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Environnement

1174 signatures pour sauver les arbres en ville de Genève

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Une pétition veut interdire la coupe d’arbres en Ville de Genève. Lancée par les verts et le Parti du travail, elle a récolté 1174 signatures et elle a été déposée ce lundi au Conseil municipal. Le texte réclame un moratoire. Dans l’intervalle seuls les arbres malades ou dangereux pourraient être abattus et les coupes devraient faire l’objet d’une information à la population en bonne et due forme. L’information fait particulièrement défaut sur les chiffres, selon Delphine Wuest, cheffe de groupe des verts au Conseil municipal de la Ville de Genève.

Delphine Wuest
Cheffe du groupe des verts au Conseil municipal
Delphine WuestCheffe du groupe des verts au Conseil municipal

La pétition réclame également que trois arbres soient replantés pour un arbre coupé. Selon l'âge de l'arbre, il faudra davantage d'individus pour remplacer l'effet climatiseur de ce dernier. Et les plantages ne sont pas toujours convaincants, selon Delphine Wuest.

Delphine Wuest
Cheffe du groupe des verts au Conseil municipal
Delphine WuestCheffe du groupe des verts au Conseil municipal

Ce mardi soir les verts devraient amener une surprise à la séance du Conseil municipal. Une motion du PS, des verts, du MCG et du Parti du travail concernant les arbres est actuellement en commission.

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Environnement

La permaculture vous livre ses secrets via des ateliers

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Fruits et légumes
Magda Ehlers

Faire la part belle à l'agriculture de proximité et à l'alimentation durable. 

C’est l'objectif de Genève qui a été désignée Ville suisse du goût 2021.

Et l’évènement se poursuit, avec un programme riche, notamment des ateliers autour de la permaculture. Né de la contraction de « permanent » et « agriculture », la permaculture séduit de plus en plus de Genevois, soucieux de mieux faire les choses.

 Pour aller plus loin, Benjamin Smadja et Laurie Selli ont ouvert les portes de leur jardin à Clément Grandjean, rédacteur en chef adjoint de l’hebdomadaire romand Terre et Nature.

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Environnement

Arrivée à Genève de la marche "Traces de climat" après 42 jours

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Photo d'illustration KEYSTONE/Laurent Gillieron

Les participants à la marche "Traces de climat" sont arrivés à Genève lundi en fin d'après-midi. Partis d'Ilanz (GR) le 1er juin, ils ont cheminé à travers la Suisse dans le but d'observer, sur le terrain, les dégâts causés par le changement climatique.

Près de 700 kilomètres ont été parcourus à pied en 42 jours. Environ 700 personnes ont échangé dans le cadre de cette marche, a indiqué Sylvain Badan, géographe et membre du noyau dur du groupe. Une quarantaine de marcheurs ont participé à cette dernière étape d'une quinzaine de kilomètres entre Hermance (GE), où certains d'entre eux avaient dormi, et le Conservatoire et jardin botaniques.

"On peut tirer un premier constat: l'urgence est absolue. Mais conjuguer la pensée à l'acte n'est pas facile", a souligné M. Badan. "Traces du climat" a favorisé les rencontres et les échanges, et il en ressort que les idées ne manquent pas, que ce soit dans le bâtiment, le transport ou encore l'agriculture. "Les citoyens ont leur part de responsabilité dans leurs choix", a-t-il relevé.

Accélération du réchauffement

Lundi, les marcheurs ont été accueillis par Alfonso Gomez, conseiller administratif de la Ville de Genève en charge de l'environnement. "Vous avez fait ce que nous devrions tous faire: sensibiliser la population", a déclaré le magistrat écologiste. S'il y a urgence à agir, cela ne peut se faire sans l'adhésion de la population, estime-t-il.

L'urgence était aussi au centre des interventions d'Omar Baddour, chef de la Division des services de surveillance du climat et des stratégies politiques de l'Organisation météorologique mondiale, et de Stéphane Goyette, enseignant à l'Institut des sciences de l'environnement de l'Université de Genève. Tous deux ont rappelé que le réchauffement climatique est un fait et qu'il s'accélère.

"Pour gagner la bataille mondiale, il faut agir au niveau local, prendre des actions individuelles, sans attendre trop du politique. A titre personnel, je suis pessimiste. Les faits contredisent les discours sur les réductions d'émissions de CO2", a indiqué M. Baddour. M. Goyette a aussi fait part de son inquiétude: "Je ne crois plus aux objectifs de l'Accord de Paris."

"Dénoncer le capitalisme"

Au terme de ces discours, deux jeunes marcheuses ont pris la parole. L'une d'entre elles a critiqué le fait que, d'une part, seuls des hommes ont été invités à faire des discours à Genève et, de l'autre, qu'ils ont dit des choses déjà connues. Une des membres du noyau dur du groupe constitué de cinq personnes a alors assuré que l'équilibre entre hommes et femmes avait été respecté tout au long du périple.

Quant à la seconde femme, elle a relevé qu'aucun des intervenants n'a dénoncé le capitalisme. "Les jeunes activistes osent des solutions plus créatives. Il faut être plus politique. On aurait souhaité une dénonciation de l'exploitation de l'environnement, mais aussi des femmes et des migrants!" a-t-elle déclaré, suscitant une salve d'applaudissements.

Avec ATS Keystone

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Environnement

Vaisselle réutilisable: Genève, mauvaise élève selon Greenpeace

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Photo KEYSTONE/Martial Trezzini

Fribourg est la ville romande la plus active sur les solutions de vaisselle réutilisables dans la lutte contre le plastique, alors que le bilan de Genève est médiocre, selon une étude de Greenpeace Suisse. Berne et Bâle se distinguent dans le haut du classement.

L'étude comparative publiée lundi a examiné de près les mesures prises jusqu’à présent pour soutenir les solutions réutilisables, en particulier lors de manifestations. Les résultats sont disponibles pour 14 villes.

Bâle et Berne sont largement en tête du classement, avec un score de 5,5 chacune. Fribourg et Saint-Gall se situent "en bonne voie", avec un score de 4. Zurich, Zoug, Coire, Frauenfeld et Schaffhouse (2) n'ont fait "aucun effort significatif".

Genève fait à peine mieux, avec 2,5, et fait partie du groupe avec un bilan mitigé en compagnie de Neuchâtel et Lausanne à 3 et Lucerne et Sion à 3,5. Cette étude ne tient pas compte des récentes annonces neuchâteloises et genevoises sur leurs prescriptions en matière de gestion des déchets.

Rôle central des villes

La Suisse est le 4e plus gros producteur de déchets par habitant et par an au niveau européen, souligne Greenpeace. Une part importante de ces déchets est composée d'emballages à usage unique, qu’ils soient en plastique ou composés de matériaux alternatifs. Les villes sont directement concernées. Elles doivent éliminer les ordures ménagères et gérer l’augmentation de déchets liés à la restauration à l’emporter.

Les villes ont un rôle central à jouer pour améliorer la situation. "Dans leur rayon d’action (elles) peuvent et doivent faire en sorte que le jetable devienne l’exception et le réutilisable la norme" indique l’expert zéro déchet pour Greenpeace Suisse Florian Kasser. Il s'agit notamment de développer une stratégie globale afin que toute activité sur le domaine public ne se fasse qu’avec du réutilisable.

Les villes de Bâle et de Berne se rapprochent déjà de l’idéal d’une ville réutilisable. Elles ouvrent la voie dans plusieurs domaines et prouvent qu'il est possible de faire différemment que les villes du bas de classement. Fribourg et Saint-Gall ont du chemin à parcourir pour rattraper le groupe de tête, mais sont en bonne voie.

Améliorations

Parmi les bonnes pratiques citées par Greenpeace, des plats à emporter vendus exclusivement dans de la vaisselle réutilisable dans les cantines du personnel communal, ce qui est le cas à Bâle, Berne, Lausanne, Sion et Saint-Gall. Les deux premières villes du classement prescrivent, directement dans les baux, l’utilisation de vaisselle réutilisable aux fournisseurs de boissons et de nourriture dans les piscines, cantines scolaires ou musées communaux.

Ces deux points font partie du potentiel d'amélioration distinguées par l'étude. Les villes devraient également s'améliorer au niveau des adhésions à des organisations qui promeuvent les emballages réutilisables lors de manifestations et au niveau des prescriptions concernant les sacs réutilisables sur les marchés.

Avec ATS Keystone

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Environnement

Smart Geneva, la plateforme qui rend visible les projets responsables

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Lancement de la plateforme Smart Geneva par le Canton de Genève. Elle répertorie tous les projets genevois qui sont actifs dans l’économie circulaire.

Le Canton de Genève lance Smart Geneva, une plateforme qui répertorie toutes les entreprises qui s’appuient sur la technologie pour être plus durable. Être une smart city, contrairement à ce que l’on pourrait croire, n’est pas d’être hyper connectée mais c’est de permettre, grâce aux outils informatiques, d’économiser les ressources et de réduire la consommation. Réemploi, consommation locale et mobilité douce sont les maîtres mots d’une Smart city.

10 entreprises figurent déjà sur la plateforme Smart Geneva, comme La manivelle qui prête des objets, ce qui évite de les acheter. Le but étant de jeter moins comme l’explique Fabienne Fischer, Conseillère d’Etat chargée de l’emploi.

Fabienne Fischer
Conseillère d'Etat chargée de l'économie et de l'emploi
Fabienne FischerConseillère d'Etat chargée de l'économie et de l'emploi

Autre entreprise sur la plateforme, OVO partenaire logistique pour le dernier kilomètre. Fabienne Fischer

Fabienne Fischer
Conseillère d'Etat chargée de l'économie et de l'emploi
Fabienne FischerConseillère d'Etat chargée de l'économie et de l'emploi

La plateforme vise à donner une visibilité à l’économie circulaire, qui donne de l’emploi à Genève.

Fabienne Fischer
Conseillère d'Etat chargée de l'économie et de l'emploi
Fabienne FischerConseillère d'Etat chargée de l'économie et de l'emploi

Comité de sélection

La plateforme Smart Geneva est une sorte de label. Un comité de sélection composé de l’Etat, des SIG et de l’Hépia, analyse les projets et leur viabilité. Le processus de sélection avec Patrick Montier, Smart City Manager à la direction de l’information du territoire à l’Etat de Genève

Patrick Montier
Smart City manager à la direction de l'information du territoire à l'Etat de Genève
Patrick MontierSmart City manager à la direction de l'information du territoire à l'Etat de Genève

Les partenaires se réunissent une fois par mois. La plateforme doit servir de tremplin. Patrick Montier.

Patrick Montier
Smart City manager à la direction de l'information du territoire à l'Etat de Genève
Patrick MontierSmart City manager à la direction de l'information du territoire à l'Etat de Genève

La plateforme les aide aussi à trouver du financement. Le département de l’économie et de l’emploi va proposer un soutien à ces entreprises circulaires. Genève est classée dans le top 10 des Smart City au niveau international.

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Environnement

Les coraux de la mer Rouge passent leur "stress test" thermique

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Particulièrement résistants à la chaleur, les coraux de la mer Rouge ont passé haut la main le "stress test" thermique organisé par les chercheurs de l'EPFL (archives). (© KEYSTONE/EPA PA/PAUL JARRETT)

Les coraux du golfe d’Aqaba et leurs partenaires symbiotiques, algues et microbactéries, sont particulièrement résistants à la chaleur, a constaté une équipe de l’EPFL. Cela les met à l’abri du réchauffement planétaire pour 100, voire 200 ans, selon les chercheurs.

Même dans les scénarios les plus optimistes, la plupart des écosystèmes coralliens des océans de la planète, de l’Australie aux Caraïbes en passant par les Maldives, auront disparu ou seront très mal en point d’ici à la fin du siècle, a indiqué lundi l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) dans un communiqué.

Poussés à la limite de leur seuil de tolérance par la hausse des températures marines, ils perdent leurs principales alliées, des algues unicellulaires qui, en échange d’un abri sûr dans leur arborescence, leur fournissent par photosynthèse les nutriments nécessaires à leur alimentation.

Les algues contiennent une série de pigments qui parent les coraux de leurs belles couleurs et c’est leur disparition qui provoque le phénomène bien connu de blanchissement. Cependant, dans ce tableau à l’avenir monochrome, les coraux de la mer Rouge gardent leur couleur.

"Un réel espoir"

"Nous savons que les coraux du nord de la mer Rouge, dans le golfe d’Aqaba sont particulièrement résistants aux températures élevées. Mais nous avons voulu étudier le mécanisme moléculaire de cette résistance à la chaleur dans sa globalité", explique Romain Savary, premier auteur de l’étude, cité dans le communiqué.

Les résultats publiés dans la revue PNAS sont éloquents: les coraux, ainsi que les algues et les microbactéries, résistent sans sourciller à des températures moyennes excédant de 5 degrés ce à quoi ils sont habitués. Or en dépit de la gravité du changement climatique en cours, la hausse de température des eaux de la mer Rouge ne devrait pas dépasser ce seuil d’ici à la fin du siècle.

"Cela offre un réel espoir pour la préservation d’au moins un des plus importants écosystèmes coralliens", se réjouit Anders Meibom, directeur du Laboratoire de géochimie biologique (LGB) à l’EPFL.

Comme si de rien n’était

Les chercheurs ont soumis ces coraux à une palette de niveaux de température susceptibles de se produire dans les prochaines décennies. Alors que la moyenne mensuelle des températures maximales de l’eau est d’environ 27 degrés dans cette région, les coraux ont été exposés à des chaleurs de 29,5°C, 32°C et 34,5°C. A court terme, durant 3 heures, et à long terme, durant une semaine.

Pendant la période de stress thermique et après, les chercheurs ont mesuré l’expression des gènes du corail et de son algue symbiotique ainsi que la composition de la communauté bactérienne résidante.

"La découverte principale est que l’on s’est rendu compte que ces coraux vivent encore bien en dessous du seuil de tolérance que peut supporter leur mécanisme moléculaire, ce qui les met à l’abri des hausses de températures pour 100, voire 200 ans", résume Romain Savary, post doctorant au LGB.

"Jusqu’à 32°C en tout cas, nous avons pu mesurer qu’ils se remettaient sans séquelles moléculaires et s’acclimataient à une courte comme à une longue période de chaleur, de même que leurs partenaires symbiotiques", ajoute le chercheur.

Des "super coraux"

L’analyse génétique des échantillons, une première à cette échelle, montre comment ce corail hyper résistant réagit au niveau le plus fondamental, celui de l’expression des gènes. Cela permet d’établir une référence pour définir des "super coraux".

L’étude souligne aussi le fait que c’est un véritable concert d’expression génétique qui confère ce super-pouvoir aux coraux. De quoi doucher les espoirs de manipuler génétiquement des coraux moins résistants.

Quant à utiliser les coraux de la mer Rouge pour repeupler par exemple la Grande barrière de corail, ce n'est guère envisageable. "Le corail est extrêmement dépendant de son milieu et en général seule une longue colonisation naturelle lui permettrait de s’adapter ailleurs. En outre, la Grande barrière de corail a la taille de l’Italie, c’est impossible de la réensemencer artificiellement", rappelle Anders Meibom.

Ces travaux ont été possibles grâce à deux instruments uniques, le Red Sea Simulator, mis en place par l’Institut universitaire pour les sciences marines à Eilat, en Israël, et un système américain mobile de diagnostic de blanchissement (Coral bleaching autonomated stress system, CBASS).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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