La gauche au Grand Conseil vaudois s'inquiète des conséquences de la crise énergétique sur les ménages aux revenus modestes, ainsi que sur les entreprises. Elle pose une série de questions au gouvernement, trop attentiste à ses yeux. Et esquisse quelques pistes d'aides.
Face à une crise qui pourrait être "sans précédent" et est appelée à durer, les groupes socialistes, Verts et Ensemble à Gauche & POP estiment qu'il est "très important d'être proactif". "Or, pour l'heure, nous n'avons pas eu beaucoup d'annonces de la part du Conseil d'Etat", a critiqué lundi devant la presse Romain Pilloud, député et président du Parti socialiste vaudois.
Des députés et chefs de groupes ont présenté un bouquet d'interventions parlementaires, tout juste déposées au Grand Conseil ou qui le seront mardi. Elles traitent, sous des angles divers, du risque de pénurie d'électricité et de ses conséquences. Elles demandent surtout au Conseil d'Etat, tout particulièrement au Département de l'économie d'Isabelle Moret, comment il entend agir.
Menace pour l'emploi
Premier souci: la crise énergétique est une menace pour l'emploi, et met en difficulté des PME comme les boulangeries ou les brasseurs qui ne peuvent pas réduire leur consommation d'électricité. Une interpellation de Jean Tschopp (PS) demande de prendre des mesures pour préserver l'emploi (avec des RHT ou en cadrant le télétravail) et pour accélérer le virage des entreprises vers le renouvelable.
Felix Stürner (Verts) s'inquiète de la fermeture du site de Cremo à Lucens, et du "silence" du Conseil d'Etat à ce sujet. Quelle est la stratégie du gouvernement pour préserver les postes de travail notamment dans la situation de crise actuelle, demande-t-il.
Dans une autre interpellation, Alice Genoud, présidente des Verts vaudois, veut savoir comment le Conseil d'Etat se positionne face à la libéralisation du marché de l'électricité, que la gauche a toujours combattue. Elle lui demande aussi d'intervenir pour inciter les entreprises à se tourner vers les énergies renouvelables.
Aide aux revenus modestes
Le groupe Ensemble à Gauche et POP a déposé deux motions. La première propose de verser un montant aux ménages modestes pour les aider à payer leur facture d'électricité. La somme reste à déterminer, le groupe évoquant 250 francs comme "base de réflexion".
La seconde motion veut que le canton ancre la sobriété énergétique dans la loi sur l'énergie. "Il faut aller au-delà des simples encouragements à économiser", a expliqué Elodie Lopez.
Enfin, Romain Pilloud (PS) se soucie des possibles répercussions de la crise sur les conditions d'étude des écoliers et des étudiants. Ceux-ci fréquentent des établissements, notamment les Hautes Ecoles, qui sont de gros consommateurs d'électricité et s'exposent à des risques de fermetures, au moins partielles. Le député demande au Conseil d'Etat quelles sont les solutions envisagées.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats