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Environnement

1174 signatures pour sauver les arbres en ville de Genève

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Une pétition veut interdire la coupe d’arbres en Ville de Genève. Lancée par les verts et le Parti du travail, elle a récolté 1174 signatures et elle a été déposée ce lundi au Conseil municipal. Le texte réclame un moratoire. Dans l’intervalle seuls les arbres malades ou dangereux pourraient être abattus et les coupes devraient faire l’objet d’une information à la population en bonne et due forme. L’information fait particulièrement défaut sur les chiffres, selon Delphine Wuest, cheffe de groupe des verts au Conseil municipal de la Ville de Genève.

Delphine Wuest Cheffe du groupe des verts au Conseil municipal

La pétition réclame également que trois arbres soient replantés pour un arbre coupé. Selon l’âge de l’arbre, il faudra davantage d’individus pour remplacer l’effet climatiseur de ce dernier. Et les plantages ne sont pas toujours convaincants, selon Delphine Wuest.

Delphine Wuest Cheffe du groupe des verts au Conseil municipal

Ce mardi soir les verts devraient amener une surprise à la séance du Conseil municipal. Une motion du PS, des verts, du MCG et du Parti du travail concernant les arbres est actuellement en commission.

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Actualité

La start-up vaudoise ClearSpace va nettoyer l’espace en 2025

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En près de 60 ans d'activité spatiale, environ 42'000 objets de plus de 10 centimètres gravitent autour de la Terre, formant un nuage de déchets. Ici une vue d'artiste générée par ordinateur et fournie par l'Agence spatiale européenne (archives). (©KEYSTONE/AP European Space Agency)

L’agence spatiale européenne (ESA) a signé mardi un contrat avec la start-up suisse ClearSpace pour la première mission au monde d' »enlèvement » d’un débris spatial. Elle ouvre ainsi la voie vers un nouveau marché de dépollution de l’orbite terrestre.

Il s’agira de la première mission au monde de nettoyage en orbite, a précisé l’ESA. Pour l’agence spatiale, qui compte 22 Etats membres, c’est aussi une première, car « jamais nous n’avions confié un contrat d’une telle ampleur à une petite start-up », a précisé à l’AFP Eric Morel de Westgayer, en charge de l’industrie et des achats à l’ESA.

Plus de 40’000 objets

En près de 60 ans d’activité spatiale et plus de 5500 lancements, environ 42’000 objets de plus de 10 centimètres gravitent autour de la Terre, formant un nuage de déchets composé de fusées anciennes, de morceaux de satellites restés en orbite après explosion ou de satellites entiers qui ne sont plus opérationnels, entre autres. Un chiffre édifiant expliqué par Luc Piguet, CEO et Co-fondateur de ClearSpace:

Luc Piguet CEO et Co-fondateur de ClearSpace

Entreprise dérivée de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), ClearSpace a recueilli des contributions d’une vingtaine de sociétés venant de huit pays membres de l’ESA (Suisse, République tchèque, Allemagne, Royaume-Uni, Pologne, Suède, Portugal et Roumanie).

La start-up construira un satellite nettoyeur de 500 kilos, qui évaluera dans un premier temps la vitesse de Vespa. Il devra ensuite capturer sa cible, en l’encerclant de ses quatre « tentacules », pour la désorbiter. Vespa se désintègrera ensuite dans l’atmosphère, avec son satellite nettoyeur. Les explications de Luc Piguet, CEO et Co-fondateur de ClearSpace:

Luc Piguet CEO et Co-fondateur de ClearSpace

Ce contrat de services, d’un montant total de 100 millions d’euros, dont 86 millions (93 millions de francs) investis par l’ESA, partira en 2025 et aura pour cible un morceau d’une ancienne fusée européenne Vega. Le débris appelé Vespa (Vega Secondary Payload Adapter), qui pèse 112 kilos, a été laissé en 2013 en orbite basse, à 800 km de la Terre. Mais pourquoi avoir choisi ce débris en particulier ? La réponse de Luc Piguet:

Luc Piguet CEO et Co-fondateur de ClearSpace

Marché encore vierge

Confier à ClearSpace cette première mission dans un marché encore vierge était « une manière de lui mettre le pied à l’étrier, et nous espérons qu’en faisant la démonstration de la faisabilité technique, nous permettrons à ce marché de se développer », a poursuivi le responsable de l’ESA, qui veut également « montrer l’exemple » en matière de dépollution spatiale.

