Rejoignez-nous

International

La Nouvelle-Calédonie plus calme, mais des quartiers à reconquérir

Publié

,

le

La situation était plus calme vendredi à Nouméa après l'instauration de l'état d'urgence. (© KEYSTONE/AP/Nicolas Job)

Les autorités se sont réjouies vendredi d'un recul des violences en Nouvelle-Calédonie, désormais sous état d'urgence, même si certains quartiers de Nouméa restaient hors de contrôle, au 5e jour des émeutes dues à une réforme électorale contestée.

"L'état d'urgence a permis, pour la première fois depuis lundi, de retrouver une situation plus calme et apaisée dans le grand Nouméa, malgré les incendies d'une école et de deux entreprises", s'est félicité le représentant de l'Etat dans le territoire français du Pacifique Sud.

Depuis lundi, ces violences, les plus graves survenues en Nouvelle-Calédonie depuis la fin des années 1980, ont fait cinq morts, dont deux gendarmes, et des centaines de blessés, selon les autorités.

Le haut-commissaire de la République, Louis Le Franc, a concédé que trois quartiers défavorisés de la plus grande agglomération du territoire, en majorité peuplés de Kanak, restaient aux mains de "centaines d'émeutiers".

"Des renforts vont arriver (...) pour contrôler les zones qui nous ont échappé ces jours derniers", a assuré M. Le Franc à la presse.

Pour l'essentiel de la population de Nouméa, la priorité allait vendredi au ravitaillement, alors que les pénuries menacent.

Devant les rares magasins de Nouméa qui n'ont pas été ravagés par les flammes ou pillés, les files d'attente ne cessaient de s'allonger.

"Pont aérien"

Selon le président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Nouvelle-Calédonie David Guyenne, les violences ont "anéanti" 80% à 90% de la chaîne de distribution commerciale (magasins, entrepôts, grossistes) de la ville.

Le haut-commissaire a promis la mobilisation de l'Etat pour "organiser l'acheminement des produits de première nécessité", ainsi qu'un "pont aérien" entre l'Hexagone et son archipel, séparés de plus de 16'000 km.

De son côté, un responsable de l'hôpital de Nouméa, Thierry de Greslan, s'est alarmé de la dégradation de la situation sanitaire sur le Caillou. "Trois ou quatre personnes seraient décédées hier (jeudi) par manque d'accessibilité aux soins", en raison notamment de barrages érigés dans la ville, a-t-il avancé.

L'Etablissement français du sang (EFS) a annoncé un acheminement de produits sanguins pour répondre à une situation "critique".

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une nouvelle vague de renforts de policiers et de gendarmes est arrivée de l'Hexagone. Le gouvernement a annoncé l'envoi d'un millier d'entre eux pour épauler les 1700 déjà sur place.

L'armée de l'air continuait vendredi d'acheminer des forces de l'ordre, et l'armée de terre a légèrement augmenté sa présence de manière temporaire à la faveur d'une relève, a-t-on appris de source militaire.

Des forces sont déployées pour sécuriser les ports et l'aéroport du territoire, désormais placé sous le régime de l'état d'urgence décrété par le gouvernement mercredi soir, qui permet d'interdire déplacements et réunions ou de procéder à des assignations à résidence.

Jeunes "instrumentalisés"

Le couvre-feu décrété dès mardi entre 18h00 et 06h00 locales (09h00 à 21h00 à Paris) reste en vigueur.

Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a publié une circulaire demandant au parquet "la plus grande fermeté à l'encontre des auteurs des exactions".

Le ministre a aussi indiqué qu'il envisageait de transférer en métropole les "criminels" arrêtés "pour ne pas qu'il y ait de contaminations (...) des esprits les plus fragiles" et pour "assurer la sécurité au sein des établissements pénitentiaires".

Le parquet de Nouméa a ouvert une enquête notamment pour association de malfaiteurs visant "des commanditaires" des émeutes, dont "certains membres de la CCAT", la Cellule de coordination des actions de terrain, ce collectif indépendantiste dans le collimateur du gouvernement.

