancer du sein, 16% par le cancer du poumon et 10% par le cancer colorectal.

Chez les enfants, la plupart des décès sont dus à une leucémie ou à une tumeur cérébrale. Au total, le cancer du poumon entraîne 3200 décès par année, ce qui en fait la principale cause de décès dus au cancer.

Baisse du risque d'un tiers en 30 ans

De 1988 à 2017, les taux de mortalité liée au cancer ont diminué en moyenne de 28% chez les femmes et de 39% chez les hommes. Cela signifie que les femmes ont aujourd'hui un risque de mourir du cancer réduit d'un tiers par rapport aux femmes du même âge il y a 30 ans. Chez les hommes, cette baisse est encore plus importante.

Durant la période 2013-2017, le taux de survie à cinq ans a atteint 64% chez les hommes et 67% chez les femmes tous types de cancer confondus. Cela représente une hausse de 3% pour les deux sexes par rapport à la période de 2003 à 2007. Le taux de survie à cinq ans dépasse même 85% chez les enfants.

Comparée à neuf pays européens, la Suisse présente, pour tous les cancers réunis, un taux d'incidence faible. Quant au taux de mortalité, elle affiche le deuxième plus bas pour les hommes et le plus bas pour les femmes, et elle se place en milieu de classement pour ce qui est du taux de survie à cinq ans.

Peu de services de suivi

Dans un communiqué, la Ligue contre le cancer a déploré que la Stratégie nationale contre le cancer approuvée par la Confédération et les cantons se soit achevée l'an dernier sans aucun plan pour la suite. Elle note également que le système de santé suisse propose peu de services de suivi coordonnés au terme de la phase de traitement.

La Ligue comble cette lacune en proposant un éventail varié d'offres gratuites de conseil et de cours aux personnes qui vivent avec un cancer ou qui ont la maladie derrière elles. Elle propose aussi un soutien pour se réinsérer sur le marché du travail. En effet, une personne sur cinq perd son emploi dans les cinq ans qui suivent le diagnostic.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Pas de millionnaire au tirage du Swiss Loto

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Lors du prochain tirage du Swiss Loto samedi, 5,7 millions de francs seront en jeu (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante du Swiss Loto mercredi soir. Pour empocher le gros lot, il fallait cocher les numéros 16, 19, 30, 34, 36 et 38. Le numéro chance était le 1, le rePLAY le 1 et le Joker le 259474.

Lors du prochain tirage samedi, 5,7 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande.

https://jeux.loro.ch/games/swissloto/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le festival bernois du Gurten attire les foules sous le soleil

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La chanteuse biennoise Naveni a ouvert mercredi après-midi le festival du Gurten sur la scène dédiée aux artistes suisses. (© Miriam Abt / Keystone-SDA)

Premières files d'attente devant le funiculaire du Gurten et bières en abondance: le Festival du Gurten de Berne a lancé sa 41e édition mercredi. D'ici samedi, les organisateurs s'attendent à accueillir jusqu'à 80'000 festivaliers.

Si les places à l'ombre étaient rares mercredi sur la colline du sud de la ville qui accueille l'événement, la jauge limite n'était pas encore atteinte. A l'exception de vendredi, il est encore possible d'acheter des billets pour la journée.

Sur les 135 concerts prévus, c'est l'auteure-compositrice-interprète Naveni, originaire de Bienne, qui a ouvert les feux. Sa musique soul s'est emparée de la Waldbühne, scène réservée aux créateurs de musique suisses.

Cette même scène devrait être particulièrement prisée jeudi soir, lorsque la superstar de Bienne Nemo interprétera sa chanson "The Code". Ce titre lui a valu de gagner en mai le concours eurovision de la chanson à Malmö en Suède.

Chaleur au menu

La soirée de mercredi sera elle rythmée par deux têtes d'affiche du festival: le rappeur britannique Stormzy et le hip-hopper reggae allemand Peter Fox. Parmi les autres artistes annoncés: le musicien afrobeat Burna Boy, le duo électro Justice et la pop star canadienne Nelly Furtado.

Face aux températures chaudes annoncées ces prochains jours, le festival a élaboré des mesures, a indiqué la porte-parole du festival Lena Fischer. Parmi celles-ci, le recours à des parasols et la distribution d'eau en cas de fortes chaleurs. Mais elle a aussi rappelé que "sur le Gurten, il fait toujours quelques degrés de moins qu'en ville"!