Créée en 2018 par des experts de l’étude des débris spatiaux – ClearSpace a été sélectionnée parmi douze candidats. « Nous sommes très fiers que notre spin-off Clearspace ait été choisie par l’ESA pour sa première action de nettoyage », a indiqué le président de l’EPFL Martin Vetterli, cité dans un communiqué de l’agence spatiale.

La première sortie opérationnelle est prévue en 2025 après un lancement depuis la base de lancement de Kourou en Guyane française. La mission ClearSpace-1 fait partie du programme ADRIOS de l’ESA, visant à développer des services en orbite pour les satellites tel que le ravitaillement, la réparation ou les manœuvres orbitales. Des partenaires industriels et hautes écoles suisses seront également de la partie.

ATS/Tom Monaci

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Genève expérimente un bar à café technologique et écologique

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Un bar à café sans contact, ni déchet

A l’heure du coronavirus, des distances sociales et de la limitation des contacts, la machine à café de Mia et Noa se démarque depuis quelques semaines à Chêne-Bourg: Elle est à la fois technologique et écologique… Présentation avec Benoît Rouchaleau.

Maren Knief Clerc Co-fondatrice Mia & Noa

 

 

 

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Le film « A contre-sens » démonte les mensonges sur la voiture électrique

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C’est une question que l’on se pose souvent. Les véhicules électriques sont-ils plus polluants que les voitures à essence? Deux producteurs romands ont mené l’enquête et ils en ont fait un documentaire. On en parle avec Judith Monfrini.

La voiture électrique tant vantée est-elle si écologique ? C’est pour en avoir le cœur net que deux producteurs romands,  également animateurs radios, ont mené l’enquête. Leur documentaire se donne à voir sur les écrans. « A contre-sens », c’est son nom et il était projeté hier soir à Genève. Extrait…

Marc Müller a 37 ans. Il est producteur, animateur indépendant avec des émissions sur la RTS.

Marc Müller Producteur et acteur du film A contre-sens

Marc Müller a fait ce film avec Jonas Schneiter, un autre animateur de la RTS et la journaliste Zelda Chauvet. Ils ont décidé d’aller sur place, dans les pays producteurs de matières premières nécessaires à la construction d’un moteur électrique.

Marc Müller Producteur et acteur du film A contre-sens

Le film réserve des surprises, donne des réponses et montre qu’il y a de nombreux enjeux de pouvoirs. Beaucoup d’informations seraient fausses. Il tourne actuellement en projection privée en Suisse romande pour remercier les donateurs du Crowdfunding qui a récolté 75’000 francs. Mais le film est disponible sur SwisscomTV et bientôt sur Net plus.

Notez encore qu’une application donne toutes les informations du film.  Son nom : Prove it app.

 

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Environnement

Les deux tiers de la faune sauvage ont disparu en moins de 50 ans

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Les populations de roussettes subissent des hécatombes en Australie du fait des sécheresses et canicules récurrentes (archives). (©KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

Le monde a perdu plus des deux tiers de ses populations d’animaux sauvages en moins de 50 ans, principalement à cause de l’activité humaine, avertit jeudi le Fonds mondial pour la nature (WWF). L’ONG pointe les dangers de cet effondrement pour l’avenir de l’humanité.

Entre 1970 et 2016, 68% de cette faune sauvage a disparu, selon l’indice planète vivante, outil de référence publié tous les deux ans par le WWF. La cause principale est la destruction d’habitats naturels, notamment pour l’agriculture, une tendance qui risque de favoriser de nouvelles pandémies du type Covid-19 en mettant au contact des humains les animaux, ce qui favorise la transmission de virus d’espèce à espèce.

Cet indice, compilé en coopération avec la société zoologique de Londres, prend en compte environ 4000 espèces de vertébrés, répartis en quelque 21’000 populations d’animaux à travers le monde. Il enregistre une nouvelle accélération de la chute de biodiversité, qui s’établissait à 60% lors du dernier rapport en 2018 (période 1970/2014).

« Depuis 30 ans, nous voyons la chute s’accélérer et cela continue dans la mauvaise direction », a résumé Marco Lambertini, directeur mondial du WWF. « Nous assistons à la destruction de la nature par l’humanité […] De fait, c’est un écocide ».

« Echec système »

Le tout « à la vitesse de l’éclair par rapport aux millions d’années depuis lesquelles de nombreuses espèces vivent sur cette planète ». Résultat, selon Marco Lambertini: « Tous les voyants de notre planète sont au rouge avec le message: échec système ».

Depuis 50 ans, « notre monde a été transformé par une explosion du commerce mondial, de la consommation et de la croissance de la population humaine », souligne le rapport. Mais ces changements, notamment la déforestation à des fins agricoles, « ont eu un coût énorme sur la nature » et l’humanité dépasse désormais chaque année son « budget biologique », consommant plus que les capacités de régénération de la Terre.

S’y ajoutent les effets attendus du réchauffement climatique, qui modifie lui aussi les habitats naturels et met « jusqu’à 20% des espèces sauvages en danger d’extinction d’ici à la fin du siècle ». Comme les roussettes ou « renards volants », parmi les plus grandes chauve-souris au monde, dont les populations subissent des hécatombes en Australie du fait des sécheresses et canicules récurrentes.

Une bonne nouvelle

Les pertes montent à 84% pour les espèces d’eau douce (poissons, oiseaux, amphibiens, mammifères…). Et certaines régions paient un tribut particulièrement lourd: les zones tropicales d’Amérique centrale et latine ont ainsi subi un effondrement de 94%.

« La bonne nouvelle dans toutes ces mauvaises nouvelles, c’est que nous commençons à comprendre » que cette situation n’est pas tenable, relève pourtant le patron du WWF. Le rapport Planète vivante s’accompagne cette année d’une lueur d’espoir, avec la parution simultanée d’une étude réalisée avec une quarantaine d’autres ONG et instituts de recherche.

Intitulée « Infléchir la courbe » et publiée également jeudi dans la revue Nature, elle modélise une série de scénarios d’actions possibles, pour préserver la nature ou les espèces, mais aussi réduire l’empreinte de la production agricole ou de la consommation humaine, notamment de produits issus de l’élevage animal.

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Energie solaire: pour le WWF, Genève a 311 ans de retard!

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Potentiel solaire: Genève a un retard de 311 ans, selon le WWF

D’après une étude récente, le canton de Genève n’aura pleinement exploité son potentiel en matière de production d’électricité solaire sur les toits que dans 311 ans. Il est grand temps que le développement de cette énergie sorte de l’ombre, estime le WWF. La Confédération, les cantons et les communes doivent accélérer le mouvement.

En 2019, le canton de Genève exploitait 3,1% de son potentiel en matière de production de courant solaire sur les toits. C’est à peine 0,6 % de plus qu’en 2017, déplore le WWF jeudi dans un communiqué.

En continuant à ce rythme, le canton n’aura pleinement exploité son potentiel dans ce domaine qu’en 2331. Ce résultat est moins bon que celui de la moyenne suisse qui mettrait tout de même 262 ans.

Céligny sort du lot

L’évaluation à l’échelle du canton fait ressortir la commune de Céligny. Ces deux dernières années, elle a amélioré l’utilisation de son potentiel de 2,9%. Les autres communes en tête de classement sont Plan-les-Ouates (+ 1,9%), Bardonnex (+ 1,7%), Confignon (+1,7%) et Perly-Certoux (+ 1,4 %). Des incitations sont nécessaires pour faire avancer les installations solaires.

« Genève est actuellement un mauvais élève, mais pourrait rapidement devenir un modèle pour la Suisse. Son futur plan directeur de l’énergie contient des objectifs ambitieux, notamment en matière de production d’énergie solaire », estime toutefois Jean-Pascal Gillig, responsable de la section genevoise du WWF.

Rétribution attrayante

Ce plan ne doit pas rester que du papier. Il faut qu’il soit soutenu, à commencer par l’ensemble du Conseil d’Etat et du Grand Conseil. La relance économique post-Covid doit passer par des investissements massifs en matière de transition énergétique, a-t-il poursuivi.

Plus généralement, le WWF appelle les décideurs des communes à faire avancer la construction d’installations de production solaire. Les habitants de Suisse ont besoin de tarifs de rétribution de reprise attrayants et de mesures d’encouragement. « Ce qu’il faut maintenant, c’est une volonté politique », souligne Myriam Planzer, responsable de projet Tournant énergétique au WWF Suisse.

Comparatif

L’évaluation par commune et par canton examine dans quelle mesure le potentiel existant sur les toits de Suisse est effectivement utilisé pour produire du courant solaire. Les chiffres ont par ailleurs été comparés à ceux de la dernière évaluation, réalisée en 2017.

L’étude qui révèle ces chiffres s’appuie sur les données numériques disponibles. Elles ont été évaluées par Swiss Energy Planning (SEP). L’analyse est soutenue par SuisseEnergie et le Digital Innovation Office de l’OFEN.

Avec ATS Keystone.

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