Le procureur Yves Dupas a mis en cause "ceux qui ont tiré les ficelles, ceux qui ont instrumentalisé certains jeunes dans une spirale de radicalisation violente".

Plus tôt dans la journée, un des membres de la CCAT, Rock Haocas, avait assuré que son organisation "n'a pas appelé à la violence et (...) à la destruction", attribuant les émeutes à une "population majoritairement kanak marginalisée" à Nouméa.

Au total, depuis dimanche, 163 personnes ont été placées en garde à vue, dont 26 ont été déférées devant la justice, selon le parquet.

A Paris, après une nouvelle réunion de crise dans la matinée, le premier ministre Gabriel Attal devait recevoir vendredi en début de soirée à Matignon, avec son ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, les comités de liaison parlementaires sur la Nouvelle-Calédonie.

Après l'annulation d'une visioconférence avec tous les élus calédoniens jeudi, Emmanuel Macron a commencé à échanger avec certains d'entre eux vendredi, mais l'Elysée s'est refusé à en dire plus.

Référé contre le blocage de TikTok

Gérald Darmanin a dénoncé l'ingérence dans la crise de l'Azerbaïdjan, où plusieurs leaders indépendantistes calédoniens se sont déplacés ces derniers mois. Des accusations "infondées", selon Bakou.

D'après un site gouvernemental, les autorités françaises ont détecté sur X et Facebook une "propagation massive et coordonnée" par des "acteurs azerbaïdjanais" de contenus accusant la police de tirer sur des manifestants indépendantistes.

En Nouvelle-Calédonie, le réseau social TikTok, utilisé par les émeutiers, est banni jusqu'à nouvel ordre.

La Ligue des droits de l'homme (LDH) et l'association La Quadrature du Net ont annoncé avoir demandé au Conseil d'Etat la suspension de ce blocage.

Ces émeutes ont déjà causé pour 200 millions d'euros de dégâts, selon des estimations locales. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire réunira les assureurs "la semaine prochaine" afin de "garantir une indemnisation rapide et juste".

La réforme constitutionnelle qui a mis le feu aux poudres a été adoptée par les députés, après les sénateurs, dans la nuit de mardi à mercredi.

Ce texte devra encore être voté par les parlementaires réunis en Congrès, sauf si un accord sur un texte global entre indépendantistes et loyalistes intervient avant.

La réforme élargit le corps électoral aux scrutins provinciaux, cruciaux sur l'archipel. Les partisans de l'indépendance estiment que cette modification va réduire leur poids électoral et marginaliser "encore plus le peuple autochtone kanak".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Biden s'engage à une transition "pacifique et ordonnée" avec Trump

Publié

le

Joe Biden a insisté sur la nécessité de "faire baisser" les tensions politiques. (© KEYSTONE/AP/Susan Walsh)

Le président américain Joe Biden s'est engagé jeudi à une transition "pacifique et ordonnée" avec le président élu Donald Trump.

Le dirigeant démocrate a insisté sur la nécessité de "faire baisser" les tensions politiques, dans un pays à cran lors d'un discours depuis la Maison Blanche, son premier depuis la victoire du républicain à l'élection.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Face au retour de Trump, l'Europe appelée à écrire son histoire

Publié

le

Confronté à l'éclatement de sa coalition, le chancelier Olaf Scholz n'était pas présent à Budapest pour ce sommet de la Communauté politique européenne (CPE). (© KEYSTONE/EPA/TAMAS KOVACS)

Les dirigeants européens ont tenté jeudi à Budapest d'afficher un front uni face au retour fracassant de Donald Trump à la Maison Blanche. Cela même si le siège de l'Allemagne est resté vide en raison de l'aggravation de la crise politique à Berlin.

"Nous avons démontré que l'Europe pouvait prendre son destin en main quand elle était unie", a insisté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

"C'est un moment de l'Histoire, pour nous, Européens, qui est décisif", a de son côté asséné Emmanuel Macron. "Au fond, la question qui nous est posée, voulons-nous lire l'Histoire écrite par d'autres - les guerres lancées par Vladimir Poutine, les élections américaines, les choix faits par les Chinois - ou est ce qu'on veut écrire l'Histoire ?"

