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Economie

La gauche vaudoise s'inquiète pour les emplois

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La gauche vaudoise interpelle le gouvernement au sujet de la crise énergétique (Image prétexte). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La gauche au Grand Conseil vaudois s'inquiète des conséquences de la crise énergétique sur les ménages aux revenus modestes, ainsi que sur les entreprises. Elle pose une série de questions au gouvernement, trop attentiste à ses yeux. Et esquisse quelques pistes d'aides.

Face à une crise qui pourrait être "sans précédent" et est appelée à durer, les groupes socialistes, Verts et Ensemble à Gauche & POP estiment qu'il est "très important d'être proactif". "Or, pour l'heure, nous n'avons pas eu beaucoup d'annonces de la part du Conseil d'Etat", a critiqué lundi devant la presse Romain Pilloud, député et président du Parti socialiste vaudois.

Des députés et chefs de groupes ont présenté un bouquet d'interventions parlementaires, tout juste déposées au Grand Conseil ou qui le seront mardi. Elles traitent, sous des angles divers, du risque de pénurie d'électricité et de ses conséquences. Elles demandent surtout au Conseil d'Etat, tout particulièrement au Département de l'économie d'Isabelle Moret, comment il entend agir.

Menace pour l'emploi

Premier souci: la crise énergétique est une menace pour l'emploi, et met en difficulté des PME comme les boulangeries ou les brasseurs qui ne peuvent pas réduire leur consommation d'électricité. Une interpellation de Jean Tschopp (PS) demande de prendre des mesures pour préserver l'emploi (avec des RHT ou en cadrant le télétravail) et pour accélérer le virage des entreprises vers le renouvelable.

Felix Stürner (Verts) s'inquiète de la fermeture du site de Cremo à Lucens, et du "silence" du Conseil d'Etat à ce sujet. Quelle est la stratégie du gouvernement pour préserver les postes de travail notamment dans la situation de crise actuelle, demande-t-il.

Dans une autre interpellation, Alice Genoud, présidente des Verts vaudois, veut savoir comment le Conseil d'Etat se positionne face à la libéralisation du marché de l'électricité, que la gauche a toujours combattue. Elle lui demande aussi d'intervenir pour inciter les entreprises à se tourner vers les énergies renouvelables.

Aide aux revenus modestes

Le groupe Ensemble à Gauche et POP a déposé deux motions. La première propose de verser un montant aux ménages modestes pour les aider à payer leur facture d'électricité. La somme reste à déterminer, le groupe évoquant 250 francs comme "base de réflexion".

La seconde motion veut que le canton ancre la sobriété énergétique dans la loi sur l'énergie. "Il faut aller au-delà des simples encouragements à économiser", a expliqué Elodie Lopez.

Enfin, Romain Pilloud (PS) se soucie des possibles répercussions de la crise sur les conditions d'étude des écoliers et des étudiants. Ceux-ci fréquentent des établissements, notamment les Hautes Ecoles, qui sont de gros consommateurs d'électricité et s'exposent à des risques de fermetures, au moins partielles. Le député demande au Conseil d'Etat quelles sont les solutions envisagées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les villes veulent verdir les routes face au changement climatique

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Pour la Conférence des villes pour la mobilité (CMV), ralentir le trafic permet de construire des rues moins larges et de libérer des surfaces pour planter des arbres (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les directeurs des transports des villes suisses réclament plus de marge de man½uvre pour instaurer des zones à 30 km/h. Ils jugent cette mesure essentielle pour libérer des surfaces et les verdir, ce qui permettra d'atténuer les conséquences du changement climatique.

Face à des canicules de plus en plus fréquentes et intenses, les villes suisses cherchent à désimperméabiliser et verdir leurs espaces. La limitation de la vitesse à 30 km/h est présentée comme "une mesure clé" pour atteindre cet objectif.

Dans un communiqué publié lundi, la Conférence des villes pour la mobilité (CMV) explique qu'un ralentissement du trafic permet de construire des rues moins larges et de libérer des surfaces pour planter des arbres. Sur un trajet d’un kilomètre, un passage de 50 km/h à 30 km/h permet de libérer plusieurs centaines de mètres carrés pour le verdissement, souligne-t-elle.

La CMV, une section de l'Union des villes suisses, regrette toutefois que la Confédération et les cantons aient entravé ces dernières années la mise en oeuvre de la limitation à 30 km/h. Elle les appelle à cesser de "bloquer" ces projets.

"L'adaptation au climat et la politique des transports doivent aller de pair. Si l'on veut avoir des villes adaptées au climat où il fait bon vivre, il faut utiliser l'espace de circulation de manière plus efficiente - et le 30 km/h est une mesure clé", a déclaré la présidente de la CVM, Esther Keller, citée dans le communiqué.