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Festival du film de Locarno fait un saut à Lausanne

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Giona Nazzaro, le directeur artistique du festival du film de Locarno, a ouvert un open air d'une semaine à Lausanne mardi soir. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

A trois semaines du début du Festival de Locarno, des films sont à voir sur la Piazza Picola à Lausanne. Giona Nazzaro, le directeur artistique du rendez-vous tessinois, a fait le déplacement dans la capitale vaudoise, l'occasion d'évoquer la prochaine édition.

Depuis trois ans, Giona Nazzaro vient à Lausanne lancer un open air sur l'esplanade du quartier des arts, Plateforme 10. Mardi soir, 425 personnes, selon un porte-parole, ont pu voir "The Old Oak", un film du cinéaste britannique Ken Loach.

"Voir ou revoir un film, ce n'est pas le luxe d'une minorité bourgeoise. C'est l'idée que la culture, la rencontre et le dialogue nous permettent d'éviter de faire la guerre", a dit le directeur artistique à Keystone-ATS.

Pas de blockbuster cette année

A Locarno, la menace d'une nouvelle grève à Hollywood, qui avait pesé l'an dernier sur le festival, semble s'éloigner. L'absence de blockbuster cette année sur la Piazza Grande n'a pas de lien, souligne-t-il. "Il sort moins de grands films américains, sur qui repose tout le poids de l'industrie, surtout pendant l'été."

L'échec commercial du dernier film de George Miller "Furiosa" a créé la panique à Hollywood. Le prequel de "A Quiet Place" a ensuite bien marché. Suivi d'un nouvel échec, celui d' "Horizon"de Kevin Costner. La deuxième et la troisième partie vont du reste sortir directement en streaming.

"On partage des enthousiasmes"

L'édition 2024 est la première depuis l'arrivée de Maja Hoffmann à la présidence du festival. "On partage des enthousiasmes", a résumé Giona Nazzaro tout en soulignant qu'elle laisse la même autonomie à la direction artistique qu'auparavant.

"Quand j'ai essayé de convaincre le réalisateur britannique Ben Rivers de venir à Locarno, je l'ai tenue au courant de nos échanges. Elle a été ravie d'apprendre que le cinéaste chinois Wang Bing avait donné son feu vert. Sachant que j'avais envie de faire venir le réalisateur mexicain Alfonso Cuaron, elle lui en a parlé lors d'une rencontre à Londres."

Locarno fait la part belle aux films suisses cette année, avec une quarantaine qui ont été retenus. "Der Spatz im Kamin" ("Le moineau dans la cheminée") du réalisateur bernois de 42 ans Ramon Zürcher concourt en compétition internationale pour un Léopard d'Or, avec seize autres cinéastes.

Quatre films suisses seront projetés sur la Piazza Grande, dont, hors sélection, les premières suisses de deux longs métrages romands dévoilés à Cannes en mai dernier, "Sauvages" de Claude Barras et "Le Procès du chien" de Laetitia Dosch.

Effervescence et résistance

Pour Giona Nazzaro, le cinéma suisse vit un moment d'effervescence particulier : "De nombreux films tournés en Suisse ont l'ambition d'être vus par un public international et y parviennent".

L'an dernier, le Festival de Locarno avait primé un film iranien "Critical Zone" du réalisateur Ali Ahmadzadeh. Autre film iranien découvert sur la Croisette, "Les Graines du figuier sauvage", de Mohammad Rasoulof, sera projeté cette année en plein air : "Dans le cinéma iranien, il y a évidemment une nécessité. Il donne à voir cette force de résistance quand la liberté manque".

Plusieurs premiers films de réalisatrices

Si on revient à la sélection officielle, la moitié des films retenus ont été réalisés par des femmes, dont quatre premières oeuvres, le résultat d'un choix volontariste. "Il y a un déséquilibre structurel, que l'industrie du cinéma et de l'audiovisuel devrait affronter d'une façon non idéologique. Car ce n'est pas quelque chose qu'on peut ressoudre avec des conférences, avec des séminaires."