Hasard des soubresauts de la politique au sein des 27, le président français a fait ces déclarations en l'absence du dirigeant de l'autre poids lourd du bloc européen : l'Allemagne. Confronté à l'éclatement de sa coalition, le chancelier Olaf Scholz n'était pas présent à Budapest pour ce sommet de la Communauté politique européenne (CPE).

Zelensky en première ligne

Fait notable, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui avait salué mercredi le "succès éclatant" de son "ami" Donald Trump, a opté pour un ton résolument sobre à l'ouverture de "son" sommet, organisé dans le flamboyant stade Puskas Arena, du nom du légendaire joueur de football Ferenc Puskas.

Au lendemain d'un spectaculaire come-back politique qui a sidéré l'Amérique et le monde, une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement se sont réunis dans la capitale hongroise pour ce sommet "CPE", avant un conclave plus restreint avec seulement les 27 membres de l'UE vendredi.

Pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays redoute une chute de l'aide de Washington, la posture du milliardaire américain ne doit pas distendre les liens entre les Etats-Unis et l'Europe.

"Nous espérons que l'Amérique deviendra plus forte. C'est le genre d'Amérique dont l'Europe a besoin. Et une Europe forte est ce dont l'Amérique a besoin. C'est le lien entre les alliés qui doit être valorisé et qui ne doit pas être perdu", a-t-il martelé jeudi devant les dirigeants européens.

Toute concession sur l'Ukraine à Vladimir Poutine serait "inacceptable" pour Kiev et "suicidaire" pour l'Europe, a-t-il martelé.

"Pas préparés à un tel scénario"

Devenir du soutien à l'Ukraine, menace de désengagement militaire, retour en force des droits de douane, enjeux environnementaux : l'arrivée prochaine à Washington de l'imprévisible homme d'affaires, quatre ans après la fin de son premier mandat, place l'UE et les pays qui en sont proches face à des défis vertigineux.

"Les Européens ont vraiment le couteau sous la gorge", résume Sébastien Maillard, de l'Institut Jacques Delors. "Le résultat de cette élection force l'UE à ouvrir les yeux. C'est peut-être dans des situations comme celles-ci que les choses peuvent se faire".

En dépit d'appels répétés ces derniers mois à une plus grande autonomie stratégique européenne, le bloc semble pris de court face à un second mandat qu'il espérait évitable.

"Pour dire les choses clairement, je ne pense pas qu'ils se soient véritablement préparés à un tel scénario", résume Guntram Wolff, du centre de réflexion Bruegel. "Il n'y a pas de plan élaboré sur la marche à suivre, que ce soit au niveau européen ou au niveau franco-allemand."

En matière économique, face au "choc des droits de douane" annoncé, le danger est que chacun aille faire son voyage à Washington.

"Mini-Chine"

Donald Trump, qui comparaît pendant sa campagne électorale l'UE à une "mini-Chine" abusant de son allié américain en accumulant des excédents commerciaux massifs, dit vouloir augmenter les droits de douane sur l'ensemble des produits entrant aux Etats-Unis.

L'objectif de la CPE, initialement imaginée par Emmanuel Macron, est de rassembler beaucoup plus large que l'Union européenne. Au-delà des 27 membres du bloc, une vingtaine de pays ont été invités, des pays aux trajectoires radicalement différentes vis-à-vis de l'UE : des candidats déclarés (et impatients) à l'adhésion, des pays qui savent que la porte leur est fermée pour longtemps et le Royaume-Uni, qui a choisi de la quitter avec fracas.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Israël intensifie ses frappes dans le sud du Liban

Publié

le

De la fumée s'élève au-dessus d'une banlieue sud de Beyrouth mercredi soir après une frappe israélienne. (© KEYSTONE/AP/Bilal Hussein)

Cinq Casques bleus ont été blessés et trois civils tués jeudi par une frappe israélienne dans le sud du Liban. Israël y intensifie ses frappes contre des bastions du Hezbollah, un allié du Hamas palestinien dans la bande de Gaza dévastée par la guerre.