La CVM préconise également d'autres mesures "qui exigent que des jalons soient posés au niveau de la Confédération et des cantons", comme la priorisation des transports publics, la réduction du trafic individuel motorisé et une meilleure occupation des véhicules.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Face à la pénurie, la Suisse puise dans ses réserves de fourrage

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La longue période de sécheresse cet été a réduit la disponibilité du fourrage local (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Face à une pénurie de fourrages protéagineux, la Confédération autorise des prélèvements temporaires dans ses réserves obligatoires. Jusqu'à 20% des stocks pourront être utilisés dès le 1er septembre.

Jusqu'à fin février 2027, il sera ainsi possible de prélever quelque 16'000 tonnes de fourrage destinées à l'alimentation animale, provenant des stocks obligatoires, annonce lundi l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays (OFAE).

Cette décision du délégué à l'approvisionnement économique du pays, Roland Pfister, vise à garantir l'approvisionnement. Celui-ci a été mis à mal par des difficultés d'importation, notamment le bas niveau persistant du Rhin et du Danube, des voies de transport essentielles pour ces marchandises. La longue période de sécheresse a également réduit la disponibilité du fourrage local, aggravant la situation.

Un problème de transport

L'offre de protéagineux sur les marchés mondiaux est jugée suffisante. Le goulot d'étranglement se situe plutôt au niveau des voies de transport vers la Suisse. Les importateurs ne parviennent pas à acheminer assez de marchandises, car les capacités de transport par la route et le rail sont déjà saturées par d'autres biens. L'approvisionnement du pays en biens vitaux reste toutefois assuré.

La Suisse dépend quasi exclusivement des importations pour les protéagineux, comme le tourteau de soja. Ces produits, dérivés de résidus de graines, sont une source de protéines importante pour l'alimentation des bovins, des porcs et de la volaille. Ils sont généralement mélangés à des céréales pour former des aliments composés.

Si la situation devait encore s'aggraver, le chef du Département de l'économie, Guy Parmelin, pourrait ordonner la libération de l'intégralité des réserves. Celles-ci sont prévues pour couvrir les besoins du pays durant deux mois.

Un découvert temporaire similaire avait déjà été autorisé en 2018. A l'époque, aucun prélèvement n'avait finalement été nécessaire, la situation s'étant rapidement améliorée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Données du vivant: l'IA "ne peut dicter nos choix" selon Parmelin

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Le président de la Confédération Guy Parmelin a relevé l'importance d'un dialogue entre les tous les acteurs pour garantir que la science des données mette l'être humain au centre des technologies. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

"L'intelligence artificielle ne peut pas dicter nos choix". En ouvrant lundi à Genève la 25e Conférence européenne de biologie computationnelle, le président de la Confédération Guy Parmelin a enjoint à conserver l'être humain au centre des technologies.

Les modèles "ne peuvent pas décider à notre place", a dit le Vaudois devant environ 1500 scientifiques de plus de 60 pays réunis à Genève jusqu'à vendredi par l'Institut suisse de bioinformatique (SIB). Il estime notamment cette précision cruciale dans la santé.

"Derrière chaque ensemble de données figure une personne", ajoute le chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR). Une fois ces précautions prises, "la biologie computationnelle est devenue indispensable", aussi bien pour prévenir et soigner les maladies que pour anticiper les épidémies et lutter contre la perte de biodiversité, dit-il.

Parmi les avantages, les données du vivant rapprochent la biologie structurale de l'aboutissement à de nouveaux médicaments. Elles permettent aussi de surveiller les pathogènes et de mieux comprendre les écosystèmes. Plus largement, la manière de faire de la science est modifiée, dit le président.

Cette approche oblige à réfléchir aux données, aux modèles, aux infrastructures ou aux standards, selon M. Parmelin. Et d'insister aussi sur l'importance de la souveraineté numérique.

"La Suisse doit conserver les moyens de comprendre les technologies dont elle dépend" et de "les adapter à ses propres besoins", dit-il. L'IA rend cette question encore plus significative, selon lui. Il faut un dialogue international entre scientifiques, médecins, ingénieurs, responsables politiques et institutions, ajoute le président.

De son côté, la présidente du SIB, la conseillère nationale Simone de Montmollin (PLR/GE), a relevé l'importance d'un cadre international des sciences des données pour des questions de "sécurité" et de "crédibilité". Celui-ci doit garantir les droits des individus sans entraver les avancées technologiques. Et Genève peut devenir un centre mondial sur cette question, a également expliqué la conseillère nationale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Canicule: Unia dénonce le non-respect des mesures sur les chantiers

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Les travailleurs sur les chantiers sont souvent les premiers à souffrir de la canicule. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Plus de huit chantiers sur dix n'appliquent pas systématiquement les pauses supplémentaires prévues dès 33°C, selon une enquête d'Unia. Le syndicat réclame des règles contraignantes et l'interruption des travaux physiques pénibles à partir de cette température.

Unia a interrogé en juillet 984 travailleurs de la construction de toutes les régions de Suisse sur l'application des mesures de protection contre la chaleur. Selon les résultats présentés lundi à Berne, seuls 18% des sondés bénéficient systématiquement des pauses de 15 minutes par heure prévues dès 33 degrés. Elles ne sont jamais accordées pour 67% d’entre eux et seulement "parfois" pour 15%.