En choisissant plusieurs premiers films de réalisatrices, il s'agit d'une déclaration de principe : "Elles ne devront pas faire un deuxième ou troisième film - souvent plus difficile à réaliser que le premier - pour être en compétition, car elles y sont déjà." Et de citer les films lituanien "Toxic" et libanais "Green Line".

Pour clore cet entretien, Keystone-ATS a demandé au directeur artistique ce qui le réjouit particulièrement lors de cette prochaine édition : "De pouvoir proposer des films de la méga star indienne Shah Rukh Khan comme du cinéaste expérimental américain Stan Brakage (1933-2003). Il rêve que le public de l'un découvre les films du second et vice versa.

La venue de Shah Rukh Khan à Locarno mobilise d'ailleurs déjà ses nombreux fans, ce qui présage d'un casse-tête pour les organisateurs de la manifestation.

Le Festival du film de Locarno se déroule du 7 au 17 août.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Santé

Un implant en hydrogel pour prévenir l'endométriose

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L'implant en hydrogel développé par l'Empa et l'EPFZ pourrait aider les femmes souffrant d'endométriose (photo symbolique). (© KEYSTONE/DPA/ANNETTE RIEDL)

Des scientifiques de l'EPF de Zurich et de l'Empa ont développé un implant en hydrogel qui peut contribuer à prévenir l'endométriose, une maladie qui touche de nombreuses femmes. Cette innovation fait également office de contraceptif.

Environ 10% des femmes souffrent d'endométriose. Les causes exactes de cette maladie ne sont pas encore claires. L'hypothèse est que, pendant les règles, le sang remonte le long des trompes de Fallope et pénètre dans la cavité abdominale. Ce sang contient des cellules de la muqueuse utérine (endomètre) qui se déposent dans la cavité abdominale et peuvent provoquer des inflammations, des douleurs et la formation de tissu cicatriciel.

Les scientifiques présentent dans la revue Advanced Material un implant en hydrogel capable d'occlure avec succès les trompes de Fallope et d'empêcher ainsi les menstruations rétrogrades.

"Nous avons découvert que l'implant devait être constitué d'un gel extrêmement mou qui n'ait pas d'impact sur les tissus et qui ne soit pas traité et rejeté comme un corps étranger", explique Alexandre Anthis, premier auteur de l'étude, cité mercredi dans un communiqué de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) et du Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (Empa).

L'avantage des hydrogels est qu'ils gonflent au contact d'un liquide. Ainsi, ce nouvel implant mesure au départ environ deux millimètres de long. Mais une fois implanté dans les trompes de Fallope via une procédure non chirurgicale utilisant un hystéroscope - un instrument permettant d'inspecter la cavité utérine - l'implant gonfle pour atteindre plus du double de sa taille d'origine.

Nombreuses inconnues sur le long terme

L'hydrogel agit alors comme une barrière contre les spermatozoïdes et le sang. L'implant peut être détruit tout aussi facilement et rapidement, soit avec une lumière UV, soit avec une solution spéciale, de sorte que les patientes n'aient pas à subir une opération invasive et risquée si elles décident d'inverser la procédure.

Selon M. Anthis, l'un des plus grands défis a été de trouver le bon équilibre entre stabilité et dégradabilité. Des expériences ex-vivo ont d'abord été menées sur des trompes de Fallope humaines et animales qui avaient par exemple été retirées dans le cadre du traitement d'un cancer de l'ovaire.

Ensuite, les scientifiques ont testé leur innovation sur un porc vivant. Après trois semaines, l'implant d'hydrogel était toujours en place et ne présentait aucun signe de réaction à un corps étranger. Un brevet a été déposé.

Il est difficile de dire comment l'implant d'hydrogel se comportera à long terme une fois en place dans les trompes de Fallope, en particulier lorsque les receveuses se livrent à des activités physiques intenses comme le sport.

En outre, on ne sait pas encore si le blocage des trompes de Fallope suffit à lui seul à prévenir l'endométriose, nuancent les auteurs. Jusqu'à présent, très peu de recherches ont été menées au point de rencontre entre la science des matériaux, l'ingénierie des procédés et la gynécologie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Les promoteurs de "Sarco" veulent l'utiliser en Suisse en 2024

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"The Last Resort" veut mettre en service la capsule "Sarco" d'ici à la fin de l'année en Suisse (archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

L'organisation "The Last Resort" a confirmé mercredi aux médias qu'elle entendait bien mettre en service la capsule d'aide au suicide "Sarco" en Suisse d'ici à la fin de l'année. Elle n'a annoncé toutefois ni de date ni de lieu.