De violentes frappes israéliennes ont visé la banlieue sud de Beyrouth, dont une qui a causé "des dégâts mineurs" dans des bâtiments de l'aéroport international de Beyrouth "mais pas dans le terminal", selon un responsable de l'aéroport. Le trafic aérien n'a pas été perturbé, ont assuré les autorités.

Depuis le 23 septembre, Israël mène une campagne de frappes intenses contre le Hezbollah au Liban, et depuis le 30 septembre une offensive terrestre dans le sud du pays, avec l'objectif de faire revenir chez eux quelque 60'000 habitants du nord d'Israël déplacés par les échanges de tirs transfrontaliers.

Le Hezbollah tire des roquettes sur Israël depuis le 8 octobre 2023, le lendemain du début de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, en soutien au mouvement islamiste palestinien.

Une frappe "de l'ennemi israélien" qui "visait une voiture" à l'entrée de Saïda, la grande ville du sud du Liban située à une quarantaine de kilomètres de Beyrouth, a "provoqué la mort de trois passagers", a indiqué jeudi l'armée libanaise.

Elle s'est produite "au passage d'un convoi de la Force Intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) à un barrage de l'armée", qui contrôle l'entrée nord de Saïda, a-t-elle précisé, faisant état de trois soldats libanais blessés.

Casques bleus blessés

La Finul a déclaré que cinq Casques bleus avaient été "légèrement blessés". Interrogé par l'AFP, Israël n'a pas commenté dans l'immédiat.

Selon l'armée libanaise, les Casques bleus blessés font partie du contingent malaisien de la force onusienne déployée depuis 1978 dans le sud du Liban pour faire tampon avec Israël.

Jeudi, des personnes inspectaient les dégâts sur le site de la frappe près de l'aéroport de Beyrouth, qui a fait "trembler" tout un parking, selon Abou Elie, un chauffeur de taxi sur place au moment du bombardement.

Un photographe de l'AFP a vu un hangar contigu à l'aéroport, très endommagé, par la frappe, intervenue après que le Hezbollah a annoncé mercredi avoir visé une base militaire proche de l'aéroport Ben Gourion, principal aéroport d'Israël.

"Besoin urgent"

L'armée israélienne poursuit ses frappes aériennes contre le mouvement chiite, dans le sud et l'est du Liban, où elle a indiqué avoir visé des dizaines de cibles et tué une soixantaine de combattants dans plusieurs frappes à Baalbeck (est) et au nord du fleuve Litani, situé à une trentaine de kilomètres de la frontière israélienne.

Le ministère libanais de la Santé a fait état de 40 morts dans des frappes israéliennes mercredi dans l'est du Liban, notamment dans la ville millénaire de Baalbeck, classée par l'Unesco sur sa liste du patrimoine mondial.

Plus de 100 députés libanais ont appelé jeudi l'Unesco à protéger les sites historiques du pays.

Dans une lettre à la directrice générale de l'organisation, Audrey Azoulay, les députés ont fait état d'un "besoin urgent": "la protection de l'histoire du Liban, à Baalbeck, Tyr (sud), Saïda et d'autres sites inestimables actuellement menacés".

Plus de 2600 personnes ont été tuées au Liban depuis le 23 septembre, pour la majorité des civils, selon le ministre libanais de la Santé, Firass Abiad.

Le Hezbollah, mouvement islamiste allié de l'Iran, dont la direction a été largement affaiblie, assure que ses hommes repoussent les incursions israéliennes et annonce quotidiennement des tirs sur Israël.

L'agence de presse officielle libanaise Ani a fait état jeudi de "combats violents" après une "tentative d'incursion de l'ennemi israélien" dans le territoire libanais depuis le nord d'Israël.

"Intolérable"

A sa frontière sud, l'armée israélienne poursuit sa guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza, assiégée et en proie à un désastre humanitaire.

L'armée israélienne a appelé une nouvelle fois jeudi les habitants de plusieurs secteurs de la ville de Gaza (nord), à évacuer des "zones de combat dangereuses" après des tirs de roquettes vers Israël.

Peu avant, elle avait annoncé une opération dans le secteur de Beit Lahia, à environ neuf kilomètres de Gaza-ville.

La Défense civile palestinienne a fait état d'au moins 12 personnes tuées jeudi dans une frappe israélienne sur une école transformée en refuge pour des familles déplacées près de la ville de Gaza.

"Les gens sont mentalement épuisés. La situation à Gaza est (...) insupportable, intolérable", a déploré auprès de l'AFPTV Arwa Jalal, une Palestinienne originaire de Jabalia (nord).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Allemagne: Scholz sommé de lâcher rapidement le pouvoir

Publié

le

Le chancelier allemand défié plus que jamais par l'opposition conservatrice. (© KEYSTONE/AP/Markus Schreiber)

Le chancelier allemand Olaf Scholz subit une pression croissante de l'opposition et des milieux économiques pour quitter le pouvoir sans délai après l'éclatement de sa fragile coalition gouvernementale. La première économie européenne est plongée dans une grave crise.

"Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d'avoir un gouvernement sans majorité pendant plusieurs mois", a déclaré le chef du principal bloc d'opposition, celui des conservateurs CDU-CSU, Friedrich Merz.

L'implosion redoutée de longue date du gouvernement tombe au plus mauvais moment pour l'Allemagne, aux prises avec une grave crise industrielle, et pour l'Europe qui s'inquiète des répercussions pour son commerce et sa sécurité de l'élection du républicain Donald Trump à la présidentielle américaine.

Lors d'une rencontre d'environ 25 minutes à la chancellerie, Friedrich Merz a promis à Olaf Scholz de coopérer sur certaines lois en suspens si la question de confiance était posée "dans les prochains jours".

Mais le chef de l'exécutif a décliné et s'en tient à la date fixée, le 15 janvier, afin d'ouvrir la voie à des élections en mars.

Les milieux d'affaires et industriels allemands réclament aussi des élections rapidement, de même que l'AfD, formation d'extrême droite, le BSW (gauche radicale), ainsi que Christian Lindner, le ministre des Finances tout juste limogé, dont le départ a provoqué la chute de l'hétéroclite coalition composée des sociaux-démocrates, des Verts et de son parti libéral (FDP).

"Notre pays n'a pas de temps à perdre", a-t-il martelé.

Appel à "la raison"

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a appelé les responsables politiques à "la responsabilité", soulignant que le pays avait "besoin de majorités stables et d'un gouvernement efficace".

Le président, un social-démocrate comme le chancelier, aura la responsabilité de dissoudre le Bundestag si Olaf Scholz perd, comme attendu, la question de confiance.

Malgré le séisme provoqué par l'effondrement de sa coalition au pouvoir depuis fin 2021, Olaf Scholz veut se rendre dans la soirée à Budapest pour rencontrer ses homologues européens et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

En revanche, il a annulé son déplacement prévu à la COP29 de Bakou qui débute lundi.

L'agonie du gouvernement a duré de longs mois en raison de profondes divergences sur la politique budgétaire et économique.

Les sociaux-démocrates et les écologistes sont partisans d'une relance de l'économie nationale en panne par les dépenses, alors que les libéraux prônent des coupes sociales et une stricte discipline budgétaire.

M. Lindner est remplacé aux Finances par un des proches conseillers d'Olaf Scholz, Jörg Kukies, un ancien banquier d'affaires de 56 ans.

Deux autres libéraux sortent du gouvernement, tandis que le ministre des Transports Volker Wissing a décidé de rester et a quitté son parti dans la foulée. Il sera en charge de la Justice, en plus des Transports.

"Nous prendrons des décisions"

Le gouvernement est désormais minoritaire, mais "nous sommes en fonction, nous pouvons prendre des décisions et nous prendrons des décisions", a assuré le vice-chancelier Robert Habeck (Verts). L'opposition refuse tout soutien au gouvernement.

Quant au budget 2025, dont la préparation est à l'origine de la crise actuelle, c'est l'incertitude. Une version minimum et réduite pourrait être appliquée à partir de janvier.