La situation n'est guère meilleure concernant les lieux de repos. Seul un tiers (32%) des travailleurs interrogés affirme disposer systématiquement d'un endroit frais pour prendre les pauses. Un quart n'en dispose pas et 43% seulement de manière occasionnelle.

Les horaires de travail ne sont pas non plus adaptés dans la majorité des cas: 68% des personnes concernées indiquent qu'ils n'ont pas été avancés (ce qui permettrait d'éviter les heures les plus chaudes). Selon Unia, la grande majorité des ouvriers continuent ainsi de travailler toute la journée même lorsque le thermomètre atteint 39 degrés.

Malaises sur les chantiers

Pour Unia, l’enjeu dépasse largement la question du confort au travail. "La question n’est pas de savoir si le travail par forte chaleur est fatigant ou désagréable: ce sont la santé et la sécurité au travail qui sont en jeu", alerte le syndicat.

Quinze pour cent des personnes interrogées disent avoir elles-mêmes été victimes d'un malaise pendant la canicule ou avoir vu un collègue en subir un.

Unia rappelle que la construction fait déjà partie des activités professionnelles les plus dangereuses. Un travailleur du secteur sur six est victime d'un accident chaque année et le risque d'accident y est trois fois supérieur à la moyenne nationale. Citant la Suva, le syndicat ajoute que ce risque augmente encore de 7% lorsque la température dépasse 30 degrés.

Pour Unia, les résultats de l'enquête mettent surtout en évidence un problème d'application des règles existantes. Le syndicat déplore l'absence de contrôles efficaces et de possibilités de sanctions en cas d'infraction. "Actuellement, il existe une véritable situation d'urgence en matière d'application de la loi", affirme-t-il.

Garde-fous plus stricts

Il réclame désormais l'inscription d'une limite de 33 degrés dans l'ordonnance sur les travaux de construction. Les travaux physiques pénibles en plein air devraient être interrompus à partir de cette température, sauf si une pause de 15 minutes par heure dans un lieu climatisé peut être garantie. Ces pauses devraient être comptées comme temps de travail.

Le syndicat demande également à la Suva de renforcer les contrôles. Si celle-ci ne peut pas les assurer, cette tâche devrait selon lui être confiée à d'autres organismes, par exemple aux cantons ou aux partenaires sociaux.

Unia réclame en outre que le Conseil des Etats adopte une motion déjà acceptée par le National permettant de prolonger les délais de construction en cas d'interruption des travaux liée à la chaleur, sans pénalités. Le système d'indemnisation en cas d'intempéries devrait également être adapté aux arrêts liés aux fortes chaleurs.

Genève et le Tessin cités en exemple

Dans l'attente d'une réglementation nationale, Unia appelle les cantons et les communes à utiliser leur marge de manoeuvre. Le syndicat cite Genève, où les autorités ont ordonné plusieurs interruptions de travail à partir de 13h00 lors des épisodes de forte chaleur de juin et juillet.

Au Tessin également, des travaux ont été suspendus dès 14h00 sur une grande partie des chantiers lors d'une alerte canicule. Pour Unia, les autres cantons devraient s'inspirer de ces exemples afin de mieux protéger les quelque 100'000 personnes travaillant sur les chantiers en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Banque Migros s'est jouée des taux bas au 1er semestre

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Recettes en hausse, dépenses en baisse, Banque Migros a soigné sa rentabilité sur les six premiers mois de l'année. (archive) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Banque Migros a dégagé sur les six premiers mois de l'année un bénéfice net de 151,5 millions de francs, en hausse de 14,3% sur un an. Le bras financier du géant orange a notamment généré un résultat net des opérations d'intérêts étoffé de 9,8% à 319,4 millions.

La performance dans le coeur de métier a été alimentée par des charges de refinancement allégées d'une part et par un moindre besoin de correctifs de valeurs sur risque de défauts.

Les opérations de commissions et prestations de services ont livré un résultat en hausse de 10,2% à 38,8 millions. Celui des opérations de négoce a grappillé 1,6% à 38,8 millions. Le résultat des activités annexes dans l'immobilier ou les participations a enflé de 8,6% à 433,8 millions, égraine un compte-rendu diffusé lundi.

Facture édulcorée

Les charges de leur côté se sont amenuisées de 0,5% à 220,9 millions de francss, permettant au résultat opérationnel de s'envoler de près de 15% à 185,5 millions. Les effectifs se sont étiolés d'une trentaine de postes entre début janvier et fin juin, représentant encore 1715 équivalents plein-temps.

Le volume de créances aux clients s'est enrobé de 0,2% sur six mois pour représenter fin juin 51,62 milliards, quand les avoirs en dépôt de la clientèle ont progressé de 0,4% à 46,06 milliards. Le total du bilan a gonflé de 1,6% à 63,34 milliards.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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