Face aux journalistes réunis à Zurich, Fiona Stewart, membre fondatrice de l'organisation, a indiqué qu'elle s'attendait à ce que la mini-cabine soit utilisée pour la première fois d'ici à la fin de l'année. Toute précision supplémentaire serait un "manque de respect" pour la personne y faisant appel, a-t-elle ajouté.

Promoteurs sans doutes juridiques

Les avocats de l'organisation sont en contact avec plusieurs cantons, souligne cette dernière, sans préciser lesquels. "The Last Resort" n'a cependant aucun doute juridique, dit Mme Stewart. Ses avocats ont effectué les vérifications nécessaires, selon elle. Les candidats à l'utilisation de la capsule doivent se soumettre à un test psychiatrique.

La NZZ am Sonntag avait annoncé qu'elle allait être mise en service cette semaine en Valais. Lundi, le médecin cantonal valaisan Cédric Dessimoz a interdit l'utilisation de la capsule sur le territoire du canton. Il s'agit d'une mesure préventive dans l'intérêt de la santé publique, a-t-il confié à la RTS. Et d'ajouter que les autorités attendaient des informations plus conséquentes sur l'appareil et sur son usage.

Le Ministère public schaffhousois a émis, lui aussi, des réserves. La représentante de l'organisation d'aide au suicide n'a pas voulu commenter ces points de vue face aux médias.

En Suisse, le suicide assisté est autorisé sous plusieurs conditions dont un encadrement par un médecin. Il doit aussi être désintéressé. En cas d'incitation ou d'aide au suicide pour des motifs égoïstes, cet acte est passible d'une peine allant jusqu'à cinq ans de prison. Le Code pénal ne contient toutefois pas de réglementation précise de l'aide au suicide, indique l'Office fédéral de la santé publique.

"Ni médecin ni médecine"

Le but de "The Last Resort" est de rendre possible "une belle mort", a déclaré Mme Stewart. Pour ce faire, "ni médecin, ni médecine ne sont nécessaires", a estimé le co-président de l'organisation, Florian Willet.

L'organisation fondée il y a quelques mois est financée par des dons privés, indique-t-elle. L'utilisation de la capsule serait aussi autorisée aux personnes qui n'en sont pas membres. Elle coûterait 18 francs par suicide. La fabrication de la capsule, elle, coûte 15'000 euros, selon ses promoteurs.

Encore jamais utilisée

Précédemment, l'inventeur de "Sarco", le médecin australien et militant de l'aide au suicide Philip Nietschke, avait déjà prétendu que son usage était autorisé en Suisse. La capsule n'a toutefois encore jamais été utilisée.

Les organisations d'aide au suicide établies en Suisse, telles qu'Exit ou Dignitas, collaborent avec des médecins. La capsule "Sarco", en revanche, vise à permettre aux personnes souhaitant mourir de le faire en appuyant sur un bouton. Une importante quantité d'azote est alors libérée et supplante l'oxygène. La personne perd conscience après quelques inspirations d'azote et décède après environ 5 minutes, explique Philip Nietschke aux journalistes.

"Pas comparable" avec une exécution

Aux Etats-Unis, de l'azote a été utilisé pour l'exécution d'un condamné à mort. Le procédé a toutefois entraîné une agonie pleine de souffrance. Selon l'inventeur du "Sarco" cependant, ces souffrances sont liées au fait qu'un condamné se bat contre la mort. Il n'en irait pas de même d'une personne qui voudrait mourir.

La capsule a été testée ces douze derniers mois à Rotterdam (Pays-Bas), sans utiliser de cobayes humains ou animaux, a déclaré Fiona Stewart. En cas de mise en service, il serait demandé à la personne qui souhaite mourir si elle a conscience de ce qui arrive si elle appuie sur le bouton.

Seules les personnes en pleine capacité de discernement et de décision entrent en ligne de compte, souligne Mme Stewart. L'âge minimum fixé par l'organisation pour l'usage de la capsule est de 50 ans. Des exceptions sont possibles pour des personnes plus jeunes, si elles souffrent de maladies incurables, estime la représentante de "The Last Resort".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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