Les ruptures de coalition sont très rares en Allemagne mais la paralysie de l'équipe Scholz ne pouvait plus durer, estiment de nombreux commentateurs. "Heureusement que c'est fini", titre le magazine Der Spiegel, résumant le sentiment général dans le pays.

Olaf Scholz espérait que l'élection de Donald Trump, adepte du protectionnisme et des confrontations diplomatiques, forcerait sa coalition à serrer les rangs. Mais c'est le contraire qui s'est produit.

Les conservateurs en tête

Si des élections devaient se tenir demain, l'opposition conservatrice arriverait en tête avec 32% des voix selon un nouveau sondage jeudi de l'institut Ipsos, réalisé début novembre, avant l'éclatement de la coalition.

Et Friedrich Merz ferait figure de favori pour devenir chancelier. Mais il aurait du mal, lui aussi, à former une coalition majoritaire, avec une extrême droite AfD en embuscade en deuxième position (18%) avec laquelle il rejette toute alliance gouvernementale. Le SPD est lui crédité de 15%, les Verts de 11%, et le FDP de tout juste 5%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Biden va s'adresser aux Américains pour la transition avec Trump

Publié

le

Joe Biden va s'exprimer pour préparer la transition avec Donald Trump. (© KEYSTONE/EPA/RON SACHS / POOL)

L'exercice sera forcément douloureux: Joe Biden s'adressera ce jeudi aux Américains pour préparer la transition jusqu'au 20 janvier avec son pire ennemi politique, le président élu Donald Trump qui a battu sans appel Kamala Harris.

Dans une configuration qu'il n'avait peut-être pas imaginée, le président sortant de 81 ans, qui avait laissé sa place en juillet à sa vice-présidente pour représenter les démocrates, doit s'exprimer solennellement à 11h00 (17h00 en Suisse) depuis la roseraie de la Maison Blanche.

Il doit y "parler des résultats de l'élection et de la transition" avec la prochaine administration républicaine, selon la présidence.

Depuis sa victoire, Donald Trump, 45e et bientôt 47e président des Etats-Unis, a été félicité par Joe Biden qui l'avait défait en novembre 2020, par Barack Obama (2009-2017) à qui il avait succédé et par Kamala Harris, qui a reconnu mercredi sa défaite.

Joe Biden a invité le républicain à la Maison Blanche à une date non précisée.

Les deux hommes sont réputés se détester et s'étaient accrochés à la télévision le 27 juin lors de leur unique débat, calamiteux pour le démocrate, qui avait précipité le retrait de sa course à un second mandat.

Trump "impatient"

Donald Trump, qui n'a jamais reconnu sa défaite en 2020, "attend avec impatience cette rencontre, qui devrait avoir lieu bientôt, et a grandement apprécié l'appel", a fait savoir son équipe.

Sèchement battue, Kamala Harris s'est engagée à l'"aider" pour le transfert du pouvoir et a appelé ses partisans, en larmes, à Washington à "accepter les résultats de cette élection" historique.

Le magnat de l'immobilier new-yorkais - cible durant la campagne de deux tentatives d'assassinat, inculpé et condamné au pénal et au civil - a insisté auprès de son ex-rivale au téléphone sur la nécessité d'"unifier le pays", fracturé en deux camps, semble-t-il, irréconciliables.

Donald Trump, qui prêtera serment le 20 janvier, et qui a passé ces trois derniers mois de campagne à injurier Kamala Harris, lui a trouvé mercredi "de la force, du professionnalisme et de la ténacité", d'après son équipe.

La vice-présidente "a été une partenaire incroyable", a salué de son côté le président Biden, louant dans un communiqué "l'intégrité, le courage et le tempérament" de cette ancienne procureure et sénatrice de Californie, née il y a 60 ans d'une mère indienne et d'un père jamaïcain qui avaient émigré aux Etats-Unis.

Ouverture possible en Ukraine

La victoire sans appel de Donald Trump a provoqué une onde de choc dans la première puissance mondiale et à travers le monde.

Des millions d'Américains ont exprimé leur joie. Des millions d'autres sont inquiets.

Alors qu'il était parti dans le chaos en janvier 2021, le tribun a réussi à 78 ans un incroyable retour en convainquant une majorité qu'il comprenait les préoccupations socio-économiques et sécuritaires du quotidien.

Le président élu a été félicité par nombre de dignitaires étrangers qui n'ont parfois même pas attendu l'officialisation de sa victoire.

Il s'est notamment entretenu avec le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Très critique des dizaines de milliards de dollars d'armements que les Etats-Unis ont débloqués pour l'Ukraine, Donald Trump s'est engagé à régler ce conflit "en 24 heures" avec la Russie, mais sans dire comment.

La guerre au Proche-Orient sera aussi résolue rapidement, a assuré l'homme d'affaires, très proche d'Israël.

Sur l'économie, Donald Trump a promis de "voler les emplois d'autres pays" à coup de baisses d'impôts et de taxes douanières.

Jeudi, Pékin a averti qu'il n'y aurait "pas de gagnants dans une guerre commerciale" avec Washington.

Quitter l'Accord de Paris

La Banque centrale américaine, la Fed, devrait, pour sa part, annoncer jeudi une nouvelle baisse de ses taux, un mouvement engagé en septembre à la faveur de la baisse de l'inflation, et qui devrait se prolonger au lendemain de l'élection du républicain.

Climatosceptique notoire, M. Trump s'est engagé à quitter de nouveau l'Accord de Paris. Et il a promis la "plus grande opération" jamais vue d'expulsion de millions d'immigrés clandestins venus de la frontière avec le Mexique.

Donald Trump, dont les démocrates et critiques redoutent qu'il gouverne en "tyran", reste flou sur le droit à l'avortement que la Cour suprême a mis à mal en 2022.

Il pourra s'appuyer sur le Sénat, que les républicains ont repris aux démocrates. Son parti est aussi en bonne voie pour conserver la majorité à la Chambre des représentants.

Cela lui donnerait quasiment les pleins pouvoirs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

InternationalIl y a 20 minutes

Biden s'engage à une transition "pacifique et ordonnée" avec Trump

Le président américain Joe Biden s'est engagé jeudi à une transition "pacifique et ordonnée" avec le président élu Donald Trump....

CultureIl y a 47 minutes

Beaucoup moins d'événements au Palladium à cause du bruit

La Ville de Genève doit réduire drastiquement l'utilisation de la salle du Palladium en raison...

PolitiqueIl y a 2 heures

Pas de WC non genrés dans les établissements publics vaudois

Les toilettes femmes et hommes resteront séparées dans les établissements publics vaudois pouvant accueillir plus...

Cinéma & Séries TVIl y a 2 heures

L'illettrisme au cœur du film “Brillantes” projeté à Genève

Le film “Brillantes” aborde l'illettrisme, l'occasion de sensibiliser le public à cette thématique. Le film...

InternationalIl y a 2 heures

Face au retour de Trump, l'Europe appelée à écrire son histoire

Les dirigeants européens ont tenté jeudi à Budapest d'afficher un front uni face au retour...

PolitiqueIl y a 3 heures

Une annonce de cybermenace toutes les 8 minutes et demie en Suisse

La Suisse connaît une hausse des cybermenaces. Depuis sa création en début d'année, l'Office fédéral...

GenèveIl y a 3 heures

Genève: les limites planétaires au coeur de la 2e Semaine du climat

La Ville de Genève organise sa deuxième Semaine du climat du 19 novembre au 1er...

PolitiqueIl y a 3 heures

Le Conseil d'Etat réorganise l'OAJE en un service cantonal

L'accueil de jour des enfants se transforme au sein de l'administration vaudoise. L'Office (OAJE) qui...

EconomieIl y a 4 heures

La Poste se prépare à la déferlante de paquets

Entre le Black Friday le 29 novembre et Noël, la Poste s'attend à recevoir jusqu'à...

EnvironnementIl y a 4 heures

Récolte moyenne à bonne de betteraves sucrières

La récolte 2024 des betteraves sucrières s'annonce moyenne à bonne , indique jeudi l'agence agricole...